Accueil Blog Page 2

La jeunesse Africaine en action

Etude Talenteum Africa
Etude Talenteum Africa

En 2024, Talenteum.com a mené une étude auprès de 1000 jeunes talents africains pour mieux comprendre leur vision du futur de leur continent. L’enquête met en lumière des aspirations et des priorités qui, si elles sont soutenues par des politiques appropriées, peuvent transformer l’Afrique en un continent prospère et innovant. Cet article explore les principaux résultats de cette étude et les implications pour le développement de l’Afrique.

Priorités d’Investissement : Énergie et Internet

La jeunesse africaine voit l’accès à une énergie fiable et à Internet abordable comme des piliers essentiels pour le développement du continent. Selon l’enquête, 40% des jeunes considèrent l’énergie comme la priorité principale, suivie de près par l’Internet à 25%. Ces deux secteurs sont perçus comme les fondations de la croissance économique, facilitant l’innovation et l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale.

L’accès à l’énergie permet non seulement de soutenir les besoins quotidiens mais aussi de propulser l’industrialisation et de renforcer l’infrastructure économique. De même, un Internet abordable et accessible est crucial pour l’éducation, les affaires et la connectivité globale. Actuellement, les investissements se concentrent principalement sur l’énergie (40%) et l’Internet (30%), mais les jeunes plaident pour une augmentation de ces investissements pour stimuler la croissance économique et l’innovation.

Éducation : Une clé pour libérer le potentiel

L’éducation est identifiée comme un levier majeur pour libérer le potentiel de la jeunesse africaine. Cependant, les coûts élevés de l’éducation représentent un obstacle majeur pour de nombreuses familles. Dans des pays comme l’Ouganda et l’Afrique du Sud, l’éducation, qu’elle soit publique ou privée, reste souvent hors de portée pour de nombreux ménages.

Investir dans l’éducation est crucial pour former une génération prête à relever les défis technologiques et économiques du futur. L’étude souligne la nécessité de réduire les coûts et d’améliorer l’accès à une éducation de qualité. Les taux élevés de déscolarisation montrent clairement l’urgence de cette question. Des initiatives visant à réduire la déscolarisation peuvent transformer la jeunesse en leur offrant des opportunités pour un avenir meilleur.

Employabilité : Un défi et une opportunité

L’employabilité des jeunes varie considérablement à travers l’Afrique. En Afrique du Nord, les jeunes bénéficient de taux d’employabilité relativement élevés grâce à des politiques favorables et à des investissements dans la formation. En revanche, en Afrique subsaharienne, le faible taux d’employabilité reflète des défis persistants tels que le manque de formation adéquate et d’opportunités d’emploi.

Pour améliorer ces taux, la formation professionnelle et les stages sont des solutions viables. Offrir des programmes de formation adaptés aux besoins du marché du travail peut considérablement améliorer les perspectives d’emploi pour les jeunes. Les entreprises et les gouvernements doivent collaborer pour créer des opportunités de stages et de formation professionnelle, permettant ainsi aux jeunes de développer les compétences nécessaires pour réussir dans le monde du travail.

Entrepreneuriat : Une solution innovante

L’entrepreneuriat est en plein essor parmi les jeunes Africains, qui voient dans la création d’entreprise une solution pour résoudre les problèmes quotidiens par l’innovation. En Afrique du Nord, 35% des jeunes envisagent de lancer leur propre entreprise. Cet esprit entrepreneurial est crucial pour catalyser la croissance économique et résoudre les défis locaux.

Le succès des startups varie cependant selon les régions, avec des taux de réussite plus élevés en Afrique du Nord. Cela met en évidence l’importance de soutenir les jeunes entrepreneurs avec des programmes de formation et un accès au financement. En fournissant les ressources nécessaires, les jeunes peuvent transformer leurs idées innovantes en entreprises viables, stimulant ainsi l’économie locale et créant des emplois.

Construire l’avenir Africain

L’infographie de Talenteum 2024 conclut que l’investissement dans l’énergie, Internet, l’éducation, et l’employabilité est essentiel pour répondre aux aspirations des jeunes talents africains. Talenteum se consacre à transformer ces rêves en réalités concrètes, forgeant un chemin vers un avenir inclusif et durable pour l’Afrique.

L’avenir de l’Afrique repose entre les mains de sa jeunesse. En investissant dans les secteurs clés identifiés par les jeunes talents, l’Afrique peut se positionner comme un leader mondial en innovation et en croissance économique. Les gouvernements, les entreprises et les organisations doivent collaborer pour créer un environnement propice à l’épanouissement des jeunes talents.

Conclusion

L’étude de Talenteum 2024 offre une perspective précieuse sur les aspirations et les priorités des jeunes talents africains. En mettant l’accent sur l’énergie, l’Internet, l’éducation, et l’employabilité, ces jeunes montrent la voie vers un avenir radieux pour l’Afrique. Il est crucial que les décideurs politiques et les leaders économiques prennent en compte ces insights pour créer un cadre de développement qui permet à la jeunesse africaine de réaliser son potentiel et de contribuer à la transformation du continent.

Relever les ambitions en faveur de l’égalité homme femme

Femmes entrepreneuses Afrique et Facebook
Femmes entrepreneuses Afrique et Facebook

Une tribune de La Banque Mondiale

L’égalité entre les hommes et les femmes n’attend pas : c’est un impératif immédiat. Les crises, les conflits et les grands bouleversements qui traversent le monde, du changement climatique et de l’épuisement des ressources naturelles aux transitions technologiques, sont autant de facteurs qui creusent les inégalités entre les hommes et les femmes.

Dans de nombreuses sociétés, les difficultés sont encore aggravées par les reculs et les offensives menées contre l’égalité des sexes, sur fond de croissance économique atone et de finances publiques grevées par la dette. Les progrès vers la réalisation de l’Objectif de développement durable n° 5, qui vise à atteindre l’égalité des sexes d’ici 2030, accusent un retard alarmant. Selon certaines estimations (a), il faudra 134 ans pour parvenir à la parité femmes-hommes en matière de revenus et de droits juridiques.

Nous ne pouvons pas l’accepter.

C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale relève ses ambitions pour mieux contribuer à la concrétisation de l’égalité entre les hommes et les femmes. Avec notre nouvelle stratégie en matière de genre 2024-2030 (a), nous nous engageons à œuvrer pour garantir un bien-être fondamental aux femmes, élargir leurs perspectives économiques et favoriser leur accession à des fonctions de direction. Ce sont trois axes d’action fondamentaux pour accélérer l’égalité hommes-femmes, condition indispensable pour mettre fin à la pauvreté sur une planète vivable.

Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura - Mentorat technique de Thierry Barbaut
Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura – Mentorat technique de Thierry Barbaut

Cette stratégie a été élaborée dans le cadre de consultations approfondies avec les parties prenantes de plus de 100 pays (a). Nourrie par la recherche et une expérience opérationnelle d’envergure mondiale, elle est fondée sur les fruits de dix ans d’analyses sur le genre et le développement (a) et de travaux rétrospectifs institutionnels (a) et thématiques (a). Tout au long de la mise en œuvre de cette stratégie, nous nous attacherons à reproduire à grande échelle les solutions qui ont fait leurs preuves, à mesurer nos progrès et à en rendre compte.

Nous savons qu’il ne sera pas facile d’accélérer les progrès sur le front de l’égalité hommes-femmes. Il nous faudra agir avec vigueur et de manière exhaustive face à des obstacles complexes et persistants.

C’est pourquoi la stratégie propose de conjuguer les points forts, les ressources et les compétences de l’ensemble des institutions du Groupe : la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Et c’est égelement pour cela que nous mettrons l’accent sur trois moteurs essentiels du changement : l’innovation, le financement et l’action collective.

L’innovation, tout d’abord, consiste à soutenir des réformes institutionnelles et politiques et des programmes en faveur de la lutte contre les inégalités femmes-hommes en puisant dans toutes les ressources disponibles (données, éléments factuels, outils technologiques, connaissances comportementales, etc.), ainsi qu’à tirer des enseignements des solutions mises au point au niveau local et les perfectionner.

Deuxièmement, l’enjeu du financement est de mobiliser et affecter des ressources en faveur de l’égalité des sexes qui contribuent également à la promotion de la prospérité sur une planète vivable, en s’employant plus particulièrement à transposer à plus grande échelle des programmes publics et privés qui ont fait leurs preuves.

Enfin, l’action collective implique de s’assurer le concours de parties prenantes et de partenaires pour déployer des efforts concertés tant sur le plan de la production de données et de connaissances que sur celui du plaidoyer.

La nouvelle stratégie s’articule autour de trois objectifs stratégiques dont les résultats seront mesurés et suivis dans le cadre de la nouvelle fiche de performance du Groupe de la Banque mondiale.

Le premier vise à garantir aux femmes un bien-être fondamental.

Cet objectif passe par l’élimination des violences de genre et la valorisation du capital humain. L’ampleur des violences sexuelles et sexistes est consternante : une femme sur trois dans le monde en est victime, soit environ près de 750 millions. La nouvelle stratégie accorde une place centrale à la lutte contre les violences faites aux femmes, dont l’impact s’étend bien au-delà des victimes elles-mêmes, car ces violences nuisent aussi à la productivité et au bien-être de leurs familles et de leurs communautés, avec des effets qui se perpétuent souvent de génération en génération. L’élimination des violences faites aux femmes protégera les individus et permettra de bâtir une société en meilleure santé et plus productive.

Le capital humain est notre ressource la plus précieuse. Or l’accès à une éducation, une santé et d’autres services sociaux de qualité est inégalement réparti, et de nombreuses personnes sont laissées sur le bord du chemin. Par conséquent, pour développer et protéger le capital humain, il faut renforcer l’accès à l’éducation, investir dans les services de santé, y compris la santé sexuelle et reproductive, et aider toutes les filles et tous les garçons à acquérir et développer les compétences qui leur permettront de réaliser pleinement leur potentiel. 

Deuxième objectif : élargir et faciliter les opportunités économiques pour tous.

Même si de plus en plus de jeunes femmes accèdent à des niveaux d’études plus élevés, elles ont toujours deux fois moins de chance que les hommes d’avoir un emploi salarié à temps plein. Des efforts plus concertés sont nécessaires pour garantir à tous l’accès à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, et pour permettre aux femmes de posséder et d’utiliser des actifs économiques, y compris des capitaux, et d’acquérir une plus grande indépendance financière. Le Groupe de la Banque mondiale va accroître ses financements, ses garanties et son appui technique afin de démultiplier les efforts déployés par les secteurs public et privé pour lever les obstacles qui entravent les perspectives économiques des femmes, dont notamment le poids de leurs responsabilités dans les tâches familiales (garde des enfants et autres) et le manque d’inclusion financière et numérique.

Troisième et dernier objectif : miser sur le leadership des femmes

C’est un facteur essentiel pour la résolution des grands défis mondiaux et la promotion de l’égalité hommes-femmesQuand les femmes réussissent, tout le monde y gagne : les ménages, les communautés, les entreprises et les pays. Il est de plus en plus évident que la participation des femmes à des fonctions de direction et de décision améliore les résultats en matière de développement, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles, la résilience des communautés et la fourniture des services. Nous utilisons le levier des partenariats afin d’intensifier nos efforts dans ce domaine et de suivre nos progrès.

Le déploiement à grande échelle de solutions visant à accélérer l’égalité pour tous et à améliorer la vie des femmes et des filles, des hommes et des garçons, fait partie intégrante de notre volonté de devenir une « Banque meilleure ». Cette stratégie est un appel à l’action, tant pour le Groupe de la Banque mondiale — qui doit la mettre en œuvre dans ses activités et ses modes de fonctionnement — que pour le monde entier.

Nous ne pouvons plus nous permettre de marginaliser les talents de la moitié de l’humanité. Nous vous invitons à continuer à collaborer avec nous pour accélérer l’égalité des sexes et mettre fin à la pauvreté sur une planète vivable. 

La beauté multiculturelle : un relais de croissance pour la beauté française

The Colors
The Colors

dsm-firmenich, leader mondial dans les domaines de la beauté et de la création de parfums, sassocie à The Colors, écosystème dédié à la Cosmétique et la Parfumerie multiculturelles, qui rassemble grandes entreprises, startups et institutions expertes autour dun enjeu commun: promouvoir une offre inclusive.

Dans le cadre de ce partenariat, dsm-firmenich et The Colors ambitionnent de bâtir et de promouvoir une communauté experte de la beauté multiculturelle, un secteur en plein développement, qui répond aux attentes d’une clientèle diverse et exigeante, toujours plus soucieuse dinclusivité et de personnalisation des offres de beauté.« Chez dsm-firmenich, nous souhaitons promouvoir la diversité sous toutes ses formes, véritable source d’inspiration et d’innovation », déclare Emmanuel Butstraen, Chief Operating Officer & President, Parfumerie et Beauté. « Nous sommes fiers de nous associer à The Colors pour promouvoir une vision de la beauté multiculturelle, en parfaite résonance avec les attentes des consommateurs daujourdhui.

En unissant nos forces, nous espérons contribuer au développement dun réseau florissant d’entrepreneurs spécialisés dans la beauté diverse et leur rayonnement à linternational ».

Pour The Colors, ce partenariat représente une étape importante dans la réalisation de sa mission. « En rassemblant les acteurs clés de l’industrie cosmétique, The Colors vise à favoriser l’émergence de marques et de produits de beauté adaptés aux besoins de tous les consommateurs », expliquent (Haweya Mohamed et Ammin Youssouf de The Colors). « Nous sommes ravis de nous associer à dsm-firmenich, acteur clé de lunivers de la parfumerie et de la beauté, et sommes impatients de voir les fruits de notre collaboration. »

A propos de dsm-firmenich

En tant qu’innovateurs dans les domaines de la nutrition, de la santé et de la beauté, dsm-firmenich réinvente, fabrique et combine des nutriments essentiels, des arômes et des parfums pour permettre à la population mondiale en pleine croissance de s’épanouir. Grâce à notre gamme complète de solutions, à nos ingrédients naturels et renouvelables et à nos compétences scientifiques et technologiques de premier plan, nous cherchons à créer ce qui est essentiel à la vie humaine, désirable pour les consommateurs et plus durable pour la planète.

dsm-firmenich est une société helvético-néerlandaise, cotée sur Euronext Amsterdam, présente dans près de 60 pays et réalisant un chiffre d’affaires de plus de 12 milliards d’euros. Avec une équipe diversifiée et mondiale de près de 30 000 employés, nous donnons vie au progrès chaque jour, partout, pour des milliards de personnes. www.dsm-firmenich.com

À propos de The Colors

The Colors est une agence dédiée aux nouveaux marchés de la cosmétique et de la parfumerie portés par les consommateurs multiculturels. Via ses événements B2B et son académie, The Colors propose une plateforme d’opportunités réunissant entrepreneurs, investisseurs, grands groupes, startups, médias et filières dingrédients naturels, désireux de façonner un avenir durable et inclusif au secteur de la beauté.

The Colors DSM Firmenich
The Colors DSM Firmenich

www.thecolo.rsPour plus d’informations, veuillez contacter : Camille Le Gall : camille.le.gall@dsm-firmenich.com

Haweya Mohamed : haweya.mohamed@thecolo.rs

Ammin Youssouf : ammin.youssouf@thecolo.rs

Succès pour VivaTech 2024 !

VivaTech Viva Technology 2024 Stage One
VivaTech Viva Technology 2024 Stage One

L’évènement est devenu incontournable et l’édition 2024 indique des chiffres impressionnants,

  • Plus de 165 000 visiteurs (+10% vs 2023)
  • 13 500 startups (+20% vs 2023)- VivaTech catalyse le débat sur l’IA à l’échelle mondiale :  plus de 2 milliards de personnes touchées sur les réseaux sociaux (x2 vs 2023)

UN LIEU DE RENCONTRES UNIQUE, ACCÉLÉRATEUR DE BUSINESS ET DE FINANCEMENT

VivaTech s’impose comme l’événement business le plus productif avec plus de 400 000 connexions business sur le seul digital et un enthousiasme de l’ensemble des acteurs du secteur sur la génération de lead commerciaux. Cette année, plus de 13 500 startups ont eu également l’opportunité de nouer des relations commerciales avec des entreprises de plus de 25 secteurs d’activité et de rencontrer plus de 2000 investisseurs et fonds d’investissements tels que Accel, KKR, Lightspeed, Sequoia Capital, Eurazeo, ou encore GV (Google Ventures) pendant les 3 journées professionnelles. 

Maurice Levy, Marina Ferrari
Maurice Levy, Marina Ferrari

VIVA TECHNOLOGY CONFIRME SON ATTRACTIVITÉ INTERNATIONALE

VivaTech est devenu l’épicentre des rencontres et des discussions sur la tech et l’innovation à l’échelle mondiale. Plus de 120 pays ont été représentés, avec une quarantaine de pavillons nationaux dont ceux du Canada, de Taïwan, du Brésil, du Royaume-Uni ou encore de l’Allemagne.

Le Japon, Country of the Year, a également pu présenter son écosystème technologique avec la présence d’une délégation ministérielle et de plus de 40 startups. L’Afrique était de nouveau présente avec une zone dédiée aux talents et jeunes pousses du territoire, l’Africa Tech Lab. Reconduit pour la troisième année consécutive, les AfricaTech Awards, sponsorisés par Airtel et Cassava Technologie, ont mis la lumière sur les startups  les plus innovantes dans les secteurs de la Climate Tech, Health Tech, FinTech & Ecommerce en Afrique. Les lauréats de cette année incluent Schoolz pour la Climate Tech, Rology pour la Health Tech et Inclusivité Solutions pour la FinTech & Ecommerce. 

IA ET SUSTAINABLE TECH AU COEUR DE LA PROGRAMMATION 2024

VivaTech 2024 a été le lieu où les dernières solutions AI les plus concrètes ont été présentées avec près de 40% des exposants montrant des innovations sur le sujet, notamment à travers d’un nouvel espace :  l’AI Avenue, cœur bouillonnant de l’événement durant quatre jours. 

L’engagement renforcé de VivaTech dans une tech responsable s’est matérialisé notamment avec l’Impact Bridge, sponsorisé par EDF, une allée entière dédiée aux initiatives et aux innovations à impact positif pour construire un avenir plus durable et inclusif. 

Plus de 400 débats ont eu lieu avec plus des deux tiers venus de l’international et parmi eux des personnalités inspirantes telles que John Kerry, Rachel Delacour (Sweep), Robin Li (Baidu), Arthur Mensch (Mistral AI), Yann LeCun (Meta) ou Dario Amodei (Anthropic). Dès la première édition VivaTech a tenu à être exemplaire sur le plan des questions environnementales. Ses efforts ont été récompensés cette année par l’obtention de la certification ISO 20-121. Cette certification s’inscrit dans le cadre de la structuration de sa politique RSE enclenchée depuis plus de 2 ans.

LA DIVERSITÉ PLUS QUE JAMAIS DANS L’ADN DE VIVATECH 

Comme chaque année, les femmes sont à l’honneur : plus de 40% de femmes ont pris la parole sur les scènes de VivaTech. Le Female Founder challenge soutenu par Mazars, JCDecaux et Verizon a récompensé pour sa 6e édition Albane Dersy, co-fondatrice d’inbolt, une entreprise de logiciels de robotique développant un guidage en temps réel utilisant la vision 3D et l’IA. Le  programme de mentoring 100 + 100 a quant à lui permis la rencontre entre plus de 100 jeunes filles et 100 femmes influentes de la Tech pour créer des vocations. Par ailleurs, de nombreuses autres initiatives ont été reconduites comme l’Impact Builders, en partenariat avec Diversidays, un programme qui a pour objectif d’accélérer le business à impact d’entrepreneurs qui du fait de leur âge, conditions sociales ou de leur origine n’ont pas suffisamment d’opportunités à  l’écosystème Tech, ou encore la présence de Femtech France pour la deuxième année consécutive qui a lancé, à l’occasion de VivaTech, son 2ème baromètre sur l’industrie Femtech favorisant les innovations en faveur de la santé féminine.

“VivaTech s’est définitivement imposé comme le lieu qui redéfinit le débat autour de l’innovation, de la technologie et des startups. Les chiffres parlent d’eux-mêmes avec des records qui nous placent comme l’événement qui attire les plus grands intervenants mondiaux et permet de créer des ponts économiques entre l’Europe, l’Asie et le continent Américain. La VivaTech News a séduit 6,5 millions de téléspectateurs. en ligne à travers le monde. Nous sommes par ailleurs très fiers que VivaTech à Paris soit le lieu privilégié et unique pour la technologie, l’innovation, l’intelligence artificielle et le business. C’est là que se rencontrent les investisseurs, les startups et les grandes entreprises de manière très productive. Nous tenons à remercier tous ces géants de l’innovation qui nous ont fait l’amitié de venir débattre des sujets les plus cruciaux de la société, tous nos partenaires, et toutes les équipes de VivaTech qui réussissent chaque année un tour de force,” indiquent les co-présidents Maurice Lévy et Pierre Louette ainsi que François Bitouzet, Directeur Général de Viva Technology.

VIVATECH 2024 : LE RENDEZ-VOUS DES REVEALS, DES EXCLUSIVITÉS ET DES INNOVATIONS DE LA PLANÈTE TECH

Pendant 4 jours, VivaTech a vibré au rythme des annonces, avec une cinquantaine d’exclusivités mondiales ou européennes révélées parmi lesquelles : 

  • BiPed AI : un logiciel de robotique pour les personnes malvoyantes intégrant la détection d’obstacles, le GPS virage par virage et la description de scènes avec GPT pour améliorer la mobilité et l’indépendance ;
  • Everdian : une solution d’analyse de données en temps réel alimentée par l’IA et dotée d’un affichage dynamique pour anticiper, détecter et surmonter les crises ;
  • Bioteos : une solution qui s’attaque à la pollution de l’air intérieur à travers un purificateur d’air intégrant des bio-simulants et des micro-algues dans une structure imprimée en 3D ;
  • Dopavision : redéfinit les solutions thérapeutiques pour les affections ophtalmiques et neurologiques grâce à une méthode unique de photobiomodulation ciblant la tache aveugle de l’œil ;
  • Le Cybertruck de Tesla et Elon Musk a fait sa première apparition en France à l’occasion de VivaTech, entamant ainsi un tour de France et d’Europe ;
  • La Software République a dévoilé son concept « U1st Vision », une première dans les services mobiles centrés sur le citoyen et sur la santé.

PLUS DE 400 SPEAKERS INTERNATIONAUX

Les plus grands intervenants mondiaux se sont exprimés sur le contexte actuel et les défis contemporains, en faisant la part belle à l’Intelligence Artificielle et à la Sustainable Tech. La journée grand public a quant à elle fait un focus particulier sur le Gaming et l’Esport.

Parmi les speakers de premier plan, il faut noter Elon Musk, SpaceX, Tesla, X (ex-Twitter) Founder, Chairman, CEO, Eric Schmidt, ancien patron de Google, fondateur de Schmidt Futures, Faye Iosotaluno, CEO de Tinder, Hiroshi Mikitani, CEO de Rakuten, Linda Yaccarino, la CEO de X (ex-Twitter), Christel Heydemann, CEO d’Orange, Meredith Whittaker, Présidente de la Signal Foundation, et Bernard Arnault, CEO & Chairman de LVMH qui a présidé la remise des LVMH Innovation Awards.

De nombreux membres du gouvernements ou d’institutions internationales ont participé à cette édition de manière très active. Parmi eux, nous avons accueilli Fumio Kishida, Premier ministre du Japon, Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur de la Commission européenne, Viscount Camrose, Parliamentary Under Secretary of State au Ministère de l’IA et de la Propriété intellectuelle du Royaume-Uni, Audrey Tang, 1ère Ministre du Numérique à Taïwan, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, et Marina Ferrari, Secrétaire d’État chargée du Numérique de la France.

Serena & Venus Williams, Brand Partners de Shares, Pierre-Alexis Bizot alias Domingo, streamer et co-producteur de l’émission Popcorn avec Webedia, Kameto (Kamel) Kebir et Prime (Amine) Mekri fondateurs de la Karminecorp et Harlan Coben, romancier à succès, producteur exécutif ont également fait partie des grands noms de cette édition.

VivaTech est aussi le lieu où le Marketing de demain s’invente : Marc Pritchard, Chief Brand Officer de P&G, Asmita Dubey, Chief Digital and Marketing Officer de L’Oréal, Dr. Werner Vogels, CTO Amazon.com, Aude Gandon, Global CMO de Nestlé, Hanna Hennig, CIO de Siemens, Arthur Sadoun, Chairman & CEO de Publicis Groupe.  

VivaTech est également co-organisateur avec le Founders Forum de l’événement “LeWeekEnd” qui a réuni une centaine de founders et de CEO de licornes du monde entier, dans ce cadre là était présents Xavier Niel et  Sir Tim Berners-Lee.

L’ENGAGEMENT FORT DES PARTENAIRES DE VIVATECH

Viva Technology partage avec ses grands partenaires le succès de cette 8e édition et tient à les remercier pour leur engagement :

Les co-organisateurs : Groupe Les Echos – Le Parisien & Publicis Groupe 

Les partenaires fondateurs : BNP Paribas, Google, La Poste Groupe, LVMH, Orange 

Le Japon, Country of the Year 2024 à VivaTech

Partenaires platinium : Amazon, Dubaï Department of Economy and Tourism, ManpowerGroup, PwC

Partenaires gold : EDF, Engie, EY, French-German Tech Lab, FreshWorks, Groupe Bouygues, Groupe SNCF, HONOR, JCDecaux, KPMG, L’Oréal Groupe, Microsoft, Salesforce, Sanofi, Togg, TotalEnergies, Women by Toyota

Partenaires silver : La Région Île de France, Great Britain & Northern Ireland, Groupe ADP, Airbus, Audi, AXA, Wallonie – Brussels, BPI France, BYD, L’IA du Canada, Capgemini, CMA CGM, CNRS, Groupe Crédit Agricole, Digital Bangladesh, Docusign, European Innovation Council, Gouvernement de la République Française, HKTDC, HUAWEI, Zeroine, IBM, International Finance Corporation, Italian Trade Agency, KISED, Northern France, LinkedIn, MediaLink, Meta, Métropole du Grand Paris, Ministère des Armées, Auvergne Rhône-Alpes, Région Centre-Val de Loire, La Région Occitanie, Région Sud, Scaleway, Swisstech, Taïwan Tech Arena, United Robotics Group.

Des solutions concrètes pour les femmes entrepreneuses du Kivu

KivuTech - Bukavu en République Démocratique du Congo
KivuTech - Bukavu en République Démocratique du Congo

Ce sont déjà plus d’une centaine de femmes entrepreneuses qui ont émis le souhait d’être formées pour développer leurs capacités d’entreprendre au Kivu dans la ville et la périphérie de Bukavu.
Avec la société KivuTech elles vont bénéficier sur plus de 6 mois d’accompagnement personnalisés dans trois secteurs clés : le numérique, l’environnement et l’agro-alimentaire.

C’est un nouveau et ambitieux partenariat innovant et à impact entre KivuTech et Expertise France en RDC

Benjamin Cinamula, Directeur de KivuTech

D’après le constat de l’incubateur KivuTech, implanté à Bukavu depuis de nombreuses années, en février 2023, plus de 85% des petites et moyennes entreprises des femmes nouvellement créées meurent dans les 2 ans qui suivent par manque d’accompagnement. Pourtant, l’entrepreneuriat devient de plus en plus une solution alternative de cheminement des carrières et de création d’emplois viables accessibles à la majorité des femmes congolaises. Le chômage est essentiellement urbain et touche davantage les femmes, alors que, le pourcentage de chômeurs et de main d’œuvre potentielle désirant travailler est très élevé. Décidées à soutenir leurs familles, plusieurs femmes se lancent en entrepreneuriat.

Les femmes sélectionnées assistent aux premières réunions d'information.
Les femmes sélectionnées assistent aux premières réunions d’information.

Se positionnant comme incubateur des PMEs et startups pilote à Bukavu, KivuTech appuyée par Expertise France démarre le projet d’ « Appui aux initiatives entrepreneuriales de croissance portées par des femmes et jeunes filles, lutter contre les inégalités entre hommes et femmes, et les violences basées sur le genre dans la ville de Bukavu »

Ce projet catalyseur de développement et de promotion du genre chez les femmes et filles va soutenir les 100 meilleures entreprises de femmes œuvrant dans trois secteurs clés : le numérique, l’agro-alimentaire, et l’environnement pendant 15 mois.

Après une consultation faite par cet incubateur auprès des cheffes des quelques entreprises œuvrant dans les trois sous-secteurs cibles, il est ressorti que l’accompagnement des entreprises de croissance des femmes à Bukavu devrait se concentrer sur quatre principaux points :

  • Renforcer les compétences personnelles et professionnelles pour que celles-ci apportent de la valeur ajoutée dans leurs produits et services
  • Renforcer le leadership des responsables des entreprises et tenir comptes des aspects familiaux pour augmenter la résilience
  • L’accès au financement et au marché
  • Faire connaître leurs produits et services, sensibiliser à la consommation locale et accompagner dans la légalisation et la fiscalité

C’est ainsi que ce projet se concentrera sur ces 4 axes en mettant à la disposition des entreprises des femmes sélectionnées des formations adaptées à leurs besoins, de l’espace de coworking, du réseautage, du coaching et mentorat en prenant en compte aspects liés au genre.

Les équipes de KivuTech se rendent sur le terrain pour constater les besoins de manière concrètes avec les femmes qui peuvent ainsi bien présenter leurs projets et les besoins dans l'une des trois thématiques proposées.
Les équipes de KivuTech se rendent sur le terrain pour constater les besoins de manière concrètes avec les femmes qui peuvent ainsi bien présenter leurs projets et les besoins dans l’une des trois thématiques proposées.

KivuTech est un incubateur d’entreprises dans la région du Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo qui se concentre sur la promotion et l’accompagnement des entrepreneurs en les valorisant, les soutenant et les accompagnant dans leurs croissances.

L’organisation travaille également à l’amélioration de l’éducation, à la réinsertion socio-économique, à la promotion du genre et à la réduction du chômage. Depuis 2016, KivuTech offre un large éventail de services et de programmes pour aider les entrepreneurs à développer leurs idées d’entreprise et à les concrétiser. Cela inclut des programmes de formation et de mentorat, des opportunités de financement, des espaces de travail collaboratifs et des événements de réseautage.

Un changement d’échelle est possible pour ce programme qui va vite faire ses preuves

KivuTech nourrit l’ambition aujourd’hui de booster l’économie locale à travers des actions concrètes adaptées aux réalités locales. Pour atteindre ces objectifs, KivuTech continue à rechercher des partenaires clés pour la mise à échelle ses projets, apportant ainsi leur pierre à cet édifice qui est en train d’être construit.

Ce programme est en capacité de changer d’échelle et ainsi d’accompagner plus de femmes, dans plus de régions et ainsi de développer une économie plus pérenne et moins informelle.
Le modèle utilisé est simple, adapté aux besoins émis par les bénéficiaires et surtout adaptés aux contexte locaux sociaux et économiques.
C’est ainsi que ces femmes pourront se projeter dans un avenir plus serein.

Devenir partenaire :
Les entreprises partenaires, les mécènes, les personnes souhaitant s’impliquer sont invités à prendre contact avec Benjamin Cinamula sur cet email : benjamincinamula@gmail.com

Le site officiel du programme Pour Elles

Quand la protection de la faune sauvage crée des emplois

Un éléphant dans la parc de l'Akagera au Rwanda - Crédit photo Thierry Barbaut 2024
Un éléphant dans la parc de l'Akagera au Rwanda - Crédit photo Thierry Barbaut 2024

Notre planète ne saurait être vivable si les espèces sauvages ne sont pas préservées

Avec la Banque Mondiale

En 2014, lorsque le Groupe de la Banque mondiale a pris part à une réunion sur le commerce illégal d’espèces sauvages organisée sous l’égide du prince Charles, un éléphant était victime de braconnage toutes les 20 minutes. Dix ans plus tard, le braconnage recule dans une grande partie de l’Afrique, et ce résultat est le fruit des efforts acharnés déployés par les pays, les communautés et la société civile.  Quelles sont les avancées que nous avons obtenues cours de la dernière décennie ?

La criminalité environnementale opère souvent à l’échelle transnationale, et le combat doit être mené au même niveau. Il y a dix ans, 46 pays ont signé la déclaration de Londres sur le commerce illégal des espèces sauvages (a), une étape importante dans la coopération mondiale pour la conservation de la faune sauvage. Ces pays se sont engagés à renforcer les lois contre le braconnage et à faire reculer la demande de produits issus d’espèces sauvages en modifiant les comportements et en adoptant une législation qui criminalise l’importation ou l’utilisation d’espèces vendues illégalement. Consciente des risques de surexploitation, la déclaration appelait également à une utilisation durable, licite et traçable des espèces sauvages. Elle est venue compléter les dispositions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui avait ouvert la voie à une riposte coordonnée — depuis l’offre jusqu’à la demande — grâce à de solides partenariats entre les organismes chargés de l’application de la loi, le secteur privé et les populations concernées.

Ce cadre favorable a encouragé l’adoption par les pays de politiques et de mesures coercitives visant tous les maillons de la chaîne du trafic, ces actions s’accompagnant de la mise en place d’institutions publiques mieux dotées en ressources et soutenues par la société civile et les organisations communautaires. La création du Programme mondial pour la vie sauvage illustre les bienfaits de cette coopération. Doté de 365 millions de dollars et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), ce programme est mis en œuvre dans 38 pays. Il a pour objectif d’aider les pouvoirs publics à renforcer un développement économique fondé sur la vie sauvage, à éliminer la criminalité liée aux espèces sauvages et à favoriser la coexistence entre l’être humain et la faune sauvage. Grâce à ce programme, les mesures anti-braconnage ont été renforcées dans près d’une centaine de sites essentiels pour la biodiversité mondiale. Des éléphants du désert au Mali aux tigres et rhinocéros de l’écosystème du Leuser sur l’île indonésienne de Sumatra, on observe déjà une réduction du braconnage dans 20 de ces sites. Ainsi, en Éthiopie, grâce à l’amélioration des capacités de contrôle et de répression, 90 % des affaires de commerce illégal d’espèces sauvages portées devant les tribunaux du pays aboutissent désormais à des condamnations assorties de peines appropriées. En Thaïlande, des initiatives visant à modifier les comportements ont permis de réduire de 30 % l’intention des consommateurs d’acheter de l’ivoire et des amulettes à base de peau de tigre.

La lutte contre la criminalité liée à la faune sauvage passe aussi par l’utilisation de techniques nouvelles et anciennes. Par exemple, au Viet Nam (a), les technologies numériques permettent aux responsables de zones protégées de mieux surveiller, patrouiller et signaler les cas de braconnage et les autres menaces directes qui pèsent sur la biodiversité. En République du Congo, des chiens renifleurs spécialisés peuvent désormais détecter les produits illégaux issus de la faune sauvage, tandis qu’au Gabon, le Groupe de la Banque mondiale a contribué à financer le premier centre d’analyse génétique de la faune sauvage en Afrique centrale qui permet d’identifier la provenance de l’ivoire. Les gardes forestiers, lorsqu’ils sont dotés de protections adéquates, d’équipements adaptés et d’un encadrement coopératif, restent le principal moyen de prendre les criminels sur le fait et, mieux encore, de les dissuader de passer à l’acte.

Ces succès s’accompagnent toutefois de nouveaux défis. La résurgence des populations d’animaux sauvages a des conséquences pour les humains. Selon 73 % des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête (a) menée par le Programme mondial pour la vie sauvage, les conflits entre l’homme et l’animal sont en hausse dans leur pays et, dans les pays à faible revenu, ils menacent la sécurité alimentaire et, souvent, la vie des habitants. Dans le sud du Panama, par exemple, l’augmentation de la population de jaguars met en danger le bétail. Ici aussi, des technologies anciennes et nouvelles sont mises à contribution. Elles permettent de protéger le bétail en suivant les habitudes migratoires des jaguars et en établissant les habitudes de pâturage. L’installation de clôtures et d’alarmes est également utile, comme on l’a observé dans la région de l’Himalaya, en Inde, où des systèmes d’alarme dissuasifs ont permis de réduire de 50 à 75 % les pertes agricoles dues aux moutons bleus. La mise en place de systèmes d’assurance, qui servent de filets de sécurité pour compenser les pertes de récoltes ou de bétail, peut également être une option de dernier recours, mais elle joue un rôle de plus en plus important car nous partageons les mêmes espaces que les espèces sauvages.

En fin de compte, rien ne saurait mieux faire reculer la criminalité liée aux espèces sauvages et éviter le risque d’une hausse des conflits entre l’homme et l’animal qu’une économie légale et florissante.  En Zambie, où 40 % des terres bénéficient d’une protection, les voyages et le tourisme procurent 7,2 % des emplois et 7 % des revenus de la population. Deux parcs nationaux fournissent à eux seuls plus de 35 000 emplois. Lorsque la faune sauvage crée des emplois et contribue aux revenus, cela incite les communautés locales et les pouvoirs publics à en améliorer la gestion et la conservation, au profit de tous. 

Notre mission est de mettre fin à la pauvreté sur une planète vivable. Rien n’illustre mieux cette mission que la présence d’animaux sauvages en bonne santé, à la fois porteuse d’emplois et incarnation d’une nature préservée.

AfricTivistes Cybersecurity Open Classroom démarre officiellement

Cyber Sécurité
Cyber Sécurité

AfricTivistes  lance officiellement ce vendredi 8 février 2024 avec plus de 440 apprenants, le Cybersecurity Open Classroom, un programme d’apprentissage en ligne visant à combler les lacunes en matière d’éducation à la cybersécurité et surmonter la technophobie.

CyberSecurity Open Classroom est une formation théorique et pratique en ligne au profit de tous les citoyens africains et francophones désireux de se former en cybersécurité.  Le lancement en ligne sera l’occasion d’échanger sur les objectifs du programme, les cours, les attentes des apprenants pour renforcer leurs compétences en cybersécurité.

Les apprenants auront gratuitement accès aux contenus pédagogiques notamment des cours, des exercices basés sur des situations pratiques de sécurité et de protection en ligne.

Pour  cette première édition en ligne, les 441 apprenants de près de 25 pays du continent sont de profils différents notamment des étudiants, des activistes, des informaticiens, des acteurs des médias ou encore des artistes entre autres.

D’une durée de trois (3) mois, ce programme comprend plusieurs modules entre autres la sécurisation d’un environnement en ligne, la navigation en sécurité et dans l’anonymat, la sécurisation des données et de la communication en ligne, etc. 

CyberSecurity Open Classroom est une transition significative du format de formations en cybersécurité en présentiel lancé en 2017 vers une plateforme en ligne

En effet, depuis 2017, AfricTivistes dispense une série de formations en présentiel sur la cybersécurité et l’utilisation responsable d’internet touchant depuis plus de 1 000 personnes à travers le continent africain et Haïti en 2023.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@africtivistes.org

Appel à projets Digital Energy Challenge 2024 de l’AFD

Digital Energy Challenge - Digital Energy Facility de l'Agence française de développement
Digital Energy Challenge - Digital Energy Facility de l'Agence française de développement

L’AFD lance l’édition 2024 du Digital Energy Challenge !

La Digital Energy Facility a lancé le Digital Energy Challenge en 2021 pour une durée de quatre ans, avec un appel à projets annuel. 

L’objectif du Challenge est de soutenir le développement de solutions innovantes susceptibles de promouvoir un meilleur accès à l’énergie et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables et l’amélioration de la performance des opérateurs énergétiques.

La révolution numérique est essentielle pour résoudre les problèmes d’accès à l’énergie dans les pays en voie de développement. Rien qu’en Afrique, 600 millions de personnes, soit 1 personne sur 2 en Afrique subsaharienne, n’ont pas accès à l’électricité. Les technologies innovantes et les nouveaux modèles d’entreprise permettent de réaliser des progrès considérables en matière d’accès à l’énergie grâce à des solutions en réseau et hors réseau dans les zones urbaines et rurales.


Dans le but de contribuer à l’objectif de développement durable des Nations Unies d’assurer un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne, l’AFD a mis en place la Digital Energy Facility, un programme cofinancé par l’Union européenne, avec la participation de l’ADEME, visant à soutenir la numérisation et la modernisation du secteur de l’énergie.

Rendez-vous sur le Digital Energy Challenge pour en savoir plus et suivre le processus d’appel à projets

Un navire-hôpital à Madagascar pour des soins chirurgicaux et des formations

MercyShips Madagascar

L’organisation humanitaire internationale Mercy Ships (www.MercyShips.Africa) est aujourd’hui de retour à Madagascar pour dispenser des formations chirurgicales et des interventions gratuites qui transformeront des vies.

L’Africa Mercy®, le navire-hôpital fraichement rénové de Mercy Ships, est arrivé sur l’île pour renforcer sa collaboration entamée il y a presque 20 ans avec le gouvernement malgache, et proposera des chirurgies spécialisées à la population dans divers domaines, notamment la chirurgie maxillo-faciale et oto-rhino-laryngologique, la chirurgie générale, la chirurgie pédiatrique générale, la chirurgie orthopédique pédiatrique, la chirurgie de la cataracte et la chirurgie plastique reconstructrice.

Les habitants de l’île sont invités à attendre que les stations de radio locales les informent des possibilités de sélection de patients dans leur région pour certaines pathologies, plutôt que de se rendre sur le navire où il n’y aura pas de sélection.

Une étude réalisée en 2016 à Madagascar a révélé que 20 % de la population seulement peut accéder à des services chirurgicaux dans un délai de deux heures, et que 95 % des habitants seraient ruinés s’ils devaient subir une intervention chirurgicale. Avec une telle pénurie de médecins – environ 20 pour 100 000 personnes – la perspective de recevoir un traitement chirurgical nécessaire semble inaccessible pour beaucoup.

Pour sa quatrième mission, après les visites précédentes de 1996 et de 2014-2016, Mercy Ships se concentrera en priorité sur le renforcement des partenariats et l’établissement de relations professionnelles solides dans le cadre de son programme d’enseignement, de formation et de mobilisation pour la santé (EFM), tout en élaborant son programme de chirurgies.

Esperant Mulumba, directeur de Mercy Ships à Madagascar, commente : « Nous prévoyons de passer les semaines suivant l’arrivée du navire à enregistrer les patients dans plusieurs régions de l’île. Des informations plus précises seront diffusées sur les radios locales et annoncées dans les zones spécifiées où les besoins sont les plus importants. Pour des pathologies spécifiques, les opérations chirurgicales ne pourront avoir lieu que lorsque l’effectif de bénévoles sera au complet, afin de garantir le bon déroulement des interventions chirurgicales, à la fin du mois de mai, sans retard ni reprogrammation. 

« Une fois encore, les patients candidats doivent attendre que des informations actualisées soient diffusées par les stations de radio locales – aucune sélection de patients ne sera effectuée sur le navire. »

Nous prévoyons de passer les semaines suivant l’arrivée du navire à enregistrer les patients dans plusieurs régions de l’île

Mercy Ships collabore activement avec le Ministère de la Santé de Madagascar afin d’identifier les besoins les plus urgents et de renforcer les systèmes chirurgicaux du pays à long terme. Grâce à son approche programmatique pédagogique, l’ONG vise à augmenter le nombre de chirurgiens, à dispenser une formation à l’ensemble de l’écosystème chirurgical, à développer des programmes de renforcement durable des capacités médicales, à consolider un réseau de prestataires de soins de santé et à défendre l’importance de la chirurgie dans les soins de santé à l’échelle mondiale.

Cet objectif répond à un besoin d’enseignement et de formation de qualité, notifié lors d’une récente évaluation réalisée par Mercy Ships à Madagascar.

Esperant Mulumba déclare : « Le système de santé malgache souhaite profondément améliorer la qualité de l’enseignement. Nous pourrons bénéficier de la présence du navire dans le port de Toamasina pour renforcer le programme de formation en chirurgie mis en place par le gouvernement, en offrant des sessions aux internes de l’hôpital à bord, et d’autres opportunités de formations aux chirurgiens, anesthésistes et autres professionnels de santé locaux, en particulier ceux liés à l’environnement chirurgical ».

Au cours de ses précédentes visites, Mercy Ships a également travaillé en partenariat avec le gouvernement et le Ministère de la Santé pour réaliser plus de 6 400 interventions chirurgicales et plus de 52 000 interventions dentaires. En plus des soins chirurgicaux et dentaires qui transforment des vies, l’ONG Mercy Ships s’est engagée depuis longtemps dans le renforcement des compétences, avec plus de 2 000 professionnels de la santé formés dans le passé.

M. Mulumba a ajouté : « Lors de notre dernière mission, nos interventions chirurgicales ont permis aux patients opérés de réintégrer leur communauté et pour certains de retrouver un travail. Ils ont ainsi pu reprendre espoir… et cet impact est sans mesure. Nous voyons par ailleurs des professeurs qui enseignent encore les cours de simulation initiés par Mercy Ships, et des stagiaires continuent d’en bénéficier.

La rénovation de l’Africa Mercy® comprend, entre autres, une mise à niveau des technologies de l’information (IT) améliorant ainsi la fonctionnalité et la performance de la salle d’opération du navire en permettant une coordination sans faille entre l’Africa Mercy® et le dernier navire-hôpital de Mercy Ships, le Global Mercy™, qui sert actuellement la Sierra Leone en Afrique de l’Ouest. Les améliorations soutiendront  les modules de formation essentielle des médecins locaux, favorisant le renforcement des compétences des professionnels de la santé du pays. D’autres améliorations ont été apportées, notamment la modernisation de la cuisine, l’amélioration du système d’ascenseur et l’agencement de plusieurs cabines, permettant au personnel à bord du navire d’encore mieux servir ceux qui ont besoin de soins chirurgicaux.

30 000 lampadaires solaires en zones rurales au Togo

Sunna Design, leader et pionner de l’éclairage solaire annonce le déploiement réussi de 30 000 lampadaires au Togo, dans le cadre du projet PEP’S rural (Programme d’Éclairage Public Solaire) qui entend développer l’infrastructure d’éclairage public du pays.

Ce projet ambitieux, fruit d’un partenariat public-privé avec l’appui de la Direction générale du Trésor français comprend la fourniture, l’installation et la maintenance dans la durée de 50 000 lampadaires solaires intelligents et connectés. Il s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement de la Présidence togolaise.

Alors que l’accès à la lumière demeurait limité dans de nombreuses zones rurales au Togo, la ministre déléguée en charge de l’Énergie et des Mines du gouvernement togolais, Mila Aziable a lancé via l’Agence Togolaise pour l’Électrification rurale et les Énergies renouvelables (AT2ER), le projet PEP’S Rural pour améliorer les conditions de vie des populations togolaises dans 4 600 zones rurales éloignées du réseau électrique.

Bénéficiant d’une expérience solide dans le déploiement à grande échelle de solutions solaires et notamment en Afrique, Sunna Design s’est montrée immédiatement opérationnelle pour relever le défi de l’éclairage public solaire du Togo. Ainsi depuis son usine située près de Bordeaux, Sunna Design fabrique et expédie 500 lampadaires solaires chaque semaine en direction du Togo. Une équipe a été constituée à Lomé où une dizaine d’employés de Sunna Design travaillent en collaboration avec des opérateurs locaux (CH2000, ACERMIITEE, GEMAS, BATIR PLUS …), pour l’installation et la maintenance des lampadaires sur 12 ans, créant ainsi des centaines d’emplois directs et indirects.  Le déploiement opérationnel a été facilité par une cartographie des infrastructures réalisée en amont du projet par l’entreprise Mitsio Motu, et ceci afin de maximiser l’impact économique et social de l’éclairage solaire pour les populations.

À ce jour, ce sont plus de 30 000 lampadaires solaires Sunna Design sur les 50 000 prévus qui ont été installés avec succès, en particulier dans les régions des Savanes et de la Kara. Au quotidien, le changement est perceptible. Ces nouvelles solutions d’éclairage jouent un rôle majeur dans les activités du quotidien des Togolais : facilitant le transport, le travail et l’apprentissage de nuit ou tout simplement la liberté de circuler la nuit en sécurité. Ils participent également à limiter l’exode rural à travers le déploiement d’infrastructures durables et décentralisée sur des territoires redynamisés et désormais plus attractifs.

Ce premier jalon posé au Togo, par son modèle long-terme d’accès à l’éclairage pour des populations rurales, représente un pas significatif vers l’accomplissement de l’objectif de développement durable numéro 7 des Nations Unies qui vise, à garantir un accès universel à une énergie propre et durable d’ici 2030, qu’a tenu à souligner Ignace de Prest, Président du Directoire de Sunna Design : « Notre mission chez Sunna Design est d’éclairer et connecter le monde durablement, notamment dans les zones rurales non électrifiées, où l’impact de l’éclairage solaire pour les populations est majeur. Nous croyons fermement en l’innovation, la proximité et l’impact. Notre engagement envers le Togo est un exemple concret de la manière dont Sunna Design allie l’innovation technologique à une approche locale pour créer un changement significatif pour les populations. En cela, nous sommes fiers des résultats obtenus par l’AT2ER qui porte notre projet. L’installation de ces 30 000 lampadaires solaires constitue une avancée significative vers l’éclairage global et le développement économique durable au Togo. »

Au-delà de son engagement en matière d’accessibilité et de durabilité énergétique, Sunna Design s’efforce de partager la valeur créée par ses projets en s’associant à des partenaires locaux, en formant les populations et en offrant des opportunités d’emploi au sein des communautés rurales où elle intervient. Cela s’inscrit dans la vision de Sunna Design de contribuer au développement inclusif de ces régions en tirant parti de l’énergie solaire pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Sunna Design et la République Togolaise sont déterminés à poursuivre leurs engagements conjoints pour mener à bien le projet PEP’S et atteindre l’objectif de 50 000 lampadaires solaires déployés au Togo en 2024, contribuant ainsi à l’avènement d’un avenir plus lumineux et plus durable pour le pays.

La filière des infrastructures du numérique ouverte aux partenariats internationaux

INFRANUM - CSF Infrastructures Numériques
INFRANUM - CSF Infrastructures Numériques

A l’occasion de la publication du nouveau catalogue international de la filière française des infrastructures numériques, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères organisait ce 30 janvier, en partenariat avec cette filière, un événement réunissant les entreprises françaises qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ce domaine et les ambassades à Paris qui souhaitent engager un projet d’aménagement numérique de leur pays ou découvrir les partenaires et technologies les plus adaptés à leur contexte et particularités (déploiement de la 5G et du très haut débit, efficacité environnementale des réseaux, essor des territoires connectés, etc.).

Alors que « le ministère s’apprête à ouvrir au printemps prochain une nouvelle sous-direction en charge des questions numériques et de l’intelligence artificielle » confie en introduction David Izzo, Directeur adjoint pour la diplomatie économique, une quarantaine de pays, issus de tous les continents et conscients de l’enjeu du numérique dans leur stratégie de développement national, et autant d’industriels français ont répondu présents à cette rencontre.

Un exercice de style que la filière française a saisi pour annoncer la sortie de son catalogue de filière, réalisé dans le cadre du CSF pour structurer, recenser et rendre visible l’ensemble des entreprises déjà actives à l’international, et pour affirmer sa capacité de projection hors frontières.

Mobilisée sur le sujet depuis plusieurs années, elle a confirmé une véritable tendance de fond et une forte dynamique des projets.

« La filière repose sur plus de 300 entreprises françaises qui représentent l’ensemble de la chaîne de valeur, regroupées derrière 4 fédérations – la FFTélécoms, InfraNum, l’Afnum et le Sycabel. Avec plus de 100.000 collaborateurs employés à l’international et une exportation vers plus de 40 pays, les acteurs présents à l’étranger y ont déjà réalisé plus de 32Mds€ en 2022 » explique Stéphane Lelux, Rapporteur du groupe de travail international du CSF Infrastructures numériques et Président de Tactis.

Gage de réussite : le succès du plan France THD

La réussite du Plan France Très Haut Débit est d’abord avancée comme la preuve irréfutable du savoir-faire acquis et de la capacité de coordination des acteurs. « Sous l’impulsion d’une initiative politique indispensable, nous avons expérimenté très tôt les modèles techniques et économiques à mettre en place, qui permettent aujourd’hui à plus de 90% des ménages français d’être éligibles en très haut débit » reconnaît Etienne Dugas, Vice-président d’InfraNum et DGA de Grolleau. « Avec une expertise acquise sur la maîtrise des coûts de déploiement et un engagement fort quant à l’inclusion numérique ».

La filière, désormais parfaitement structurée, valorise la richesse de sa diversité, tant au niveau de ses métiers, ses profils, que de ses expériences à l’international. Le panel d’intervenants aux tables-rondes était d’ailleurs là pour le prouver : du fabricant de fibre, indépendant et intégré comme Prysmian, au concepteur et constructeur de trancheuses mécanisées Marais, en passant par le fabricant d’armoires télécoms innovantes Grolleau, au distributeur mondial d’équipements Netceed, jusqu’à la société de conseil Sofracom, aux opérateurs comme Axione et Eutelsat.

Construire des filières expertes au sein même des pays 

Au-delà de figurer parmi les pionniers mondiaux en aménagement numérique, la filière française a largement insisté sur l’esprit de coopération qui l’anime à l’international. Contrairement à beaucoup d’approches, celle-ci propose un modèle alternatif basé sur la notion de partenariat « gagnant-gagnant » avec les pays.« S’il faut évidemment construire une infrastructure de qualité, fiable et résiliente, notre conception est surtout de partager le savoir, de s’appuyer sur les structures locales, d’assurer le transfert des technologies pour pérenniser les réseaux et garantir la souveraineté des Etats. Nous ne ferons pas à la place des entreprises locales dans les pays, nous ferons avec » martèle Philippe Le Grand, Président d’InfraNum.  

La création de l’École des métiers du numérique au Bénin, inaugurée en 2022, a été citée plusieurs fois à ce sujet. « Un bel exemple de coopération étroite entre Sofrecom, le Centre de formation de Montereau, la DG Trésor française et les autorités béninoises » se réjouit Pascal Goin, Directeur du centre numérique de Montereau.

Une philosophie et des acteurs que recense et présente le catalogue international de la filière…

A télécharger sur www.infranum.fr ou https://csf-infrastructures-numeriques.fr/international/

17ème eLearning Africa à Kigali !

ELEARNINGAFRICA
ELEARNINGAFRICA

La 17ème édition d’eLearning Africa se tiendra du 29 au 31 mai 2024 au Rwanda

eLearning Africa est un réseau mondial de professionnels du domaine de l’éducation et de la formation assistées par les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ce réseau est constitué d’éducateurs, de formateurs, de spécialistes des technologies, de décideurs et d’investisseurs. Depuis 2005, nous partageons nos savoirs et notre expérience en matière d’éducation assistée par les technologies, faisant de notre réseau la plus grande communauté professionnelle qui promeut auprès du reste du monde l’expertise et le talent africains dans le secteur éducatif, et la principale plateforme de transfert de connaissances liées à l’apprentissage en ligne en Afrique.

Ayant eu sa première édition en Afrique en 2005, eLearning Africa est la plus grande ainsi que la plus complète dans le domaine du partage des connaissances dans le monde de l’éducation, de la formation et du développement des compétences acquises grâce aux technologies de l’éducation.

Il s’agit d’un forum mondial destiné à toute personne qui porte un intérêt pour l’éducation, la formation et le développement des compétences en Afrique. Ces dernières années, eLearning Africa a fourni à des milliers de professionnels, des données de premier plan dans un monde en pleine évolution.

2024 Pays Hôte & Thème

La 17ème édition d’eLearning Africa se tiendra du 29 au 31 mai 2024 à Kigali, la capitale en plein essor du Rwanda, au Kigali Convention Center.

Kigali est connue pour ses initiatives basées sur les TIC dans une variété de secteurs et de services. L’enthousiasme de la ville pour les nouvelles solutions technologiques a conduit les observateurs à la qualifier de « ville de l’innovation en Afrique ». Kigali est également l’une des villes les plus attrayantes d’Afrique – les participants d’eLearning Africa pourront profiter de ses rues animées, de ses crêtes, de ses vallées et de ses collines luxuriantes, sans oublier les randonnées de gorilles de renommée mondiale au Rwanda, qui ne sont qu’à un court trajet.

Le thème général de la 17ème édition d’eLearning Africa est :
« L’éducation comme moteur d’innovation et l’investissement comme catalyseur de compétences : la fulgurante évolution de l’Afrique »

Fondée en 2005, eLearning Africa s’est déroulée déjà : à Addis-Abeba en 2006, à Nairobi en 2007, à Accra en 2008, à Dakar en 2009, à Lusaka en 2010, à Dar es Salaam en 2011, à Cotonou en 2012, à Windhoek en 2013, à Kampala en 2014, à Addis-Abeba en 2015, au Caire en 2016, à Port Louis en 2017, à Kigali en 2018, à Abidjan en 2019, une série d’événements virtuels en 2020 / 2021 et à Kigali en 2022 et à Dakar 2023

Au cours des dernières années, eLearning Africa a accueilli 20.692 participants de plus de 100 pays à travers le monde, dont plus de 80 % venaient du continent africain. Plus de 4 000 conférenciers se sont adressés à la conférence sur tous les aspects de l’apprentissage, de la formation et du développement des compétences soutenus par la technologie.

La conférence a lieu en ANGLAIS et en FRANÇAIS.

Le PROGRAMME comprend des dialogues de fond, des démonstrations, des sessions d’échange de connaissances, des usines du savoir, des tables rondes, des sessions de prise de contact, des conférences-débats, des sessions plénières, des ateliers pré-conférence et des présentations sur panneaux portant sur différents thèmes, ainsi que des possibilités de mise en relation informelles au cours desquelles les professionnels partagent expériences, idées, points de vue et nouveautés.

Dans la ZONE D’EXPOSITION, des fabricants, fournisseurs et prestataires de services d’eLearning internationaux présentent leurs derniers produits et services. La plupart des participants considèrent l’exposition comme un lieu de rencontre essentiel qui favorise les rencontres et les interactions entre professionnels.

Des ATELIERS, animés par des experts et des professionnels de renom, précèdent l’événement. Ces courtes sessions intensives offrent aux participants la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et de découvrir les derniers développements.

eLearning Africa organise également une TABLE RONDE MINISTÉRIELLE, c’est-à-dire une réunion annuelle des ministres africains des TIC et de l’Éducation qui passent la journée à discuter de thèmes clés liés à l’éducation, à la formation, aux compétences et aux technologies avant l’ouverture officielle de la conférence.

La cybersécurité accessible avec la formation par AfricTivistes

La cybersécurité à portée de clic avec la nouvelle formation en ligne de AfricTivistes

AfricTivistes inaugure son nouveau projet CyberSecurity Open Classroom avec un appel à candidatures. Ce programme, conçu pour combler les lacunes en matière d’éducation à la cybersécurité et surmonter la technophobie, marque une transition significative du format en présentiel lancé en 2017 vers une plateforme en ligne.

CyberSecurity Open Classroom est une formation théorique et pratique au profit des acteurs des médias et de la société civile, des activistes pro-démocratie, des journalistes et bloggeurs, des artistes, des leaders d’opinion francophones de l’Afrique et des citoyens désireux de se former en cybersécurité. 

Ce programme qui durera trois (3) mois comprend des modules sur comment sécuriser son environnement en ligne, comment naviguer en sécurité et dans l’anonymat, comment crypter ses données et comment sécuriser sa communication en ligne, etc.  

Il faut savoir que, depuis 2017, AfricTivistes dispense une série de formations en présentiel sur la cybersécurité et l’utilisation responsable d’internet touchant ainsi plus de 1000 personnes à travers le continent africain et Haïti en 2023.

Après une longue phase en présentiel, ce dispositif désormais déployé en ligne permet l’accès aux contenus pédagogiques à un large public, notamment les jeunes utilisateurs des réseaux sociaux. Les cours, exercices et situations pratiques de sécurité et de protection en ligne seront accessibles gratuitement sur inscription ici avant le 31 janvier 2024.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@africtivistes.org

Ecouter ce que disent les entreprises informelles

Le Franc CFA
Le Franc CFA

Avec la Banque Mondiale

Le monde en développement compte de très nombreuses entreprises informelles qui fournissent généralement plus de 70 % des emplois nationaux (Loayza 2018 [a]). Ces entreprises sont cependant moins performantes que celles du secteur formel, tant sur le plan des pratiques de gestion et de comptabilité que de la productivité ou encore du nombre d’employés (Amin et Okou 2020 [a], Aberra et al.2022 [a]). En raison de la prédominance de l’économie informelle, une part considérable d’entreprises ne bénéficient pas pleinement des technologies appropriées, des méthodes de production efficaces et de l’accès aux services publics essentiels (Loayza 2018).

Des chercheurs ont étudié les facteurs économiques et institutionnels à l’origine de l’informalité et constatent que c’est un symptôme du sous-développement et de la mauvaise gouvernance (Schneider et Enste 2000 [a], Loayza 2016 [a]). Mais comment les entreprises informelles expliquent-elles leurs choix ?  Les récentes enquêtes de la Banque mondiale auprès des entreprises du secteur informel (a) apportent un éclairage sur cette question.


Témoignages d’entreprises informelles

Entre 2017 et 2022, l’équipe de la Banque mondiale chargée des enquêtes auprès des entreprises (a) a mené plus de 15 000 entretiens détaillés (a) avec des échantillons représentatifs d’entreprises informelles dans 24 villes de sept pays. Il en ressort que la lourdeur de la réglementation et l’absence d’avantages dissuadent les entreprises informelles d’entrer dans le secteur formel. Ainsi, 42 % d’entre elles citent au moins trois obstacles. Pour 51 % des entreprises informelles, il s’agit des taxes, pour 47 % des délais et du coût de l’enregistrement, et pour 56 % de l’absence d’avantage à être déclarée (figure 1).

Les obstacles à l’intégration dans l’économie formelle diffèrent considérablement d’un pays à l’autre. Au Zimbabwe, 70 % des personnes interrogées citent les délais et le coût de l’enregistrement, soit 22 points de pourcentage de plus que les pays qui viennent ensuite. Les raisons de ne pas s’enregistrer divergent également considérablement entre les entreprises informelles selon leur niveau de rentabilité (figure 2.a) et leur ancienneté (figure 2.b). Dans l’ensemble, les entreprises plus rentables et plus anciennes estiment que les taxes, les inspections et les interactions avec les fonctionnaires, ainsi que les pots-de-vin constituent les obstacles plus importants, tandis que les entreprises plus récentes sont 4 points de pourcentage plus nombreuses à citer le manque d’informations (50 % contre 46 %). Au fur et à mesure que les entreprises se développent et résistent à l’épreuve du temps, elles ont tendance à être plus réglementées et à attirer davantage l’attention des fonctionnaires corrompus. C’est ce qui explique, en partie, que l’entreprise informelle type n’emploie que deux travailleurs, dont le propriétaire ou gérant (Aberra et al.2022 [a]).

Figure 1 : Les entreprises restent dans l’informalité pour tout un faisceau de raisons liées à l’environnement commercial et à la gouvernance

Image

Figure 1 : Les entreprises restent dans l’informalité pour tout un faisceau de raisons liées à l'environnement commercial et à la gouvernance
Source : Banque mondiale, Informal Sector Enterprise Surveys
Note : Les données pour l’Inde regroupent les réponses à deux questions relatives à l’enregistrement GST ou PAN. Les résultats au niveau national correspondent à la moyenne simple des villes étudiées. Les estimations au niveau des villes sont calculées à l’aide de pondérations d’échantillonnage.


Figure 2 : Les obstacles à l’intégration dans l’économie formelle dépendent de la rentabilité et de la taille de l’entreprise

Image

Figure 2 : Les obstacles à l’intégration dans l'économie formelle dépendent de la rentabilité et de la taille de l'entreprise
Source : Banque mondiale, Informal Sector Enterprise Surveys
Note : Les données relatives à la rentabilité par travailleur ne sont pas disponibles pour l’Inde et le Zimbabwe.


L’informalité et l’environnement des entreprises

Les témoignages des entreprises informelles font écho à un corpus de recherches selon lesquelles l’informalité s’explique par une réglementation excessive et un État inefficace (De Soto 1989 [a]). Des règles d’entrée coûteuses font obstacle à la création d’entreprises formelles et obligent les nouveaux entrants à être de plus grande taille (Klapper et al.2006 [a]), tandis que des réglementations lourdes, en particulier sur les marchés des produits et du travail, favorisent l’informalité et pèsent sur la croissance (Loayza et al. 2005 [a]). Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés est également un facteur d’informalité (Cisneros-Acevedo et Ruggieri, 2022 [a]), tandis que la corruption bureaucratique incite les entreprises à dissimuler leurs résultats (Johnson et al. 2000 [a]). Les données transnationales confirment que l’informalité est plus élevée dans les pays où la réglementation est coûteuse (figure 3.a) et la corruption répandue (figure 3.b). L’environnement des affaires joue un rôle particulièrement important à mesure que les entreprises se développent parce qu’une réglementation excessive freine ce développement (voir, par exemple, Almeida et Carneiro 2009 [a]).

De surcroît, les entreprises informelles utilisent les infrastructures et les services publics mais ne contribuent pas aux taxes nécessaires à leur financement. À son tour, l’absence d’infrastructures et de services entraîne une augmentation de l’informalité (Ingram et al. 2007 [a]), alimentant ainsi un cercle vicieux. Pire encore, les travailleurs informels sont moins susceptibles d’investir dans l’éducation de leurs enfants, ce qui augmente le risque de voir ces derniers piégés dans le secteur informel (BID 2008 [a]).

Figure 3 : L’informalité est plus répandue lorsque la réglementation est lourde et la corruption généralisée

Image

Figure 3 : L'informalité est plus répandue lorsque la réglementation est lourde et la corruption généralisée
Source : Banque mondiale, Informal Economy Database ; Doing Business ; World Governance Indicators.
Note : La relation est statistiquement significative au niveau de 5 % après pondération du RNB par habitant. Les données se rapportent à la moyenne simple des 57 pays pour lesquels on dispose d’informations entre 2015 et 2019.


Un appel au changement

« Quand les gens parlent, écoutez-les complètement. » – Ernest Hemingway

Le témoignage des entreprises informelles montre que les pays doivent réduire les excès de réglementation et améliorer l’environnement dans lequel elles opèrent.  Pour ce faire, nous avons besoin d’informations qui peuvent nous aider à évaluer les problèmes existants, à identifier les goulets d’étranglement spécifiques et à orienter les programmes de réforme.

La nouvelle initiative phare de la Banque mondiale, Business Ready (a), est une avancée dans cette direction. Elle vise à générer des connaissances spécifiques et détaillées sur les domaines réglementaires clés qui incitent les entreprises et les travailleurs à rejoindre le secteur formel dans 180 économies. Un projet connexe, intitulé Subnational Business Ready (a), transpose cette approche à l’échelon infranational et mesure les disparités dans l’environnement des entreprises à l’intérieur d’un même pays. Ces projets fourniront des données précieuses pour le développement qui encourageront des apprentissages mutuels et des réformes favorisant une croissance inclusive à long terme.

Nous remercions Norman Loayza, David Francis, Gemechu Ayana Aga et Nona Karalashvili pour leurs précieux commentaires.

Consultez les enquêtes auprès des entreprises du secteur informel (a) pour aller plus loin et en savoir plus. L’équipe a également récemment publié des données sur la République centrafricaine. Des travaux sur le terrain sont actuellement en cours en Indonésie et en Tanzanie et débuteront bientôt au Cambodge.

Intelligence artificielle et emploi : a-t-on pris la mesure de l’enjeu ?

intelligence artificielle et emploi
intelligence artificielle et emploi

Avec la Banque Mondiale

Faire rimer algorithmes et opportunités, c’est mettre l’innovation au service de l’emploi des jeunes

L’intelligence artificielle (IA) est synonyme de nouveaux horizons et de nouveaux défis pour les travailleurs, quel que soit leur âge ou leur profil. L’IA générative, plus particulièrement, est un domaine plein de promesses. Elle consiste à créer des contenus originaux à partir de données existantes et des contributions des utilisateurs. On peut ainsi créer du texte (ChatGPT d’OpenAI), des images (Stable Diffusion de Stability AI), de la musique (Music LM de Google) ou du code informatique (Copilot de GitHub).

L’IA générative a des applications dans de multiples secteurs d’activité et domaines (a) : art, écriture, développement de logiciels, conception de produits, santé, finance, jeu vidéo, marketing, mode… Mais comment va-t-elle impacter l’emploi des jeunes ? Comment faire en sorte qu’ils tirent parti de cette nouvelle technologie et se préparent aux emplois de demain ?

Un levier pour booster l’emploi des jeunes

Voici trois façons dont l’IA génératrice peut avoir un impact positif sur l’emploi des jeunes :

  • Créer de nouveaux emplois et parcours de carrière. À mesure que l’IA générative sera plus accessible et son utilisation répandue, il y aura une demande croissante de professionnels (a) capables de concevoir et développer ses systèmes et applications, de les entraîner, les tester, les déployer et assurer leur maintenance. Savoir poser les bonnes questions aux applications d’IA (ou prompt engineering, l’« ingénierie des requêtes ») va devenir une compétence cruciale. De plus, tous les métiers qui gravitent autour du développement de contenus — création, curation, édition, révision, validation — sont appelés à évoluer et s’enrichir grâce à des outils d’IA générative qui aident désormais à produire des contenus originaux et de grande qualité.
  • Améliorer la productivité. Pour les jeunes actifs, l’IA générative peut être un atout en ce qu’elle permet d’augmenter la créativité et de favoriser l’innovation, avec à la clé la production de contenus innovants et personnalisés : création de plans, de brouillons ou de résumés pour la rédaction d’articles, génération d’extraits de code ou de modèles pour les développeurs de logiciels, ou encore réalisation de maquettes ou de prototypes pour les concepteurs de produits. En fournissant des suggestions et des alternatives, les modèles d’IA générative peuvent augmenter la créativité humaine et aider les utilisateurs à créer (a) facilement du texte, des images et des vidéos à partir de nouvelles idées.
  • Permettre de nouvelles formes d’apprentissage et d’éducation. L’IA générative peut offrir des expériences d’apprentissage personnalisées et flexibles en fonction des préférences, des objectifs, des intérêts et des capacités de chacun. Un apprentissage personnalisé potentiellement synonyme de motivation accrue chez les élèves, de meilleurs résultats scolaires et de réduction des taux d’abandon. Simulations de réalité virtuelle, gamification pédagogique ou encore chatbots éducatifs (a) : l’IA générative pourrait aider à créer des environnements d’apprentissage interactif et immersif plus susceptibles de toucher et motiver les apprenants. Ces nouveaux environnements peuvent en particulier permettre de développer des compétences (a) comme la résolution de problèmes, la créativité et la collaboration.

Le potentiel de l’IA générative pour créer des contenus de qualité et optimiser toutes sortes d’activités est immense, mais cela ne va pas sans dangers.  Bien qu’elle ouvre une multitude de nouveaux horizons, l’IA générative va bouleverser certains métiers, en particulier ceux qui reposent sur des tâches répétitives. Les organisations devront par ailleurs assurer la qualité et la fiabilité du contenu généré par l’IA et en assumer la responsabilité, tout en s’attachant à prévenir et détecter les risques de mauvais usages. Les programmes de formation devront, de leur côté, mettre l’accent sur le développement de compétences telles que la créativité, l’intelligence émotionnelle et les habiletés interpersonnelles, dont l’importance ira grandissant à l’avenir. Alors que l’IA gagne en puissance, il est important de rappeler que 2,6 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’internet en 2023.  Les pays auront donc besoin de ressources pour garantir à tous l’accès à la connectivité, aux compétences numériques et à l’électricité, et faire en sorte que la fracture digitale n’exacerbe pas les inégalités d’accès à ces nouveaux types d’emplois.

Un sommet pour se pencher sur la mutation rapide du monde du travail

Les derniers développements des technologies numériques transforment en profondeur le monde du travail. Afin de donner aux jeunes les moyens de s’adapter et de réussir dans un environnement en mutation rapide, les programmes en faveur de l’emploi des jeunes doivent être agiles et novateurs. La promotion de solutions concrètes et innovantes est au cœur de la mission de Solutions for Youth Employment (S4YE) (a), principale initiative multipartite de la Banque mondiale dédiée à l’emploi des jeunes.

C’est dans cet esprit que l’équipe S4YE organise les 7 et 8 novembre le sommet « Échanges et partenaires d’innovation » (a). L’objectif de ce sommet est triple :

  1. Examiner les effets des récents développements de l’IA générative sur l’emploi des jeunes
  2. Mettre en lumière les solutions innovantes menées par des partenaires
  3. Célébrer les jeunes en tant que créateurs de solutions aux défis du développement

Avec 12 sessions et plus de 45 conférenciers, le sommet comprendra un discours liminaire sur l’IA générative et son impact sur l’emploi ; une séance plénière réunissant des leaders de la tech, un capital-risqueur et des décideurs publics ; une série de sessions interactives sur les innovations émergentes dans l’emploi des jeunes et une présentation « pecha kucha » avec des leaders de la jeunesse.

Le sommet sera aussi l’occasion de se pencher plus particulièrement sur le secteur de la création et de s’entretenir avec de jeunes musiciens, cinéastes et artistes qui mettent à profit les nouveaux outils de l’IA générative pour développer leurs activités. Au menu des discussions : le microtravail sur plateforme, les dispositifs de protection sociale pour les travailleurs informels, les emplois numériques pour les jeunes ruraux et les réfugiés, les nouvelles solutions pour l’emploi dans l’agriculture et le secteur de la santé, l’accès des femmes à des emplois non traditionnels, ou encore l’impact de l’IA dans les industries créatives et culturelles.

La société Tactis remporte le prix spécial VIE chez BPI France

Tactis Afrique
Tactis Afrique

Le cabinet de conseil Tactis est implanté en France au Maroc et au Rwanda

Le jeudi 30 novembre 2023, Stéphane Lelux, Président du cabinet Tactis, leader français du conseil en aménagement numérique et des projets d’infrastructures de télécommunications, s’est vu remettre le prix spécial « VIE » de l’international Jacques Cresson 2023 chez BPI – Maisons-Alfort.

Décerné par le Comité CCE (Conseillers du Commerce Extérieur) du Val-de-Marne, en partenariat avec Business France et BPI France, il vise à valoriser l’utilisation pertinente et efficiente du dispositif Volontariat International en Entreprise (VIE) par une entreprise du Val-de-Marne.

Avec plus de 30% de son activité réalisée à l’international et principalement en Europe et Afrique, Tactis est une PME de plus de 70 consultants et experts qui coopère étroitement avec la TEAM France Export depuis 5 ans.

Stéphane Lelux reçoit le prix Jacques Cresson VIE chez BPI France
Stéphane Lelux reçoit le prix Jacques Cresson VIE chez BPI France

Depuis 2019, Tactis a ouvert une filiale au Rwanda, pays attractif et leader dans l’innovation afin d’étendre sa présence sur le marché Est Africain. En 2022, le Cabinet a mobilisé deux contrats VIE, diplômés EMLyon Business School et ESTP pour soutenir le développement de sa filiale locale notamment à travers des missions innovantes : étude de faisabilité pour l’AFD d’un Drone Operations Center et la modernisation des réseaux du gouvernement ; élaboration pour RISA (Rwanda Information Society Authority) d’un plan d’extension du réseau de fibre optique et de mise en place de hotspots publics, notamment pour les écoles ; étude sur la connectivité pour tous dans les zones fragiles, en conflit et affectés par la violence (notamment en Centrafrique) pour la Banque Mondiale ; etc.

« Nous remercions vivement le Comité CCE Val-de-Marne, Business France, BPI France et la Team export France. Ces accompagnements, et notamment le dispositif VIE, constituent de précieux soutiens et appuis pragmatiques pour des PME à potentiel dans le montage des leurs activités à l’international. Cela contribue à la promotion des savoir-faire français à l’international » confie Stéphane Lelux Président de TACTIS et Vice-président d’INFRANUM (filière française des infrastructures numériques).

En outre, si le dispositif VIE offre une véritable opportunité aux entreprises pour initier ou renforcer leur implantation à l’étranger, il l’est aussi pour les jeunes potentiels qui peuvent réaliser des missions de haut niveau, avec beaucoup d’autonomie et de responsabilités. Tactis a d’ailleurs embauché le dernier candidat qui arrivait à l’échéance de son VIE.

Ce prix est un encouragement pour toutes nos équipes à poursuivre ses efforts de développement à l’international, et particulièrement en Afrique.

La formation des talents locaux, un impératif pour l’Afrique

Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura - Mentorat technique de Thierry Barbaut
Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura - Mentorat technique de Thierry Barbaut

Dans un monde en pleine transformation, où les révolutions numérique et verte redéfinissent les contours du marché du travail, l’Afrique se trouve à un carrefour décisif. D’ici 2050, 40 % de la population mondiale de moins de 18 ans sera africaine, une statistique qui souligne à la fois un immense potentiel et un défi colossal.

Pourtant, le continent fait face à un déséquilibre préoccupant : chaque année, 10 à 12 millions de jeunes africains intègrent un marché du travail qui ne génère que 3 millions d’emplois, d’après l’Organisation internationale du travail.[1] Cette situation met en lumière un besoin urgent, celui de former la jeunesse africaine, en particulier dans les domaines du numérique. Pour que l’Afrique ne soit pas laissée pour compte des transformations qui s’opèrent, notamment dans le secteur de l’industrie, il est essentiel d’investir dans l’éducation et la formation de ces jeunes. Les compétences numériques ne sont plus une option, mais une nécessité pour garantir un avenir durable et prospère.

L’exode des talents et le défi de l’industrialisation en Afrique

Selon les données de l’Union africaine, environ 70 000 professionnels hautement qualifiés quittent annuellement le continent, une situation qui soulève des inquiétudes quant à son développement économique et son intégration dans l’économie mondiale. Cette émigration des cerveaux est perçue par 78 % des dirigeants d’entreprises comme une menace significative pour l’établissement d’activités durables sur le continent.[2]

Cette problématique se présente dans un contexte où l’Afrique s’apprête à produire un nombre croissant de diplômés : 1,5 million en 2023, et environ 1,9 million annuellement d’ici 2030[3]. La question de l’emploi de ces jeunes et la nécessité de les retenir sur le continent prend une importance cruciale, particulièrement dans un contexte où l’industrialisation et le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) devient prioritaire.

L’industrialisation rapide de l’Afrique nécessite une main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs variés, allant de l’agriculture à la santé, en passant par les infrastructures et l’énergie. Ces domaines clés peuvent tirer un avantage significatif de la technologie pour augmenter leur compétitivité. Toutefois, ce progrès est entravé par un déficit de compétences, notamment dans des domaines critiques tels que l’analyse de données, l’intelligence artificielle, la robotique et l’automatisation. Un exemple pertinent est le « Digitech Ecosystem Summit » organisé par Huawei au Maroc le 25 novembre qui a mis l’accent sur l’importance du renforcement des compétences numériques et la consolidation des partenariats public-privé pour dynamiser l’économie digitale nationale.

En effet, face à ces défis, la mise en place de partenariats stratégiques entre les gouvernements, les entreprises privées et les institutions éducatives est devenue une nécessité. Ces collaborations doivent permettre d’aligner les programmes d’études avec les besoins du marché du travail, favorisant ainsi l’adéquation entre les compétences acquises et les attentes des entreprises. Un exemple est le partenariat entre Huawei et l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), qui a donné naissance au programme de bourse « Generation Connect Young Leadership » lancé lors du CSD Forum organisé par le géant des télécoms chinois, soulignant l’importance de ces synergies pour la formation des leaders numériques de demain.

La formation des femmes au numérique : un impératif pour l’industrialisation du continent

Un autre aspect crucial est l’inclusion des femmes dans le secteur des TIC. Actuellement, elles sont sous-représentées malgré leur potentiel considérable. L’UNESCO indique que les femmes ne représentent que 30 % des professionnels de la tech en Afrique, et ne captent qu’une part minime des financements dans le domaine entrepreneurial[4]. Cette disparité non seulement freine l’innovation mais aussi limite la compétitivité nécessaire pour l’industrialisation du continent. ONU Femmes a révélé que l’écart de genre dans le secteur numérique a déjà coûté environ 1 milliard de dollars au PIB des pays à revenu moyen ou faible[5]. Si cette tendance persiste, la perte pourrait s’intensifier, entravant les ambitions d’industrialisation du continent.

Le programme « Women in Tech » de Huawei Maroc, en collaboration avec le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, est un exemple marquant de l’effort pour renforcer l’inclusion des femmes dans les TIC. Lancé en 2022 lors du Digitech Ecosystem Summit, le programme a formé 100 femmes. Parmi elles, 50 ingénieures ont suivi des formations en intelligence artificielle et Big Data, et 50 professionnelles du management ont reçu des formations en Soft Skills. Cette initiative a contribué à renforcer leur autonomisation dans le domaine technologique.

Il est donc impératif de mettre en place des stratégies ciblées pour encourager les jeunes filles et les femmes à s’engager dans les métiers du numérique. Des initiatives visant à promouvoir l’éducation et la formation dans ces domaines pourraient transformer radicalement le paysage économique et technologique de l’Afrique. La clé du succès réside dans la création d’un environnement favorable où les talents locaux, hommes comme femmes, sont non seulement formés mais aussi retenus et valorisés.

En conclusion, face aux défis de l’exode des talents et de l’industrialisation, l’Afrique se trouve à un tournant décisif. La clé de son succès réside dans la capacité à retenir et à développer ses talents locaux, tout en assurant une participation accrue des femmes dans les TIC. La mise en œuvre de stratégies éducatives adaptées, l’investissement dans les technologies avancées et la promotion de l’égalité des sexes dans le secteur technologique sont cruciaux pour une croissance inclusive et durable. L’investissement dans l’éducation et les compétences numériques n’est pas seulement un impératif social ; il est stratégique pour le développement économique du continent.


[1] Numérique en Afrique : l’urgence de la formation, Le Point, décembre 2022.

[2] Afrique. Un vivier de talents inexploité, L’Observateur, octobre 2023.

[3] Afrique. Un vivier de talents inexploité, L’Observateur, octobre 2023.

[4] En Afrique, les femmes indispensables à la révolution industrielle par le numérique, Jeune Afrique, juillet 2023.

[5] En Afrique, les femmes indispensables à la révolution industrielle par le numérique, Jeune Afrique, juillet 2023.

Max It est l’application qui intègre les univers télécom, les services financiers et e-commerce

Orange Télécom
Orange Télécom

Après le succès de ses applications My Orange et Orange Money avec plus de 22 millions de clients utilisateurs au quotidien, Orange lance sa Super-app qui fusionne tous les univers télécom, services financiers et e-commerce permettant de répondre facilement à tous les besoins quotidiens de ses utilisateurs. Développée par les équipes d’Orange en Afrique et pour les clients africains, cette nouvelle application, Max it, est lancée dans cinq pays et sera bientôt étendue aux douze autres pays de présence d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient (MEA).

Max it, la « Super-app » africaine qui intègre les services utiles du quotidien 

Max it est une « Super-app » conçue pour être un véritable portail de services sur mobile afin de faciliter la vie et l’expérience digitale de tous les utilisateurs du continent, qu’ils soient clients ou non d’Orange.

Ainsi, Max it regroupe en une interface unique sur smartphone trois offres de services essentiels :

  • Les fonctionnalités télécom pour gérer ses  lignes mobile ou fixe.
  • Orange Money avec tous les services de transfert d’argent local et international, de paiements chez nos partenaires facturiers et marchands, de virements bancaires, de crédit et d’épargne.
  • Un univers de e-commerce proposant une offre de contenus digitaux (jeux en ligne, musique, TV, vidéos, actualités etc ) à laquelle s’ajoute un service innovant de billetterie digitale permettant aux clients d’acheter leurs billets de concerts, de transports etc.

Max it est accessible par tous indépendamment de l’opérateur avec Orange Money comme socle de paiement tout en acceptant d’autres solutions pour le règlement des achats via la super-app. Disponible dans différentes langues et intégrant des spécificités locales pour davantage d’inclusion, Max it permettra le développement de nouveaux usages tout en répondant aux différents besoins de la vie quotidienne de ses utilisateurs.

Orange anticipe environ 45 millions d’utilisateurs actifs de Max it d’ici 2025. Le potentiel d’attractivité de Max it est important, a fortiori dans une zone du monde où le smartphone est la porte d’entrée à la vie numérique au quotidien avec un taux d’adoption en forte croissance qui devrait atteindre 61% de clients connectés en 2025.  

Le groupe Orange capitalise ainsi sur son ancrage historique en Afrique et au Moyen- Orient et son expertise quant aux besoins de ces marchés pour proposer une solution unique, complète et adaptée à l’évolution des usages.

Enrichissement progressif et amélioration constante des services proposés

Max it est disponible dans sa première version dans cinq pays d’Afrique (Cameroun, Sénégal, Mali, Burkina Faso et Botswana) et fera l’objet d’un déploiement par vague, accompagné de mises à jour fonctionnelles, dans les autres pays. Dès le lancement et afin de répondre aux attentes des utilisateurs, Max it offrira, au-delà des services d’Orange, des services digitaux issus de partenariats locaux au même titre que des services de partenaires internationaux. 

A propos du lancement de Max it, Christel Heydemann, Directrice générale d’Orange déclare : « Max-it reflète parfaitement l’esprit d’innovation d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient. En regroupant l’ensemble de nos services et ceux de nombreux partenaires, cette application renforce par ailleurs notre positionnement d’opérateur multi-service ainsi que notre volonté d’offrir le meilleur du numérique à tous nos clients. »

Jérôme Hénique, Directeur général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, ajoute : « Les équipes d’Orange Middle East and Africa ont accompli, avec Max it, un travail remarquable de co-construction avec toutes les parties prenantes (employés, clients, partenaires, distributeurs etc), afin de leur proposer une interface unique, simple, efficace, personnalisable et inclusive. Dorénavant, avec Max it, chacun peut répondre à ses différents besoins tels que gérer son forfait téléphonique, ses finances ou ses achats. C’est une plateforme ouverte et évolutive qui ouvre de nombreuses perspectives de développement pour le continent et renforce notre démarche d’inclusion. » 

Kuytai laboratoire de recherche open science en intelligence artificielle

Kyutai open-science AI lab
Kyutai open-science AI lab

KYUTAI, le 1er laboratoire d’initiative privée européen dédié à la recherche ouverte en intelligence artificielle présenté à Station F (Paris) en présence de son équipe scientifique et de ses trois co-fondateurs, Xavier Niel, Rodolphe Saadé et Eric Schmidt.

KYUTAI, un Open-science AI Lab

KYUTAI est un laboratoire à but non-lucratif entièrement dédié à la recherche ouverte en intelligence artificielle (AI).

Il a pour ambition de s’attaquer aux principaux défis de l’IA moderne en développant notamment de grands modèles multimodaux (utilisant le texte mais aussi le son, les images, etc) et en inventant de nouveaux algorithmes pour améliorer leurs capacités, leur fiabilité et leur efficacité.

Pour ce faire, le laboratoire s’appuiera sur la puissance de calcul mise à sa disposition par Scaleway, la filiale du Groupe iliad. Il s’agit à date de la plus grande de puissance de calcul déployée en Europe pour les applications IA. 

Résolument engagé dans la démocratisation de l’IA, KYUTAI se positionne comme un acteur majeur de la recherche ouverte, ou open science, dans le domaine.

Son ambition est de partager ses avancées avec l’ensemble de l’écosystème de l’IA (la communauté scientifique, celle des développeurs, le tissu industriel, les citoyens et les décideurs des démocraties).

Enfin, KYUTAI vise à former de futurs experts de la discipline, via l’accueil d’étudiants en master pour des stages au sein du laboratoire et la supervision de doctorants et de post-doctorants. 

Une initiative privée à but non lucratif 

Visuel_CP_Kyutai_Contributeurs.jpg

KYUTAI a été fondé conjointement par le Groupe iliad, le Groupe CMA CGM et Schmidt Futures.

Le Groupe iliad et le Groupe CMA CGM ont chacun contribué à hauteur de 100 millions d’euros au financement du laboratoire de recherche.

The Eric & Wendy Schmidt Fund for Strategic Innovations’est également jointe en tant que co-fondatrice, marquant ainsi un partenariat solide et un engagement commun dans ce projet. 

Déjà doté à près de 300 millions d’euros, KYUTAI a vocation à fédérer d’autres investissements privés. Les membres co-fondateurs invitent aujourd’hui d’autres entités à les rejoindre pour financer sur le long terme les travaux de cette organisation à but non-lucratif.

Une équipe scientifique exceptionnelle basée à Paris

Visuel_CP_Kyutai_fondateurs.jpg

KYUTAI s’appuie d’ores et déjà sur une équipe de chercheurs aux parcours académiques et industriels exceptionnels. Des recrutements sont en cours afin de renforcer l’équipe et de lancer de nouveaux projets de recherche. Les bureaux de KYUTAI sont basés à Paris.

Alexandre Défossez

Alexandre Défossez a étudié les mathématiques et la physique à l’École Normale Supérieure (Paris) avant de se spécialiser en mathématiques appliquées à l’apprentissage automatique avec un master de l’École Normale Supérieure (Saclay). Il a conduit son doctorat en collaboration entre l’INRIA et Facebook AI Research (FAIR) à Paris, couvrant à la fois les propriétés théoriques de l’apprentissage de modèles profonds, ainsi que leur application à la séparation des sources audio. En 2020, il rejoint FAIR en tant que chercheur, poursuivant ainsi ses travaux sur la modélisation audio. Il a dirigé la recherche et le développement du framework open source AudioCraft, comprenant de nombreux modèles audio de pointe, tels que EnCodec (compression/tokenisation), AudioGen et MusicGen (génération audio et musicale). Ayant un vif intérêt pour la science en général, il a également apporté des contributions-clés au domaine des neurosciences computationnelles avec le Dr Jean Rémi King.

Edouard Grave 

Edouard est chercheur en intelligence artificielle avec huit années d’expérience dans les laboratoires d’Apple MLR et Facebook AI Research (FAIR). Avant cela, il a effectué deux postdocs, à UC Berkeley et à Columbia University. Il a obtenu son doctorat en informatique à l’Université Paris VI et le diplôme de l’Ecole polytechnique avec un master en apprentissage automatique et vision artificielle. Ses principaux thèmes de recherche sont les grands modèles de langage, le traitement du langage naturel et l’apprentissage profond efficace. Chez FAIR, il a codirigé le développement du grand modèle de langage LLaMA et de la bibliothèque fastText.

Hervé Jégou

Après un doctorat sur la compression de données et les codes correcteurs d’erreurs, Hervé a rejoint Inria, où il a mis au point des algorithmes de recherche dans de très grandes bases d’images et de vidéos. Il a rejoint Facebook AI Research lors de la création du laboratoire parisien en 2015, en tant que manager scientifique puis directeur. Ses domaines de recherche vont de la vision artificielle et l’entraînement efficace des réseaux de neurones à la compression, la protection et l’indexation des données. Il a notamment inventé product quantization, un algorithme de fouille en domaine compressé utilisé par de nombreuses entreprises. La bibliothèque logicielle Faiss qu’il a fondée chez FAIR est l’une des bibliothèques de recherche vectorielles open source les plus, sinon la plus populaire au monde.

Laurent Mazaré 

Après des études de mathématiques appliquées et d’informatique à l’Ecole Polytechnique, Laurent a obtenu un doctorat à l’intersection de la cryptographie et des méthodes formelles. Il a ensuite rejoint le secteur financier, en travaillant comme quantitative strategist chez Goldman Sachs. En 2013, il rejoint Jane Street en tant que développeur, travaillant sur les systèmes distribués et l’analyse de stratégies de trading automatiques. En 2017, il a rejoint DeepMind en tant qu’ingénieur de recherche dans le groupe de vision artificielle. Revenu comme chercheur chez Jane Street en 2018, il a travaillé à la conception de stratégies basées sur de nouvelles techniques de modélisation, ainsi qu’à la mise en place de l’infrastructure de recherche. Laurent a également apporté d’importantes contributions au monde de l’open source au fil des années, créant deux bibliothèques d’apprentissage automatique parmi les plus utilisées en Rust.

Patrick Pérez 

Diplômé de l’École Centrale Paris, spécialité Mathématiques Appliquées, Patrick a plus de trente ans d’expérience en vision artificielle et apprentissage automatique, partagée entre laboratoires publics et privés : Brown University en tant que postdoc, Inria comme doctorant puis chercheur, pour les institutions publiques ; et pour les laboratoires industriels, Microsoft Research comme chercheur, Technicolor en tant que distinguished scientist et Valeo avec les rôles de directeur scientifique et de vice-président pour l’IA. Au cours de sa carrière, Patrick a exploré divers domaines d’application (médical, cinéma et médias, automobile), analysé les signaux issus de capteurs variés (caméras, IRM, microphones, radar, scanners laser), construit et dirigé plusieurs équipes de recherche amont. Certains de ses projets les plus récents au sein de l’équipe Valeo.ai explorent le déploiement sur véhicule de modèles de perception visuelle à 360 degrés à base de transformers, ou la génération d’explications visuelles dites contrefactuelles pour analyser des systèmes de conduite autonome à base de caméras.

Neil Zeghidour 

Neil vient de Google DeepMind où il a fondé et dirigé une équipe travaillant sur les modèles génératifs pour l’audio, avec des contributions telles que l’API text-to-music de Google, un système de traduction automatique de parole à parole avec préservation de la voix et le premier codec audio entièrement basé sur des réseaux de neurones. Il a auparavant passé trois ans chez Facebook AI Research, où il travaillait sur la reconnaissance automatique de la parole et la compréhension audio. Il est titulaire d’un doctorat en apprentissage automatique de l’École Normale Supérieure (Paris), d’un master de l’École Normale Supérieure de (Saclay) dans le même domaine, et d’un master en finance quantitative de l’Université Paris Dauphine. En parallèle de ses activités de recherche, Neil enseigne les technologies de traitement de la parole à l’École Normale Supérieure (Saclay).

Conseil scientifique : trois chercheurs de renommée mondiale

Visuel_CP_Kyutai_scientifiques.jpg

Le Conseil scientifique de KYUTAI est composé de trois personnalités scientifiques de premier plan spécialistes de l’IA :

Yejin Choi : Yejin est une scientifique sud-coréenne spécialisée dans le traitement du langage naturel et la vision artificielle. En 2018, elle a rejoint l’Allen Institute for AI (AI2) et l’Université de Washington comme Professeure en 2020. Ses recherches se concentrent sur les nombreuses façons dont l’intelligence humaine diffère de celle des grands modèles d’IA. En 2022, Yejin a reçu la prestigieuse bourse MacArthur et, en 2023, le Time Magazine l’a distinguée parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le domaine de l’IA.

Yann Le Cun : Yann est un chercheur français, spécialiste de l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, vision artificielle et robotique. Il est l’un des pionniers de l’apprentissage profond, et l’inventeur des réseaux de neurones convolutifs particulièrement utilisés en analyse d’images. Ses travaux lui ont valu d’être colauréat du prix Turing en 2018. Yann est professeur à New York University et Chief AI Scientist à Meta où il a fondé Facebook AI Research (FAIR). 

Bernhard Schölkopf : Bernhard est un chercheur allemand mondialement connu pour ses travaux en apprentissage automatique. Après une expérience dans l’industrie, notamment dans les laboratoires d’AT&T Bell et de Microsoft Research, il rejoint comme directeur le Max Planck Institute pour les systèmes intelligents à Tübingen, où il dirige le département d’inférence empirique. Il est également professeur affilié à l’ETH Zürich et président d’ELLIS (European Laboratory for Learning and Intelligent Systems). Pour ses travaux fondamentaux, Bernhard a reçu entre autres le prix Leibniz en 2018 et le prix Milner de la Royal Society en 2014. 

L’emploi, voie pour réduire la pauvreté et clé du développement

Les services numériques en levier de l'économie dans les pays en développement
Les services numériques en levier de l'économie dans les pays en développement

Avec La Banque Mondiale

LES POINTS MARQUANTS

  • Aujourd’hui, près de 700 millions de personnes dans le monde vivent dans l’extrême pauvreté, avec moins de 2,15 dollars par jour.
  • Quelque 50 % de la population mondiale qui vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, c’est-à-dire le seuil de pauvreté fixé pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
  • Au rythme actuel, le monde n’atteindra pas l’objectif d’éliminer d’ici 2030 l’extrême pauvreté.

Chaque année, le 17 octobre, le monde entier célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. « Travail décent et protection sociale pour mettre la dignité en action » : c’est le thème choisi pour cette édition.

L’éradication de la pauvreté est toujours un enjeu mondial majeur. Aujourd’hui, près de 700 millions de personnes dans le monde vivent dans l’extrême pauvreté, avec moins de 2,15 dollars par jour. Après des décennies de recul constant, les crises qui se superposent et les chocs à répétition survenus entre 2020 et 2022 ont fait reculer d’environ trois années les progrès de la lutte contre la pauvreté. 

Au rythme actuel, le monde n’atteindra pas l’objectif d’éliminer d’ici 2030 l’extrême pauvreté (a), qui touchera encore près de 600 millions de personnes selon les projections de la Banque mondiale. 

L’extrême pauvreté se concentre dans les endroits où elle sera la plus difficile à éradiquer : les pays les moins avancés, les zones touchées par les conflits et les régions rurales isolées. Les perspectives sont par ailleurs sombres pour les quelque 50 % de la population mondiale qui vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, c’est-à-dire le seuil de pauvreté fixé pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.  

Ce sont les plus vulnérables qui ressentent le plus fortement les effets de la pauvreté. Un récent rapport de la Banque mondiale et de l’UNICEF a notamment révélé que les enfants représentent plus de la moitié des personnes en situation d’extrême pauvreté (a), alors que leur part dans la population totale n’est que de 31 %.  

Une approche multidimensionnelle

Selon Luis-Felipe Lopez-Calva, directeur mondial du pôle Pauvreté et équité de la Banque mondiale (a), «  mettre fin à la pauvreté est un défi qui nécessite une approche multidimensionnelle  ». Et de poursuivre : «  Les pays ne peuvent pas lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités sans améliorer le bien-être des populations, notamment par un accès plus équitable à la santé, à l’éducation et aux infrastructures de base. Cette action aura d’autant plus d’impact sur les communautés et les générations à venir si elle s’emploie à favoriser l’autonomie des femmes et des jeunes. Les responsables politiques doivent intensifier leurs efforts pour développer leurs économies tout en protégeant les personnes et les familles les plus vulnérables. Cela passe par un renforcement des investissements dans les systèmes de protection sociale.  »


The World Bank
Nebiba Mohammed travaille à l’usine textile Shints à Addis-Abeba, en Éthiopie.Photo : Stephan Gladieu/Banque mondiale

L’emploi, la voie pour réduire la pauvreté

À long terme, l’emploi est le moyen le plus sûr de réduire la pauvreté et les inégalités

Un emploi régulier fournit aux individus et aux familles une source essentielle de revenus et leur permet d’améliorer leur situation économique, de se constituer un patrimoine et d’investir dans l’éducation, la santé et la nutrition, ce qui contribue à briser le cycle de la pauvreté intergénérationnelle. Il leur confère également la dignité associée au travail. 

La plupart des personnes en âge de travailler dans les pays en développement occupent cependant des emplois informels, peu productifs, mal rémunérés et précaires. En outre, les femmes, les jeunes filles et les personnes âgées sont surreprésentées dans ces emplois. Avec près de 4 millions de jeunes qui devraient atteindre l’âge de travailler chaque mois dans le monde jusqu’en 2030, les pays doivent se concentrer sur la création d’emplois de qualité dans le secteur formel, qui permettent généralement de bénéficier d’une assurance maladie, d’un régime de retraite et d’une couverture sociale. L’élargissement de l’accès des enfants et des jeunes à de meilleures possibilités d’éducation peut leur permettre d’acquérir les compétences dont ils auront besoin pour prétendre à de bons emplois à l’avenir.

Toutefois, la création de cet environnement favorable au niveau national nécessitera également des efforts concertés pour que le contexte mondial soit lui aussi plus porteur. La fracture financière et le poids croissant de la dette (a) limitent considérablement la capacité de nombreux pays en développement à fournir les services dont leur population a besoin. 

« Trop de personnes qui aspirent à un avenir plus prospère sont laissées pour compte. Cela est en grande partie lié au fait que leurs pays souffrent d’une situation économique tendue et d’une marge de manœuvre budgétaire limitée », indique Li Junhua, secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires économiques et sociales (a). « La communauté internationale doit faire en sorte que les pays en développement disposent d’une latitude suffisante pour mieux répondre aux besoins de leurs citoyens. »

Pauvreté et changement climatique

La pauvreté est aussi étroitement liée à la menace existentielle que fait peser le changement climatique. Des millions de personnes pauvres résident dans des zones fortement exposées (à) aux inondations, aux cyclones, aux sécheresses, à la chaleur intense ou à d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. 

« Les conséquences du changement climatique menacent des vies et des moyens de subsistance dans le monde entier », alerte Li Junhua. « Si nous ne parvenons pas à mieux comprendre ce lien et à l’intégrer dans nos politiques et notre planification, la promesse de mettre fin à la pauvreté ne se réalisera jamais. »  

« Les décideurs devraient adopter en priorité des politiques qui améliorent les moyens de subsistance des pauvres aujourd’hui, réduisent leur vulnérabilité aux risques climatiques demain et contribuent à atténuer les dangers climatiques à l’avenir. L’action climatique peut aussi être un levier favorisant une croissance inclusive, notamment par la création d’emplois de qualité dans l’économie verte », ajoute M. Lopez Calva.  

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, rejoignez-nous en ligne en utilisant le hashtag #EndPoverty et partagez vos idées sur ce qu’il faudra faire pour créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable. 

La French Tech Mauritius a fêté les 10 ans de la French Tech

Les co-présidents Nicolas Goldstein et Sandra Leblé
Nicolas Goldstein et Sandra Leblé - Co-Présidents de la French Tech Mauritius

L’Ile Maurice fait parti des pays qui ont participé aux 10 ans de la French Tech.

Pour rappel c’est un mouvement, une communauté mondiale d’entrepreneurs qui croient fermement au pouvoir de l’innovation et de la technologie pour contribuer à redéfinir notre futur. 

Mais l’innovation et la Tech, à elles seules, ne tracent pas la voie, évidemment. 
Ce qui prime, c’est la mission et l’objectif qu’ils servent.  

Derrière les mots GreenTech, HealthTech, DeepTech, EduTech, FinTech, ce sont des entrepreneurs et des entrepreneuses qui cherchent des solutions pour les défis auxquels nous sommes tous confrontés, qui partent d’un problème non résolu dans leur zone géographique et qui travaillent sur le meilleur moyen d’y répondre sur le long terme. 

C’est autour de ces start-ups que la French Tech Mauritius est construite. Au cœur de la communauté, les startups. 
Et autour, un ensemble d’acteurs qui tous peuvent contribuer, à un moment où à un autre du chemin des start-ups, de la naissance de l’idée, pendant sa maturation, jusqu’à l’accélération de l’entreprise et son internationalisation: Incubateurs, Coachs, Mentors, Corporates et Institutionnels.  
Quand les liens entre ces personnes clés existent sur un si petit territoire, ce sont des pas de géants accessibles en peu de temps pour nos startuppeurs.  

La French Tech Mauritius a 4 ans, et en 4 ans elle a fédéré plus de 80 entreprises, co-organisé des concours de start-ups, des conférences, et différents événements contribuant à tisser du lien à travers ce réseau de compétences unique et à développer les axes prioritaires parmi lesquels la GreenTech et le développement de l’attractivité des métiers de la Tech chez les femmes.  

De plus en plus nous nous efforçons aussi de créer une ouverture de notre communauté French Tech Mauritius vers d’autres Capitales et Communautés du réseau.

Car ainsi ce ne sont plus 80 ressources disponibles aux entrepreneurs mais plusieurs centaines, répartis en 100 Villes à travers le monde, 43 Communautés et 13 Capitales qui agissent comme des hubs, des fédérateurs.

Chacune des communautés French Tech Internationales est aussi une fenêtre d’ouverture vers le monde pour les start-ups Françaises.  

Nous sommes autant de relais pour porter leur projets au-delà des frontières Françaises ou des communautés où elles se trouvent, de rapprocher leurs solutions des entreprises, particuliers ou investisseurs à travers le monde, ce qui représente un tremplin majeur d’internationalisation, et un vrai pont gagnant gagnant entre les différentes nations.  

La French Tech Mauritius est une communauté gérée de manière bénévole par un Board constitué de 12 personnes, et dont le membership est gratuit. Les co-présidents sont Nicolas Goldstein et Sandra Leblé.

C’est donc de l’apport de compétences, de connaissances, de temps, et avec le soutien de nos partenaires et sponsors que cette communauté vit et grandit.

Copyright et discours de Sandra Leblé lors du Gala- Co-Présidente de la French Tech Mauritius.

Renforcer la démocratie sénégalaise grâce à l’innovation numérique et la qualité de l’information

Séminaire sur l'Information et la démocratie

Les 24 et 25 octobre 2023, un séminaire sur l’Information et la Démocratie se tiendra à Dakar. Cette rencontre au sommet organisé par AfricTivistes verra la participation de personnalités de l’écosystème des médias et de la démocratie au Sénégal. Ces voix autorisées vont se pencher pendant deux jours sur un enjeu crucial pour le futur du pays : « Renforcer la démocratie sénégalaise à travers l’innovation numérique et la qualité de l’information ».

Le paysage démocratique sénégalais, tout comme celui d’autres nations africaines, est aujourd’hui marqué par le rôle prédominant des technologies de l’information. Ces outils, bien exploités, ont le potentiel de renforcer l’accès à l’information, d’améliorer la participation citoyenne, de soutenir l’éducation civique et de garantir la transparence des institutions.

Mais, il ne faut pas se voiler la face : ces mêmes technologies peuvent aussi être des vecteurs de désinformation, menacer la vie privée et la souveraineté des états. Le défi est donc de taille : comment exploiter au mieux le potentiel du numérique, tout en contournant ses écueils ?

Le séminaire sur l’Information et la Démocratie est un événement majeur qui vise à promouvoir un environnement numérique inclusif et responsable pour renforcer la démocratie et la participation citoyenne au Sénégal. 

Organisé par AfricTivistes en partenariat Forum on Information and Democracy ainsi qu’avec de nombreux acteurs clés de la société civile, du gouvernement, des médias et du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), ce séminaire offre une plateforme unique pour discuter des défis et des opportunités liées à la gestion de l’information dans l’ère numérique.

Un cadre d’échange et des initiatives innovantes 

Le séminaire de Dakar a un objectif clair : créer un espace d’échange et de dialogue entre les différents acteurs clés de la société sénégalaise. La démarche est d’autant plus importante dans un contexte où l’adhésion à des textes majeurs comme la convention de Malabo se fait attendre et où les inégalités d’accès à l’information persistent.

Au programme, des sessions plénières, des tables rondes et des ateliers interactifs pour débattre des défis et opportunités de l’ère numérique. Les participants auront ainsi l’occasion de partager leurs expériences et visions sur des sujets variés allant de la lutte contre la désinformation à l’importance de l’éducation aux médias.

En outre, ce séminaire mettra également en avant des initiatives numériques innovantes qui facilitent l’accès à l’information et la participation citoyenne au Sénégal. Des experts nationaux et internationaux présenteront des études de cas, des recherches et des bonnes pratiques pour renforcer la démocratie grâce à l’innovation numérique. Les enjeux de protection des droits de l’homme en ligne, la liberté d’expression et l’indépendance des médias seront également abordés lors de débats approfondis.

Des voix “autorisées” pour donner le ton 

Plusieurs experts nationaux et internationaux seront invités pour offrir des insights sur des thématiques telles que la régulation des fake news, les innovations en matière d’accès à l’information ou encore la protection des droits de l’homme en ligne. 

Parmi les panélistes qui prendront part à l’événement, il y a, entre autres : Elimane Kane, président de Legs Africa, Bamba Kassé, secrétaire général du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal, Senghane Senghor de la Raddho, Mountaga Cissé, expert du développement et transitions numériques, Abdou Khafor Kandji, de Y EN A MARRE, El Hadj Abdoulaye Seck de Amnesty International, Emmanuel Diokh, Président d’Internet sans frontières, pour ne citer que ceux-là. D’autre part, des institutions  telles que la Raddho, Article 19, Jonction, Reporters sans frontières  (RSF), ou encore  les organes de presse seront également de ce rendez-vous. 

Les deux journées vont être riches, avec des keynotes introductives, des panels de discussion et des retours d’expériences. Un accent particulier sera mis sur les initiatives numériques innovantes qui renforcent l’accès à l’information et la participation citoyenne au Sénégal.

MWC Kigali 2023 de la GSMA : Développer l’ère numérique en Afrique

Dans seulement une semaine, la GSMA lancera le MWC Kigali 2023, l’événement le plus important et le plus influent du continent africain dans le secteur de la connectivité. De retour au Centre de convention de Kigali du 17 au 19 octobre, le MWC Kigali réunira l’industrier pour allier technologies et objectifs, alimenter l’innovation et faire progresser l’économie numérique du continent, afin d’avancer vers un avenir meilleur.

Cette année, l’événement rassemblera des acteurs de premier plan de l’ensemble de l’écosystème mobile pour célébrer les progrès impressionnants de l’Afrique en matière de connectivité et son utilisation croissante du numérique, tout en engageant des discussions sur les défis de connectivité que rencontre l’Afrique. Des discours d’ouverture seront tenus par certains des acteurs les plus influents du secteur de la technologie et des télécommunications en Afrique, notamment MasterCard, Wi-Flix, Gamma, Huawei, Orange MEA, Smart Africa, Samena Council, Vodacom Tanzania, Take Back the Mic et ZTE.

Mats Granryd, directeur général de la GSMA, présentera la Keynote 1 consacrée au numérique : « Digitalisation of Everything ». Il abordera la connectivité intelligente et les opportunités qu’elle représente pour l’économie africaine, à condition qu’un accès de haute qualité aux services et réseaux de communication soit mis à la disposition de tous à un prix abordable.

Alors, qu’avons-nous d’autre en réserve pour le MWC Kigali de cette année ?

Cette année, le MWC Kigali s’associe au sommet Africa HealthTech Summit et à Smart Africa pour proposer trois événements  dans une seule et même expérience. En effet, toutes les sous-régions d’Afrique seront réunies lors d’un seul événement, ainsi que des invités internationaux souhaitant développer leurs activités en Afrique.

Les sommets et rendez-vous innovants explorent les quatre thèmes clés du MWC Kigali : Accelerate Africa, FinTech, HealthTech et la Powering Digital, Ils permettent d’élaborer une réflexion quant à la façon de faire progresser l’ère numérique. Les sessions incluront une série de discussions de haut niveau portant notamment sur les points suivants : la façon dont nous pouvons collectivement combler le fossé numérique, le développement socio-économique via les technologies mobiles et l’impact de nos secteurs sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies.

Accelerate Africa

Les start-ups technologiques africaines ont battu des records en 2022 en levant plus de 3 milliards de dollars de fonds grâce à la révolution numérique. Ceci a considérablement transformé la façon dont les activités sont menées et a créé de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs, les innovateurs et les consommateurs. Notre thème « Accélérer l’Afrique » comprend un certain nombre de sessions consacrées à la croissance de la connectivité sur tout le continent africain, ainsi qu’à la forte propension des entreprises de la région à adopter de nouvelles technologies révolutionnaires telles que l’IA, la réalité augmentée ou virtuelle, le Web3 et le métavers.

Ce thème inclut notamment le Rendez-vous de la GSMA pour les responsables politiques d’Afrique. Ce dernier rassemble les principales parties prenantes des ministères, des organismes de réglementation et de l’écosystème mobile dans son ensemble pour discuter de sujets d’actualité, notamment du prix accessible des téléphones, du déficit d’investissement ou de la réduction de la fracture numérique. Des experts majeurs du secteur interviennent lors de la Keynote 2. L’occasion de découvrir les bonnes pratiques et les cas d’usage visant à la coopération des gouvernements et des entreprises pour façonner une Afrique connectée.

FinTech

La FinTech a révolutionné le secteur financier africain en favorisant la croissance économique et en connectant des millions de personnes. Le continent a connu de nombreuses innovations, à commencer par le paiement mobile, qui a ouvert la voie à un écosystème dynamique. Aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne compte plus de 760 millions de comptes de paiement sur mobile, et a totalisé des transactions d’une valeur de plus de 830 milliards de dollars en 2022. Les discussions autour de la FinTech se concentreront sur les nouvelles technologies, produits et services qui favorisent l’évolution du secteur, offrent aux clients un accès à des services innovants et qui renforcent l’inclusion financière.

Rejoignez-nous à l’occasion de notre Sommet de la FinTech qui aura lieu le 18 octobre, au cours duquel des acteurs de premier plan du secteur de la FinTech en Afrique aborderont les tendances actuelles du domaine, partageront leurs expériences concernant les propositions orientées client et exploreront les opportunités d’innovation.

HealthTech

Les technologies jouent un rôle important dans la transformation du secteur des soins de santé en Afrique, en redéfinissant la façon dont les maladies sont diagnostiquées, traitées et évitées. Notre thème HealthTech comprend une série de sessions qui se penchent sur les innovations du secteur de la santé en Afrique et sur la façon dont elles permettent d’offrir des soins durables accessibles à tous.

Le Sommet HealthTech pour l’Afrique, organisé en collaboration avec Africa CDC et Smart Africa, se consacre aux politiques, partenariats et plates-formes qui favorisent l’innovation en matière de santé numérique sur l’ensemble du continent. Les 17 et 18 octobre seront l’occasion de découvrir dans quelle mesure la puissance de l’innovation et de la connectivité numérique permettent de transformer et de donner davantage de moyens aux communautés.


Powering Digital

La croissance des connexions à travers l’Afrique au cours des dernières années a été phénoménale : on compte actuellement plus de 1,2 milliard de connexions et plus de 650 millions d’utilisateurs de dispositifs mobiles. Alors que l’adoption de la 4G s’accélère et que la 5G émerge à la suite de cette dynamique, l’Afrique entre en effet dans son ère numérique. Notre thème portant sur la puissance du numérique s’intéresse à la façon dont les leaders collaborent pour transformer les réseaux et fournir des services de nouvelle génération, de l’Open RAN au FWA, en passant par la connectivité satellite.

Événement le plus important et le plus influent du continent africain dans le secteur de la connectivité, le MWC Kigali est le lieu idéal pour découvrir l’avenir de l’économie numérique africaine, actuellement en pleine ébullition. Vous pouvez vous inscrire ici pour obtenir votre pass. À bientôt sur le salon ! 

Ouverture de l’IRCAD Africa à Kigali

IRCAD à Kigali au Rwanda
IRCAD à Kigali au Rwanda

Allier la recherche et l’innovation à la formation des chirurgiens pour développer l’accès aux soins en Afrique et partout dans le monde

Institut miroir de l’IRCAD France (Strasbourg), l’IRCAD Africa a été inauguré le samedi 7 octobre 2023, en présence du président du Rwanda Paul Kagame. Il s’agit du premier centre d’excellence africain entièrement dédié à la formation et la recherche & développement dans le domaine de la chirurgie mini-invasive.

Il porte à cinq  le nombre des instituts miroirs de l’IRCAD déjà ouverts à travers le monde, et son ouverture précède celles de l’IRCAD China,  l’IRCAD America et l’IRCAD India.



L’IRCAD Africa a pour ambition de faire progresser le niveau de soin et la santé sur l’ensemble du continent africain grâce à deux axes d’action :La formation des chirurgiens de toute l’Afrique à la chirurgie mini-invasive – le premier cours de chirurgie digestive qui s’est tenu du 2 au 6 octobre a réuni des chirurgiens venus de 15 pays d’Afrique subsaharienne.  La recherche et le développement avec le projet Disrumpere, qui vise à démocratiser l’accès au diagnostic, au suivi et au traitement des tumeurs, en utilisant à la fois des équipements peu coûteux et l’intelligence artificielle pour limiter l’opérateur-dépendance. L’objectif : pallier le manque de médecins dans les déserts médicaux, en Afrique et partout dans le monde.
Le projet de recherche Disrumpere est développé grâce au savoir-faire des équipes franco-rwandaises de cliniciens, d’ingénieurs, de spécialistes de l’intelligence artificielle. Le Rwanda dispose en effet d’experts en mathématiques et en informatique, formés dans des universités de renom international – Computer Science Carnegie Mellon University (CMU), African Institute of Sciences Rwanda (AIMS).

Disrumpere a débuté il y a près de trois ans, et les recherches ont déjà abouti à des innovations concrètes et opérationnelles : le passage en clinique du volet obstétrique du projet a été approuvé le 7 octobre 2023 et débutera dans les prochaines semaines, avec des publications attendues à la fin 2024.Afin de démocratiser l’accès aux soins, Disrumpere s’appuie sur la technique de l’échographie pour développer une imagerie médicale assistée par l’intelligence artificielle, peu onéreuse (sondes portables) et à accessible à des non experts. L’échographie…permet d’obtenir des images en temps réel (ce qui est nécessaire pour guider les biopsies ou les gestes de chirurgie percutanée) ;n’expose pas à des rayonnements ionisants ;est aisément transportable.

« Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié en 2021, cinq milliards de personnes n’ont pas accès à l’imagerie médicale alors que celle-ci est essentielle au diagnostic, au suivi et au traitement de nombreuses maladies, comme elle l’est à la prévention (notamment dans le cadre du suivi des grossesses où les besoins sont colossaux en Afrique), explique le professeur Jacques Marescaux, fondateur et président de l’IRCAD France.

Par ailleurs, deux milliards de personnes n’ont pas accès à la chirurgie la plus élémentaire et la chirurgie mini-invasive demeure insuffisamment accessible, partout dans le monde, particulièrement en Afrique ».Les recherches développées dans le cadre de Disrumpere comme les programmes de formation organisés à l’IRCAD Africa permettront d’élargir l’accès à l’imagerie et à la chirurgie mini-invasive.

L’ensemble des actions a reçu un soutien important du gouvernement rwandais (avec 26 millions de dollars consacrés à la construction du bâtiment), des mécènes – entreprises de la région Grand-Est, mécènes rwandais, industriels dans le domaine du dispositif médical (Metronic Karl Storz, Intuitive Surgical, Pentax), Agence Française de développement (200 000 euros déjà engagés pour la première année).« Le projet doit beaucoup à la détermination du Président et du gouvernement rwandais à améliorer la santé au Rwanda, explique le Dr Guillaume Marescaux, initiateur du projet, dont il a eu l’idée lors de missions humanitaires conduites au Rwanda.



Après une première rencontre organisée à Strasbourg avec  l’ambassadrice du Rwanda en France, nous avons été mis en relation avec le Président Kagame. Il a été conquis et s’est engagé rapidement, convaincu des bénéfices qu’apporterait l’IRCAD Africa à la population du Rwanda et, au-delà, à l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne.
On était alors en 2017. Le projet était lancé et les équipes de R&D se sont rapidement engagées dans le projet Disrumpere. Aujourd’hui, la première formation s’est bien déroulée, le projet avance et toutes des équipes sont rassemblées au sein du bâtiment inauguré samedi. C’est un aboutissement et une immense satisfaction pour tous, Rwandais et Français. »
L’IRCAD Africa est la première pierre et l’élément central d’un projet plus vaste, Kigali Health City, qui accueillera un hôpital, des biotechs, des universités ainsi qu’un complexe hôtelier pour héberger experts et chirurgiens en formation. « Kigali est la deuxième ville africaine en termes d’accueil de congrès. Kigali Health City a pour vocation de devenir le hub de la région en termes de recherche et de soins, et l’IRCAD Africa jouera un rôle-clé dans la formation des chirurgiens », conclut le Dr King Kayondo, président de l’IRCAD Africa. 

Disrumpere : le début de l’essai clinique dédié au suivi des grossesses, un jalon marquant
Le projet Disrumpere comporte plusieurs volets sur lesquels travaille une équipe franco-rwandaise de 20 à 30 personnes :le volet diagnostic et suivi repose sur le développement d’algorithmes performants pour réaliser des examens permettant de détecter aisément les pathologies les plus courantes ;le volet robotique a pour objectif de démocratiser l’usage de la chirurgie percutanée, qui consiste à utiliser des aiguilles pour effectuer des biopsies ou détruire les tumeurs cancéreuses de petite taille sous guidage échographique.
Les équipes de recherche franco-rwandaises travaillent à partir des sondes échographiques portables, peu onéreuses – quelques milliers d’euros, soit 10 fois moins qu’un échographe hospitalier premium standard et plus de 100 fois moins qu’un équipement de type scanner ou IRM auxquelles sont ajoutées des sondes permettant de les localiser pour mettre l’examen à la portée d’un profane. « Leur portabilité et leur facilité d’utilisation doit permettre de lever les freins au suivi médical dans des zones où il n’y a pas suffisamment de médecins ou de centres de soins équipés, explique , Head of Surgical Data Science Team IRCAD France & IRCAD Africa.

Autres avantages de l’échographie : il s’agit d’une imagerie qui n’utilise pas les rayons X – à la différence, notamment, du scanner ; elle permet de réaliser des actes de dépistage, de diagnostic, de suivi, de biométrie, et notamment de biométrie fœtale. Elle peut être aussi utile pour guider un geste de chirurgie percutanée, par exemple, pour réaliser une biopsie ou encore pour détruire des tumeurs à un stade précoce.
En outre, étant donné qu’elle fournit des images acquises en temps réel, elle peut avantageusement servir à guider un acte de chirurgie percutanée robotisé. »Les technologies ainsi développées permettront non seulement d’améliorer le suivi des pathologies chroniques, dont le cancer, mais aussi celui des grossesses grâce à une application de biométrie fœtale. En effet, le Rwanda, et plus largement l’Afrique subsaharienne, disposent aujourd’hui d’un nombre insuffisant de médecins et d’équipements pour assurer le suivi nécessaire au bon déroulement de la grossesse à une grande échelle.

L’application développée dans le cadre de Disrumpere permet à un non-expert de réaliser en quelques minutes un examen échographique de biométrie fœtale : grâce à la mesure automatisée de la longueur du fémur, de la circonférence de l’abdomen, de celle du cerveau, réalisée durant les trois premiers mois de la grossesse, il est possible de dater précisément le terme de celle-ci, une information capitale, tant pour l’organisation des soins que pour le suivi du bon développement du fœtus.
Les tests cliniques de l’application débuteront dans les tout prochains jours ou semaines. Réalisés sur 1 000 à 3 000 femmes, ils compareront les performances de la sonde « augmentée » développée dans le cadre de Disrumpere à celles d’un échographe hospitalier.

Ce faisant, ils offriront aussi aux femmes incluses l’accès à des examens aujourd’hui rarement accessibles. À terme, l’objectif est de proposer et d’organiser, au Rwanda et au-delà, un suivi de toute la grossesse pour moins de 10 dollars.

L’AFD explique pourquoi le changement climatique doit être une priorité pour l’Afrique

Argent climat
Argent climat

L’Afrique se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale. Quels impacts le dérèglement climatique entraîne-t-il aujourd’hui sur le continent ? Et à quoi doit-on s’attendre dans les années qui viennent ? Réponses dans cette infographie.

A découvrir aussi sur le site de l’AFD

Afrique - Changement climatique
Afrique – Changement climatique

AfricTivistes récompensée au Hackathon Refine Open Source

L’équipe des développeurs de AfricTivistes s’est démarquée au Hackathon Refine Open Source en remportant le 2 ème prix lors du Hackathon refine + DEV. Elle avait proposé une plateforme de suivi et d’évaluation conçue dans le cadre du projet de AfricTivistes, Local Open GovLab (LOG), pour accompagner les administrations locales des pays africains dans l’intégration d’outils numériques pour la transparence budgétaire, la gouvernance ouverte et inclusive, l’accès à l’information et la co-création avec les dynamiques citoyennes.

Du 21 juin 2023 au 20 juillet 2023, l’équipe de développeurs de AfricTivistes composée de Mamadou Mbaye Dione, Abdoulaye Guene et emmenée par Mamadou Diagne était en compétition dans le cadre du concours refine + DEV Hackathon » qui s’était tenu sur la plateforme https://dev.to/. Cette compétition est cruciale pour les développeurs du monde, car elle favorise l’apprentissage et la visibilité, et offre d’importants débouchés professionnels.

Après un mois de dur labeur, le projet de l’équipe de AfricTivistes portant sur une plateforme de suivi et d’évaluation pour la municipalité de Gueule Tapée – Fass – Colobane (GTFC) à Dakar au Sénégal exécuté dans le cadre du suivi de la phase pilote du projet LOG a été récompensé parmi une dizaine de projets tout aussi innovants. “C’est avec une immense joie que je vous annonce que notre plateforme de suivi et d’évaluation pour la municipalité de GTFC, développée par notre équipe, a remporté le prix Runner-Up (2ème prix) lors du Hackathon « refine + DEV ».”, a annoncé Mamadou Mbaye Dione, en expliquant qu’il s’agit d’une plateforme permettant “l’amélioration de la gouvernance globale et de la prestation de services au sein de la communauté GTFC”, a-t-il notamment souligné.

Selon lui, cette solution va “révolutionner la façon dont la municipalité de GTFC gère ses processus opérationnels”. Il a ensuite précisé, pour le contexte, que “La municipalité de  Gueule Tapée – Fass – Colobane nous a exprimé le besoin d’une solution qui aille au-delà d’un simple site web vitrine et qui intègre diverses fonctionnalités de gestion, telles que les rapports de réunion, le suivi et l’évaluation, l’intégration d’une boîte à outils, les rapports de mission, et bien plus encore.”, a-t-il expliqué. 

Les réactions ne se font pas attendre après ce succès. “Quelle réussite impressionnante en seulement un mois !”, ont salué les organisateurs du concours. “Félicitations pour votre nomination parmi les finalistes de refine + DEV 2023 ! Les juges ont été époustouflés par votre projet.” ont-ils poursuivi.

Du côté de AfricTivistes, cette performance ne passe pas inaperçue non plus : “Vos efforts acharnés, votre créativité et votre détermination ont porté leurs fruits, et notre plateforme de suivi et d’évaluation a été récompensée, une reconnaissance bien méritée pour notre travail exceptionnel.”, a noté Mamadou Diagne, Data Scientist et responsable de l’équipe de développeurs. 

Cheikh Fall, président de AfricTivistes à son tour de renchérir : “C’est une bonne nouvelle que d’apprendre que votre travail est primé et récompensé par des pairs. Cela témoigne de la qualité et de l’approche innovante dont toute l’équipe IT fait preuve dans la cadre de la mise en oeuvre des projets.”

Une plateforme innovante au service de la bonne gouvernance 

En plus d’être flexible avec une interface conviviale et intuitive offrant une gestion “efficace” des données, un “stockage et un accès sécurisés aux informations”, la plateforme de suivi et d’évaluation pour la municipalité de  Gueule Tapée – Fass – Colobane a surtout pour but de favoriser l’intégration du numérique et l’ouverture des données publiques en favorisant la gestion transparente, l’accès à l’information et la participation citoyenne. 

                                                Interface d’accueil de la plateforme 

Lorsque nous avons décidé de créer cette application, nous avons été inspirés par la vision d’une gouvernance transparente et efficace au sein de la municipalité de GTFC. Nous avons reconnu la nécessité d’une solution complète qui aille au-delà d’un site web traditionnel et qui réponde aux défis opérationnels spécifiques auxquels la municipalité est confrontée.”, relate Mamadou Mbaye Dione. Il confie que son équipe y a vu l’opportunité de “soutenir les efforts de la municipalité en leur fournissant une plateforme centralisée qui rationalise leurs processus, améliore la collaboration et facilite la prise de décision éclairée.” Il a ajouté que le but est d’améliorer “la gouvernance globale et la prestation de services au sein de la communauté GTFC” ainsi que prédéfini par le projet Local Open GovLab.

                            Tableau de bord de la plateforme

“Le fait que notre projet ait été développé dans le cadre du projet LOG pour accompagner la commune de Gueule Tapée Fass Colobane ajoute encore plus de valeur à notre succès, montrant ainsi l’impact réel de Africtivistes aux initiatives locales”, se réjouit Mamadou Diagne 

A propos du LOG

Le LOG est un projet de AfricTivistes qui appuie, outille, forme et accompagne les administrations locales à intégrer le numérique pour une politique de transparence budgétaire, une politique de gouvernance ouverte et d’administration inclusive, l’accès à l’information, et la co-création avec des dynamiques citoyennes.

L’objectif principal du programme LOG est de créer des collectivités modèles en matière de gouvernance locale ouverte dans sept municipalités de quatre (4) pays en Afrique de l’Ouest dans sa phase pilote (Matankari, Dankassari au Niger, Bissau en Guinée-Bissau, Rufisque et Gueule Tapée Fass Colobane au Sénégal, Labé et Kouroussa en Guinée). Il promeut la transparence et la redevabilité de ces collectivités locales à travers l’ouverture des données publiques. 

Les sept mairies ont été accompagnées par l’équipe technique au siège à Dakar ainsi que par les Volontaires AfricTivistes pour le Gouvernement Ouverte en Afrique  (VAGOA) sont des jeunes experts et consultants africains qui ont été sélectionnés à la suite d’un appel à candidatures. Pour cette phase pilote du projet, ils ont été déployés sur le terrain pour aider les municipalités à mettre en œuvre les feuilles de route définies sur la base des besoins respectifs exprimés par chacune des collectivités sélectionnées. Ils ont ainsi initié, accompagné, mobilisé et co-construit avec l’administration locale, les politiques et la population à travers les organisations de la société civile locale dans le but de renforcer la transparence et la redevabilité.

En savoir plus: https://log.africtivistes.org/

Promesses et dangers du microtravail en ligne dans les pays en développement

Travail en Remote chez Talenteum.com
Travail en Remote chez Talenteum.com

Avec la Banque Mondiale

L’accès à des emplois de bonne qualité et inclusifs est la meilleure façon de sortir de l’extrême pauvreté, tout en favorisant un partage équitable des richesses entre tous.  Cependant, à l’heure où les nouvelles technologies transforment les économies partout dans le monde, nous devons adopter une conception plus large des possibilités d’emploi dans les pays en développement.

Aujourd’hui, la gig economy, c’est-à-dire l’économie des « petits boulots » ou du travail à la demande, représente d’ores et déjà 12 % du marché de l’emploi mondial.  Elle repose notamment sur des plateformes de microtravail, qui mettent en relation une offre et une demande de tâches dématérialisées. Dans les pays en développement, ces plateformes ouvrent de véritables boulevards et de vastes débouchés aux laissés-pour-compte des marchés de l’emploi traditionnels : les jeunes, les femmes et les habitants de régions excentrées.

En outre, le microtravail en ligne procure une source de revenus particulièrement utile en période de crise ou de transition, il permet à de jeunes travailleurs de gagner en compétences digitales et il offre à tous un moyen souple de gagner de l’argent. Qui plus est, les plateformes de microtravail constituent une source de talents à moindre coût pour des start-up et autres petites entreprises, qu’elles aident ainsi à rester productives et réactives aux variations rapides de la demande sur leurs marchés respectifs.

Forte croissance du microtravail en ligne dans les pays en développement

Parallèlement à l’essor de l’économie numérique et de l’esprit d’innovation dans le monde entier, la demande de « travailleurs de plateformes » est en plein essor dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où elle augmente plus vite que dans les économies industrialisées. En Afrique subsaharienne par exemple, une grande plateforme d’emploi numérique a vu ses offres augmenter de 130 % entre 2016 et 2020, contre 14 % en Amérique du Nord.  Il est intéressant d’observer que parmi les pays à revenu intermédiaire, ce sont ceux de la tranche inférieure qui alimentent le plus cette nouvelle demande de main-d’œuvre, laquelle émane principalement des MPME (micro, petites et moyennes entreprises).

Pourtant, l’impact des plateformes de microtravail sur les économies émergentes est encore méconnu, et ce nouveau type d’emploi mérite d’être mieux compris pour exploiter tout son potentiel. Quelles sont les politiques publiques les plus indiquées pour maximiser les avantages du travail sur plateforme dans les économies en développement ?  Quelles réglementations adopter pour protéger ces travailleurs ? Quel rôle les plateformes locales et régionales jouent-elles ?

Un nouveau rapport de la Banque mondiale, Working Without Borders : The Promise and Peril of Online Gig Work (Travailler sans frontières : promesses et périls du travail à la demande en ligne – pdf)), dresse un tableau mondial du microtravail sur plateforme, sans omettre, comme c’est le cas de la plupart des autres études, les plateformes locales ou utilisant d’autres langues que l’anglais. Ce document révèle que le phénomène a pris une ampleur bien plus importante qu’estimée jusque-là. En effet, selon le rapport, jusqu’à 435 millions de personnes dans le monde exercent ce type d’emploi, souvent en appoint d’une autre activité professionnelle.  

Comment tirer les bénéfices du microtravail sur plateforme tout en évitant ses risques ?

Cependant, alors que près de 3 milliards de personnes dans le monde n’étaient toujours pas connectées en 2022, et ce principalement dans les pays en développement, un trop grand nombre de travailleurs restent privés des possibilités qu’offre l’économie des plateformes. La Banque mondiale cherche des solutions pour y remédier, conjointement avec les États et avec le secteur privé. Cela passe par des réformes des politiques publiques, par un financement public et privé, et par des programmes de subventions pertinents et ciblant des groupes spécifiques, de manière à stimuler le déploiement d’infrastructures numériques dans les zones rurales et à rendre plus abordable l’acquisition de services internet haut débit et d’équipements électroniques. De plus, il faut développer les compétences numériques. Le Bangladesh, la Malaisie et le Kosovo proposent des formations au travail sur plateforme à destination des jeunes, des femmes et des personnes faisant partie de la tranche des 40 % les plus pauvres.

Il est indispensable d’assurer une protection sociale aux travailleurs des plateformes.  Dans leur grande majorité, ceux-ci, de même que la plupart des travailleurs de l’économie informelle dans les pays en développement, subissent une situation précaire, à cause de l’instabilité de leurs revenus, de conditions de travail insatisfaisantes et d’une capacité d’épargne limitée. En général, ils ne bénéficient d’aucune protection sociale, surtout dans les pays à faible revenu, où plus de 90 % de la main-d’œuvre ne cotisent pas à l’assurance sociale et restent en dehors du champ des réglementations sur le travail. Comme le prévoit la stratégie de la Banque mondiale pour la protection sociale, les États doivent adopter des solutions innovantes pour étendre la protection sociale aux travailleurs informels et aux indépendants, y compris les travailleurs des plateformes.

Les technologies numériques peuvent apporter des solutions nouvelles et les plateformes accroître la visibilité des travailleurs informels, en contribuant ainsi aux actions menées par les pouvoirs publics pour leur procurer une couverture. De nombreux pays adoptent des mesures dans ce sens et collaborent avec les plateformes de façon à encourager les travailleurs à s’immatriculer et à cotiser. Par exemple, en Malaisie, l’État s’est associé à une plateforme d’emploi numérique pour qu’elle apporte une contribution de 5 % aux microtravailleurs qui cotisent à la caisse de retraite nationale.

Il faut par ailleurs créer des formes de négociation collective adéquates pour les travailleurs hors emploi formel, comme ceux des plateformes. Les systèmes de notation des employeurs ou des plateformes, de même que l’utilisation des réseaux sociaux pour rassembler des communautés de travailleurs dispersées, sont des exemples de solutions et de modèles inédits, que les nouvelles technologies rendent possibles.

Même si les femmes sont plus nombreuses dans l’économie du microtravail en ligne que sur le marché de l’emploi en général, principalement en raison de la flexibilité qu’offre ce type d’activité, les disparités de rémunération hommes-femmes persistent. Ainsi, sur certaines plateformes de pays en développement, les femmes gagnent moins que les hommes : en Argentine par exemple, leur rémunération ne dépasse pas 68 % de celle perçue par leurs homologues masculins.

Créer un cercle vertueux de développement de l’emploi et de l’activité

Si le microtravail en ligne demeure un type d’activité nouveau et en rapide évolution, il est manifestement déjà bien implanté dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où il ouvre une voie de sortie de la pauvreté, en reliant les travailleurs à des offres d’emploi internationales.

Il représente aussi une chance pour un nombre croissant de jeunes, désireux d’acquérir des compétences ou de les approfondir dans le domaine numérique tout en percevant un revenu. Quant aux femmes, confrontées à de considérables contraintes sur les marchés de l’emploi traditionnels, elles trouvent dans cette forme de travail une option de plus en plus viable. Enfin, les plateformes de microtravail s’affirment rapidement comme une source de talents flexible qui, en répondant aux besoins des entrepreneurs et des MPME, leur permet de développer leur activité et, par conséquent, de créer des emplois.

En s’attachant à développer la connectivité numérique, les compétences digitales et la couverture sociale, il est possible d’exploiter pleinement le potentiel de l’économie des plateformes et de faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes trouvent une place et s’épanouissent dans ce nouveau monde du travail.

Le parc national Virunga sauvé grâce aux minage de bitcoins

Bitcoin Virunga
Bitcoin Virunga

Le centre de mining de bitcoins du parc national des Virunga, en République démocratique du Congo, monétise le surplus d’énergie au profit des efforts de conservation.

Le mining de bitcoins sauve le plus ancien parc national d'Afrique de la faillite

Le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo, est devenu le premier parc national au monde à exploiter un centre de mining de bitcoins BTC €24 003 dans le but de protéger ses forêts et sa faune. Cointelegraph s’est entretenu avec Sébastien Gouspillou, PDG de Big Block Green Services, et l’homme qui a introduit le mining de bitcoin dans le parc.

S’exprimant par appel vidéo, Gouspillou a déclaré avec un sourire : « Le mining de bitcoins a sauvé le parc de la faillite. »

Le parc des Virunga est le plus ancien parc protégé d’Afrique et un symbole de la biodiversité du continent. Un rapport du journaliste Adam Popescu, publié dans MIT Technology Review, explique que la région était en proie à des problèmes avant le mining de bitcoins. Des milices locales qui menaient des attaques violentes contre ses animaux et ses employés aux épidémies d’Ebola en passant par les enlèvements, le parc national emblématique a lutté pour ses revenus ces dernières années.

La pandémie du COVID-19 et la disparition du tourisme qui s’en est suivie ont presque été le clou du cercueil pour le parc, car les visites pour voir les gorilles, les autres animaux sauvages et les chutes d’eau ont cessé. L’article explique que le tourisme représentait environ 40 % des revenus du parc.

De gauche à droite, JF Augusti, cofondateur de Big Block Green Services, Seb Gouspillou et Emmanuel de Merode. Source : Gouspillou

Lorsque Seb Gouspillou a appris les difficultés du parc, il s’est senti obligé de lui venir en aide. Il a rencontré Emmanuel De Merode, le directeur du parc – et un prince belge de souche – dans un château en France à la fin de l’année 2019. Gouspillou a expliqué qu’il a immédiatement reconnu l’énorme opportunité que présentait le parc.

Le parc pourrait monétiser ses ressources naturelles abondantes et inexploitées pour préserver son existence. Gouspillou a expliqué à De Merode comment le parc des Virunga pourrait se tourner vers le mining de bitcoins pour générer des revenus.

La conversation dans le château n’a pas été interrompue. « Elle a dû durer des heures. », a expliqué M. Gouspillou. La discussion, ainsi que les suivis et une visite au Congo, ont finalement abouti à la mise en place par De Merode des premières parties du centre de mining au début de 2020, qui a miné avec succès ses premiers bitcoins en septembre de la même année.

Le centre de mining de bitcoins dans les Virunga avec le parc en toile de fond. Source : Twitter

Près de trois ans plus tard, le parc a tiré des revenus importants du bitcoin. Pendant certains mois du bull run de 2021, le parc a été récompensé à hauteur de 150 000 dollars par mois – compensant presque entièrement la perte de revenus touristiques.

Le centre de mining de bitcoins du parc des Virunga est une solution unique au problème de la préservation de la biodiversité du parc tout en générant des revenus. Le mining de bitcoins est un processus très énergivore, mais le site des Virunga est unique puisqu’il fonctionne avec de l’énergie propre : il s’agit d’une technologie verte entourée d’une forêt tropicale verte.

Le centre est alimenté par l’une des trois centrales hydroélectriques du parc, une source d’électricité durable qui était déjà utilisée pour alimenter les villes voisines. Le site a embauché neuf travailleurs à temps plein, qui travaillent en équipes tournantes pour diriger les mineurs dans la jungle, afin de pourvoir à l’installation. Des rangers intrépides protègent le site – une histoire qui a notamment inspiré un documentaire Netflix.

Gouspillou et les rangers posent devant le centre de mining de bitcoins. Source : Gouspillou

L’installation compte 10 conteneurs d’expédition, chaque conteneur pouvant contenir 250 à 500 mineurs. Le parc possède trois de ces conteneurs, Gouspillou les sept autres. Dans le cadre de cet accord, Gouspillou achète de l’énergie au parc, tout en conservant le bitcoin miné.

De plus, comme l’explique M. Gouspillou, l’installation existante de mining de bitcoins fait partie d’un « plan global », dans le cadre duquel d’autres possibilités de production d’énergie verront le jour. D’autres centrales électriques seront installées dans le parc, explique-t-il, pour connecter les villages locaux à l’électricité et, bien sûr, miner davantage de bitcoins.

M. De Merode est convaincu que le projet sera couronné de succès malgré le marché baissier actuel. En effet, certains mineurs de bitcoins ont été victimes du marché baissier de 2022, mais De Merode occupe une position unique : Le parc ne spécule pas sur la valeur du bitcoin, mais génère du bitcoin en utilisant l’énergie excédentaire pour monétiser quelque chose qui n’a autrement aucune valeur.

Le parc national des Virunga est connu pour ses gorilles. Source : Virunga.org

De plus, il y a peu de risques que les bitcoins (ou les clés privées) disparaissent si De Merode est abattu. Plus de 200 agents de sécurité du parc, ou rangers, ont été tués depuis 1996 – et De Merode a été touché deux fois alors qu’il se rendait à Goma en 2014, c’est donc une issue tragique mais possible à laquelle il faut se préparer.

L’équipe financière du parc gère la garde du portefeuille Bitcoin, et les fonds générés par le centre de mining sont vendus régulièrement pour payer l’entretien du parc. Dans l’article du MIT Technology Review, De Merode est cité comme ayant déclaré :

« De toute façon, il est peu probable que nous restions assis sur des bitcoins pendant plus de quelques semaines, car nous avons besoin de l’argent pour faire fonctionner le parc. Donc, si quelque chose m’arrivait ou si notre directeur financier perdait le mot de passe, nous lui ferions passer un mauvais quart d’heure – mais cela ne nous coûterait pas grand-chose. »

Semblable au traitement du Salvador dans les médias grand public, le « pari » effectué par De Merode a suscité le scepticisme des experts qui se demandent ce que la crypto a à voir avec la conservation. Gouspillou a expliqué qu’il a fallu un certain temps à De Merode pour se référer au projet en tant que projet de mining de bitcoin, préférant utiliser le terme « mining de blockchain », car il est plus favorable aux relations publiques.

L’usine hydroélectrique et le centre de mining de bitcoins sont situées au milieu de la forêt tropicale dense. Source : Gouspillou

Pour Gouspillou, il n’a pas été en mesure de trouver un inconvénient à l’histoire de la façon dont un centre de mining de bitcoins a sauvé un parc national :

« C’est vraiment difficile de trouver un côté négatif à cette histoire. Il n’y a rien. L’énergie est propre, même les ASICS – nous les recyclerons lorsqu’ils arriveront en fin de vie en les distribuant dans les communautés africaines. »

Les ASICS, ou circuits intégrés à application spécifique, sont des machines à miner le bitcoin. Toutes les 10 minutes, les ASICS participent à une loterie numérique pour deviner le prochain bloc de bitcoin sur la chaîne temporelle du bitcoin. Comme l’explique Gouspillou, ces machines seront décomposées et recyclées, ce qui évitera la production de déchets électroniques. Les mineurs utilisent de l’énergie excédentaire et propre, et De Merode utilise ces fonds pour protéger la faune et la flore.

La suite sur Cointelegraph

Pourquoi pas elles ? Former aujourd’hui les filles aux emplois numériques de demain

Femmes numérique et éducation en Afrique
Femmes numérique et éducation en Afrique

Avec la Banque Mondiale

Parce qu’il transforme les économies, le numérique exige de nouvelles compétences pour réussir dans les emplois de demain. Or les femmes et les jeunes filles continuent à être sous-représentées dans les filières et carrières spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication (TIC). C’est un constat qui nous appelle à faire plus pour abattre les obstacles qui se dressent devant elles.

Les données contenues dans le portail de la Banque mondiale sur la parité montrent que la proportion de femmes diplômées dans les TIC dépasse 50 % dans des pays comme la Gambie, la Jordanie ou Sint Maarten, mais qu’elle n’est que de 9 % au Cambodge et de 10 % aux Maldives et en Suisse.

Part des femmes sur le nombre total de diplômés du troisième cycle en technologies de l’information et de la communication

Part des femmes sur le nombre total de diplômés en TIC (%) :

Source: Institut de statistique de l’UNESCO (UIS). Données issues du portail sur la parité hommes-femmes de la Banque mondiale. Conception Sarah BunkerConception Sarah Bunker

Selon de récentes données d’ONU Femmes (a), si l’acquisition de compétences numériques a nettement progressé dans la population féminine, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Par exemple, en République démocratique du Congo, seulement 2 % des femmes âgées de 15 à 49 ans savent envoyer un e-mail accompagné d’une pièce jointe, contre 7 % des hommes. Au Mexique, les valeurs se situent à 31 % et 35 % respectivement. À Oman, ces compétences sont quasi universelles. Parmi les principaux obstacles (a) à surmonter figurent notamment les disparités d’accès aux smartphones et ordinateurs, le manque de contenu pertinent et les normes sociales qui dissuadent femmes et jeunes filles d’utiliser internet.

Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura - Mentorat technique de Thierry Barbaut
Des jeunes femmes impliquées dans la Google Code Week de Bujumbura – Mentorat technique de Thierry Barbaut

Pour aider les filles à apporter les innovations technologiques dont le monde a besoin, nous disposons de cinq principaux moyens d’action :

1. Combattre les stéréotypes de genre en milieu scolaire dès le plus jeune âge 

Les jouets et livres que nous donnons aux jeunes enfants jouent un rôle important car ils influencent leur image et estime de soi et leurs aspirations. Un projet sur les modèles dans la lecture (a) mené au Zimbabwe a montré qu’en faisant connaître aux filles les biographies de femmes ayant réussi dans des disciplines à domination masculine, on peut les amener à choisir la même orientation. Offrir aux enfants un accès à des lectures qui ne perpétuent pas de stéréotypes, c’est donc commencer à abolir les préjugés sexistes. Si l’on attire l’attention sur les idées préconçues qui entourent les aptitudes féminines et l’on s’efforce de faire changer les mentalités, les filles ne seront plus découragées dès la petite enfance de suivre leur voie.

2. Former les filles pour qu’elles puissent exprimer leur inventivité technologique 

En montrant aux filles que les TIC permettent de résoudre des problèmes locaux ou universels, on peut les inciter à devenir des créatrices de solutions numériques.  Les programmes extrascolaires tels que Technovation (a) sont particulièrement prometteurs. Parmi les filles ayant suivi les cours de cet organisme, certaines se sont d’ores et déjà lancées dans les TIC pour trouver des solutions à des problèmes de la vie réelle. Ainsi, au Nigéria, un groupe d’adolescentes a développé une application qui identifie les contrefaçons de médicaments (a). En Inde, des jeunes filles ont créé une autre appli, qui facilite une gestion responsable des déchets électroniques (a). Les compétences numériques transforment incontestablement l’existence de celles qui les acquièrent, mais aussi les conditions de vie de leur communauté, qui bénéficie ainsi de nouvelles solutions technologiques.

3. Créer des liens entre les jeunes filles et des femmes qui, en jouant le rôle de mentor ou d’exemple, les incitent à poursuivre des études dans les STIM

Parallèlement aux formations pratiques, le contact avec des mentors ou modèles féminins donne de l’assurance aux filles et les encourage à persévérer sur la voie des TIC ou, plus généralement, des filières scientifiques (a). Une récente étude menée par IFC (a) conclut que sur la plateforme d’apprentissage à distance Coursera, les inscriptions aux cours de sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) atteignent presque la parité quand au moins une formatrice intervient, contre 35 % lorsque l’enseignement est dispensé uniquement par des hommes. On peut véritablement changer la donne en apportant un accompagnement approprié aux étudiantes. Par exemple, au Liban (a), une étude a mis en évidence une hausse de la proportion d’étudiantes et de diplômées en STIM chez les filles qui avaient bénéficié d’un mentorat féminin pendant leur première année d’études supérieures.

4. Informer les jeunes femmes sur les carrières dans les STIM pour qu’elles y recherchent un emploi

Les établissements scolaires et programmes de formation peuvent jouer un rôle important pour inciter les jeunes femmes à s’orienter vers les filières STIM en les informant des perspectives de rémunération dans ces carrières. Au Kenya (a), les jeunes femmes informées des meilleures rémunérations dans les métiers majoritairement exercés par des hommes s’engagent plus volontiers dans des formations offrant ce type de débouchés. On observe aussi une augmentation de leurs salaires horaires. 

5. Garantir des environnements de travail inclusifs et porteurs pour les femmes dans les STIM

Les mesures prises dans le milieu professionnel pour inciter les femmes à rester dans le secteur sont elles aussi très importantes. Il existe toutes sortes de moyens de créer un cadre de travail inclusif et plus équitable, dans les STIM ou ailleurs. Il s’agit de mesures bien connues, comme les congés parentaux, les garderies d’enfants ou les mesures contre le harcèlement sexuel, pour n’en citer que quelques-unes. Dans les STIM en particulier, les femmes sont plus nombreuses à témoigner de cas de harcèlement sexuel que dans d’autres secteurs d’activité (a). Au Sri Lanka, le groupe automobile DIMO, qui a traité ces problèmes dans le cadre du programme de promotion du respect sur le lieu de travail (a) d’IFC, a augmenté de 15 % (a) la proportion de femmes occupant des types de postes majoritairement masculins.

Des existences transformées

En s’appuyant sur des faits probants et sur les bonnes pratiques, la Banque mondiale aide les jeunes filles et jeunes femmes partout dans le monde à se former à l’informatique afin qu’elles embrassent des carrières dans les TIC et les STIM, et il s’efforce d’améliorer leurs conditions de travail pour qu’elles réussissent dans l’économie numérique.

Au Népal (a), des programmes innovants couvrent les coûts de formation de jeunes femmes, mobilisent les réseaux de mentors pour favoriser leur maintien dans le secteur des TIC, assurent leur sécurité dans les transports et entretiennent des contacts avec des employeurs potentiels pour leur faciliter l’accès au marché du travail.

En Sierra Leone (a), un projet pilote dans le domaine de l’emploi numérique va offrir des possibilités de garde d’enfants et poursuivra son soutien aux jeunes femmes une fois leur formation achevée en les faisant bénéficier de mentorats féminins et d’évènements de réseautage. 

Au Bangladesh (a), nous formons actuellement 24 000 étudiantes aux nouvelles technologies dans les universités publiques. Nous encourageons en outre les universités et entreprises à intégrer au moins 30 % de femmes dans leurs programmes de formation aux technologies. 

C’est grâce aux TIC que les femmes et jeunes filles vont changer le monde. Nous avons hâte de découvrir les fruits de leur inventivité libérée.  C’est pourquoi nous nous associons à l’appel de l’UIT (Union internationale des télécommunications) à les soutenir afin qu’elles soient non seulement utilisatrices mais aussi créatrices de solutions numériques. Nous enjoignons nos partenaires à œuvrer avec nous pour rendre les carrières dans ce domaine plus accessibles, inciter les filles à faire des études dans les filières technologiques et scientifiques, et leur permettre de devenir des championnes de l’innovation numérique.

Jannat Binte Alam, ex-stagiaire au Bangladesh, l’exprime mieux que quiconque : « La formation à Java que j’ai suivie était très intéressante. Aujourd’hui, je réussis vraiment dans mon travail. J’en appelle aux pouvoirs publics pour qu’ils organisent de nouvelles formations de ce genre. Ainsi, mes amies et d’autres jeunes femmes bangladaises enrichiront leurs connaissances, comme moi. Elles pourront alors participer aux progrès du secteur informatique et de l’économie dans le pays. »

Les auteurs remercient Tijan Bah, Sarah Bunker, Abigail Goodnow Dalton, Sarah Danman, Jaylan Elshazly, Camila Mejia Giraldo, Alicia Hammond et Suparna Roy pour leurs contributions.

Cinq raisons de s’inquiéter du poids de l’économie informelle

Franc CFA
Franc CFA

Avec la Banque Mondiale

Économie de l’ombre, grise, non déclarée ou informelle : tous ces termes renvoient à une réalité très répandue dans les pays émergents et en développement . Cette « informalité » généralisée est particulièrement préoccupante aujourd’hui, car elle risque de compliquer la tâche des pays à l’heure de s’engager sur la voie d’un développement inclusif indispensable pour réparer les dégâts de la pandémie de COVID-19. 

Première raison : l’économie de l’ombre est omniprésente. Dans les économies émergentes et en développement, le secteur informel contribue à pratiquement un tiers du PIB et représente plus de 70 % de l’emploi total, dont la moitié environ sous la forme de travail indépendant  (figure 1). Parmi les six régions émergentes et en développement, c’est en Afrique subsaharienne, en Europe et Asie centrale, et en Amérique latine et Caraïbes que le poids de l’économie informelle dans le PIB est le plus élevé. Tandis que la part des emplois informels (estimée en fonction du travail indépendant) est la plus importante en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud, et en Asie de l’Est et Pacifique. 

Figure 1. Poids du secteur informel dans la production et l’emploi 

Emploi informel
Sources : Elgin et al. (2021) ; Organisation internationale du travail ; Banque mondiale. 
Note : La production du secteur informel est estimée à l’aide d’un modèle d’équilibre général dynamique et exprimée en pourcentage du PIB officiel. L’emploi informel et l’emploi indépendant sont exprimés en pourcentage de l’emploi total. Les barres représentent les moyennes non pondérées pour la dernière année disponible.

Deuxième raison : un niveau élevé d’informalité rime avec une faible productivitéDans les économies émergentes et en développement, la productivité du travail dans les entreprises informelles n’atteint qu’un quart en moyenne de celle que connaissent les structures déclarées . La rémunération des travailleurs informels est inférieure de 19 % en moyenne à celle des salariés du secteur formel. Un écart qui s’explique en grande partie par les caractéristiques qui distinguent ces deux catégories de travailleurs. De fait, dès lors que l’on prend en compte le faible niveau d’éducation, le manque d’expérience et d’autres traits caractéristiques des travailleurs informels, les disparités de salaire deviennent négligeables (figure 2).


Figure 2. Écart de salaire en faveur des travailleurs du secteur formel

Travailleurs du secteur formel
Source : Banque mondiale.
Note : L’avantage salarial (représenté par les barres) est calculé à partir de 18 études empiriques sur les écarts de salaire entre travailleurs formels et informels. Les traits verticaux représentent l’intervalle de confiance à 90 %. Voir Ohnsorge, Okawa et Yu (2021) pour des informations détaillées.

Troisième raison : l’économie informelle est corrélée à de multiples difficultés de développement — une plus grande pauvreté, des revenus par habitant plus faibles, des progrès plus lents sur les Objectifs de développement durable, des inégalités plus prononcées et des investissements moins importants. Environ un quart (26 %) de la population des économies émergentes et en développement dont le niveau d’informalité est supérieur à la médiane vit dans l’extrême pauvreté, contre un taux de 7 % seulement dans celles où l’informalité est inférieure à la médiane (figure 3).


Figure 3. Extrême pauvreté

Extrême pauvreté
Sources : Ohnsorge, Okawa et Yu (2021) ; Banque mondiale (Indicateurs du développement dans le monde).
Note : Les économies « très informelles » et « peu informelles » correspondent respectivement aux économies émergentes et en développement dont le poids du secteur informel dans la production, exprimé en pourcentage du PIB officiel, est supérieur ou inférieur à la médiane, en fonction d’estimations basées sur un modèle d’équilibre général dynamique sur la période 1990-2018. Le taux d’extrême pauvreté correspond au pourcentage de la population vivant avec moins de 1,90 dollar par jour aux prix internationaux de 2011. Les barres représentent les moyennes simples de 155 économies émergentes et en développement pour la dernière année disponible (jusqu’en 2018).

Quatrième raison : l’économie de l’ombre est généralement d’autant plus forte que les capacités de l’État sont faiblesLa prépondérance du secteur informel s’accompagne d’un niveau de recettes et de dépenses considérablement moins élevé, d’institutions publiques moins efficaces , de pesanteurs réglementaires et fiscales importantes et d’une gouvernance plus fragile. Dans les économies émergentes et en développement où le degré d’informalité est supérieur à la médiane, les recettes publiques sont inférieures de 5 à 12 points de pourcentage de PIB à celles des autres économies (figure 4). 


Figure 4. Recettes et dépenses publiques

Recettes et dépenses publiques
Sources : Ohnsorge, Okawa, and Yu (2021); World Bank (World Development Indicators); International Monetary Fund (Government Finance Statistics).
Note : Les économies « très informelles » et « peu informelles » correspondent respectivement aux économies émergentes et en développement dont le poids du secteur informel dans la production, exprimé en pourcentage du PIB officiel, est supérieur ou inférieur à la médiane, en fonction d’estimations basées sur un modèle d’équilibre général dynamique sur la période 1990-2018. Les barres représentent les moyennes de 2000-18 pour les économies émergentes et en développement dont la population est supérieure à 3,5 millions d’habitants.

Cinquième raison : Il n’y a pas de solution simple à l’économie de l’ombre. Pour certains, travailler dans le secteur informel est un choix. Pour d’autres, c’est un dernier recours. L’emploi informel recouvre un large éventail de situations : travailleurs indépendants, petits exploitants agricoles, employés sans contrat de travail, etc.  Dans les régions émergentes et en développement où les niveaux d’emploi informels sont les plus élevés, l’agriculture — un secteur où les travailleurs ne sont généralement pas déclarés — continue d’occuper une place particulièrement importante (figure 5). 

Les causes de l’informalité sont trop diverses pour que les solutions conviennent à toutes les situations. Il faut par conséquent des réformes globales et adaptées au contexte national. 

En Afrique subsaharienne, où les travailleurs se tournent souvent vers une activité informelle par nécessité, les mesures se sont attachées en priorité à développer le capital humain et améliorer l’accès aux financements, aux marchés et aux intrants dans le but d’accroître la productivité du travail. En revanche, en Europe et Asie centrale, en Amérique latine et Caraïbes, et dans une grande partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, elles ont avant tout visé à assouplir les contraintes réglementaires et à mettre en place des institutions plus efficaces et responsables, en mettant en particulier l’accent sur le renforcement de l’application de la loi et la lutte contre la corruption. 


Figure 5. Part de l’agriculture dans le PIB, par région

Part de l’agriculture dans le PIB, par région
Sources : Vorisek et al. (2021) ; Banque mondiale (Indicateurs du développement dans le monde).
Note : Les barres représentent des moyennes régionales simples pour la période 2010-18. EAP = Asie de l’Est et Pacifique ; ECA = Europe et Asie centrale ; LAC = Amérique latine et Caraïbes ; MNA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; SAR = Asie du Sud ; SSA = Afrique subsaharienne.

Le New Deal Technologique pour la transformation numérique du Sénégal

Ce lundi 24 février 2025, au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), à Diamniadio, le gouvernement sénégalais a dévoilé la nouvelle stratégie numérique...
IDE Afrique investissement direct étranger

Les Investissements Directs Étrangers au Niger : un potentiel de croissance...

En 2023, les flux des Investissements Directs Étrangers (IDE) au Niger s’établissent à 617 milliards de Francs CFA, selon la deuxième révision du cadrage...