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La COP 27 et les énergies fossiles

Energie nucléaire Afrique
Energie nucléaire

Beaucoup d’O.N.G. des pays riches ont considéré que la COP 27 était un échec parce qu’elle n’a pas décidé l’interdiction ou la diminution de l’utilisation des énergies fossiles. Le journal Le Monde du 22 novembre titrait « La COP 27 cale sur les énergies fossiles ». C’est une réaction de gens qui ont une vie confortable et qui ne veulent pas voir les besoins de développement de la grande majorité des habitants du monde. Quand on est pauvre, on ne peut pas améliorer sa situation sans consommer plus d’énergie.

 Actuellement les écarts de niveau de vie entre les pays sont énormes. Pour s’en rendre compte, un bon critère est le PIB par habitant exprimé en parité de pouvoir d’achat, ce qui permet de tenir compte du niveau des prix dans chaque pays.

Le record du monde est détenu en 2021 par les Luxembourgeois avec 134 754 $ par habitant, largement devant les Qataris à 93 521 $. Les Américains sont à 69 288 $, les Français à 50 729 $ et les Italiens à 45 936 $. Les habitants les plus pauvres du monde sont ceux du Burundi avec 793 $. Dans ce pays, la moitié de la population doit vivre avec moins de 2 $ par jour ! Plus généralement la grande majorité des africains est en dessous de 5000 $ par habitant, 10 fois moins que pour un français.

Le retard actuel de développement de l’Afrique est dû pour une grande part à la faiblesse de sa production d’énergie. 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Avec actuellement 1,4 milliards d’habitants, l’Afrique a la même population que la Chine ou l’Inde, mais en 2050 elle les aura largement dépassées et atteindra probablement 2,5 milliards d’habitants. Ses besoins en énergie vont donc fortement augmenter et elle ne peut actuellement les satisfaire qu’avec des énergies fossiles, notamment son pétrole.

En outre, dans ce continent faiblement industrialisé, les gouvernements doivent vendre leurs ressources minérales pour financer leur développement. Dans une interview au journal Le Monde du 22 novembre 2022, le Président du Niger, Mohamed Bazoum déclarait : « Nous devons répondre à nos besoins aujourd’hui, pas d’ici à dix ou quinze ans. J’ai de grandes ambitions pour mon pays. Je veux investir dans l’éducation, l’agriculture, mais comment le ferais-je si je ne dispose pas du minimum de ressources nécessaires que je ne peux avoir que si je vends du pétrole ? Je veux vendre du pétrole en 2023 et je vais accroître les quantités de pétrole que je dois vendre. Tant que c’est la seule ressource que j’ai pour promouvoir le développement de mon pays, j’y aurais recours ».

Des pays riches comme l’Allemagne ou la France, qui n’ont pas hésité à rouvrir des centrales à charbon pour combler le déficit de gaz russe n’ont pas de leçons à donner au Niger.

Le cas de l’Afrique est particulier, mais la Chine et l’Inde ont aussi besoin d’utiliser les énergies fossiles.

Les Chinois, qui ont connu un développement extraordinaire depuis 40 ans, sont arrivés à un PIB de 19 338 $ par habitant. Leur objectif est d’être un pays de richesse moyenne en 2049, pour les 100 ans de la création de la République Chinoise.

Cela veut dire qu’ils voudraient atteindre un PIB par habitant de l’ordre de 30 000 à 40 000 $ en 2049. Pour y arriver, il faut augmenter la production des Chinois de plus de 50 %, ce qui signifie faire marcher des machines qui consommeront de l’énergie. Pour produire cette énergie, la Chine utilise tous les moyens possibles. Elle a créé le plus grand barrage hydroélectrique du monde avec le barrage des Trois Gorges. Elle est championne du monde en matière de fabrication et d’utilisation des panneaux photovoltaïques. Elle développe des centrales nucléaires et a même réussi à construire avec le français Areva deux EPR à Taishan qui fonctionnent depuis 2018, alors que l’EPR de Flamanville, commencé en même temps, n’est toujours pas en fonctionnement. Tout cela ne suffit pas pour combler les besoins en énergie d’un pays de1,4 milliards d’habitants en plein développement. La Chine est donc aussi championne du monde de la construction de centrales électriques à charbon. Le parti communiste chinois ne peut pas se permettre de ralentir son développement et la Chine va continuer, au moins pour les deux décennies à venir, à utiliser son charbon pour combler ses besoins en énergie.

L’autre grand pays qui ne peut pas se passer de charbon est l’Inde. Avec 1 393 millions d’habitants en 2021, l’Inde a pratiquement rattrapé la Chine et va la dépasser dans les années à venir. Par contre le PIB par habitant n’y est que de 7334 $, un peu moins de 40 % de celui d’un Chinois. L’Indien moyen vit avec un revenu 7 fois plus faible que celui du Français moyen. Il est évident le gouvernement indien doit faire tous ses efforts pour augmenter la production du pays et donc sa consommation d’énergie. L’Inde dispose de 22 réacteurs nucléaires et en a 7 en construction. Elle essaie aussi de développer la production d’énergie à partir des renouvelables et du gaz, mais la moitié de sa production d’énergie vient du charbon et ne peut diminuer que très lentement.

La Chine, l’Inde et l’Afrique qui représente plus de la moitié de l’humanité ne peuvent pas se passer des énergies fossiles pour leur développement et les pays riches ne devraient pas essayer de les en empêcher par exemple en empêchant les banques de leur faire des prêts pour des projets d’exploitation d’énergie fossile. Tous ces pays sont favorables au développement des énergies renouvelables et la priorité des pays riches devrait être de les aider massivement pour développer ces énergies.

Cela devrait notamment être une priorité pour les fonds verts destinés à l’Afrique.  Ce continent dispose de ressources hydrauliques largement inexploitées. On peut citer le cas des barrages d’INGA sur le Congo.  Sur ce site exceptionnel, étudié dès 1925, il y a actuellement seulement deux barrages assez moyens, alors que le barrage du Grand Inga permettrait d’installer une centrale électrique ayant une puissance double de celle de la centrale chinoise des Trois Gorges et d’exporter de l’électricité vers les pays voisins. Dans le Sahara ou le Kalahari, il est possible de créer des centrales photovoltaïques sur des milliers d’hectares.

Il n’y a actuellement que deux centrales nucléaires en fonctionnement en Afrique, toutes deux en Afrique du Sud, alors que de nombreux pays comme l’Égypte, le Maroc, le Nigéria, le Kenya, la Côte d’Ivoire pourrait en accueillir. Les pays riches devraient s’entendre pour proposer leur aide technique et financière aux pays africains pour réaliser ces grands projets. Au lieu de de battre contre l’exploitation des énergies fossiles, les pays riches devraient de battre pour développer le plus possibles les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire dans les pays pauvres.

Publication : l’économie africaine 2023 de l’Agence française de développement

L'économie africaine 2023
L'économie africaine 2023

Une publication de l’Agence française de développement de la collection Repères

L’Économie africaine 2023 propose des analyses inédites sur les principaux enjeux, où la dimension du « Tout Afrique » est mise en exergue par le groupe AFD pour appréhender le continent dans son unité. 

Elle dresse un état des lieux du continent africain autour des questions suivantes :

  • Le conflit en Ukraine a des répercussions économiques mondiales : qu’en est-il sur le continent africain et quelles sont les perspectives macroéconomiques pour 2023 ?
  • Si elle contribue peu au réchauffement climatique, l’Afrique est pourtant très affectée : comment cela se manifeste-t-il d’un point de vue physique mais aussi socioéconomique ?
  • Comment la pression démographique et les perturbations sur les marchés internationaux remettent-elles au centre du débat la question de l’insécurité alimentaire, marquée par le manque de moyens financiers des populations ?
  • Alors que l’état de santé des populations s’est amélioré ces dernières années, de fortes inégalités d’accès aux soins persistent : quels sont les défis contemporains de la santé en Afrique ?
  • Confrontés à des besoins de financement massifs, les gouvernements africains prélèvent en moyenne moins d’impôts que d’autres pays du monde : comment peuvent-ils mobiliser plus de ressources publiques pour financer leur développement ? 
  • Quels sont les impacts sociaux et économiques du secteur numérique et des technologies financières en Afrique ?


« Cette quatrième édition de L’Économie africaine, est publiée à l’âge des conséquences, celui de la superposition des crises longues dont les effets se précipitent, celui du changement climatique et des chocs sanitaires, économiques et géopolitiques de grande ampleur qui frappent l’ensemble de la planète et particulièrement l’Afrique. À l’instar des éditions précédentes, cet ouvrage a été pensé à l’aune d’une approche “Tout Afrique”, pour appréhender les enjeux africains à leur pleine et juste mesure et dans leur diversité » indique Rémy Rioux, directeur général du groupe Agence française de développement.

« L’ouvrage nous livre une analyse approfondie et nuancée des défis auxquels le continent africain est confronté. Plusieurs dimensions y sont abordées, de la sécurité alimentaire au développement du secteur des technologies financières en passant par les évolutions des systèmes de santé ou encore des administrations fiscales. Chacune de ces dimensions constitue autant d’éléments clés pour favoriser une croissance durable et inclusive » précise Christian Yoka, directeur du département Afrique de l’Agence française de développement.
Table des matières de l’ouvrage 
 

I.    Les grandes tendances macroéconomiques de l’Afrique et de ses régions
Par Françoise Rivière et Matthieu Morando (AFD)

II.    L’Afrique face au changement climatique
Par Marie-Noëlle Woillez (AFD)

III.    L’insécurité alimentaire en Afrique 
Par Benoit Faivre-Dupaigre (AFD), Bio Goura Soulé (CEDEAO)

IV.    Quelques enjeux contemporains de la santé au Sahel
Par Valéry Ridde (IRD, France-Sénégal), Oumar Samb (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Canada), Amandine Fillol (Université de Bordeaux, France), Kadidiatou Kadio (IRSS/CNRST, Burkina Faso), Emmanuel Bonnet (IRD, France)

V.    Mobiliser les recettes fiscales en Afrique, un enjeu central pour le développement
Par Suzanne Bonmartel, Sébastien Markley, Arthur Minsat (Centre de développement de l’OCDE), Dossina Yeo (Commission de l’Union africaine)

VI.    Numérique et technologies financières en Afrique
Par Alain Kiyindou (Université Bordeaux Montaigne)

L’économie Africaine 2022 une publication AFD

L'économie africaine 2022

Juste avant la sortie de l’édition 2023 de l’économie Africaine de l’AFD, focus su l’édition 2022.

L’AFD – Agence Française de Développement propose dans la collection « Repères » des analyses inédites sur les principaux #enjeux #économiques et #sociaux qui touchent le continent africain en 2022 avec comme thématique : L’économie africaine en 2022 : vers une relance durable ?

Beaucoup de sujets intéressants et bien sur un focus sur les #technologies :
Exemple : Au #Ghana, l’appropriation des nouvelles technologies et l’utilisation comme moyen et vecteur alternatif de l’#engagement citoyen aussi bien par #citoyens que par les élites #politiques ont pris le nom de « Phone #Mobiledemocraty » (page 100).
Découvrez également le chapitre « L’opportunité technologique et la mobilisation de talents » page 102.

L’ouvrage Economies africaines 2022 est à télécharger ici

L'économie africaine 2022

La première tour verte en Egypte avec Telecom Egypt et Huawei

Egypt Telecom
Egypt Telecom

Telecom Egypt (TE) a annoncé une coopération avec Huawei Technologies pour fournir des solutions TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) afin de concevoir et de mettre en œuvre la première solution de réseau mobile intégrée. Celle-ci utilisera la première tour écologique d’Égypte et d’Afrique, fabriquée à partir de PRF (Polymère Renforcé de Fibres) et de solutions énergétiques respectueuses de l’environnement, tout en étant compatible avec le réseau sans fil.

La coopération entre les deux entreprises a abouti à une meilleure conception de la tour verte intégrée. Ce projet fait de Telecom Egypt la première entreprise d’Égypte et du continent africain à utiliser ce modèle de tour, en tant qu’alternative aux matériaux en acier qui produisent des émissions considérables de dioxyde de carbone. Ces matériaux en acier seront remplacés par des véhicules blindés en polymère renforcé de fibres qui émettent peu de dioxyde de carbone au cours de la phase de fabrication.

Dotée d’une clôture de camouflage spécifique, faite de matériaux à la fois écologiques et esthétiques, et soutenue par des solutions de connexion sans fil intégrées ainsi que d’un système d’énergie solaire écologique, la tour en PRF est ainsi très résistante à la corrosion causée par l’exposition aux produits chimiques et aux températures extrêmes.

Adel Hamed, directeur général et PDG de Telecom Egypt, s’est félicité que Telecom Egypt soit la première société à mettre en œuvre ce type de site mobile en Égypte et sur le continent africain, en coopération avec Huawei Technologies. Il a également salué les efforts déployés par l’ensemble des responsables du projet afin que le site soit opérationnel dans les délais impartis et selon les meilleures normes de qualité internationales en matière de solutions écologiques. Ce faisant, il a souligné l’importance de cette co-entreprise qui vise à recourir à de nouvelles technologies respectueuses de l’environnement ainsi qu’à créer des emplois, incitant dès lors l’ensemble des gouvernorats d’Égypte à développer de tels projets communs.

M. Hamed a également précisé que les sites extérieurs écologiques de Telecom Egypt s’appuient sur les dernières technologies sans fil, telles que les antennes intégrées aux amplificateurs de signaux, qui contribuent à réduire la consommation d’énergie par site d’environ 40 % par rapport aux sites traditionnels. Ces technologies modernes contribuent également à améliorer la qualité du signal d’environ 20 % par rapport aux antennes ordinaires, ce qui contribuera à l’avenir à réduire le nombre de stations à installer. Ceci se traduira dès lors par une meilleure préservation de l’environnement et ainsi atteindre les objectifs de développement durable.

Jim Liu, PDG de Huawei Égypte, a souligné que l’entreprise accorde une grande attention au développement de l’infrastructure des TIC en Égypte, particulièrement avec Telecom Egypt. Huawei souhaite exploiter l’ensemble des technologies innovantes nécessaires pour économiser l’énergie afin de construire un avenir durable sans carbone. Il a en effet souligné que des études récentes ont prouvé que les piquets fabriqués en polymère renforcé de fibres produisent 43% moins d’émissions de dioxyde de carbone que l’acier et réduisent la consommation d’énergie E2E de près de la moitié, tant pour les fabricants que les moyens de transport associés.

Jim Liu a également expliqué que les solutions énergétiques pour les sites extérieurs verts dépendent du refroidissement passif, qui élimine le besoin de climatisation et réduit la consommation d’énergie de 47 % par rapport aux sites disposant de salles internes pour les appareils. Cette solution dépend de l’intégration de l’énergie solaire au réseau électrique principal et de la dépendance relative à l’énergie solaire en tant qu’énergie verte. Les panneaux solaires permettent d’économiser environ 2 kilowatts, ce qui entraîne une réduction des émissions de dioxyde de carbone de 20 %.

Il convient enfin de mentionner que l’objectif du développement d’un site vert respectueux de l’environnement est d’utiliser des matériaux différents et un équipement plus respectueux de l’environnement, à la place de matériaux traditionnels utilisés dans les stations mobiles, en utilisant une structure composite de polymère renforcé de fibres (FRP). Cela permet ainsi d’obtenir des sections d’acier miniatures d’environ 95%, donc une bonne résistance à la corrosion, tout en réduisant également la quantité de matériaux en zinc utilisés. Ceci entraîne dès lors une pollution minimale de l’environnement et l’utilisation d’un équipement de réseau d’accès radio intégré (réseau d’accès sans fil), qui se caractérise par la fermeture dynamique de la bande passante et l’arrêt de l’exécution du code profond dans le domaine temporel. Cela réduira ainsi la consommation d’énergie d’environ 24% en période de faible trafic.

Innover et relever les défis pour assurer une réussite durable

Message du Nouvel An pour 2023. Eric Xu, Président tournant de Huawei

En 2022, nous avons réussi à faire face à la crise. Les restrictions américaines constituent désormais notre nouvelle normalité et nous reprenons nos activités habituelles. L’année dernière, tous les membres de l’équipe Huawei ont travaillé assidûment afin de relever les défis et améliorer la qualité de nos opérations. Nous prévoyons de terminer l’année 2022 avec un revenu total de 636,9 milliards de yuans, soit 91, 64 milliards de dollars, ce qui est conforme aux prévisions.

Au cours de l’année écoulée, notre activité d’infrastructure TIC a maintenu une croissance régulière et le ralentissement de nos activités dans le secteur des appareils s’est atténué. Nous avons enregistré une croissance rapide dans le domaine de l’énergie numérique et de notre activité cloud. Nous avons également porté la compétitivité et l’expérience utilisateur de nos composants automobiles intelligents à de nouveaux sommets.

C’est au cœur de l’hiver que la force des sapins est la plus manifeste, tout comme les liens qui nous unissent. Sans la confiance et le soutien considérables de nos clients et de nos partenaires, Huawei n’aurait pas été en mesure de surmonter des difficultés aussi extrêmes. À cet égard, nous leur en sommes éternellement reconnaissants.

Par ailleurs, nous sommes extrêmement fiers de l’équipe Huawei. Nous avons réussi à maintenir la tête hors de l’eau car nous nous sommes battus ensemble, unis comme un seul homme. Cela est particulièrement vrai pour nos collaborateurs opérant sur le terrain en dehors de la Chine, ceux qui ont fait preuve de courage pour servir nos clients malgré les impacts négatifs de la COVID-19 et les restrictions extérieures. Et bien sûr, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui sans le soutien indéfectible de nos familles et de nos proches. Ils constituent pour nous des soutiens de poids et nous avons la chance de les avoir à nos côtés.

Au nom de l’entreprise, je tiens à exprimer notre sincère gratitude à chacun d’entre vous.

Si l’environnement macroéconomique reste probablement empreint d’incertitudes, nous pouvons cependant être certains que la numérisation et la décarbonisation sont la voie à suivre et la source de nombreuses opportunités futures. Néanmoins, face à la volatilité extérieure, nous devons rester concentrés et fidèles à notre vision et à notre mission. Nous devons, en effet, redoubler d’efforts pour bâtir les fondements de l’économie numérique et favoriser le développement écologique et durable. Ce faisant, nous pourrons créer une plus grande valeur pour nos clients, nos partenaires et la société dans son ensemble.

2023 marquera la première année du retour à la normale de nos activités, et ce, malgré le maintien des restrictions extérieures. Il s’agira d’une année déterminante pour nous. Nous devons donc nous employer activement à progresser, à continuer à susciter la passion au sein de l’organisation et à perfectionner sans cesse nos capacités. Nous devons être proactifs afin d’améliorer l’environnement commercial et gérer plus efficacement les risques. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons atteindre nos objectifs commerciaux pour 2023 et ainsi poser les bases solides pour la pérennité et le développement continus de Huawei. Pour ce faire, nous devons :

1. Maintenir un investissement important dans la recherche et le développement.

Nous devons rendre nos produits et nos solutions plus compétitifs grâce à l’innovation, à la réorganisation de l’architecture et à la conception de l’ingénierie des systèmes. Nous devons nous engager pleinement dans la recherche fondamentale orientée vers l’avenir et l’innovation ouverte, et concentrer nos ressources limitées sur les domaines créateurs de valeur. En outre, nous devons maintenir une collaboration ouverte tout au long de la chaîne de valeur afin de garantir la continuité et la résilience de notre approvisionnement.

2. Garantir la réussite au moyen de la qualité.

Les restrictions extérieures sont une réalité de nos jours. Il est donc plus important que jamais que Huawei soit synonyme de haute qualité dans le secteur des TIC et que la réussite soit assurée grâce à la qualité de nos produits. Afin de créer continuellement de la valeur pour les clients, nous devons améliorer la gestion de la qualité globale sur la base des normes ISO 9000 et mettre en œuvre un système de gestion de la qualité axé sur la stratégie s’appliquant à toutes les personnes, mais également à tous les processus sur l’ensemble de notre chaîne de valeur, conformément aux besoins de nos clients. Parallèlement, nous devons élargir nos mécanismes et nos exigences en matière de gestion de la qualité à tous les segments de la chaîne d’approvisionnement que nous avons restructurée au cours des dernières années. Nous devons également investir davantage et améliorer la qualité en collaboration avec nos fournisseurs afin d’offrir une qualité des plus élevées à nos clients.

3. S’engager à progresser et à saisir les opportunités en vue d’accroître les rendements.

Les atouts de Huawei résident dans la diversité de son portefeuille d’activités et dans sa forte résilience commerciale, et nous devons en tirer parti pour atteindre une croissance de qualité. Dans le secteur de l’infrastructure TIC, nous devons être proactifs dans la recherche d’opportunités numériques dans divers secteurs afin de stimuler une croissance efficace. Huawei Cloud doit devenir le fondement, voire le catalyseur, de la transformation numérique, tant pour Huawei que pour les industries verticales. Dans le domaine de l’énergie numérique, nous devons investir avec audace dans des opportunités stratégiques, rendre nos produits plus compétitifs et gérer efficacement les incertitudes liées à l’approvisionnement en produits de base dans le monde entier. Dans le secteur des appareils, tous les domaines doivent placer le produit au centre de leurs activités et concentrer leurs ressources sur le développement des meilleurs produits de leur catégorie. Ces domaines doivent s’acquitter de leurs responsabilités opérationnelles et œuvrer à l’augmentation de leur ratio entrées-sorties. Notre Business Unit dédiée aux solutions automobiles intelligentes doit se consacrer aux composants clés et intensifier la commercialisation des produits pour garantir le succès commercial.

Tous nos domaines d’activité doivent optimiser l’allocation des ressources, transmettre et faire respecter la responsabilité de la performance de l’entreprise et améliorer les capacités clés en matière de gestion des opérations. Par ailleurs, tous les domaines d’activité doivent suivre les directives de l’entreprise en matière de distribution des primes suivant la contribution et l’élargissement des écarts de gratifications. Ceci encouragera ainsi toutes les unités opérationnelles à créer davantage de valeur.

4. Poursuivre la transformation pour insuffler de l’énergie à l’organisation et motiver chacun à aller de l’avant.

Nous continuerons à aller de l’avant avec nos révisions et conclusions de contrats dans nos bureaux de représentation et nous étendrons le projet pilote de la transformation des activités intégrées des bureaux de représentation. Ces programmes permettront de libérer le potentiel opérationnel de nos bureaux extérieurs et ainsi de favoriser une plus grande autonomie. En termes de gestion du personnel d’encadrement, tout en travaillant à l’optimisation de la politique, nous continuerons à mettre en œuvre le système de mandat et à déployer des exigences fondamentales pour trois types d’expériences : une expérience de terrain et une expérience de premier niveau pour tous, ainsi qu’une expérience à l’étranger pour les postes clés. L’objectif est de constituer une équipe de direction plus dynamique et d’inspirer les cadres et les professionnels à aller de l’avant. Par ailleurs, nous continuerons à élargir le champ d’action des équipes spécialisées, à optimiser les politiques pertinentes et à assurer la stabilité des équipes.

Il est essentiel de former les équipes locales pour assurer notre réussite et notre développement à long terme sur les marchés locaux en dehors de la Chine. Nous devons donc nous employer activement à former et encadrer la main-d’œuvre locale. En termes de compétences et de qualifications (C&Q), nous piloterons des évaluations indépendantes de C&Q, affinerons les critères de C&Q et tirerons parti des C&Q afin de favoriser l’auto-apprentissage et l’amélioration continue des capacités. Les héros peuvent venir de tous les horizons et il existe des experts dans tous les métiers. Nous espérons voir émerger des personnes talentueuses en grand nombre, des personnes qui donneront le meilleur d’elles-mêmes dans les postes qui leur conviennent le mieux et qui apporteront des contributions exceptionnelles.

Au cours des trois dernières décennies, Huawei s’est associé à des opérateurs du monde entier pour construire des réseaux de communication de pointe. Au cours des dix dernières années, nous avons intensifié nos investissements dans le cloud, ceci ayant permis à Huawei Cloud de mieux se positionner afin de devenir le fondement et le catalyseur du monde numérique. Au cours de la décennie à venir, en collaboration avec nos partenaires de l’écosystème, Huawei entend construire des plateformes Internet industrielles et des solutions de pointe qui aideront les industries à prendre le virage numérique, intelligent et à faible émission de carbone. Nous mettrons tout en œuvre pour apporter le numérique à chaque personne, véhicule, foyer et organisation, mettant ainsi notre vision d’un monde intelligent à portée de main.

Le feu est l’épreuve de l’or. L’adversité est la pierre angulaire de la force. Ghanim Al-Muftah, ambassadeur de la Coupe du monde de la FIFA 2022, né sans la moitié inférieure de son corps, est la preuve que la vie peut être inflexible – et pourtant glorieuse. Tant que nous nous accrochons à nos idéaux, rien ne peut nous accabler. L’avenir est plein d’espoir et c’est ce qui nous fait avancer. Toutes les difficultés rencontrées en cours de route ne feront que rendre le voyage plus précieux et plus riche.

2023 sera une année extraordinaire. Allons de l’avant et relevons les défis qui se présenteront à nous. Faisons le nécessaire pour assurer notre réussite à long terme et de manière durable.

Bonne année !

Diamniadio bénéficiera de 5 millions de plus via la Banque Africaine de Développement

Ville moderne durable et intelligente Smart Diamniadio
Ville moderne durable et intelligente Smart Diamniadio

Avec ce nouveau prêt, la Banque endosse à hauteur de 87 % le coût total du projet, de 73,62 millions d’euros – le gouvernement sénégalais assumant l’équivalent de 9,64 millions d’euros

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, le 8 décembre 2022, à l’octroi d’un financement additionnel de 5,01 millions d’euros, au profit du futur Parc de technologies numériques de Diamniadio, au Sénégal. 

Le Groupe de la Banque africaine de développement confirme ainsi son appui au projet, engagé en 2016 grâce à un prêt initial de 60,96 millions d’euros qu’il lui avait accordé. Si le chantier est aujourd’hui achevé à près de 80 %, la crise de COVID-19 a entraîné un retard dans certains travaux de construction d’infrastructures (tours destinées à abriter des entreprises numériques, bâtiments de services numériques…), dû à l’inflation mondiale sur les coûts des matériaux de construction et à des chaines d’approvisionnement perturbées.

Avec ce nouveau prêt, la Banque endosse à hauteur de 87 % le coût total du projet, de 73,62 millions d’euros – le gouvernement sénégalais assumant l’équivalent de 9,64 millions d’euros. Le ministère sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) assure la coordination de l’aide, via sa Direction de la coopération économique et financière (DCEF).

Situé à 35 km de Dakar sur une superficie de 25 hectares, le futur Parc est aménagé à Diamniadio, un centre urbain en plein essor depuis une dizaine d’années. Une vingtaine d’entreprises, dont de grands noms comme ATOS, Free (anciennement Tigo Sénégal) ou Solution informatique durable (SOLID), ont manifesté leur intérêt à ancrer certaines de leurs activités au sein du futur Parc. A la condition, toutefois, d’y disposer de solides infrastructures informatiques qui leur permettent d’offrir leurs produits et d’assurer leurs services.

Tel est l’objet de ce nouveau prêt de la Banque : équiper le Centre de données prévu au sein du Parc et le doter d’une architecture de stockage et de traitement informatique de pointe, via un appel d’offres international qui répondra aux modalités et procédures d’acquisition de la Banque.

« Ce projet va contribuer à diversifier et à moderniser l’économie et le secteur privé sénégalais, a expliqué Marie-Laure Akin-Olugbade, la directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest. Ce Parc va transformer le Sénégal en pôle numérique régional et ainsi en à apporter des solutions numériques aux industries déjà̀ existantes, comme l’industrie agricole. » L’objectif visé est de faire passer la part du secteur des TIC dans l’activité́ économique de 7 % à 10 % d’ici à 2026.

Le projet, ambitieux, comprend, outre le centre de données, des établissements d’externalisation des processus métier, un incubateur d’entreprises de TIC, un centre de formation, un centre de recherche, et un centre de production audiovisuelle et de développement de contenus. Pour être mené à bien, il prévoit aussi un appui institutionnel, un renforcement des capacités et la constitution d’une équipe de gestion chargée de l’exécuter.

« Le secteur des TIC est l’un des plus avancés d’Afrique de l’Ouest  et le projet va profiter à tout un écosystème, a indiqué Cherfi Mohammed, à la tête du bureau pays de la Banque au Sénégal : les opérateurs de services de communication, les fournisseurs de services Internet ; les multinationales, mais aussi 30 000 hommes et femmes environ, qui exercent aujourd’hui dans différents domaines liés aux TIC comme la vente, la mise en réseau, la conception de systèmes et le développement de logiciels et de contenus ». Les solutions innovantes qui seront développées au sein du Parc profiteront, de surcroit, aux entités gouvernementales qui pourront alors améliorer la prestation des services publics.

Le Futur Parc est au cœur de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » qui entend créer quelque 35 000 emplois directs dans les activités d’externalisation de processus métier comme les centres d’appels, les postes d’ingénieurs logiciels/matériels et d’ingénieurs en développement d’applications. Mais ce sont aussi 105 000 emplois indirects qui devraient voir le jour dans les secteurs de l’habitat, des télécommunications, de la location d’immeubles, des transports, de la restauration et dans d’autres services d’appui.

Telecoming et MTN sur les services numériques dans 21 pays africains

Le géant des télécoms en Afrique MTN
Le géant des télécoms en Afrique MTN

Telecoming, entreprise internationale spécialisée dans les technologies de monétisation du sport et du divertissement

L’accord signifie l’accès à une audience de plus de 280M d’utilisateurs sur le continent. Telecoming consolide ses connexions en Afrique et renforce son projet Sportech.

Telecoming, entreprise internationale spécialisée dans les technologies de monétisation du sport et du divertissement, a signé un accord stratégique avec le groupe MTN pour monétiser son offre sportive dans 21 pays d’Afrique. Cet accord ouvre à la compagnie un marché potentiel de plus de 280 millions d’utilisateurs africains.

L’alliance avec MTN Group renforce la pénétration de Telecoming dans la région, tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’accès à des différents marchés

Il s’agit du deuxième accord majeur que Telecoming signe avec un groupe de télécommunications, après celui conclu en 2019, également pour la distribution et la monétisation de services de divertissement et de sport. L’entreprise renforce donc sa structure sur un continent où elle opère depuis 2015.

L’alliance avec MTN Group renforce la pénétration de Telecoming dans la région, tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’accès à des différents marchés.

Cette alliance mondiale avec le plus grand opérateur d’Afrique, offre à l’entreprise un avantage concurrentiel qui consolide ses connexions de manière significative. Telecoming se place dans une position privilégiée, très attractive pour ses partenaires sportifs qui peuvent ainsi facilement proposer leurs services numériques à leurs fans africains.

Cyrille Thivat, DG de Telecoming, déclare que « c’est un moment très important pour nous car notre capacité de monétisation en Afrique va faire un bond en avant dans les prochains mois. C’est une aventure passionnante entre Telecoming et MTN Group pour construire des communautés mondiales de fans du sport avec des contenus et des expériences uniques. » Il ajoute, « grâce à cet accord, nous avons l’opportunité de lancer des services officiels de football dans tous les pays où MTN est présent, impactant un public potentiel de 280 millions d’utilisateurs dans 21 pays« .

France Maroc en coupe du monde !

Match France Maroc
Match France Maroc

Une demi finale avec un énorme suspens : la France affronte le Maroc en demi finale de la coupe du monde !

La France affrontera le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde, mercredi 14 décembre. Une affiche inédite qui va particulièrement résonner pour les binationaux en France.

De nombreux supporters ont gagné deux fois : avec le Maroc lauréat sur le Portugal en quart de finale de la Coupe du monde (1-0), et avec la France, qui a décroché sa qualification en demie finale face à l’Angleterre (2-1), samedi 10 décembre. Dans la soirée, sur les Champs-Élysées, à Paris, des binationaux ont célébré une journée de football folle. « Qui ne saute pas n’est pas franco-marocain ! », a scandé une famille, qui a défilé avec les deux drapeaux France et Maroc. 

France Maroc que le meilleur gagne ce match


« J’ai le drapeau français, pays où je suis née, et le drapeau de ma maman, mes origines, le Maroc », confie l’une des membres de cette famille. « Pour le match de mercredi, France ou Maroc, peu importe le résultat, on sera hyper contents », évoque les personnes interrogées. Sûrs d’être les meilleurs, mais parfois un peu perdus, les Franco marocains vont aborder cette demi-finale du Mondial comme un dilemme, certains affirmant être divisés entre les deux pays.

Ouverture en Guinée du 13ème Orange Digital Center

Orange Télécom
Orange Télécom

Orange et la Coopération Allemande inaugurent en Guinée, le 13ème Orange Digital Center en Afrique et au Moyen-Orient, pour former les jeunes au numérique et renforcer leur employabilité

Lancé officiellement ce jour, l’Orange Digital Center de la Guinée est déjà opérationnel pour accueillir plusieurs formations et événements numériques

Orange (www.Orange.com) et la Coopération Allemande inaugurent ce jour à Conakry, le 13ème Orange Digital Center, un écosystème entièrement dédié au développement des compétences numériques et à l’innovation, en présence de hautes autorités politiques et académiques guinéennes, des représentants de l’Allemagne en Guinée Conakry, des membres de la Direction et de la Présidence du conseil d’Orange Guinée et des représentants du Comité de Direction d’Orange Afrique et Moyen Orient.

Après la Tunisie, le Sénégal, l’Ethiopie, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Egypte, la Jordanie, Madagascar, le Maroc, le Libéria et le Botswana, c’est en Guinée, que le 13ème Orange Digital Center d’Afrique et du Moyen-Orient est inauguré.

D’une superficie de 600 m2, il réunit les 4 programmes stratégiques du groupe Orange, à savoir : une Ecole du Code, un atelier de fabrication numérique FabLab Solidaire, un accélérateur de start-up Orange Fab, ainsi qu’Orange Ventures Middle East and Africa (le fonds d’investissement du Groupe Orange qui investit dans les startups les plus prometteuses de l’Orange Digital Center).

L’ensemble de ces programmes sont gratuits et ouverts à tous. Ils vont de la formation des jeunes au numérique dont 90% sont pratiques, à l’accompagnement pour les porteurs de projets en passant par l’accélération de start-up et l’investissement dans ces dernières.

L’objectif est de démocratiser l’accès au numérique pour les jeunes, diplômés ou non diplômés

Fonctionnant en réseau, les Orange Digital Centers permettent un échange d’expériences et d’expertises d’un pays à l’autre et offrent une approche simple et inclusive pour renforcer l’employabilité des jeunes, encourager l’entrepreneuriat innovant et promouvoir le tissu numérique local.

Lancé officiellement ce jour, l’Orange Digital Center de la Guinée est déjà opérationnel pour accueillir plusieurs formations et événements numériques. De plus, Orange Guinée, en partenariat avec les universités, va former gratuitement les étudiants et déployer dans certaines universités des Orange Digital Center Clubs, extensions de l’Orange Digital Center dans les régions. Ceci vise ainsi à compléter le dispositif pour offrir au plus grand nombre l’accès aux nouvelles technologies et les aider à les utiliser pleinement.

Orange et la Coopération Allemande travaillent ensemble dans le cadre d’un partenariat de développement du « programme develoPPP », que la GIZ met en œuvre pour le compte du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). L’objectif est de concrétiser leur vision commune : favoriser l’employabilité des jeunes — et l’accès aux emplois des TIC pour les femmes et les jeunes filles — tout en soutenant la croissance durable et la transformation numérique du pays.

Cette initiative s’inscrit pleinement au cœur de notre engagement d’opérateur responsable et répond aux 6 objectifs de développement durable suivants : (ODD 4) une éducation de qualité, (ODD 5) l’égalité entre les sexes, (ODD 8) un travail décent et une croissance économique, (ODD 9) industrie, innovation et infrastructures, (ODD 10) inégalités réduites et (ODD 17) partenariat pour la réalisation des objectifs.

Alioune Ndiaye, Président du Conseil d’Administration d’Orange Afrique et Moyen- Orient, indique : « C’est un honneur pour moi d’inaugurer notre 13e Orange Digital Center aujourd’hui en Guinée, qui fait partie d’un réseau de 32 Orange Digital Centers qui seront déployés non seulement en Afrique et au Moyen-Orient, mais aussi en Europe d’ici 2023. L’objectif est de démocratiser l’accès au numérique pour les jeunes, diplômés ou non diplômés, leur donner accès aux dernières compétences technologiques pour renforcer leur employabilité, et les préparer aux emplois de demain. »

Frank Lütje, Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République fédérale d´Allemagne en République de la Guinée constate : « Le futur de la Guinée, c’est la jeunesse – et le numérique est le futur du monde. Cette initiative vise à renforcer l’accès des jeunes au marché du travail ainsi qu’à l’entreprenariat afin qu’ils puissent contribuer pleinement à un meilleur futur pour leurs générations et la Guinée dans son ensemble. »

Ousmane Boly Traoré, Directeur Général d’Orange Guinée déclare : « Il est important pour nous de faire en sorte que les jeunes soient non seulement compétitifs sur le marché de l’emploi, mais qu’ils puissent également trouver les ressources nécessaires pour se former aux nouvelles technologies, entreprendre et à leur tour, créer de l’emploi. Orange Digital Center est un des éléments de réponse inscrit dans la stratégie du groupe Orange, pour permettre aux jeunes de faire face à ce besoin. Il s’agit d’un écosystème unique dédié au développement des compétences numériques et à l’innovation. C’est un espace de vie, de réflexion pour des projets qui sont amenés à grandir et aller le plus loin possible. »

Où est l’argent pour le climat ?

Où est l’argent pour le climat ? Un appel à la transparence des financements lors de la COP27

Lorsque les dirigeants du monde entier évoquent en Égypte à l’occasion de la 27e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, une question sera dans tous les esprits : où est l’argent ?

C’est une question pertinente. Les pays en développement ont besoin d’au moins 1 700 milliards de dollars par an d’ici à 2030 pour financer leur action climatique et leur transition vers un avenir sobre en carbone.  La mobilisation de ces fonds est l’un des grands enjeux d’aujourd’hui. 

Le paysage est brouillé par un ensemble disparate d’engagements climatiques et d’annonces réchauffées. Il est difficile, voire impossible, de savoir ce qui se passe ensuite. Ce manque de visibilité est d’autant plus nébuleux que les engagements sont basés sur des objectifs qui se situent au-delà de notre vivant. 

Lorsque je demande aux dirigeants politiques et d’entreprise où en sont les contributions annoncées en faveur de l’action climatique, leurs réponses sont rarement assez précises et concrètes pour avancer réellement sur ce front. 

Même les grands utilisateurs de données comme moi ont du mal à discerner d’où vient réellement l’argent nécessaire pour répondre à l’urgence climatique aujourd’hui, sans parler de la destination de ces fonds et de leur utilisation. 

Pour mobiliser des ressources publiques, privées, concessionnelles et commerciales à grande échelle — et s’assurer qu’elles sont acheminées vers les pays, les secteurs, les projets et les populations de manière à avoir un effet tangible — il faut une transparence et une redevabilité beaucoup plus grandes. 

Or, à l’heure actuelle, personne ne maîtrise suffisamment les chiffres de base. Il est donc beaucoup plus difficile de veiller à ce que les pays pauvres disposent des ressources nécessaires pour faire face à une crise dont ils ne sont pas responsables. 

En permettant aux populations, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables, de savoir combien d’argent est versé et comment elles peuvent en bénéficier, on pourrait renforcer l’adhésion et combattre le scepticisme  et la lassitude aux annonces qui accompagnent souvent les grandes conférences internationales. Cela pourrait également améliorer la confiance et inciter à investir davantage. 

Au cours de mes trente et quelques années de carrière dans le développement international, j’ai pu constater l’importance de la transparence dans ces types d’interventions. Je pense notamment aux efforts menés il y a une génération pour promouvoir une plus grande transparence de l’aide, à l’Initiative des pays pauvres très endettés que j’ai dirigée pour la Banque mondiale dans les années 1990, ou encore à l’action lancée au début des années 2000 pour améliorer la transparence des recettes des industries extractives. Plus récemment, le débat s’est tourné vers la transparence de la dette. 

Cette fois-ci, la menace est existentielle. L’action mondiale en faveur du climat est au point mort. Les conséquences de l’inaction dans les pays en développement sont inimaginables. 

Si la COP27 est le passage des promesses à la mise en œuvre — et du discours à l’action — toutes les sources publiques et privées de financements climatiques doivent accepter de publier leurs données.  Chaque annonce faite ce mois-ci à Charm el-Cheikh devrait être suivie, lors de la COP de l’année prochaine, d’un rapport facile à consulter et à comprendre pour tout le monde, des banquiers au grand public. C’est la seule façon de mettre chacun devant ses responsabilités face au défi du financement climatique. 

La transparence fait partie intégrante des activités du Groupe de la Banque mondiale. C’est pourquoi nos chiffres sont rendus publics, à l’instar du montant record de 31,7 milliards de dollars que nous avons apporté l’année dernière aux pays en développement au titre de l’action climatique, tant pour l’adaptation que pour l’atténuation. Environ 13,5 milliards de dollars sont allés aux pays les plus pauvres du monde, 12,9 milliards de dollars ont été consacrés à l’adaptation et 5,2 milliards de dollars ont été entièrement versés sous forme de dons. 

Nous publions également de nouveaux diagnostics dans le cadre de nos rapports nationaux sur le climat et le développement, qui rassemblent de nouvelles données et analyses plus approfondies, et recensent les besoins, les difficultés et les priorités de chaque pays. Nous avons récemment publié ces rapports pour près de 15 pays, dont la Chine, le Népal, le Rwanda, le G5 Sahel, la Turquie et le Viet Nam. De nombreux autres seront publiés dans les semaines à venir. 

Les progrès dans la lutte contre le changement climatique ne doivent pas rester un objectif inaccessible. Prendre des mesures concrètes pour améliorer la transparence des financements climatiques est un moyen simple de nous rapprocher de nos objectifs  — et de faire en sorte que les populations pauvres et vulnérables ne continuent pas à subir les effets les plus graves du changement climatique. 

Avec la Banque Mondiale

Connecter, former, accompagner : le leitmotiv de Huawei en Afrique

Femmes numérique et éducation en Afrique
Femmes numérique et éducation en Afrique

Aux lendemains de la pandémie de la COVID-19, l’Afrique numérique est devenue plus que jamais une réalité. Les populations des États africains sont désormais des millions de plus à avoir intégré l’usage des services numériques dans leurs habitudes et transactions du quotidien.

Pour cause, l’année 2021 fut une année record en matière d’investissements et notamment dans la fintech africaine, afin de répondre aux besoins des populations qui demeurent encore majoritairement non-bancarisées sur le continent. Ainsi, les start-ups africaines ont enregistré un record de 5,2 milliards de dollars en capital risque sur l’année 2021[1], dont les deux-tiers ont été dédiés aux fintech[2].

Ces efforts en matière d’investissements sont indispensables mais seraient vains si les acteurs de l’écosystème n’étaient pas pleinement mobilisés pour accompagner les États dans leur transition numérique. L’Afrique est en plein essor et le numérique offre aux structures économiques et gouvernementales une occasion d’insuffler un nouvel élan de croissance sur le continent en s’appuyant sur la digitalisation des secteurs industriels et des secteurs publics.

L’amélioration et la modernisation des infrastructures permettant la connectivité est le premier chantier des partenaires de la transition numérique en Afrique

Au cours de la dernière décennie, la capacité de la bande passante internationale entrante sur le continent africain a été multipliée par plus de 50 – permettant ainsi à près de 58% de la population de vivre dans une zone couverte par le réseau 4G[3]. La multiplication des usages numériques durant et après la crise de la COVID-19 a, cependant, souligné l’importance d’améliorer les capacités des réseaux existantes. La connectivité dans l’Afrique de demain devra, en effet, pouvoir absorber les besoins des usages les plus gourmands en données ; la croissance impressionnante du trafic de data sur le continent étant tout particulièrement la conséquence de la forte croissance démographique couplée aux nouveaux usages du numérique accélérés par la crise sanitaire.

Pourtant, la plupart des données des pays africains sont hébergées à l’étranger. En effet, seuls 1,3% des data centers mondiaux sont aujourd’hui localisés en Afrique et 40 des 80 data centers africains sont situés en Afrique du Sud[4].

Mobilisé depuis plus de 20 ans sur le continent, Huawei s’investit continuellement afin de favoriser et d’accompagner le développement de la connectivité sur le continent et ainsi faire en sorte que les populations soient en mesure de saisir les nombreuses opportunités qui découlent de l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Réseaux, cloud et informatique doivent fonctionner de pair afin de parvenir à pleinement faire émerger le potentiel numérique africain.

C’est tout le sens de l’ambition démontrée à l’occasion du dernier Huawei Corporate Sustainable Développement Forum qui s’est tenu le 23 novembre dernier à Shenzhen, au cours duquel Huawei a notamment signé un engagement mondial afin de rejoindre l’alliance numérique Partner2Connect de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), celui-ci visant à apporter la connectivité d’ici 2025, à quelques 120 millions de personnes vivant dans les zones reculées dans plus de 80 pays.

L’alliance Partner2Connect a été lancée à New York en mars dernier afin de sceller la mobilisation des partenaires privés envers le développement de la connectivité dans les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement frappés par l’extrême pauvreté.  

Former et accompagner : préparer les communautés au sursaut numérique de l’Afrique

Les bénéfices du numérique sur l’économie réelle, les investissements étrangers et l’écosystème entrepreneurial et industriel de façon générale n’est désormais plus à prouver. L’augmentation du taux de pénétration d’Internet et de facto, l’expansion de la connectivité dans les territoires induit de nombreux défis, tant culturels que techniques ou encore financiers. En effet, le principal frein au rayonnement numérique de l’Afrique peut tout d’abord venir du manque de préparation et d’acculturation numérique de la population.

Afin de faire face à l’accélération digitale de son pays et de pouvoir être en mesure de tirer les bénéfices des développements numériques à l’échelle de la région, voire du continent, il paraît fondamental d’appuyer des politiques publiques orientées vers l’accompagnement et la formation des citoyens.

D’après les derniers chiffres de l’OCDE, dans 37 pays africains étudiés, plus de 50% de la population n’a pas les moyens financiers de supporter le coût d’1 Go de données mobiles[5]. En outre, parmi les Africains habitant dans une zone couverte par le haut débit mobile, ils sont 52% à n’en pas faire usage, en partie en raison du coût[6]. Partant de ce constat, certaines entreprises ont décidé d’agir vite. C’est le cas d’Orange et de Safaricom.

Ces deux opérateurs ont respectivement annoncé des partenariats avec Google afin d’aider l’accès aux téléphones mobiles à travers des facilités de paiement par exemple. D’un point de vue plus structurel, les collaborations avec les gouvernements en Afrique abondent depuis des années afin d’intégrer le numérique au cœur des mécaniques et des systèmes d’apprentissage chez les plus jeunes. À titre d’illustration, afin de promouvoir une répartition équilibrée des ressources éducatives grâce au numérique, le ministère de l’Éducation nationale de Côte d’Ivoire et Huawei ont lancé en 2019 un partenariat pour co-construire le système d’E-éducation, un projet de réforme de l’éducation nationale. A la suite d’un partenariat de deux ans, le projet a permis la mise en place d’un système éducatif moderne et digital autour de deux solutions modulaires, la Smart Classroom et le Smart Campus.

De nombreux défis attendent encore l’Afrique malgré l’envolée numérique déjà palpable au sein des sociétés. À l’occasion du 18ème sommet de la Francophonie qui a débuté le 19 novembre dernier à Djerba en Tunisie, la connectivité et le numérique ont été invoqués comme leviers majeurs de développement et de solidarité[7].

La problématique de la création d’emploi dans le numérique reste, par exemple, un sujet prégnant sur le continent. Les nombreux programmes de formations spécialisées développés par les entreprises telles que Orange Côte d’Ivoire (Programme Orange Summer Challenge pour former les étudiants aux compétences de la Tech4Good) ou encore Huawei Northern Africa (la ICT Academy visant à parfaire les compétences en technologies de pointe des étudiants) sont autant d’initiatives qui participent à répondre aux évolutions du marché de l’emploi résultant de la transition numérique.

Bien que beaucoup reste encore à faire afin de promouvoir l’innovation, l’emploi et les progrès socio-économiques dans le but d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine dont l’aspiration première est d’établir une « Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable », l’action des acteurs publics et privés pour connecter, former et accompagner les populations se doit d’être louée et reconnue. Elle devra, dans les prochaines années, être au cœur du développement de l’économie numérique africaine.

Nul doute que les opérateurs et équipementiers opérant sur le continent avec le soutien des gouvernements, sauront se mobiliser pour faire de l’Afrique le hub numérique de ce siècle.

[1] « Les start-up africaines ont drainé un record de 5,2 milliards de dollars en capital risque en 2021 », E-Commerce Mag, avril 2022.

[2]  «Financial Inclusion Revolutionized By African Fintechs », Global Finance Magazine, mars 2022.

[3] « En Afrique, la numérisation de l’ensemble des secteurs économiques peut concourir à l’avènement d’un nouveau cycle de croissance post-COVID-19, selon un nouveau rapport », OCDE, janvier 2021.

[4] « Data centers en Afrique : Des opportunités post-Covid », Business France Tech, février 2022.

[5] « En Afrique, la numérisation de l’ensemble des secteurs économiques peut concourir à l’avènement d’un nouveau cycle de croissance post-COVID-19, selon un nouveau rapport », OCDE, janvier 2021.

[6] « Internet : 3 défis à relever pour le numérique africain en 2021 », Jeune Afrique, janvier 2021.

[7] « Sommet de la Francophonie : la connectivité face au défi de l’emploi », TV5 Monde Afrique, novembre 2022.

Les perspectives économiques axées sur la résilience climatique et la transition énergétique

Les énergies renouvelables en protection de l'environnement en Afrique
Les énergies renouvelables en protection de l'environnement en Afrique

Bien qu’elle compte 17 % de la population mondiale, l’Afrique ne représente que 3 % des émissions mondiales cumulées de gaz à effet de serre

« Pour réussir, les parties prenantes à la COP27 doivent vite s’atteler à combler les lacunes du financement climatique en Afrique – 108 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 -, prendre des mesures concernant le Fonds “pertes et dommages” et entamer des discussions sur les réformes de nature à adapter les flux des financements climatiques à la vulnérabilité climatique croissante des pays », telles sont les principales recommandations faites par l’économiste en chef par intérim et vice-président de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org), Kevin Urama lors de la présentation à la COP27 du rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2022 (http://bit.ly/34SdWUs).

Intitulé « Soutenir la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique », le rapport de la Banque souligne la menace croissante que font peser les changements climatiques sur les vies et les revenus des populations du continent. Il insiste sur la nécessité pour les pays africains de tirer parti des opportunités offertes par la transition verte et les changements climatiques.

Bien qu’elle compte 17 % de la population mondiale, l’Afrique ne représente que 3 % des émissions mondiales cumulées de gaz à effet de serre. Cependant, les changements climatiques et les phénomènes météorologiques extrêmes affectent sévèrement ce continent, avec de graves conséquences économiques, sociales et environnementales pour ses populations.

Les Perspectives économiques en Afrique indiquent que la pandémie de Covid-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine pourraient avoir des impacts dévastateurs à long terme pour le continent. D’ores et déjà, quelque 30 millions de personnes en Afrique ont basculé dans l’extrême pauvreté en 2021 et environ 22 millions d’emplois ont été détruits la même année à cause de la pandémie. Cette tendance pourrait se poursuivre au cours du second semestre de 2022 et en 2023.

Les perturbations économiques liées à la guerre russo-ukrainienne pourraient plonger 1,8 million de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2022. Cela pourrait atteindre 2,1 millions en 2023.

Au total, neuf des dix pays les plus vulnérables aux changements climatiques sont africains

Dans ce contexte, l’économiste en chef par intérim du Groupe de la Banque appelle l’ensemble des parties prenantes à la COP27 à prendre au sérieux la finance climatique et les transitions énergétiques justes en Afrique. « Honorer l’engagement de financement climatique annuel de 100 milliards de dollars, pris en 2009 par les pays à haut revenu envers les pays en développement, va contribuer à rétablir la confiance que nous prenons le changement climatique au sérieux, même si cela ne suffit pas », a déclaré Kevin Urama.

« Le Fonds africain de développement (http://bit.ly/3UplaHv), le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, constitue le véhicule idéal pour aider les pays fragiles et vulnérables aux changements climatiques à accéder aux financements climatiques. Ce choix peut aider à accélérer le rythme de l’action climatique dans ces pays, car le Fonds génère un effet de levier. Il quadruple les flux de financements apportés », a assuré le vice-président de la Banque.

« L’Afrique abrite la plupart des minéraux verts du monde : lithium, nickel, cobalt, manganèse, terres rares, cuivre, aluminium et minéraux naturels. Ces ressources lui offrent un énorme potentiel pour devenir le leader mondial sur les marchés émergents du développement résilient au climat », a ajouté M. Urama. « Pour y parvenir, il est essentiel de mettre en place des politiques pour sécuriser le déploiement des flux de capitaux privés. La poursuite des investissements dans les sources d’énergie à forte teneur en carbone présente des risques importants de perte d’actifs, car les technologies, les politiques et les marchés s’orientent de plus en plus vers la transition verte », a-t-il souligné.

Ce haut représentant de la Banque a, en outre, souligné l’importance de tenir compte des besoins financiers des pays africains pour soutenir la résilience climatique et la transition énergétique juste.

« Il est important d’avoir une conversation franche sur les pertes et les dommages auxquels les pays africains sont confrontés en raison des impacts du changement climatique », a souligné le vice-président Urama. « Le cadre de financement actuel de l’action climatique favorise les pays les plus résilients par rapport à ceux qui sont plus sensibles aux effets des changements climatiques. Cette répartition des ressources financières pour la lutte contre les changements climatiques est problématique. Elle pose de graves problèmes à l’Afrique », a-t-il souligné.

Au total, neuf des dix pays les plus vulnérables aux changements climatiques sont africains. En outre, l’impact des changements climatiques sur les vies et les revenus des populations du continent coûte déjà entre 5 et 15 % de la croissance annuelle du PIB africain par habitant.

L’édition 2022 des Perspectives économiques en Afrique (http://bit.ly/34SdWUs) propose des options politiques sur la base de données probantes afin de favoriser une croissance inclusive et un développement durable en Afrique, en renforçant la résilience climatique et une transition énergétique juste.

Véhicules électriques : des bénéfices sur l’économie et l’environnement

Véhicules électrique Afrique
Véhicules électrique Afrique
  • Si les véhicules électriques de transport de passagers sont largement acceptés sur de grands marchés comme la Chine, les États-Unis et l’Europe, ils ne pénètrent que lentement sur ceux des pays en développement.
  • Une étude portant sur vingt de ces pays en Afrique, en Asie, dans les Caraïbes, en Océanie, en Europe et en Amérique du Sud montre que la mobilité électrique procurerait des bénéfices économiques à plus de la moitié d’entre eux.
  • Ces bénéfices pourraient être substantiels malgré le coût d’achat élevé des véhicules électriques (VE), car ceux-ci – du deux-roues au bus – sont moins chers à utiliser et à entretenir que les véhicules thermiques.

Inventés il y a plus d’un siècle, les véhicules électriques de transport de passagers sont désormais considérés comme un moyen de limiter les émissions de carbone dans de grands marchés comme la Chine, les États-Unis ou l’Europe. Mais dans les pays à revenus faibles ou moyens, la transition vers la mobilité électrique est lente, dans une large mesure à cause des réticences que suscite le coût initial. Un nouveau rapport de la Banque mondiale présente de solides arguments économiques en faveur de l’adoption des véhicules électriques dans les pays en développement. Les bénéfices soulignés sont notamment l’amélioration de la santé publique, la décongestion du trafic automobile urbain et la réduction de la dépendance vis-à-vis de coûteuses importations de carburants fossiles.

À la suite d’une étude menée sur vingt pays d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes, d’Océanie, d’Europe et d’Amérique du Sud, le rapport Economics of Electric Vehicles for Passenger Transportation établit que pour plus de la moitié d’entre eux, l’adoption de la mobilité électrique serait économiquement profitable. Dans certains de ces pays, les frais d’entretien des VE, moins élevés, suffisent à justifier leur surcoût à l’achat. Dans d’autres, les VE ne deviennent intéressants du point de vue économique que lorsque l’on comptabilise leurs avantages pour l’environnement. Les pays où l’adoption des VE se justifie le plus sont ceux où la voiture n’est pas prédominante dans la culture des transports, qui sont importateurs nets de pétrole ou qui disposent d’un parc de véhicules à bas coût.

Les avantages financiers procurés peuvent être substantiels, même si l’on tient compte des coûts d’achat, qui sont de 70 % à 80 % supérieurs à ceux des véhicules à carburant fossile. En effet, les VE, du scooter à deux roues au bus, sont moins chers à utiliser et à entretenir. Les économies en frais d’entretien représentent à elles seules jusqu’à 5 000 dollars sur la durée d’existence d’un VE, ce qui compense largement le coût plus élevé de sa consommation électrique. En outre, de nombreux pays à revenus faibles ou moyens (LMIC) taxent les produits pétroliers alors qu’ils subventionnent l’électricité, ce qui rend les économies procurées par les VE encore plus importantes.

Comme pour beaucoup d’autres aspects de la transition mondiale vers des transports plus sobres en carbone, il faut adapter les solutions aux besoins de chaque marché. Par exemple, dans la région africaine du Sahel, où la Banque mondiale œuvre déjà à faire progresser la mobilité électrique, il conviendrait sans doute d’électrifier en priorité les scooters à deux roues et les cyclopousses et rickshaws à trois roues plutôt que les véhicules particuliers à quatre roues, ainsi que les bus, moyen efficace d’acheminer les usagers vers leur destination quotidienne. Dans de nombreuses villes africaines en expansion, le bus à haut niveau de service (ou BRT, Bus Rapid Transit) pourrait ouvrir la voie vers une réduction encore plus importante des dépenses et des émissions de carbone.

La même solution pourrait s’appliquer en Inde, où plus de 70 % du total des kilomètres parcourus le sont en deux-roues. L’adoption de la mobilité électrique sera déterminante pour réduire la pollution atmosphérique dans ce pays, où se trouve la moitié des villes les plus polluées du monde. De plus, elle limitera la forte dépendance de l’Inde vis-à-vis des importations de pétrole, tout en stimulant son développement industriel. Comme en Afrique, ce sont probablement les deux-roues privés et les trois-roues publics qui traceront la route vers l’électrification du parc indien. Par ailleurs, un modèle permettant l’échange des batteries diminuerait le coût à l’achat et augmenterait la durée d’utilisation des VE dans les entreprises qui, comme c’est souvent le cas, assurent un service 24 heures sur 24.

Il est urgent de réduire les émissions produites par les transports et il faut pour cela mobiliser tous les moyens à notre disposition pour décarboner ce secteur, dont notamment la mobilité électrique. Pour les pays en développement, la question aujourd’hui n’est plus de savoir “si” mais plutôt “comment” et “quand” il faut engager cette transition.

Cecilia M. Briceno-Garmendia

Économiste principale au pôle Transports de la Banque mondiale et auteure principale du rapport

La pollution pourrait également inciter au passage à la mobilité électrique dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, où les confinements urbains et la moindre utilisation des véhicules thermiques pendant la pandémie de COVID-19 se sont traduits par une amélioration de la qualité de l’air au Caire, à Riyad, à Beyrouth, à Djeddah et à Bagdad, entre autres agglomérations. Dans le cadre du projet de Gestion de la pollution atmosphérique et du changement climatique du Grand Caire, il est envisagé la création d’une flotte de bus électriques et des infrastructures adéquates. Dans le même temps, l’équipe Infrastructures MENA de la Banque mondiale étudie les questions techniques, administratives et financières d’un développement de la mobilité électrique dans la région, en centrant dans un premier temps son examen sur l’Égypte, le Maroc et la Jordanie.

La mobilité électrique progresse non seulement sur la route mais aussi sur le rail urbain, comme à Buenos Aires, où des prêts de la Banque mondiale, pour un total dépassant 900 millions de dollars, sont consacrés à l’électrification et à l’amélioration de deux lignes essentielles : l’une dessert certains des quartiers à faibles revenus, les plus vulnérables, tandis que l’autre relie des banlieues du nord et de l’ouest au quartier d’affaires, dans le centre de la capitale.

Ces projets ont pour but d’assurer des liaisons plus rapides, plus fréquentes et plus sûres, ce qui représente un progrès important pour les passagères, plus tributaires que les hommes des moyens de transports publics ou informels. En effet, près des trois quarts des utilisatrices quotidiennes des transports publics déclarent ne pas s’y sentir en sécurité. Nombre d’améliorations répondent précisément à ces attentes : éclairage rénové et plus lumineux, caméras de sécurité et postes d’urgence. Outre ses avantages pour les usagers, le projet d’électrification permettra la transition du diesel à l’électricité sur une ligne, ce qui réduira les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports. L’amélioration des infrastructures visera aussi à résister aux conditions météorologiques extrêmes et autres risques climatiques.

« Il est urgent de réduire les émissions produites par les transports et il faut pour cela mobiliser tous les moyens à notre disposition pour décarboner ce secteur, dont notamment la mobilité électrique, affirme Cecilia M. Briceno-Garmendia, économiste principale au pôle Transports de la Banque mondiale et auteure principale du rapport. Pour les pays en développement, la question aujourd’hui n’est plus de savoir “si” mais plutôt “comment” et “quand” il faut engager cette transition. »


Tour d’horizon de l

Congo le poumon de l’Afrique #COP27

Vue aérienne du Gabon
Vue aérienne du Gabon

Plongez au cœur du bassin du Congo avec la Banque Mondiale

Les éléments clés :

  • S’étendant sur six pays, le bassin du Congo est le plus grand puits de carbone au monde.
  • Avec la COP-27 de l’Afrique, des voix centrafricaines appellent à l’adaptation.

  • Écoutez les voix des champions locaux du climat dans un voyage immersif en RV dans le Bassin du Congo.
  • En collaboration avec les gouvernements, des initiatives régionales comme le Fonds bleu pour le bassin du Congo et des partenaires tels que l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale, le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), le Programme d’investissement forestier, le Fonds pour l’environnement mondial, PROGREEN et REDD+, la Banque mondiale s’engage à soutenir un développement intelligent des forêts dans le Bassin du Congo, en plaçant les populations à son centre.

Connu comme le « poumon de l’Afrique », le bassin du Congo est le plus grand puits de carbone au monde, absorbant plus de carbone que l’Amazonie

S’étendant sur six pays, sa forêt tropicale assure la sécurité alimentaire et constitue une planche de salut essentielle pour les populations autochtones et locales, ainsi qu’un habitat crucial pour les espèces menacées.

La préservation des forêts du bassin du Congo est vitale non seulement pour l’avenir de l’Afrique, mais aussi pour celui du monde entier. Les efforts mondiaux visant à lutter contre les effets du changement climatique et la perte de biodiversité dépendront de la préservation de cet écosystème riche et luxuriant. Le Gabon absorbe chaque année des émissions de carbone équivalentes à un tiers du total annuel de la France. La République du Congo absorbe à elle seule 1,5 % de l’ensemble des émissions annuelles de carbone dans le monde.

Cependant, la région est de plus en plus menacée par la déforestation, la dégradation de l’environnement, l’augmentation de la population et l’impact du changement climatique. Environ 575 000 Congolais vivent dans des zones forestières et dépendent de cet écosystème fragile pour leur subsistance, ce qui met à rude épreuve la protection de la biodiversité. Au Cameroun, la sécurité alimentaire, la dégradation des sols et les sécheresses exacerbent les conflits liés à la raréfaction des ressources naturelles.

Des actions climatiques sont nécessaires pour aider les pays du bassin du Congo à poursuivre un développement vert, résilient et inclusif qui leur permette de préserver leurs ressources naturelles tout en maintenant les moyens de subsistance et en stimulant la diversification économique. 

Bienvenue dans le bassin du Congo
Comment explorer les étapes : 
https://wbgxr.worldbank.org/congobasin/fr/index.html


The World Bank

Rencontrez des militants du climat, des agriculteurs, des pêcheurs et des partenaires pour entendre leurs histoires d’adaptation et de résilience dans un voyage immersif dans le Bassin du Congo. Découvrez les nombreuses façons dont la Banque mondiale et ses partenaires mettent en œuvre des approches innovantes pour relever ces défis, qu’il s’agisse d’adopter des pratiques agricoles intelligentes face au climat au Cameroun, d’améliorer les activités de gestion forestière en République du Congo ou de protéger la biodiversité dans les zones humides du Gabon. Ce sont les champions locaux qui œuvrent pour que ce cœur battant du monde continue de prospérer pour les générations à venir.

Nestlé devient partenaire du prix Africa Food Prize

Nestlé Africa Food Prize
Nestlé Africa Food Prize

Nestlé devient partenaire du prix « Africa Food Prize » pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience au changement climatique

Doté d’un montant total de 100 000 USD le prix « Africa Food Prize » sera attribué à des personnes et des institutions qui font figure de pionniers en matière de transformation des systèmes agricoles et alimentaires

Nestlé devient partenaire de l’ « Africa Food Prize ». Ce partenariat a pour objectif de contribuer à accélérer la transformation des systèmes alimentaires en Afrique, renforcer la sécurité alimentaire sur le continent, et assurer une plus grande résilience face au changement climatique.

Doté d’un montant total de 100 000 USD le prix « Africa Food Prize » sera attribué à des personnes et des institutions qui font figure de pionniers en matière de transformation des systèmes agricoles et alimentaires. Le prix met en lumière les initiatives agroalimentaires et des innovations technologiques qui peuvent être reproduites dans tout le continent afin d’augmenter la sécurité alimentaire, de dynamiser la croissance et le développement économique, et d’éliminer la faim et la pauvreté en Afrique. Le prix « Africa Food Prize » est présenté par AGRA (l’Alliance pour une révolution verte en Afrique), une institution basée en Afrique et dirigée par des Africains. Elle met les exploitants de petites plantations au centre de l’économie croissante du continent, ceci à travers la transformation d’une agriculture individuelle et de survie vers des entreprises agricoles prospères. AGRA a son siège social au Kenya et œuvre dans 15 pays africains.

Cette année, le Dr Eric Yirenkyi Danquah, un généticien des plantes du Ghana, a été le récipiendaire du prestigieux prix, présenté au cours du Sommet de l’AGRF (Forum sur la révolution verte en Afrique) qui s’est tenu en septembre à Kigali, au Rwanda. Le Dr Danquah a été récompensé pour son expertise et son leadership dans l’établissement du Centre d’amélioration des cultures en l’Afrique de l’Ouest (WACCI) et de son développement en un centre d’envergure mondiale pour la formation des phytogénéticiens en Afrique.

La contribution de Nestlé au Prix s’élève à 100 000 CHF qui seront remis en 2023. Une partie de cette contribution sera affectée au prix principal et une autre partie à une catégorie spéciale centrée sur les innovations pour l’avancée des systèmes alimentaires régénérateurs.

Remy Ejel, CEO de la zone Asie, Océanie et Afrique, Nestlé S.A. a déclaré : « La transformation de l’agriculture en une entreprise productive et durable est essentielle pour réduire la faim et améliorer à long terme les conditions de vies. Nous souhaitons appuyer et amplifier les efforts portant sur l’agriculture régénératrice et les systèmes alimentaires pour une meilleure productivité, une meilleure nutrition et de meilleurs revenus sur le continent africain. »

Le Docteur Agnes Kalibata, Présidente d’AGRA a déclaré : « Nous sommes heureux d’établir un partenariat avec Nestlé dans le but de récompenser l’excellence africaine en matière de systèmes alimentaires.  Le prix « Africa Food Prize » est l’occasion de mettre en avant les ingénieuses initiatives africaines, d’apprendre de celles-ci et de reproduire tout excellent travail qui nous rapproche des systèmes alimentaires durables, inclusifs et résilients. Le but est d’atteindre l’Objectif de Développement Durable no 2 des Nations unies : Éliminer la faim. »

Le partenariat de Nestlé portant sur ce prix s’appuie sur le travail de plusieurs années en Afrique visant à améliorer la nutrition et l’agriculture sur le continent. La société s’est employée avec succès à faciliter l’accès à une nutrition abordable (https://bit.ly/3fSUIYb) dans de nombreuses collectivités, par exemple, en enrichissant avec du fer ses bouillons Maggi (https://bit.ly/3TkaZ63) en Afrique centrale et de l’ouest. Elle a également fait œuvre de pionnière en matière d’exploitation laitière régénératrice grâce à l’établissement de la première ferme laitière nette zéro à Skimmelkran en Afrique du Sud (https://bit.ly/3EgXm3n).

Au début de 2022, Nestlé a lancé un innovant programme d’accélération des revenus (https://bit.ly/3G09EhG),  visant à traiter les risques du travail des enfants et à combler l’écart de revenu des communautés productrices de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. Nestlé a annoncé récemment un investissement de 1 milliard CHF d’ici 2030 pour son Plan Nescafé dans le but d’effectuer la transition vers une culture du café durable, notamment en Côte d’Ivoire.

Les inscriptions au prix Africa Food Prize sont évaluées par un comité de sélection se composant des plus grands dirigeants en systèmes alimentaires en Afrique. Les gagnants sont sélectionnés sur la base de résultats éprouvés et d’efforts progressifs.

Les candidatures au prix « Africa Food Prize » de l’an prochain seront acceptées à partir de janvier 2023 et les gagnants seront annoncés lors du Forum d’Africa Food Systems organisé par AGRF, qui se tiendra en septembre.

Cliquez ici (https://AfricaFoodPrize.org) pour obtenir plus de détails sur le prix Africa Food Prize.

Les thématiques de la 6ème édition d’EMERGING Valley

Emerging Valley
Emerging Valley

La 6ème édition d’EMERGING Valley, sommet international dédié à l’innovation africaine, se tiendra le mardi 29 novembre 2022 dans le cadre majestueux du Palais du Pharo à Marseille. Plus de 2000 participants, 150 startups et 50 investisseurs venus de 70 pays sont attendus. L’évènement est ouvert à tous, gratuitement, sur simple inscription sur le site officiel d’EMERGING Valley.

Fondé à Marseille par Samir ABDELKRIM, auteur de l’ouvrage « Startup Lions, au cœur de l’African Tech » et placé en 2018 et en 2021 sous le Haut-Patronage du Président de la République Emmanuel MACRON, EMERGING Valley s’est imposé en quelques années comme le Sommet international où se réunissent les acteurs clés de la tech et de l’entrepreneuriat innovant venus d’Afrique et d’Europe.

EMERGING Valley dévoile aujourd’hui les premières têtes d’affiches confirmées ainsi que les premières informations disponibles sur les thématiques qui seront traitées lors de cette 6ème édition.

Des premiers speakers confirmés parmi les plus grands acteurs de l’innovation Afrique-Europe

Parmi les speakers inspirants et de très haut niveau qui seront présents à la 6ème édition d’EMERGING Valley, sont d’ores et déjà confirmés :

  • Son Excellence Monsieur Yacine EL-MAHDI OUALID – Ministre de l’Economie et de la Connaissance, des Start-ups et des Micro-Entreprises de l’Algérie.
  • Monsieur Ibrahima GUIMBA-SAIDOU – Président de l’Agence Nationale des Systèmes d’Information du Niger/
  • Son Excellence Monsieur Daniel SCHAER – Ambassadeur itinérant pour la Coopération Économique avec l’Afrique, Ministère des Affaires Etrangères, République d’Estonie.
  • Valérie VERDIER, Présidente-Directrice Générale de l’Institut de Recherche pour le Développement
  • Madame Marième DIOP – Directrice Afrique Francophone – International Finance Corporation – Banque Mondiale.
  • Madame Mareme DIENG – Lead, Africa – 500 Global.
  • Madame Birame SOCK – Fondatrice & CEO de Kwely Inc.
  • Madame Karima EL HAKIM – Country Director – Plug and Play Tech Center, Egypte.

De la souveraineté numérique à l’impact du COVID-19, EMERGING Valley met à l’honneur, année après année, les sujets brûlants de l’actualité numérique internationale tels qu’ils sont vécus sur le terrain, par les acteurs de l’innovation Afrique-Europe. En 2022, le programme sera emmené par deux thématiques centrales qui dynamiseront l’ensemble des sujets : la Co-innovation Europe-Afrique et la Souveraineté, qu’elle soit digitale, alimentaire ou énergétique.

• Souveraineté énergétique et digital : Velléités d’autonomie et d’autosuffisance énergétique, préférence citoyenne pour le local et les renouvelables : comment assurer une sécurité énergétique « propre » grâce aux innovations numériques venues d’Afrique, tout en s’adaptant aux perturbations géopolitiques qui bouleversent les mix énergétiques établis ? En partenariat avec l’Agence française de développement, cette réflexion sera nourrie de nombreux éclairages du terrain, portés par des start-ups innovantes.

• Souveraineté alimentaire et agritech : Dans un contexte géopolitique et climatique instable où les pénuries menacent, comment répondre aux enjeux d’alimentation et de nutrition pour les populations d’Afrique et du monde à travers l’Agritech ? Étroitement liée aux questions des ruptures d’approvisionnement et de la souveraineté alimentaire, cette thématique est portée par le Conseil Départemental des Bouches du Rhône, qui veut faire du territoire provençal un véritable laboratoire d’innovation au service de solutions durables.

• Co-innovation Europe-Afrique : Plus que jamais, l’actualité met en exergue l’importance des alliances et des partenariats : face à des défis communs, comment renforcer encore le Partenariat Europe-Afrique pour co-construire ensemble des solutions régaliennes et défendre notre souveraineté ? Des programmes ambitieux ont été initiés en matière digitale, dans les domaines de la Recherche ou du Spatial, qui demandent à être densifiés. La Métropole Aix-Marseille est à l’initiative de cette réflexion centrale.

• Villes Neutres pour le Climat : Lauréate du label européen « 100 villes neutres en carbone d’ici 2030 », Marseille sera plus que jamais en 2022 le territoire de convergence de l’engagement écologique Afrique-Europe ! Relevons avec la Ville et ses homologues africaines les défis du XXIe siècle en mettant l’agilité et l’innovation entrepreneuriale au service de la décarbonation, de l’Économie Sociale et Solidaire et du rayonnement des bonnes pratiques entre nos deux rives. En partenariat avec la Ville de Marseille.

Mais aussi des sujets au cœur de l’ADN d’EMERGING Valley :

• Ville informelle et solutions digitales : Face à la raréfaction des ressources, à l’urgence climatique et à la poussée démographique, la technologie digitale peut être un outil de régulation pour la ville africaine afin de structurer l’informel, récupérer des gisements de croissance, et lever des freins à l’investissement. Consciente que l’Afrique dispose déjà de solutions que les territoires français sont en train d’expertiser sur leurs propres projets, Euroméditerranée propose, à travers cette plénière, de mettre en lumière les rapprochements en cours illustrés par des exemples inspirants issus de la tech africaine. 

• Financement de l’innovation : Alors que la tech mondiale subit de plein fouet les revirements de la finance internationale et que les investissements se tarissent à grande vitesse, quels impacts pour la startup scène africaine ? Tour d’horizon des nouveaux programmes et des business qui montent par les experts du secteur, tandis que pour la 6ème année consécutive, les entrepreneurs à impact du Social & Inclusive Business Camp – programme impulsé par l’Agence française de développement – seront présents sur l’évènement pour renforcer leur réseau et pitcher leurs projets issus des quatre coins du continent !

•  Co-innovation en matière de E-Santé : Après le saut des consciences imposé par la pandémie, le bond des coopérations au travers des interdépendances et de la solidarité numérique entre l’Afrique et l’Europe sur les questions médicales et sanitaires. En partenariat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence.

• Innover en Provence : Innover depuis le Territoire vers l’Afrique ou du continent vers Marseille : parole aux porteurs de projets qui innovent entre nos deux rives et panorama des structures d’accompagnement du Territoire, à l’initiative pour renforcer Aix-Marseille comme hub de l’innovation sur l’axe Euro-Med-Afrique !

Et des thématiques inédites et en plein envol :

• E-Sport : À l’heure où la France s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques, comment réconcilier pratiques physique et digitale ? Le CD13 s’engage dans la réflexion en mettant à l’honneur l’expertise du Territoire, qui s’illustre en la matière avec des structures de premier plan, au rayonnement international et qui s’exportent sur le continent.

Autres temps forts, EMERGING Valley 2022 accueillera deux prix prestigieux :

• Prix MED’INNOVANT AFRICA : après une pause en 2020 liée à la crise de la COVID-19, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée relance la troisième édition du concours MED’INNOVANT AFRICA « La ville informelle, innover pour des territoires durables méditerranéens et africains ». La cérémonie de remise des prix aura lieu le 29 novembre 2022 sur le Main Stage d’EMERGING Valley.

• Provence Africa Connect : troisième édition du prix Provence Africa Connect, qui récompensera un entrepreneur du territoire Aix-Marseille-Provence développant un projet exemplaire pour l’Afrique.

Samir ABDELKRIM déclare : « le compte à rebours pour la 6ème édition de notre Sommet EMERGING Mediterranean est lancé ! Nous sommes impatients d’y être et de nous nourrir des échanges inspirants entre nos différents speakers venus de toute l’Afrique mais aussi du monde entier. Plus que jamais, la co-innovation au service des Tech for Good est nécessaire et EMERGING Valley démontrera à nouveau comment l’Europe et les autres continents peuvent s’inspirer de l’innovation africaine, avec en toile de fonds des enjeux clés de notre société : la souveraineté énergétique, la souveraineté alimentaire, l’inclusion ou encore le respect de la biodiversité.’ Nous donnons rendez-vous le 29 novembre, à toutes personnes intéressées par ces sujets, et espérons voir le nombre de participants encore plus nombreux que pour les années précédentes. »

EMERGING Valley rappelle qu’il est possible de suivre gratuitement toutes les sessions de l’évènement sur simple inscription : https://www.online-emergingvalley.co

A propos d’EMERGING Valley

Créé en 2017 à Aix-Marseille-Provence, le nouveau Hub des innovations émergentes entre l’Europe et l’Afrique, EMERGING Valley est le sommet international qui attire en Provence les investisseurs, les startups africaines et les écosystèmes numériques africains et émergents qui veulent renforcer leur attractivité à l’internationale, développer leurs relations business et accélérer leur impact à l’échelle globale par la co-innovation.

AXIAN lance New Energy Africa la nouvelle filiale énergies renouvelables

New Energy Africa AXIAN
New Energy Africa AXIAN

Le groupe panafricain AXIAN renforce son pôle Energy en créant NEA (New Energy Africa), sa nouvelle filiale pour développer les énergies renouvelables d’aujourd’hui et de demain à travers le continent.

NEA (NEW ENERGY AFRICA), UNE RÉPONSE IMMÉDIATE À L’URGENCE ÉNERGÉTIQUE EN AFRIQUE.

À ce jour, 43 % de la population africaine n’a pas accès à l’électricité, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). NEA (New Energy Africa) contribuera à répondre à l’urgence énergétique du continent et aura pour ambition de devenir un acteur majeur des énergies propres, décarbonées pour accélérer l’inclusion énergétique. La priorité sera donnée à l’exploitation d’infrastructures énergétiques durables et innovantes.

NEA (NEW ENERGY AFRICA) NAÎT DU RAPPROCHEMENT DE L’ENSEMBLE DES ACTIVITÉS DU GROUPE DANS LE SECTEUR DES ÉNERGIES RENOUVELABLES ET PROPRES.

NEA  (New  Energy  Africa)  s’appuie  sur  des  ressources  locales,  une  expertise  interne,  et  une capacité d’accompagnement tant en ingénierie, en exploitation, qu’en maintenance.

NEA utilisera le savoir-faire de ses filiales et leur expérience démontrée en matière de développement de projets d’énergie renouvelable pour les utilities et le C&I, de gestion d’opérations et maintenance, et d’asset management.

NEA (NEW ENERGY AFRICA), PANAFRICAINE DÈS SON LANCEMENT.

Pour  son  lancement,  NEA  (New  Energy  Africa)  prend  ancrage  à   Madagascar  et  au  Sénégal. D’utres implantations sont à l’étude dans de nouvelles géographies afin de contribuer au développement des énergies renouvelables sur le continent et participer ainsi directement à l’inclusion énergétique ainsi qu’au développement social et économique local.

DES PROJETS IMPACTANTS ET OPÉRATIONNELS

A Madagascar, NEA Ambatolampy est avec 40 MW et 5mwh de batteries la plus grande ferme solaire de l’océan Indien.

NEA Menabe et NEA Sava, installées dans 2 régions de Madagascar, exploitent quatre centrales hybrides innovantes avec des puissances allant de 2 à 5MW.

NEA Sénégal accompagne le port minéralier de Bargny Sendou dans le cadre du projet Minersol. Ce projet est en cours de construction. Il s’agit d’une centrale solaire sur 14 hectares, avec plus de 35 000 panneaux photovoltaïques pour une production d’énergie renouvelable de plus de 15MW.

« NEA incarne l’engagement d’AXIAN à proposer un partenaire de référence au service du new deal énergétique Africain en proposant une approche globale, audacieuse et innovante. »  , Benjamin Memmi, CEO AXIAN Energy.

NEA New Energy Africa AXIAN
NEA New Energy Africa AXIAN

La plateforme DO4Africa fait un focus sur 12 startups spécialisées dans la finance

C’est un des usages majeur pour les startups dans le déploiement de leurs solutions et de marchés en Afrique : l’économie et la finance.

– Comment piloter ses dépenses et ses ressources ?
– Quelles solutions pour piloter les paiements, les commissions des partenaires et ce via les plateformes numériques, les mobiles ancienne génération, les smartphones et les laptops.
– Comment disposer d’interface de paiement avec des fonctionnalités internationales et en règles avec les législations locales des différents pays ?
– Permettre de proposer des services en synergie avec les offres techniques et financières avec de l’assurance, de l’épargne ou du microcrédit.
– Connecter les services dans les zones rurales avec la finance inclusive : mobile money mais aussi systèmes de collectes comme les tontines, de partage ou de mutualisation de financements pour les entrepreneurs, les coopératives, les logisticiens…

DO4Africa en observatoire des solutions financières et économiques pour les startups

Do4Africa vous propose ici des focus sur des solutions déjà référencées sur la plateforme, plus de 441 startups sont identifiées dans la plateformes et accessibles via ce lien et en sélectionnant la bonne thématique de recherche : Les solutions et cas d’usages des startups africaines dans le financement.
Les startups non référencées peuvent s’inscrire sur ce lien : formulaire d’inscription pour les startups sur DO4Africa.org

Découvrez notre sélection de 12 startups sur la thématique économie et finance :


Motito PayLater : Application mobile pour le paiement de marchandise en plusieurs fois

« Paylater by motito » permet à ses utilisateurs de payer des biens et des services en plusieurs versements. L’utilisateur peut faire ses achats en ligne ou en magasin chez n’importe quel détaillant partenaire de Paylater et répartir le coût sur une période maximale de trois mois pour l’utilisateur. Il s’agit d’une petite marge de manœuvre supplémentaire qui facilite les achats. La plateforme Pay later offre un crédit sans intérêt au point de vente.

Découvrez les 12 autres startups sur la plateforme DO4Africa.org en suivant ce lien

Proparco lance l’African Private Equity Fellowship

PROPARCO
PROPARCO

Proparco lance un programme de formation et de networking inédit, dédié aux investisseurs du continent. L’African Private Equity Fellowship propose ainsi à de jeunes professionnels talentueux de rencontrer leurs pairs et leurs aînés lors d’un “executive programme”, avec la collaboration des principaux fonds du continent, de France Invest et du Campus AFD.


Le Fellowship inclut notamment des temps d’échange avec des investisseurs emblématiques (Amethis, AfricInvest, Adenia…), des partages d’études de cas, un MOOC, du mentorat. Il réunira une cinquantaine de “Fellows” déjà actifs comme investisseurs sur le continent, désireux d’accélérer leur carrière, de monter en compétences et d’élargir leur réseau professionnel dans les métiers du Private Equity, du Private Credit ou du Venture Capital.

La première promotion du Fellowship débutera en janvier 2023 et durera six mois, avec notamment un webinaire toutes les deux semaines autour d’investisseurs ou d’experts. Les candidatures sont ouvertes dès à présent.

Pour postuler, suivez ce lien : https://www.africanpefellowship.com/.

“Il existe un réel besoin de formation dédiée à l’investissement en Afrique afin de permettre aux nouvelles générations d’investisseurs de gagner en connaissance, d’échanger entre eux et d’accélérer leur carrière”. Damien BRAUD, responsable de la division Private Equity – Afrique et Méditerranée chez Proparco.

Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’initiative Choose Africa. Il est animé par Proparco, en partenariat avec le Campus AFD et France Invest.

Investir dans les infrastructures, une priorité pour stimuler la compétitivité sur le continent africain

MainOne fibre connectivité Afrique
MainOne fibre connectivité Afrique

Le PIB du continent africain a enregistré une hausse de près de 7% en 2021, malgré une contraction de 1,6% en 2020, à la suite de la crise de la Covid-19[1]. A cette forte croissance économique s’ajoute une démographie aux chiffres vertigineux, la population devant doubler à l’horizon 2050 pour atteindre quelques 2,5 milliards d’habitants.

Pour soutenir cette croissance économique, démographique et l’urbanisation rapide qui s’en suivra, le développement des infrastructures apparaît dès lors comme essentiel. En effet, le développement et l’accès aux infrastructures, tant physiques que numériques, favorisant l’accès au haut débit et de facto, à la connectivité, conditionnera la réponse des États africains à un certain nombre d’enjeux dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’inclusion ou encore de l’économie, plus généralement.

Pour autant, d’après les estimations, environ 900 millions d’habitants sur le continent ne seraient toujours pas en mesure de se connecter à Internet[2], le déploiement d’infrastructures étant confronté à deux principaux obstacles : le manque de financements et une main d’œuvre faiblement qualifiée. Les investissements dans les infrastructures – physiques et numériques – apparaissent donc comme un enjeu crucial pour le développement socio-économique de l’Afrique, permettant d’accroître la productivité et de stimuler la compétitivité des entreprises, tout en assurant la résilience des populations.

Le numérique pour faire tomber les barrières physiques

L’Afrique souffre d’un déficit d’infrastructures (routes, chemins de fer, électricité, etc.). Selon un article publié en 2021 et citant le Forum Économique mondial, 44% de la population mondiale vivait en zone rurale et à peine un tiers d’entre elle vivait à moins de 2 km d’une route praticable en toute saison[3]. Le continent africain souffre également de cette dure réalité. Or, ce déficit infrastructurel constitue un blocage à l’expansion du commerce certes, mais également à l’accès aux soins, pour ne citer que ces deux exemples.

Selon la Banque africaine de Développement (BAD), des investissements oscillant entre 130 et 170 milliards de dollars étaient nécessaires en 2019 afin de permettre à l’Afrique de combler ce déficit[4]. La pandémie survenant quelques mois plus tard et dont les conséquences se font toujours ressentir, peu de chance que ce montant ait grandement diminué depuis lors. Or, les besoins sont urgents, que ce soit dans le secteur de la santé, de l’éducation, ou encore dans l’agriculture – pour répondre aux défis imposés par le réchauffement climatique -. L’absence ou la faiblesse des transports, d’électricité ou de services de télécommunications limitent considérablement la compétitivité et la productivité. La dimension stratégique des infrastructures dans la croissance socio-économique des pays et dans la résilience des populations n’est donc plus à démontrer, celles-ci se présentant dès lors comme l’alpha et l’oméga permettant au continent de réaliser son plein potentiel.

Le principal enjeu sera dès lors de lutter contre la fracture numérique entre les territoires urbains et ruraux afin de réduire les inégalités dans l’accès à la connectivité et ainsi favoriser l’inclusion. Il faudra également répondre à l’enjeu démographique, 30 millions de jeunes allant intégrer le marché du travail chaque année dans moins d’une dizaine d’années. La question des infrastructures sera une nouvelle fois au cœur de l’attention, celles-ci étant nécessaires pour accroître l’insertion de cette jeunesse aux marchés mondiaux. Cette partie de la population, dont l’ambition, le dynamisme et la créativité se doivent d’être valorisés et accompagnés, fait de plus en plus preuve d’innovation. Il s’agit là de répondre à un besoin identifié ou tout simplement de faire bouger les lignes dans une Afrique plurielle et en pleine mutation. Mais les infrastructures seront cruciales pour leur permettre de répondre à leur ambition. Ces dernières années, le numérique s’est alors progressivement imposé comme une réponse permettant de répondre à ces défis.

En faisant tomber les barrières physiques, les technologies de l’information et de la communication (TIC) seront dès lors en mesure d’être un pilier de l’économie non plus traditionnelle, mais désormais numérique. En Afrique, elle pourrait peser 180 milliards de dollars d’ici 2025 et jusqu’à 712 milliards de dollars dans moins de 30 ans, pour représenter 8,5% du PIB régional[5]. Ces chiffres ne seront réalisables que si le continent poursuit sa dynamique de connectivité et si les industries, tous secteurs confondus, parviennent à développer des projets prometteurs et transformateurs de l’économie.

L’accès aux technologies numériques reste cependant conditionné par l’accès généralisé à l’énergie. L’investissement dans les infrastructures énergétiques apparaît dès lors essentiel. Alors que la construction d’importants projets énergétiques tel que le projet de barrage Inga en République Démocratique du Congo, qui devrait permettre de satisfaire 40% des besoins énergétiques du continent[6], peinent à voir le jour par manque d’investissements, de nombreuses entreprises se sont emparées du sujet de l’électrification en investissant dans de plus petits projets afin de répondre aux besoins locaux. Des solutions telles que RuralStar déployée par le géant des télécoms Huawei, permettent ainsi à quelques 4,5 millions de personnes venant de plus de 1 000 villages d’avoir accès à la connexion. Déployé dans 10 pays africains, cette solution vise à mettre en œuvre une forme « d’autoroute réseau » au profit des zones reculées, afin que les habitants de ces dernières puissent avoir accès à la connexion, tout en réduisant considérablement les coûts de construction et de déploiement du réseau dans ces zones. En Côte d’Ivoire, l’opérateur de télécommunications MTN s’est également emparé du sujet en signant un partenariat avec la société d’énergie solaire hors-réseau Lumos, afin de fournir une électricité fiable à plusieurs millions de foyers. Si l’électrification du continent s’accélère suffisamment afin d’atteindre un taux de pénétration d’Internet de 75%, ce sont 44 millions d’emplois qui pourraient être créés[7].

Les infrastructures numériques, accélérateur de la compétitivité sur le continent africain

Afin que l’économie numérique pèse un poids plus important dans le PIB de l’Afrique, il est essentiel d’accélérer la numérisation du secteur public comme privé, en appliquant les nouvelles technologies que sont le cloud, l’Internet des Objets (IoT) ou encore l’intelligence artificielle (IA), essentielles afin de libérer le vaste potentiel du continent. Les industries ont de plus en plus recours aux technologies numériques pour améliorer et libérer leur productivité, dans un objectif de résilience et de flexibilité.

Plus particulièrement, le cloud offre de nombreuses opportunités sur le continent africain et permettra aux États, entreprises et organisations de prendre le chemin d’une ère entièrement connectée et intelligente. Lors du Huawei Connect 2022 à Bangkok, experts, partenaires et entreprises du monde entier se sont réunis pour échanger autour des moyens à mettre en œuvre afin de notamment promouvoir les infrastructures cloud sur le continent. Son utilisation facilitera tout particulièrement le développement de start-ups ou de sociétés souhaitant consommer des infrastructures numériques. Pour Adnane Ben Halima, Vice-Président en charge des relations publiques de Huawei Northern Africa, « 95% des start-ups seront hébergées sur le cloud d’ici trois ans ».

La 5G constitue également une source d’opportunités considérables pour l’économie et pour l’ensemble des acteurs de la société : consommateurs, foyers, entreprises et collectivités. Le déploiement de cette technologie permettrait aux pays africains d’accélérer leur connectivité, tout en profitant pleinement des opportunités technologiques et business liées à l’IoT, le cloud, le big data et l’IA dans le cadre du développement de l’industrie 4.0, stimulant ainsi leur compétitivité sur les marchés. D’après la GSMA, à la fin de l’année 2021, 176 opérateurs mobiles présents sur 70 marchés mondiaux ont lancé des services 5G commerciaux. Sur le continent, l’Afrique du Sud est le premier pays à avoir lancé cette technologie en 2018.[8] En tant que l’un des leaders mondiaux de la 5G, Huawei a pour ambition de se positionner comme un acteur de référence en Afrique et travaille, pour ce faire, au déploiement de cette technologie, doté d’une vision claire et à long terme.[9]

Selon un rapport de la Broadband Commission (2019), près de 100 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires d’ici 2030 pour garantir un accès universel à Internet en Afrique[10]. Le chemin est encore long mais la mobilisation et l’ambition des acteurs publics et privés feront de ce défi une réalité.  

Si les investissements financiers dans les infrastructures apparaissent comme essentiels au développement socio-économique des pays, notamment via l’économie numérique, l’investissement dans le capital humain sera lui aussi primordial. Le développement des compétences est un élément central de l’écosystème et de l’infrastructure numériques. Les géants du numérique l’ont compris, au Kenya, la guerre des talents entre Microsoft, Google et Amazon sévit[11]. Et le nombre de formations aux TIC proposées par ces entreprises est en hausse. Google dispose ainsi d’un projet de formation de 40 000 développeurs en Afrique dans le cadre de son programme « Google Africa Developer Scholarship (GADS) », ciblant particulièrement les ingénieurs cloud. L’équipementier chinois Huawei a également fait de la formation la pierre angulaire de son action sur le continent, à travers différents programme tels que la ICT Academy ou encore Seeds for the Future. Avec pour objectif de former les talents aux technologies numériques de pointe, ces apprentissages ont pour objectif de donner aux populations les moyens de prendre elles-mêmes en main les défis ayant trait au développement du numérique. Huawei a également déployé le programme Spark dans la région Asie-Pacifique et en Afrique. Celui-ci vise à donner tous les moyens technologiques en termes de ressources clouds, de formation, d’élaboration de business case, d’amélioration du go-to-market et de visibilité aux start-ups lauréates de l’appel à candidature.

Les opportunités de développement socio-économique offertes par les infrastructures numériques sont nombreuses. Cependant, le plein potentiel du continent africain ne pourra se réaliser sans un accès généralisé et abordable à la connectivité. En agissant comme facteur de production, les infrastructures encouragent la production économique globale. Ce faisant, le continent africain doit donc impérativement développer des infrastructures abordables, de haute qualité et durables pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), afin d’accroître sa productivité économique et de maintenir sa croissance.


[1] « Perspectives économiques en Afrique 2022 : les effets persistants de la pandémie de Covid-19 et de la guerre récente Russie-Ukraine compromettent le rebond économique de l’Afrique en 2021 », Groupe de la Banque africaine de Développement, mai 2022.

[2] « Solutions pour les infrastructures : la transition numérique au service de l’économie africaine », Banque européenne d’investissements, juillet 2022.

[3] « Kenya : des drones pour faciliter l’accès aux soins de santé dans les zones éloignées », Agence Ecofin, mars 2021.

[4] « Infrastructures : le difficile corps-à-corps de l’Afrique », Le Point Afrique, novembre 2019.

[5] « Transition & Inclusion : comment ces leviers peuvent-ils stimuler la croissance africaine ? », La Tribune Afrique, mai 2021.

[6] « Fleuve Congo : où en est Inga, le projet du plus grand barrage du monde ? », IRIS, juillet 2017.

[7] «  En Afrique, la taille de l’économie digitale se multipliera par six d’ici 2050, à 712 milliards $ (Endeavor) », Agence Ecofin, septembre 2022.   

[8] « 5G : un déploiement prometteur en Afrique, mais …. », Afrique.le360.ma, juillet 2022.

[9] « 5G : “Le cas africain est différent” selon Huawei », La Tribune Afrique, décembre 2021.

[10] « Connecting Africa Through Broadband. A strategy for doubling connectivity by 2021 and reaching universal access by 2030. », Broadband Commission for sustainable development, October 2019.

[11] « Les entreprises kenyanes frappées alors que la guerre des talents de Microsoft et Google augmente les salaires », Tech Tribune, septembre 2022.

La Smart Africa Digital Academy inaugure son académie en Côte d’Ivoire

Smart Africa Digital Academy
Smart Africa Digital Academy

M. Lacina Koné, Directeur Général de Smart Africa, a salué la volonté politique des gouvernements africains de transformer le paysage numérique du continent et a souligné le soutien de Smart Africa

La Smart Africa Digital Academy (SADA) (https://SADA.atingi.org/), la branche de Smart Africa chargée du renforcement des capacités, continue d’étendre son empreinte en Afrique, la Côte d’Ivoire étant le dernier pays à bénéficier de l’initiative de développement des compétences numériques. Lancée en partenariat avec le ministère de la Communication et de l’Economie Numérique, l’initiative contribuera à développer le secteur numérique naissant du pays en fournissant des compétences numériques.

À l’occasion de ce lancement, M. Lacina Koné, Directeur Général de Smart Africa, a salué la volonté politique des gouvernements africains de transformer le paysage numérique du continent et a souligné le soutien de Smart Africa.

« Les nations reconnaissent de plus en plus le rôle des technologies numériques dans la transformation de la situation socio-économique et la détermination à les adopter est palpable. Grâce à des initiatives comme SADA, l’Alliance Smart Africa s’engage à soutenir les efforts nationaux visant à combler le déficit de compétences numériques. Nous sommes heureux de donner vie à SADA en Côte d’Ivoire, un pays important de l’alliance », a-t-il expliqué.

Représentant le gouvernement allemand, l’un des principaux donateurs de l’initiative SADA, M. Marton Köver, chargé d’affaires à l’ambassade d’Allemagne en Côte d’Ivoire, a souligné qu' »un cadre juridique juste et équitable est essentiel pour que le plus grand nombre possible d’Africains bénéficient de la transformation numérique » – une étape que la Côte d’Ivoire a désormais franchie avec SADA.

En plus de SADA, le programme de réglementation agile pour la transformation numérique (AReg4DT) a également été lancé en collaboration avec la Banque mondiale et la GIZ. 

SADA vise à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques, l’employabilité et à répondre aux besoins en talents des citoyens africains

La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Mme Coralie Gevers, a également déclaré que « le renforcement des capacités et l’échange de connaissances entre les pays africains sont essentiels pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique de l’Afrique 2020-2030 et la Côte d’Ivoire a un rôle important à jouer en partageant les connaissances entre pairs et en montrant les avantages de l’application des principes de régulation agile pour des marchés numériques dynamiques, inclusifs, durables et sûrs, comme le démontre l’adoption récente de sa Stratégie nationale de développement numérique 2025. »

Le lancement de SADA en Côte d’Ivoire annonce la mise en œuvre de divers programmes de renforcement des capacités en matière de cybersécurité, de formations avancées telles que le Big Data et l’IoT, de formation des enseignants, de formation des cadres, de formations avancées en TIC, entre autres. En outre, la Côte d’Ivoire est prête à accueillir le premier centre d’innovation en cybersécurité pour les jeunes. Actuellement, la Côte d’Ivoire est à la tête du programme phare de Smart Africa en matière de cybersécurité.

À cet égard, un protocole d’accord a été signé entre l’Alliance Smart Africa et le ministère de la Communication et de l’Economie Numérique de Côte d’Ivoire, dont l’un des éléments est la fourniture, par SADA, d’interventions spécifiques de renforcement des capacités liées aux priorités du pays dans le secteur des TIC.

S’exprimant sur le lancement de SADA, le Ministre ivoirien de la Communication et de l’Economie Numérique, M. Amadou Coulibaly, a déclaré que “SADA-Côte d’Ivoire va être un des véhicules clés de l’opérationnalisation des projets à caractère « sensibilisation et formation » du 4ème pilier de la Stratégie Nationale du Numérique à l’horizon 2025 qui a pour objectif spécifique de développer et promouvoir les compétences numériques”.

En tant qu’écosystème d’apprentissage dynamique panafricain, SADA vise à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques, l’employabilité et à répondre aux besoins en talents des citoyens africains. L’académie numérique nationale soutiendra les besoins prioritaires en compétences numériques identifiés de manière unique au niveau national. En outre, de telles académies numériques nationales seront bientôt déployées en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Tunisie, au Kenya et en République Démocratique du Congo, à Djibouti et en Sierra Leone.

SADA lance également deux nouveaux programmes visant à former les jeunes, les entrepreneurs et les citoyens africains en général, afin d’accroître leurs compétences en technologie numérique, de réduire le chômage et d’augmenter les capacités d’entrepreneuriat numérique des jeunes en Afrique.  Le programme SADA d’alphabétisation numérique quant à lui, permettra à tous les citoyens africains de se familiariser avec le numérique.

Depuis le début de ses activités en août 2020, en se concentrant sur  Renforcement des capacités des décideurs (CBDM) et les modules de l’Académie numérique nationale, SADA a formé environ 3 000 décideurs et responsables politiques à travers 26 pays sur des sujets liés à la transformation numérique et aux technologies émergentes en vogue, notamment les cas d’utilisation de l’intelligence artificielle, l’économie numérique, la connectivité 5G, la protection des données et la confidentialité, les politiques de haut débit en milieu rural, les technologies de sécurité, les environnements de sandboxing réglementaires et innovants, les centres de données et le cloud, l’identité numérique pour les personnes mal desservies, le paiement électronique, etc. L’objectif est d’atteindre plus de 22 000 bénéficiaires formés d’ici 2023, grâce à la mise en œuvre de SADA dans les pays partenaires.

YouScribe atteint le million d’abonnés  sur ses marchés africains

Youscribe Afrique

En franchissant le cap du million d’abonnés en Afrique, la bibliothèque de poche YouScribe confirme la pertinence de son modèle de distribution numérique du livre et réaffirme son ambition d’ouvrir de nouveaux marchés. Avec un de ses partenaires historiques, Edi8, YouScribe confirme sa volonté de répandre partout le plaisir de la lecture et de l’accès à l’éducation.

YouScribe, l’Afrique comme axe stratégique

Lancée en 2011, YouScribe est aujourd’hui présent dans 11 pays d’Afrique (Tunisie, Sénégal, Cameroun, Côte D’ivoire, Burkina Faso, Maroc, Madagascar, Guinée, République Démocratique du Congo, Mali, Afrique du Sud), où la communauté des YouScribeurs vient de dépasser le million d’abonnés sur le continent africain. 

Une communauté principalement répartie en Afrique du Nord et de l’Ouest, où le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la Guinée et la Côte d’Ivoire représentent une part significative de ses abonnés. Jeunes – plus d’un sur deux (55 %) a moins de 34 ans – les YouScribeurs africains sont autant des femmes (49 %) que des hommes (51 %). 


Cette croissance solide et continue a permis de multiplier par 20 sa base d’abonnés en 
3 ans.

YouScribe, au service des éditeurs

YouScribe est né avec l’ambition d’accompagner les éditeurs dans la transmission de la langue, de la culture et des savoirs, en repensant grâce au numérique la distribution de leurs catalogues. Si les nouvelles technologies et notamment le smartphone (86 % des lecteurs africains lisent sur téléphone) sont l’occasion pour les éditeurs de développer de nouveaux marchés, elles permettent aussi de garantir de meilleures conditions de rémunération pour les auteurs. YouScribe reverse donc 60 % de ses revenus à ses 1 900 éditeurs dont plusieurs centaines sont basés en Afrique. 

Le lectorat africain de YouScribe montre un intérêt particulier pour la littérature africaine et les ouvrages en langues locales très peu accessibles sur le marché. YouScribe fait du développement et de l’accessibilité d’un catalogue africain une réelle priorité. 

La bibliothèque compte parmi ses partenaires historiques Edi8, entité du groupe Editis (Vivendi). En 2022, Edi8 a affirmé sa volonté de se développer sur le continent en fondant une première filiale installée en Côte d’Ivoire, Nimba Editions qui a pour vocation de proposer une offre éditoriale africaine locale, pertinente et diversifiée. Une deuxième filiale a été lancée en 2022 au Sénégal portant la même ambition.

YouScribe, un modèle de développement performant

Au-delà de son lien étroit avec les éditeurs, le succès de YouScribe dans le micro-paiement via les opérateurs télécoms permet de proposer ses services au juste prix et avec un mode de paiement adapté aux réalités du continent.

Ainsi, la société compte parmi ses partenaires Digital Virgo, le spécialiste mondial du paiement mobile et du marketing digital via des solutions de facturation des opérateurs télécoms. Dans chaque pays où YouScribe s’installe, il s’associe avec des éditeurs locaux, un opérateur de télévision (Canal + est présent dans 24 pays d’Afrique avec une forte croissance) ou des opérateurs télécoms. YouScribe est ainsi partenaire d’Orange, de Maroc Télécom, d’Ooredoo, de Moov ou encore d’Inwi. Orange est un allié privilégié en s’impliquant depuis 2018 dans le développement de la bibliothèque dans 7 pays africains.

« L’atteinte rapide du cap du million d’abonnés en Afrique est une joie immense. Toutes les conditions sont réunies pour consolider notre développement en Afrique, en renforçant notre présence dans les pays où nous sommes déjà implantés ainsi qu’en ouvrant de nouveaux marchés, comme l’Algérie ou l’Egypte. Et si l’Afrique reste notre priorité, notre modèle nous autorise à regarder ailleurs et surtout partout où la distribution traditionnelle du livre peut être améliorée et facilitée par le numérique. Nous regardons le Canada mais également le Bénin, le Togo, le Nigéria. » précise Juan Pirlot de Corbion, Président-Fondateur de YouScribe. 

« Pour Edi8, le développement d’une activité d’édition en Afrique est un axe majeur de développement car on y rencontre des auteurs de grande qualité et un lectorat en progression constante.  Edi8 veut favoriser l’émergence de talents locaux et contribuer à développer les usages de lectures. Le partenariat avec YouScribe, en plus de la diffusion en format papier dans les librairies, est un vecteur de croissance important car le modèle de bibliothèque en streaming est particulièrement adapté aux usages et pertinent pour la rémunération des auteurs en plus qu’il assure une protection contre le piratage. » explique Vincent Barbare, Prédisent d’Edi8. 

Rencontrez Google for Startups Black Founders Fund en Afrique

Google Africa
Google Africa

L’Afrique abrite 17 % de la population mondiale, mais moins de 4 % des essais cliniques sont réalisés sur le continent.

Melissa Bime, PDG de la startup camerounaise Infiuss Health, y a vu une opportunité de tirer parti de la technologie pour mettre en relation des chercheurs avec des volontaires pour des essais cliniques et des recherches à travers l’Afrique. Infiuss Health, qui a reçu le fonds Google for Startups Black Founders Fund in Africa en 2021, fait partie d’une poignée d’entreprises africaines de technologie de la santé qui tentent de rendre les soins de santé plus accessibles et inclusifs tout en soutenant simultanément l’économie numérique en développement de la région.

Plus de 4 milliards de dollars ont été investis dans des entreprises africaines en 2021, soit une multiplication par 2,5 par rapport à 2020, et la tendance à la hausse de centaines de millions de financement est de bon augure pour 2022. Plus de 3 milliards de dollars ont été levés par des entreprises africaines en 2022 malgré le marasme économique, ce qui prouve que les investisseurs ont foi dans le travail vital effectué par les startups africaines et que beaucoup plus pourrait être accompli avec le bon soutien.
Depuis l’introduction du fonds Google for Startups Black Founders en Afrique en 2021, nous avons soutenu 50 startups de neuf pays africains qui ont levé plus de 87 millions de dollars et créé 518 emplois.

Nous avons maintenant le plaisir d’annoncer que 60 startups supplémentaires ont été sélectionnées comme bénéficiaires du Fonds Google pour startups destiné aux fondateurs noirs en Afrique en 2022 !

Cette cohorte représente 10 pays africains, le Botswana rejoignant le programme pour la première fois. Les startups sélectionnées recevront 100 000 dollars en espèces non dilutives, associés à un maximum de 200 000 dollars en crédits Google Cloud par startup. Les startups bénéficieront également d’un mentorat commercial et technique pratique et continu de la part du réseau de mentors et de facilitateurs de Google, afin d’apprendre les meilleures pratiques sur un éventail de sujets allant de l’intelligence artificielle aux stratégies de croissance, en passant par la culture organisationnelle et la gestion du personnel.

Meet this year’s recipients of the Google for Startups Black Founders Fund in Africa:

  • Agrikool (South Africa): Agrikool is an agritech platform that connects farming producers and buyers to a fair and reliable market.
  • Ajua (Kenya): Ajua is an end to end operating system for SMEs to build a credible online presence, get feedback on their business and manage the relationship with their customers
  • Awabah (Nigeria): Awabah is a digital pensions platform for Africa’s workforce
  • BAG Innovation (Rwanda): BAG Innovation is a virtual and gamified platform that offers real-time access to experiential learning for University students and recent graduates
  • Bailport (Rwanda): Baliport is a cross-border, multi-currency payment platform focused on enabling Intra-Africa & Africa Outbound money transfer through Blockchain
  • Bee (Cameroon): Bee finances motorcycles to drivers while also providing training and access to jobs.
  • Bookings Africa (Nigeria): Bookings Africa enables Africa’s gig workforce to digitize and monetize their skill by connecting clients efficiently and transparently to skilled talent across Africa.
  • Brastorne (Botswana): Brastorne connects the unconnected in Africa, enabling rural villagers to have access to the digital world without smartphones or data.
  • Built (Ghana): Built enables access to business and financial tools for Sub-Saharan African small and medium-sized businesses (SMBs).
  • BuuPass (Kenya): BuuPass is a travel startup – building digital rails for Africa’s intercity transport industry and supporting bus, train & flight transportation
  • Cauri Money (Senegal): Cauri Money is a cashless remittance platform helping African migrants move money from around the world into mobile wallets in Africa.
  • Clafiya (Nigeria): Clafiya connects individuals, families, and businesses to health practitioners – enabling access to convenient, quality, and affordable, on-demand primary care from their mobile phones
  • ClinicPesa (Uganda): ClinicPesa provides an easy-to-use platform where low-income users can set aside funds as low as $0.30 daily dedicated towards healthcare and get access to healthcare loans
  • COVA (Cameroon): COVA are a digital insurance platform that enables partner businesses to easily and seamlessly deliver insurance products to their users
  • CreditAIs (South Africa): CreditAIs provide credit scoring tools for micro-businesses and individuals that do not fit the existing traditional credit scoring models
  • DohYangu (Kenya): DohYangu enables end consumers in Africa to shop FMCG products & get cashback rewards at various retail stores, saving up to 25%
  • Easy Matatu (Uganda): Easy Matatu provides a mobile platform that allows commuters to book and pay for scheduled rides on vetted and inspected minibuses
  • Eden Life (Nigeria): Eden Life provides an operating system for receiving and rendering essential services in Africa – focused on offering food, cleaning, laundry, and beauty services to our customers.
  • Estate Intel (Nigeria): Estate Intel provides reliable data to businesses that are investing or operating in the African real estate space.
  • Eversend (Uganda): Eversend is a neobank, providing critical financial products in Sub-Saharan Africa – including cross-border financial services.
  • Exuus (Rwanda): Exuus empowers informal saving groups with a digital ledger, digital wallet, decentralized social credit score, and instant micro-loans to both groups and individuals.
  • Flex Finance (Nigeria): Flex Finance helps businesses in Africa manage approval workflow, access credit, issue corporate cards to employees and make disbursements all from one platform.
  • FlexPay (Kenya): FlexPay are a merchant-embedded digital savings platform that rewards customers for saving up for purchases – a save now buy later (SNBL) solution at checkout
  • Gamr (Nigeria): Gamr is an eSports tournament aggregation platform, helping African gamers discover tournaments they can play and get rewarded.
  • Garri Logistics (Ethiopia): Garri Logistics matches shippers looking to move cargo with vehicle owners and drivers, while finding optimal route pairings to reduce empty miles.
  • Haul 247 (Nigeria): Haul247 is a logistics platform that connects manufacturing companies and farmers with trucks and warehouses
  • Healthlane (Cameroon): Healthlane provides advanced comprehensive health screening and personalized plans, biometric monitoring, genetic analysis, in-person and virtual visits with top-rated doctors
  • Healthtracka (Nigeria): Healthtracka is a platform that allows users access on-demand healthcare services in the comfort of their homes.
  • HerVest (Nigeria): HerVest offers a highly secured, women-focused financial platform that enables women to participate in key financial services, with a focus on female farmers
  • Kapsule (Rwanda): Kapsule is a data as a service company that helps healthcare providers, insurers, and pharmaceutical companies to make better decisions.
  • Keep IT Cool (Kenya): Keep IT Cool is a fast-growing social enterprise that leverages technology to strengthen the African aquaculture and poultry Value Chain through cold chain and storage.
  • KUDIGO (Ghana): KUDIGO offers an omni-channel digital commerce platform to empower micro and small businesses in Africa
  • Kyshi (Nigeria): Kyshi provides multi-currency accounts and remittance services to and from Africa.
  • Leja (Kenya): Leja is an Android/USSD application enabling African micro-entrepreneurs to digitize all their business transactions and manage all their finance in one place.
  • LifeBank (Nigeria): LifeBank leverages technology to provide value in multiple segments (production, marketplace and distribution) of the healthcare supply chain such as blood, oxygen and medical supplies.
  • Mapha (South Africa): Mapha provides delivery as a service to businesses in peri-urban & township areas.
  • Norebase (Nigeria): Norebase provides a single digital platform and technology tools for entrepreneurs and businesses to start, scale, and operate in any African country and the United States.
  • OneHealth (Nigeria): OneHealth is an online pharmacy & healthcare platform that provides access to medicines, healthcare information, and solutions (Laboratory services & Doctors) to the last mile patient.
  • PesaChoice (Rwanda): PesaChoice bridges the gap in liquidity for low-middle income earners across the continent and drives access to financial services.
  • Pindo (Rwanda): Pindo is a cloud communication platform for businesses, optimized for developers.
  • Pivo (Nigeria): Pivo is a credit focused digital bank for trade, supporting businesses across Africa
  • QShop (Nigeria): QShop is an easy to use DIY e-commerce platform designed to help small and medium-sized businesses scale and sell better online.
  • Rekisa (South Africa): Rekisa helps businesses create their eCommerce websites and we also help them with various digital marketing activities
  • Scrapays (Nigeria): Scrapays is creating an operating system infrastructure for the recycling value chain in developing nations.
  • Shiip (Nigeria): Shiip leverages web, mobile and API technology to connect individuals & businesses to delivery services in and out of Africa
  • Solutech (Kenya): Solutech helps field sales teams sell more and efficiently by leveraging powerful insights while providing FMCG companies with real-time data for day-to-day and strategic decision-making.
  • Spleet (Nigeria): Spleet leverages a ‘Rent Now, Pay Late’ model to drive our mission to ensure that every African can afford a space to live in.
  • Stears (Nigeria): Stears is a financial intelligence company providing subscription-based content & data to global professionals. Our mission is to build the world’s most trusted provider of African data.
  • Synnefa (Kenya): Synnefa is building Africa’s first mini-farm ERP connected to IoT sensors that provide soil data which we combine with farmer activity data to create a farmer experience score that we pass on to financial partners to use on their credit score
  • Technovera (South Africa): Technovera has developed Pelebox- a Smart Locker Dispensing System that enables patients to collect their repeat chronic medication in under 30 seconds
  • TERAWORK (Nigeria): TERAWORK is an online freelance marketplace focused on matching freelancers to service buyers.
  • TIBU Health (Kenya): TIBU Health is an omnichannel HealthTech company connecting patients to healthcare services and professionals at a time and location of their choosing.
  • Topset Education (Nigeria): Topset Education is an edtech platform that makes quality education accessible to Africans everywhere
  • TopUp Mama (Kenya): TopUp Mama enables restaurants in Africa to purchase food supplies, access financial services and manage their business.
  • Wellahealth (Nigeria): Wellahealth provides technology and financial tools to healthcare providers and patients to enable affordability and accessibility of healthcare in emerging markets.
  • Xente (Uganda): Xente is a digital financial platform with in-built spend management to support businesses across Africa
  • Zanifu (Kenya): Zanifu enable SMEs purchase inventory and pay later
  • ZayRide (Ethiopia): ZayRide is a customer centric on-demand taxi service offering fast, convenient service throughout local areas in Ethiopia
  • Zuberi (Ghana): Zuberi is a fintech platform based out of Accra, built to provide financial products and services to salaried workers in a way they have never experienced beforeZuri Health (Kenya): Zuri Health provides affordable and accessible healthcare services to patients across Sub-Saharan Africa via mobile app, website, Whatsapp chatbot and SMS service.

244 millions d’enfants privés de rentrée scolaire

UNESCO
UNESCO

Alors que la nouvelle année scolaire débute dans de nombreuses régions du monde, de nouvelles données de l’UNESCO montrent que 244 millions d’enfants et de jeunes âgés de 6 à 18 ans dans le monde ne sont toujours pas scolarisés. Audrey Azoulay, Directrice générale, appelle à une mobilisation collective pour que le droit de chaque enfant à accéder à une éducation de qualité soit respecté.

« Une nouvelle année scolaire commence dans de nombreuses régions du monde. Cette nouvelle devrait nous réjouir, mais elle nous rappelle aussi que de fortes inégalités persistent dans l’accès à l’éducation : 244 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés. Cette situation est inacceptable. L’éducation est un droit et nous devons tout mette en œuvre pour garantir ce droit à chaque enfant », déclare Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

Les nouvelles estimations, publiées en ligne, montrent que l’Afrique subsaharienne reste la région qui compte le plus d’enfants et de jeunes non scolarisés, avec un total de 98 millions d’enfants. C’est également la seule région où ce nombre augmente ; les taux de non-scolarisation diminuent plus lentement que le taux de croissance de la population d’âge scolaire. La région ayant la deuxième plus forte population non scolarisée est l’Asie centrale et du Sud, avec 85 millions d’enfants. Les données par pays sont disponibles sous forme de visualisations interactives sur ce site web.

De fortes inquiétudes concernant l’atteinte des Objectifs mondiaux

« Au vu de ces résultats, l’objectif d’une éducation de qualité pour tous d’ici 2030, fixé par les Nations Unies, risque de ne pas être atteint. Nous avons besoin d’une mobilisation mondiale pour placer l’éducation au sommet de l’agenda international », avertit Audrey Azoulay. Elle renouvellera cet appel lors du Sommet sur la Transformation de l’Education organisé le 19 septembre prochain par le Secrétaire général des Nations Unies, et auquel participeront les chefs d’État et de gouvernement.

L’écart entre les genres se réduit

Les nouvelles estimations de l’UNESCO confirment que la différence entre le taux de filles et de garçons non scolarisés s’est réduite au niveau mondial. Les écarts de 2,5 points de pourcentage chez les enfants en âge de fréquenter l’école primaire et de 3,9 points de pourcentage chez les jeunes en âge de fréquenter le second cycle de l’enseignement secondaire en 2000 ont été réduits à zéro – bien que des disparités régionales persistent.

Une nouvelle méthode pour des chiffres plus précis

De multiples sources de données – dont des enquêtes et des recensements – ont été croisées par l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et les experts du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM), afin d’obtenir des chiffres aussi proches que possible de la réalité. C’est la première fois que cette méthodologie, précédemment utilisée pour estimer des indicateurs phares de la santé, est utilisée dans le domaine de l’éducation, marquant une amélioration significative de la fiabilité des estimations.

D’importantes lacunes ont par exemple été comblées dans des pays comptant un grand nombre d’enfants non scolarisés mais pour lesquels on ne disposait pas de données administratives de bonne qualité depuis plus d’une décennie, comme le Nigeria, où l’on estime à 20,2 millions le nombre d’enfants et de jeunes non scolarisés, l’Éthiopie (10,5M), la République démocratique du Congo (5,9M) et le Kenya (1,8M).

Grâce au soutien fourni par l’UNESCO, 90 % des pays ont désormais défini des critères de référence nationaux qui leur permettent d’évaluer les progrès accomplis vers une éducation de qualité pour tous d’ici à 2030, notamment en ce qui concerne les taux de non-scolarisation.

La Banque africaine de développement lance le Fonds africain pour la science, la technologie et l’innovation

jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba
jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba

Le programme Japan Africa Dream Scholarship octroie bourses de deux ans à des étudiants africains particulièrement brillants pour leur permettre de poursuivre études de troisième cycle

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a félicité le Japan Policy and Human Resources Development Grant, créé par la Banque et le gouvernement japonais, pour son soutien au programme Japan Africa Dream Scholarship.

Le programme Japan Africa Dream Scholarship octroie des bourses de deux ans à des étudiants africains particulièrement brillants pour leur permettre de poursuivre des études de troisième cycle dans des domaines de développement prioritaires sur le continent africain et au Japon.

M. Adesina qui s’exprimait la semaine dernière à travers un message vidéo diffusé lors d’un événement virtuel organisé en marge de la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD8), a annoncé que la Banque allait lancer le « Fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation » afin de promouvoir des économies fondées sur la connaissance. Le fonds va compléter l’initiative Japan Africa Dream Scholarship.

« Le fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation servira de mécanisme de cofinancement continental pour aider les pays africains à construire des économies fondées sur l’innovation et la connaissance », a déclaré M. Adesina devant plus de 200 participants connectés à l’événement, organisé par la Banque et l’Agence japonaise de coopération internationale sur le thème, « Intérêt des études au Japon pour les jeunes en Afrique et accélération du partenariat entre l’Afrique et le Japon ».         

« Je sollicite votre ferme soutien au Fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation afin de créer des opportunités d’apprentissage académique pour de nombreux jeunes africains », a déclaré M. Adesina. « Des initiatives telles que le programme Japan Africa Dream Scholarship ne sont qu’un commencement. Ensemble, nous avons une occasion unique d’offrir une éducation à des millions de jeunes », a-t-il ajouté.

Le fonds servira de mécanisme de cofinancement continental pour aider les pays africains à construire des économies fondées sur l’innovation et la connaissance 

Lors de la table ronde organisée en marge de l’événement, la vice-présidente de la Banque chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Mme Beth Dunford, a déclaré que le partenariat entre l’Afrique et le Japon offrait la possibilité de développer les compétences des jeunes Africains et leur intégration sociale et professionnelle.

« Dans un monde qui devient de plus en plus un village planétaire, et ce grâce à la révolution technologique, les établissements d’enseignement doivent impérativement préparer les étudiants de manière adéquate pour qu’ils puissent occuper un emploi à temps plein. Le programme Japan Africa Dream Scholarship est un exemple de la manière dont l’excellente collaboration avec le Japon aide les étudiants à accéder à des expériences éducatives de qualité », a déclaré Mme Dunford avant d’ajouter : « Il est vraiment essentiel que les diplômés du programme mettent en pratique les compétences et les connaissances acquises pour améliorer les conditions de vie de leur communauté d’origine. »

Des anciens bénéficiaires du programme Japan Africa Dream Scholarship et de l’initiative African Business Education ont expliqué la manière dont ces programmes les avaient aidés à construire leur carrière.

M. Edwin Mhede, un alumni venant de Tanzanie, a déclaré qu’il avait obtenu une maîtrise en économie du développement à l’Institut national d’études supérieures de Tokyo et était rentré dans son pays en 2010 pour travailler au ministère de l’Industrie et du Commerce. Il est ensuite retourné dans le même institut pour son doctorat en économie du développement.

« Après mon retour au pays, j’ai occupé le poste de secrétaire permanent adjoint au ministère du Commerce », a déclaré M. Mhede qui a également assumé des responsabilités professionnelles au sein de la Tanzania Revenue Authority.

« En l’espace de deux ans, ma contribution a permis au pays d’enregistrer une croissance de 13,6 % dans la perception des recettes », a affirmé M. Mhede.

Pour en savoir plus sur le programme Japan African Dream Scholarship, cliquez sur le lien suivant : https://bit.ly/3KC05FV 

Des polices latines pour les langues africaines avec Questrial

Questrial - Offrir plus de choix de polices latines pour les langues africaines avec Questrial, disponible en alphabet latin panafricain
Questrial - Offrir plus de choix de polices latines pour les langues africaines avec Questrial, disponible en alphabet latin panafricain

Offrir plus de choix de polices latines pour les langues africaines avec Questrial, disponible en alphabet latin panafricain

Les langues africaines sont sous-représentées dans les communications numériques, car peu de polices panafricaines Open Source contiennent toutes les lettres et signes diacritiques (accents) essentiels pour pouvoir écrire sans faute d’orthographe dans ces langues.

Écrire sans fautes ne sert pas qu’à briller lors des concours d’orthographe et des dictées, mais est essentiel pour communiquer dans une langue et la préserver. Tout comme les individus, les établissements d’enseignement ont besoin de polices qui représentent l’orthographe de chaque langue afin que les élèves puissent écrire correctement. Un même mot peut être écrit avec différents signes de ponctuation et les élèves risquent de ne jamais maîtriser son orthographe. Par ailleurs, en l’absence d’orthographe, ils pourraient confondre des mots qui se ressemblent, mais qui ont des sens différents.

Voici quelques exemples de mots africains ayant des sens différents, mais dont les caractères se ressemblent :

  • fɔ (dire) et fo (accueillir) en bambara
  • motó (tête) et mɔ́tɔ (feu) en lingala
  • ọ̀tá (ennemi) et ota (balle) en yoruba

L’orthographe ne représente toutefois qu’une partie du problème. Compte tenu du manque de polices compatibles avec les langues panafricaines, les éditeurs africains ont eu recours à des polices incompatibles avec l’Unicode ou à des encodages personnalisés dans les ouvrages imprimés, tels que les manuels scolaires et les journaux. Lors du passage à l’édition numérique, les publications en ligne affichaient du contenu vide de sens ou des cases au lieu des bons caractères, sauf si les lecteurs avaient installé au préalable, sur leurs ordinateurs ou autres appareils numériques, une police proprement encodée et supportant les caractères nécessaires au rendu du texte.

Concevoir une police pour les langues africaines
Pour mener à bien le projet d’une nouvelle police répondant aux besoins de l’Afrique connectée, Google Fonts a demandé à Denis Moyogo Jacquerye (consultant linguistique) et Laura Meseguer (dessinatrice de caractères) d’adapter la police Questrial pour qu’elle inclue l’ensemble des lettres des langues africaines utilisant l’alphabet latin. Questrial est une police de style moderne conçue pour le corps de texte et les en-têtes de sites Web. Elle offre des caractéristiques semblables aux plus grandes polices de caractères, afin d’être lisible dans n’importe quel contexte.

Né à Lubumbashi au Zaïre (actuelle la République démocratique du Congo ou RDC) d’une mère congolaise et d’un père belge, Denis Moyogo Jacquerye se spécialise dans les polices de caractères pour les langues africaines après avoir fait face à des contraintes techniques en la matière. Lorsqu’il constate que seules quelques polices permettent de saisir des mots en lingala sur ordinateur, Denis Moyogo Jacquerye conçoit un clavier numérique pour les langues africaines basé sur l’alphabet latin du projet de police DejaVu.

Développer une police dans une optique panafricaine
La police Questrial d’origine ne comportait pas de lettres utilisées dans les langues africaines. Laura Meseguer a donc dû les créer de toutes pièces. En outre, elle a modifié l’espace entre les lettres. Les nouveaux glyphes ont aussi bénéficié des recommandations de correction de Moyogo Jacquerye.

Voici quelques exemples de caractères avant et après leur modification (ébauches de Laura Meseguer et versions modifiées) :

1. J à queue croisée ʝ

Cette lettre correspond à une consonne occlusive injective palatale, représentée par le symbole ʄ dans l’alphabet phonétique international (API).


Images de la majuscule et de la minuscule ʝ avant modification (majuscule large, boucle de la minuscule ovale) et après modification (majuscule plus étroite, boucle de la minuscule plus arrondie)

2. Ɲ (son « n ») and Ŋ (son « ng »)

Ŋ se prononce comme « ng » dans l’interjection « bing » ou le mot « parking ».

Créations d’origine de Laura Meseguer pour les lettres majuscules et minuscules Ɲ, Ŋ, ɲ et ƞ

Images après modification des lettres Ɲ, Ŋ, ɲ et ƞ

Image nº1 : Ɲ (majuscule en forme de grand n avec crochet à gauche)
Image nº2 : Ŋ (majuscule en forme de grand n africain)
Image nº3 : ɲ (minuscule de Ɲ avec crochet à gauche)
Image nº4 : ƞ (minuscule de Ŋ avec jambage)

Grâce à Questrial et aux autres polices panafricaines disponibles en alphabet latin sur tout appareil numérique, le contenu devient plus accessible aux lecteurs qui auraient du mal à déchiffrer un texte imprimé en petit corps. Le numérique donne aussi aux lecteurs atteints de déficience visuelle la possibilité de zoomer sur le texte.

La mission visant à développer la présence de contenus numériques en langues africaines ne fait que commencer. Google Fonts est ravi des progrès réalisés grâce à Questrial. Cette police est disponible sur Google Fonts. Pour utiliser Questrial dans Google Docs et Google Slides, sélectionnez « Autres polices » dans le menu des polices, puis saisissez « Questrial » dans la barre de recherche. Outre les langues européennes, cette police inclut l’alphabet latin africain ainsi que l’intégralité des caractères vietnamiens.

Publié par Susanna Zaraysky, experte en stratégie de contenu, Google Fonts

La police Noto de Google inclut 16 alphabets utilisés dans 266 langues parlées en Afrique. Certaines de ces langues ne sont pas originaires de ce continent, comme le gujarati.

Forum Eramsus Afrique Monde le 20 et 22 avril 2023 à Lomé 

évènements et programme Afrique
évènements et programme Afrique

L’enjeu de la formation professionnelle pour l’emploi des jeunes Africains 

La situation démographique en Afrique est atypique : c’est le continent le plus jeune du monde, où la population de moins de 25 ans devient progressivement largement majoritaire. Ces jeunes arrivent massivement sur le marché du travail, ont des attentes importantes, qu’ils vivent en zones rurales ou en zones urbaines.  Et ils sont confrontés à des difficultés majeures à cette étape : dans ces pays à faibles revenus le sous-emploi est généralisé, il est marqué par l’absence de système d’indemnisations sociales, les emplois sont mal payés et l’autoentreprise (entreprise individuelle) est très répandue. Les jeunes et les femmes sont particulièrement touchés et il est bien souvent difficile pour eux de sortir de la pauvreté.

Les perspectives de trouver un emploi se situent principalement dans l’agriculture, le secteur informel (entreprises individuelles) et le secteur salarié moderne. L’intégration des jeunes dans le monde du travail et leur perspectives d’évolutions sont étroitement liées à la qualité de l’éducation qui est dispensée, à la formation professionnelle à laquelle ils peuvent accéder mais aussi aux dispositions prises par les États pour favoriser les mesures permettant d’améliorer les secteurs économiques qui restent des débouchés professionnels :  l’agriculture, les entreprises individuelles et le développement d’un secteur économiques moderne.

Les projections faites à moyen terme sur l’évolution démographique de la population des jeunes en Afrique subsaharienne et les perspectives économiques donnent la mesure du défi de l’emploi des jeunes :

  • Le secteur agricole (exploitations agricoles familiales) représente 62% des emplois,
  • Les entreprises individuelles environ 22% des emplois. Il s’agit d’initiatives individuelles dans le secteur informel correspondant par exemple à des ventes de fruits ou légumes dans la rue, la confection de vêtements, la coiffure…
  • Les emplois salariés (salaire régulier) ne concernent que 16% des emplois en Afrique.

Cependant  le secteur des services n’aura pas la capacité d’absorber les millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Au mieux un quart de la jeunesse africaine trouvera un emploi salarié et une petite partie dans des emplois formels dans des entreprises modernes. Les autres travailleront dans l’agriculture et les entreprises individuelles.

Des facteurs contribuent à l’accès aux emplois productifs

  • La capital humain: l’éducation et la formation professionnelle, les compétences, les liens familiaux et les facteurs personnels
  • L’environnement des affaires  (sur lesquels ne peut pas agir l’individu): l’accès à la terre, le capital et la finance, les infrastructures, la technologie, l’évolution des marchés, les politiques gouvernementales, les règlementations et programmes / projets qui influencent l’activité économique.

Dans une étude sur les apprentissages (« Étude sur les apprentissages de qualité dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest: Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Togo » OIT 2020), l’Organisation Internationale du Travail note qu’ «  Afin d’améliorer la création d’emplois décents pour les jeunes et de faciliter l’accès de ceux-ci à ces emplois dans la sous-région du Sahel, il est nécessaire de promouvoir la coopération, une capacité régionale renforcée et le partage des connaissances, des programmes innovants » et fait référence aux six éléments clés suivants pour mettre en place des actions efficaces de formation professionnelles: « 1) un dialogue social constructif; 2) des rôles et responsabilités clairement définis; 3) un cadre réglementaire solide; 4) un mécanisme de financement équitable; 5) une adéquation au marché du travail; et 6) un système inclusif ».

Redynamiser les filières professionnelles en Afrique

Le forum international de Lomé intitulé « Erasmus Afrique-Monde pour les formations professionnelles, les métiers et l’employabilité »  dont la première édition se tiendra à Lomé au Togo du 20 au 22 avril 2023 vise à mieux valoriser les filières professionnelles pour soutenir l’insertion des jeunes et créer une nouvelle dynamique dans la transformation de la formation professionnelle afin de répondre au besoin de l’économie réelle et nouvelle. Il s’inscrit pleinement dans les enjeux actuels pour l’Afrique 2030, et pleinement cohérent avec les politiques nationales. Il se trouve également en phase avec le discours des présidents E. Macron et P. Talon lors du voyage du premier au Bénin (août 2022) placé sous le signe du renforcement de la coopération.

Travailler ensemble au renforcement de la qualité des formations professionnelles des jeunes africains par la coopération Nord-Sud, structurer le transfert de compétences dans une logique partenariale gagnante et équitable, dans des secteurs identifiés comme émergents, vivier d’emplois. Tel est le fondement même du forum de Lomé, portée par les Diasporas, des partenaires en Afrique, en France et  au Québec. Il sera un espace de rencontres entre acteurs des formations professionnelles Nord-Sud, des entreprises, des jeunes aux profils variés pour « préparer ce monde de demain qui dès aujourd’hui s’impose » à nous.

Le concept « Erasmus Afrique-Monde »[1] est une invitation aux principaux acteurs du Sud et du Nord à créer un espace d’échanges et de mobilités intra africaines. Renforcer les compétences des jeunes dans leur parcours de formation professionnelle, à l’instar du programme européen Erasmus+ qui connait un succès en termes de résultats et d’impacts, notamment pour améliorer l’employabilité et pour développer les soft skills chez les jeunes.

L’Afrique doit ainsi s’ouvrir au monde qui ne cesse de se réinventer mais sans s’y perdre. « Erasmus Afrique – Monde » est également, une invitation aux diasporas africaines, vectrices de développement ; aux acteurs Nord et Sud à investir dans les prestations de formation professionnelle de qualité en Afrique au travers des initiatives fortes et innovantes, lesquelles pouvant en partie contribuer à retenir des milliers de jeunes rêvant avec utopie d’un eldorado européen quoi qu’il en coûte.

Toutes les informations sur le Forum de Lomé du 20 au 22 avril 2023 sur le site web dédié : https://forum-afrique-monde.com/

Contact pour soutenir, pour devenir partenaire du forum : contact@forum-afrique-monde.com

Par :

Xavier Alphaize, Vice-président des Universitaires sans frontières

Nicolas Kango, coordinateur du Forum de Lomé


[1] « Erasmus Europe-Afrique-Monde » terme utilisé par Fodé Sylla, ambassadeur itinérant du Sénégal.

Ouverture de la Bourse d’Etudes Netflix en Afrique de l’Ouest et Centrale

Concours NETFLIX et UNESCO en Afrique
Concours NETFLIX et UNESCO en Afrique

Bonjour, Thierry BARBAUT – Expert en projet et programme d’innovation entre l’Europe et l’Afrique

Le fonds CESF fournira une aide financière à la future génération africaine de créateurs du petit et du grand écran

Netflix (www.Netflix.com) annonce l’extension de son fonds de bourses d’études Netflix Fonds de bourses d’études Creative Equité aux étudiants en cinéma et audiovisuel de la région Afrique de l’Ouest et centrale. Les candidatures sont désormais ouvertes pour celles et ceux qui souhaitent étudier dans des établissements au Nigeria, au Ghana, au Bénin et au Gabon.

Lancé en 2021, le Netflix Creative Equity Fund (https://bit.ly/3cfRAUs) sera attribué à diverses initiatives au cours des cinq prochaines années dans le but de créer un pool diversifié de créateurs dans le monde entier, avec un fonds de bourses d’études d’un million USD pour les étudiants d’Afrique subsaharienne. Le CESF couvrira les frais de scolarité, de logement, de fournitures et les dépenses courantes dans des écoles partenaires sélectionnées au Nigeria où les bénéficiaires ont été acceptés pour suivre un programme d’études dans les disciplines de la télévision et du cinéma au cours de l’année universitaire 2022/2023

Le CESF de Netflix sera déployé dans toute la région au cours de l’année académique débutant en 2022, et Netflix s’associera à Dalberg (https://bit.ly/3Cm8200) en tant que partenaire de mise en œuvre et administrateur du fonds dans la région de l’Afrique occidentale et centrale.

Le fonds sera disponible pour les étudiants qui ont été admis dans diverses disciplines axées sur le cinéma et la télévision, pour l’année académique 2022

Mode de fonctionnement

Le CESF de Netflix est destiné à fournir une aide financière sous forme de bourses complètes dans des établissements d’enseignement supérieur partenaires au Nigeria, au Bénin, au Ghana et au Gabon, afin d’aider les créateurs ambitieux des pays d’Afrique occidentale et centrale à obtenir des qualifications et des formations reconnues. Les pays suivants d’Afrique occidentale et centrale seront éligibles : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

Le fonds sera disponible pour les étudiants qui ont été admis dans diverses disciplines axées sur le cinéma et la télévision, pour l’année académique 2022, dans les institutions partenaires suivantes :

Les candidatures sont ouvertes via ce LIEN (https://bit.ly/3Kds92d) jusqu’au 4 septembre 2022 à 23h59.

Bourse Netflix Afrique
Bourse Netflix Afrique

Intégrer les femmes dans le secteur de l’énergie avec le réseau RENEW

Avec La Banque Mondiale

« J’ai eu du mal à trouver un emploi. Malgré un bon dossier universitaire, je n’avais pas d’expérience pratique. Mes qualifications techniques en ingénierie n’étaient pas suffisantes puisque nous n’avions pas d’équipement sur lequel nous former à l’université. Et le fait d’être une femme n’a pas facilité les choses. »

C’est le témoignage qu’a livré Maleeka, une ingénieure électrique et entrepreneuse, lors d’une rencontre organisée à Amman, en Jordanie, afin de mieux connaître les expériences vécues par les femmes travaillant dans le secteur de l’énergie.

Le cas de Maleeka n’a rien d’inhabituel. Le secteur de l’énergie est toujours dominé par les hommes partout dans le monde, et la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ne fait pas exception. Le taux d’activité féminine dans la région n’est que de 20 % (soit moins de la moitié de la moyenne mondiale) et il est encore plus bas dans le secteur de l’énergie,  et ce, alors même que la proportion de femmes diplômées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) y atteint 50 %.

La récente évaluation de la Banque mondiale, intitulée en anglais Toward More and Better Jobs for Women in Energy, montre que dans de nombreux pays de la région MENA, les femmes représentent moins de 5 % de la main-d’œuvre dans le secteur de l’énergie, et en moyenne 10 % dans les domaines techniques ou à des postes de direction.  Dans des cas comme celui de la Tunisie, où 27 % de la population active est féminine (selon l’enquête par panel sur le marché du travail réalisée en 2014), une analyse plus approfondie montre que toutes occupent des postes administratifs ou des emplois peu qualifiés. Une situation qui s’explique par une combinaison de facteurs : des normes sociales restrictives, des obstacles juridiques qui renforcent les stéréotypes de genre ou encore un phénomène de ségrégation professionnelle. Si les chiffres paraissent plus élevés dans le secteur des énergies renouvelables, la différence est minime. Par exemple, en Jordanie et en Égypte, l’écart entre la présence des femmes dans les énergies renouvelables et dans le secteur énergétique en général n’est que de 1 %.

L’exclusion des femmes a un coût pour l’économie. Le FMI estime que le fait de remédier aux inégalités entre les sexes pourrait accroître de plus de 20 % le produit intérieur brut de la région.  Et que cela serait aussi bénéfique pour les affaires, car les entreprises dont les conseils d’administration intègrent des femmes sont plus productives et plus rentables. Certains rapports (a) indiquent que les entreprises comptant 30 % de femmes aux postes de direction ont beaucoup plus de chances de réussir dans les secteurs liés aux STIM que celles sans représentation féminine.

Dans ce contexte, favoriser l’égalité entre hommes et femmes dans le secteur énergétique devrait être considéré comme un impératif, urgent qui plus est.  La volonté de transition et de développement des énergies propres dans les pays de la région MENA va probablement créer des emplois plus nombreux et de types différents, dont une majorité sur le marché des renouvelables. Selon les estimations, le marché mondial de l’énergie connaîtra une croissance de 44 % d’ici 2050, avec 80 % des emplois liés aux renouvelables, contre 11 % liés aux combustibles fossiles et 5 % liés au nucléaire. Par exemple, une étude récente de la Banque mondiale a montré que, du scénario le plus bas au plus haut, l’impact se traduira par la création de 1,4 à 3,8 millions d’emplois nets rien qu’en Égypte sur la période 2020-2050.

Que faire pour améliorer les choses ?

Le programme MENAGEN de la Banque mondiale sur l’énergie et l’égalité des sexes promeut le changement sur les marchés du travail de la région MENA dans le cadre d’une approche de développement vert, résilient et inclusif. S’inspirant des réseaux qui soutiennent les femmes dans le domaine de l’énergie dans les pays du monde entier, ce programme entend lancer un réseau de promotion du rôle des femmes dans le secteur de l’énergie dans la région MENA (RENEW-MENA).

Les principaux objectifs de RENEW-MENA sont d’accroître la participation économique des femmes à travers la chaîne de valeur du secteur et plus particulièrement dans les emplois de la transition énergétique propre.  Il vise à encourager l’amélioration des conditions de travail dans les secteurs privé et public, à combattre les stéréotypes sur le rôle des femmes dans les STIM et à accroître la visibilité des femmes dans l’énergie. Pour cela, le réseau interviendra selon trois axes : i) faciliter les transitions entre l’enseignement des STIM et l’emploi ; ii) faire progresser le recrutement, améliorer la fidélisation des talents professionnels et faciliter l’avancement de carrière ; iii) promouvoir l’entrepreneuriat et l’inclusion financière.

Pour en savoir plus sur notre initiative RENEW-MENA, regardez la rediffusion de notre récent événement de lancement et inscrivez-vous ici !

Cybersécurité : opportunités et défis de la coopération africaine

Cyber Sécurité
Cyber Sécurité

« Digitaliser sans protéger, c’est dangereux » répétait Roger Adom, ancien ministre ivoirien de l’Économie Numérique. Ses quelques mots résument l’enjeu de la cybersécurité pour le continent africain. Si celui-ci connaît une numérisation accélérée depuis la fin des années 1990, l’entrée des sociétés africaines dans l’économie numérique a parallèlement entraîné et accru les risques « cyber ». C’est pourquoi, il est essentiel de les maîtriser afin de réduire les impacts sur les économies africaines. Cela nécessite donc la mise en place d’une culture commune de la cybersécurité. Aussi, au fur et à mesure que les entreprises opèrent leur révolution numérique et que les citoyens utilisent de plus en plus Internet et les plateformes numériques, la coopération africaine en matière de lutte contre les cyberattaques devient chaque jour un enjeu de plus en plus crucial.

La cybersécurité en Afrique : un défi d’ampleur

La pandémie de la COVID-19 a mis en lumière l’ampleur du défi que représente l’adaptation des administrations et des entreprises africaines aux enjeux de cybersécurité induits par la numérisation croissante que connaissent nos sociétés. Les mesures de distanciation sociale, de quarantaine ou encore la fermeture des frontières ont rendu quasi systématique le recours au télétravail, tout en accroissant l’importance du e-commerce et l’utilisation de services en ligne. Ceci a également exposé les fragilités des économies africaines face aux risques cyber de plus en plus sophistiqués, et la nécessité d’intégrer la cybersécurité dans les logiciels de pensée.

Une étude du cabinet Deloitte sur la cybersécurité dans les entreprises africaines[1] a ainsi montré que la cybersécurité et ses enjeux afférents n’étaient pas encore suffisamment pris en compte, l’Afrique francophone comptant encore un train de retard par rapport au reste du monde. Ainsi, parmi les entreprises sondées – comptant toutes plus de 500 employés – seules 22% disposaient d’un responsable de la sécurité cyber. Les enjeux rattachés à ce domaine étaient évoqués au moins une fois par trimestre dans seulement 16% des entreprises citées, contre 53% dans le reste du monde. En cas d’attaques, seules 11% étaient assurées et 42% disposaient d’un plan de continuité d’activité. Ces carences s’observaient également dans les budgets consacrés à la cybersécurité : inférieurs à 200 000 euros dans les deux tiers des cas, ils n’excédaient 500 000 euros que dans 11% des entreprises. De plus, ce budget était souvent inégalement réparti entre les postes de dépense, provoquant des déséquilibres préoccupants lorsqu’on compare leur situation à la moyenne mondiale. Si 35% des investissements allaient à la sécurité des infrastructures de télécommunications, – contre 14% en moyenne dans le monde -, seulement 5% étaient dédiés à la sécurisation des données, poste de dépense représentant 16% des dépenses de cybersécurité pour les entreprises extérieures à la zone observée.

L’impression dégagée par ces statistiques est largement corroborée par un rapport d’Interpol[2] daté d’octobre 2021, qui estimait que 90% des entreprises africaines ne disposaient pas de protocoles de cybersécurité suffisants. Ces carences provoquent des dommages économiques, puisque le cabinet kényan Serianu estimait que la cybercriminalité avait provoqué des pertes s’élevant à 4,2 milliards de dollars en 2021 sur l’ensemble du continent[3].

Malgré des défis persistants, une coopération africaine en progression

Si la coopération africaine en matière de cybersécurité constitue donc aujourd’hui une nécessité du fait de la digitalisation croissante des économies sur le continent et des carences encore observables, il existe néanmoins des barrières qui font entrave à son progrès.

Les tensions géopolitiques persistantes entre certains pays, l’instabilité que connaissent malheureusement d’autres, aussi bien sur le plan sécuritaire qu’institutionnel, représentent des freins à l’établissement d’une coopération durable. Parallèlement, les différents niveaux de développement, de maturité et de volonté politique en termes de cybersécurité limitent également la mise en place d’une collaboration efficace.

En 2021, seuls 12 pays avaient ainsi signé la convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données[4], dite Convention de Malabo, et uniquement six l’avaient ratifiée[5], tandis qu’uniquement 55% d’entre eux disposaient d’une législation sur la protection des données12. Harmoniser les législations, mettre un place un cadre juridique commun à l’échelle continental semblent donc être des préambules nécessaires pour permettre de relever le défi de la coopération africaine en matière de cybersécurité.

Si le continent africain a encore un long chemin à parcourir afin d’harmoniser les différents cadres légaux et réglementaires en termes de cybersécurité et de protection des données personnelles, des succès notables sont à souligner et à encourager. En effet, le marché de la cybersécurité en Afrique est passé de 0,92 Mds d’euros en 2015[6] à 2,32 Mds en 2020[7]. Des États ont mis en œuvre des politiques résolues. La Côte d’Ivoire par exemple, en pointe sur les sujets numériques, a pensé dès le début des années 2010 une stratégie nationale de la cybersécurité. En 2011, le pays créait ainsi la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC)[8], mais également une loi sur la protection des données personnelles permettant de poursuivre les cybercriminels. Les dernières années ont également vu l’émergence d’acteurs privés de la cybersécurité comme Ciberobs Consulting ou Diamond Security Consulting.

Ces progrès locaux ne peuvent toutefois permettre, à eux seuls, de relever le défi de la cybersécurité en Afrique. Le caractère transnational par nature de la cybercriminalité impose en effet une coopération et une stratégie internationales, afin de sensibiliser aux risques et aux opportunités que représente la digitalisation croissante des économies. De ce fait, le dialogue et l’établissement d’un cadre réglementaire adapté se révèleront nécessaires.

Se pose dès lors la question de la formation dans un secteur où la pénurie de travailleurs qualifiés dans le monde s’élève à 2,72 millions de personnes[9], et où l’Afrique n’en compte que 10 000 selon Franck Kié[10], fondateur de Ciberobs Consulting et du Cyber Africa Forum. Un effort commun en termes de formation de professionnels de la cybersécurité semble donc nécessaire. Cette coopération doit notamment inclure les acteurs privés pour être plus efficace. Nombre de ces derniers ont en effet développé des programmes de formation, tels que Orange, Google ou Huawei [11]. L’équipementier chinois a ainsi créé la ICT Academy dans les 600 meilleures universités et collèges spécialisés dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans 28 pays africains, formant ainsi plus de 120 000 talents. Sur le continent africain, Huawei a également lancé le programme Seeds for the Future depuis 2014. Plus de 3 000 jeunes talents de 36 pays y ont participé et près de 1 000 d’entre eux ont eu l’opportunité de se rendre en Chine afin d’en apprendre davantage sur les nouvelles technologies numériques disruptives. Plus particulièrement, l’édition 2021 de Seeds for the Future au Mali a été l’occasion pour les étudiants de se sensibiliser aux rudiments de la cybersécurité, – les failles étant avant tout humaines -, et d’en apprendre davantage sur les actions menées par le groupe chinois dans ce domaine.

Outre l’apprentissage se pose également la question de l’investissement dans des infrastructures fiables et sécurisées, nécessaires pour accroître la cyber résilience des États. En tant que leader dans la fourniture de solutions et d’infrastructures de TIC, Huawei fournit des produits et des services d’infrastructures de télécommunication intelligents et sécurisés afin d’accompagner le développement et la résilience de l’économie numérique des pays en Afrique.

L’opportunité autant que la nécessité que représente la coopération africaine en matière de cybersécurité ont été bien perçues par de nombreux acteurs, et nous pouvons ainsi évoquer de premières initiatives prometteuses. En effet, dès 2014, l’Union Africaine a adopté la Convention de Malabo, posant les premiers jalons d’une coopération continentale. Plus récemment, le Sommet de Lomé qui s’est tenu en mars 2022[12] a également permis d’attirer l’attention sur la nécessité d’établir des réglementations et des cadres légaux communs. La création du Cyber Africa Forum (CAF) peut être citée comme un dernier exemple éloquent. Celui-ci, dont la deuxième édition s’est tenue en mai 2022, permet aux acteurs africains de la cybersécurité de disposer d’un lieu de rencontres, de discussions et d’échanges sur les bonnes pratiques nécessaire à la coopération. Cette dynamique positive doit donc être amplifiée afin de faire face aux enjeux essentiels de cybersécurité, et de pouvoir, demain, faire du continent africain un leader dans ce domaine.


[1] Deloitte, Étude de la maturité Cybersécurité 2021 Afrique Francophone, juin 2021.

[2] Interpol, Évaluation 2021 des cybermenaces en Afrique, octobre 2021.

[3] Jeune Afrique, Cybersécurité : comment la Côte d’Ivoire est devenue un hub régional, mai 2022.

[4] Convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données ouverte à la ratification

[5] Jeune Afrique, L’Afrique peut-elle encore sauver sa souveraineté numérique ?, avril 2021.

[6] Markets and Markets, Africa Cyber Security Market

[7] La Tribune Afrique, Cybersécurité : l’Afrique a perdu 10% de son PIB dans les cyberattaques en 2021, mai 2022.

[8] Portail officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire, Lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire : des résultats probants, 31/01/2022

[9] (ISC)2, 2021 Cybersecurity Workforce Study, 2021

[10] La Tribune Afrique, Cybersécurité : l’Afrique a perdu 10% de son PIB dans les cyberattaques en 2021, mai 2022

[11] Ibid.

[12] Jeune Afrique, Cybersécurité : à Lomé, l’Afrique veut s’armer contre les menaces, mars 2022.

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