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Le Parc des Technologies Nationales du Sénégal ouvrira en 2022

Les Sénégalais peuvent encore prendre leur mal en patience pour l’acquisition du Parc des Technologies Nationales (PTN). Destiné à optimiser la croissance de développement du numérique, le projet grandeur nature du Plan Sénégal Émergent (PSE) et de la stratégie nationale Sénégal numérique 2025 qui devait voir le jour en fin 2021, ne sera finalement livré qu’au premier semestre de 2022, à en croire le ministre de tutelle.

Après une visite complète, le jeudi, des différents sites du vaste chantier, le ministre de l’économie numérique et des télécommunications, Yankhoba Diattara en compagnie des membres de l’unité de gestion du projet et son equipe, a justifié sur les retards de livraison de ce projet inédit qui a coûté la bagatelle de 46 milliards.

«Le délai de livraison initial était prévu au mois de décembre 2021, nous serons dans les délais pour le Data Center mais pour les autres bâtiments compte tenu des contraintes, nous allons demander aux partenaires stratégiques mais également informer l’autorité de nous accorder un délai supplémentaire de trois à 6 mois». A t-il-expliqué

Et par rapport à l’état d’avancement, M.Diattara d’ajouter. «Le rythme d’exécution du chantier est assez acceptable malgré les contraintes liées à la pandémie de Covid-19, au renchérissement du coût du fret mais également aux difficultés liées à l’hivernage». Un rythme, selon lui, pour le moins bon, ce malgré « les retards de livraisons des équipements et des matériaux» en provenance de l’extérieur.

Le Parc des Technologies Nationales (PTN): pilier national de la croissance numérique 

«Le Parc des technologies nationales est une plateforme sous-régionale qui sera composée de 3 tours d’espaces de Bureaux équipés avec plusieurs centres. Ainsi, on aura l’installation d’un  Centre de données (Datacenter), de Business Process Outsourcing (BPO),  de production audiovisuelle et de contenus multimédia sans oublier la formation et l’innovation, un centre d’études et de recherche, un centre de formation et d’un bâtiment administratif.» décrit le site du projet où on peut aussi lire que ce projet de ville numérique implanté à Diamniadio et étendue sur 25 hectares pourrait générer plus de 35.000 emplois direct et indirects. «C’est un niveau (d’avancement, Ndlr) assez acceptable mais nous allons continuer à maintenir le suivi régulier et rapproché. C’est pourquoi, nous avons tenu à renouveler nos encouragements à l’équipe de projet mais également aux entreprises et ouvriers qui interviennent sur le chantier.» A conclut le ministre, Yankhoba Diattara lors de sa visite.

Google : soutenir le journalisme en Afrique

Google Africa
Google Africa

Le journalisme citoyen joue un rôle essentiel dans l’unification des communautés sud-africaines. Food for Manzi [LIEN] est une association qui racontent les histoires dont on ne parle jamais des communautés rurales et de l’agriculture d’Afrique du Sud afin de lutter contre les stéréotypes et d’encourager une forme de positivité. Avec le soutien de Google News Initiative, l’équipe a mis en place le projet de journalisme citoyen Sinelizwi, qui a permis de former 62 citoyens originaires des neuf provinces afin qu’ils relatent les récits des histoires locales pour renforcer et unir les communautés.

Des projets comme celui-ci sont la raison pour laquelle Google investit dans Google News Initiative (GNI), et cette semaine nous organisons le premier événement GNI pour l’Afrique qui se déroulera virtuellement du lundi 25 au vendredi 29 octobre.

Cet événement est l’occasion pour les journalistes, les éditeurs et les créateurs de contenu en Afrique d’en savoir plus sur les programmes de formation de Google destinés aux journalistes et aux professionnels de l’information. Qu’il s’agisse de comprendre comment les petites et moyennes entreprises de presse peuvent développer leurs activités numériques ou d’utiliser les informations et les données sur les consommateurs pour mieux comprendre les préférences des lecteurs et accroître la rentabilité et l’engagement, l’événement rassemble des experts de Google et de ce secteur d’activité pour partager des outils, des formations et les meilleures pratiques.

En Afrique, le paysage de l’information évolue rapidement. En cinq ans, le nombre de personnes qui consultent les plateformes numériques pour obtenir des contenus d’information a presque doublé. Cette progression exceptionnelle ouvre l’accès à l’information et permet d’accompagner une nouvelle génération de médias indépendants et numériques. Pourtant, tout le monde n’a pas la possibilité d’accéder à ces médias, et nombreuses sont les personnes et les communautés qui ne sont pas représentées dans l’actualité. Des associations qui s’efforcent de changer cette situation, comme Pulse au Nigeria [LIEN], participeront également à cet événement. Elles expliqueront comment celle-ci a utilisé les nouveaux formats numériques pour attirer un large public de jeunes et développé des formats tels que les « Explainers » (notes ou vidéos explicatives) pour fournir un contexte supplémentaire – et indispensable – pour permettre la circulation de l’information.

Lors de cet événement, nous avons également annoncé un partenariat avec l’UNESCO pour investir davantage dans la formation des journalistes en Afrique. En s’appuyant sur ses réseaux d’écoles de journalisme, l’UNESCO lancera un programme collaboratif visant à actualiser les programmes d’enseignement et de formation au journalisme gérés par une centaine d’institutions spécialisées en Afrique, pour leur permettre de mieux répondre aux changements majeurs intervenus récemment dans le domaine du journalisme et de l’édition. Cette nouvelle initiative de formation sera déployée au cours des 18 prochains mois.

Google accroît ses investissements et son soutien au journalisme en Afrique, notamment par le biais du News Lab Teaching Fellow qui dispense aux journalistes d’Afrique australe une formation adaptée aux réalités locales. Google met également en place des programmes tels que le programme de développement numérique et le programme d’aide à l’innovation ainsi que les Défis de l’innovation en vue d’accompagner les éditeurs dans la transformation numérique. Pour participer à cette formation, envoyez un courriel à newslabsupport@google.com.

Regardez les sessions de l’événement ici.

Poste par Nitin Gajria, Directeur général, Afrique subsaharienne

Sommet Africarena 5ème édition en Afrique du Sud

Africarena 2021 Afrique du Sud
Africarena 2021 Afrique du Sud

Les investisseurs et les startups avaient rendez-vous pour la clôture du tour Afrique de Africarena, après le Sénégal, le Kenya et la Tunisie, les acteurs de l’innovations se sont réunis dans la ville du Cap du 14 au 17 novembre 2021

Plus de 2000 personnes connectés en live sur cette édition 2021 !

Africarena team

Un programme chargé avec une « unconférence » ou les investisseurs en capital risque présentent les grandes tendances et échangent afin de produire un livre blanc qui sera présenté dans les prochaines semaines par les équipes de Africarena.

Succès sur la 5ème édition du sommet Africarena 2021 à Cape Town en Afrique du Sud

Deux jours de conférence réunissant de nombreuses startups du continent avec plus de 12 pays représenté sur cette session. Les startups présentaient leurs solutions innovantes et leurs business plan dans l’eau, la santé, l’éducation, la mobilité, les technologies disruptives et bien sur l’énergie.

Un focus particulier a été fait sur cette édition sur les projets répondant à des zones reculées ou « last miles » avec des solutions en logistique, en mise en réseau ou en fintech. Africarena se distingue en ce sens en proposant aussi des startups qui répondent aux besoins locaux comme par exemple sortir de l’économie informelle et utiliser des fintech accessibles au plus grand nombre.

Des startups et des projets portés massivement par des femmes sur cette 5ème édition de Africarena

Indique Christophe Viarnaud CEO de Africarena

Africarena Afrique du Sud c’est aussi un succès d’audience

Un pari osé en cette période de fin de pandémie pour Africarena. Non seulement Christophe Viarnaud a su relever le défi durant l’année 2020 avec le lancement de l’application Africarena Wired mais aussi en tenant à bout de bras une édition en présentiel en novembre 2020.

Un succès aussi sur cette édition de novembre 2021 puis que plus de 2 000 personnes sont connectés en live sur l’évènement !

Des pitchs pour les startups

Des chalenges permettent aux startups de venir pitcher leurs innovations, à la fois devant un jury d’experts mais aussi devant les investisseurs en capital risque afin de décrocher des financements.

Des investisseurs qu’il est possible de rencontrer en live, une excellente opportunité pour démultiplier les projets avec des investissements bien sûr mais aussi avec les conseils de ces experts de l’écosystème de l’innovation. En effet les investisseurs parcourant toute l’année à la recherche des pépites à incuber et leurs retours ou conseils sont aussi riches que précieux.

Les startups gagnantes de cette édition Africarena sont :

Saint-Gobain Challenge : SafePay (Afrique du Sud) – PDG : Sam Ndegwa
Défi Viva Tech : Reslocate (Afrique du Sud) – PDG : Lucas Moshawa
Défi FrenchTech Tech4Good : SeroMed technologies (Afrique du Sud) – PDG : Anne Gabathuse
FSAT Labs Challenge : Wood Flavour (Afrique du Sud) – Fondateur : Dirk Van Den Berg
Startup d’amorçage de l’année : Assuraf (Afrique du Sud) – PDG : Souleymane Gning
Startup série A de l’année : Jabu (Namibie) – PDG : David Akinin
Startup en phase avancée de l’année : Finclusion (Afrique du Sud) – PDG : Timothy Nuy
Entrepreneur émergent de l’année : Zuri Health (Kenya) – Cofondateur : Daisy Isiaho
Startup la plus innovante de l’année : 123tutors (Afrique du Sud) – Cofondateur : Joseph Nyamariwata
Présentation de l’investisseur : Naspers Louise Stuart : responsable des fusions et acquisitions

Le PDG de Double Feather, Kohei Muto, a déclaré : « Au nom de la JICA et de Double Feather Partners, nous sommes extrêmement heureux d’avoir participé à cette édition d’AfricArena, non seulement en tant que sponsor de l’Investor Unconference, mais aussi du Grand Summit.

Notre objectif est de faire en sorte que le Japon et ses partenaires s’engagent plus profondément dans les écosystèmes africains, acquièrent une compréhension de première main des startups et de leurs marchés, et fournissent un soutien stratégique qui va au-delà du capital. Des événements tels que l’AfricArena, combinés à nos activités commerciales et à la diffusion en Afrique du projet NINJA et des accélérateurs NINJA de la JICA, nous aident à atteindre cet objectif. »

Vivatech International Public Affairs & Global Development : Guillaume Marechal déclare : « AfricArena 2021 a rassemblé de grands esprits des pays africains, des startups, des médias, des acteurs publics aux VCs….. C’était tellement excitant de rencontrer les entrepreneurs africains les plus prometteurs ! VivaTech et AfricArena partagent les mêmes objectifs : soutenir la croissance des écosystèmes d’innovation africains et créer des opportunités pour les entrepreneurs africains sur les marchés africains et mondiaux. C’est la raison pour laquelle VivaTech, en collaboration avec la Banque mondiale et la SFI, lance les AfricaTech Awards : Climatech, Healtech, FinTech, AgriTech en janvier. Restez à l’écoute ! »


Pendant le Sommet, la startup de la communauté French Tech et ancienne élève d’AfricArena 2017, Ozow, qui traite désormais plus de 100 millions de dollars de paiements mensuels, a annoncé une série B de 42 millions de dollars menée par Tencent.

La société, fondée en 2014, a levé une série A de 2,5 millions de dollars menée par Kalon Ventures en 2019 . « Dans le cadre de notre parcours de collecte de fonds, le fait de remporter un défi AfricArena en 2017 et l’exposition qui s’en est suivie a été une étape critique pour nous permettre de passer par notre collecte de fonds initiale et le développement de la marque. Nous avons également organisé un hackathon technologique pendant AfricArena 2020. Le programme AfricArena est de classe mondiale et absolument inégalé en termes de valeur ajoutée pour les communautés de VC et de fondateurs. Nous sommes impatients de travailler avec les fondateurs issus du programme et d’étendre la présence d’Ozow en dehors de l’Afrique du Sud », a déclaré Thomas Pays, fondateur et PDG d’Ozow.

Depuis la levée de série A de 2,5 millions de dollars de l’entreprise en 2019, Ozow a connu une croissance de 100 % de son activité d’une année sur l’autre. « Nous constatons également une croissance des nouveaux utilisateurs, qui dépasse les 140 000 par mois.

C’est une croissance et une adoption assez incroyables », a-t-il déclaré, « et cela est certainement dû à l’éducation des consommateurs et des commerçants que nous avons dû faire au cours des sept dernières années, car il s’agissait d’une solution assez innovante que personne ne connaissait vraiment auparavant ». De 2016 à 2017, Ozow a levé un total de 1,2 million de dollars dans des tours de table et des tours d’amorçage, et jusqu’à présent, sa levée totale s’élevait à 3,7 millions de dollars auprès de bailleurs de fonds tels que Kalon Ventures.

Christophe Viarnaud, fondateur et directeur général d’AfricArena et de Methys, a déclaré : « Malgré les vents contraires économiques et l’environnement défavorable induit par la pandémie, nous sommes très fiers d’avoir pu organiser un événement hybride d’une telle qualité à Old Biscuit Mill, au cœur de la ville du Cap, avec probablement la plus forte concentration de start-ups de notre histoire et des intervenants très impressionnants. Nous en sommes très reconnaissants à nos partenaires. À l’ère de la numérisation accélérée, nous élargissons notre contribution aux écosystèmes africains avec AfricArena Wired, qui facilite le partage des connaissances et la connexion. Nous espérons que cela permettra de dégager davantage de valeur pour l’écosystème dans son ensemble. »

Toutes les conférences, les panels et les pitchs de startups sont disponibles en replay sur les chaînes Youtube d’AfricArena et sur l’application AfricArena Wired qui permet d’accéder aux événements AfricArena, aux podcasts et aux actualités de l’écosystème, ainsi qu’à une section dealroom contenant les ressources de financement de Digital Collective Africa, et un service Coffee Chat permettant aux utilisateurs de se connecter à l’un des plus de 500 membres de la communauté Wired (principalement des fondateurs et des investisseurs).

Award Africarena 2021
Award Africarena 2021

Orange et Le Monde partenaires pour les audiences africaines

Journal Le Monde et Orange en Afrique
Journal Le Monde et Orange en Afrique

Pour Orange, ce partenariat permettra d’étoffer son offre de contenus numériques de qualité pour ses clients

Le Monde a conclu un partenariat stratégique avec Orange Afrique et Moyen Orient (OMEA)  avec pour objectif d’accélérer la distribution des abonnements au Monde sur le continent africain. Pour Orange, ce partenariat permettra d’étoffer son offre de contenus numériques de qualité pour ses clients.          

Depuis le 2 novembre 2021, les clients d’Orange Côte d’Ivoire peuvent souscrire directement à partir de leur application Orange et moi et myPlace, à l’abonnement numérique au Monde, incluant l’accès à tous les articles, y compris les archives. L’application du Monde sera également disponible depuis leur smartphone.    

Ce lancement en Côte d’Ivoire constitue la première étape d’une stratégie de développement de l’audience abonnés du Monde en Afrique francophone.

Notre collaboration inédite avec Le Monde s’inscrit dans la diversification des services digitaux proposés à nos clients Africains

Plusieurs pays dans lesquels Orange Afrique et Moyen-Orient est présent (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale et Maghreb) ont déjà prévu de commercialiser l’abonnement au Monde avant la fin de l’année 2021.

« Suivant l’ambition d’être l’opérateur digital de référence en Afrique, Orange déploie sa stratégie de développement d’offres de contenus qualitatifs sur le continent. Notre collaboration inédite avec Le Monde s’inscrit dans la diversification des services digitaux proposés à nos clients Africains » déclare Jérôme Hénique, Directeur Général Adjoint d’Orange Middle East and Africa.

« Ce partenariat stratégique croise deux moteurs de notre développement »indique Louis Dreyfus, président du directoire du Groupe Le Monde, « la croissance très forte de notre portefeuille d’abonnés numériques (plus de 400 000 abonnés numériques à date) et notre investissement dans une couverture éditoriale renforcée de l’actualité africaine avec “Le Monde Afrique” ».

Grâce à ce partenariat, Orange met à la disposition du Monde son écosystème numérique (canaux de distribution, paiement mobile) afin de simplifier l’accès des clients d’Orange aux contenus réservés aux abonnés du Monde.

Les offres d’abonnement numérique aux contenus du Monde seront disponibles en monnaie locale, avec possibilité de paiement par Orange Money et facture Orange depuis les sites d’e-commerce d’Orange.

A travers ce partenariat, Le Monde et Orange MEA signent leur engagement pour un accès facilité à une information rigoureuse et approfondie, avec un nouveau service pleinement adapté à l’évolution des usages des lecteurs du Monde sur l’ensemble du continent africain.  

L’UNICEF et Kinshasa Digital Academy lancent Génération sans limites

Génération sans limites - UNICEF et Kinshasa Digital
Génération sans limites - UNICEF et Kinshasa Digital

L’UNICEF et la Kinshasa Digital Academy ont annoncé un nouveau partenariat pour lancer Génération sans limites en République Démocratique du Congo (RDC).

GenU est un programme mondial mis en place par l’UNICEF pour répondre à la nécessité urgente de développer l’éducation, la formation et les possibilités d’emploi pour les jeunes à une échelle inédite.

Cette initiative vise à ancien 10 millions de jeunes en République Démocratique du Congo sur les métiers du numérique et à l’entrepreneuriat d’ici 2030.

Un projet d’envergure mené depuis près d’une année en collaboration avec le Ministère du Numérique, le Ministère de la Formation Professionnelle, la Présidence de RDC, Silikin Village et de nombreux partenaires publics et privés.

Des centres de formations vont être ouverts dans plusieurs provinces de la RDC entre 2022 et 2023 . Des modules de formations en présentiel, en ligne et en hybride y seront accessibles et accessibles gratuitement.

Unicef Génération sans limites
Unicef Génération sans limites

La Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers, Antoinette Kipulu Kabenga, s’est félicitée de l’introduction de l’initiative GenU qui est conforme à la politique du Gouvernement et aux priorités de l’ONU en matière de développement durable, notamment en ce qui concerne l’éducation, l’emploi et les possibilités offertes aux jeunes.

« L’un des problèmes majeurs que nous avons en RDC est le manque d’opportunités d’emploi pour les jeunes qui est souvent accentué par le manque de formation adéquate face aux réalités du marché du travail et qui, par conséquent, provoque un chômage généralisé », a-t-elle indiqué. « La formation professionnelle est un outil majeur et indispensable pour tous les acteurs, car elle permet aux personnes de se former à tout moment, de développer leurs compétences et d’approfondir leurs connaissances pour accéder à l’emploi. »

La Ministre a souligné l’importance de s’assurer que GenU ne soit pas une initiative isolée, mais qu’elle fasse partie d’un processus qui profitera aux jeunes en termes d’opportunités de travail et d’encouragement de l’esprit d’entreprise.

Le représentant de l’UNICEF en RDC, Edouard Beigbeder, a déclaré que GenU modernisera l’éducation et la formation professionnelle pour favoriser la préparation à l’emploi, tout en augmentant et en améliorant les opportunités de travail pour les jeunes congolais.

« GenU offre des solutions professionnelles à des jeunes actuellement sans grand espoir pour l’avenir », a-t-il déclaré. « Cette réponse d’une profondeur et d’une ampleur exceptionnelle implique de nombreuses initiatives révolutionnaires avec un large éventail de partenaires publics et privés. Il est vital que nous poursuivions notre collaboration avec ces partenaires – ainsi qu’avec la société civile – si nous voulons réussir à poursuivre notre travail pour aider les jeunes. »

L’initiative GenU est lancée avec la Kinshasa Digital Academy (KDA), une entreprise locale qui est l’un des principaux fournisseurs de formation aux compétences numériques en RDC et qui travaille pour promouvoir une plus grande capacité numérique. « Nous avons lancé notre académie pilote en 2020 à Kinshasa, avec un taux d’insertion professionnelle de 100% à la fin de la formation », a déclaré Jean-Louis Mbaka, le directeur de la KDA. « Nous sommes heureux de pouvoir proposer nos formations dans d’autres provinces et à un plus grand nombre de jeunes grâce à GenU et aux partenariats avec le Ministère du Numérique et la Présidence de la RDC. »

L’objectif de l’initiative GenU est de tirer parti de ce savoir-faire numérique pour former des jeunes âgés de 10 à 24 ans à l’utilisation des nouvelles technologies et leur dispenser un enseignement et une formation de qualité. Ces jeunes pourront façonner leur propre avenir et augmenter leurs chances de trouver un emploi décent. Le projet bénéficie du soutien de grandes entreprises nationales et internationales, dont Facebook et Vodacom.

Cette initiative permettra également de mettre en relation les jeunes congolais avec des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des institutions financières et des membres de la société civile, créant ainsi un environnement favorable au développement des jeunes. Cela comprend le coaching, le renforcement des compétences, la mise en réseau et les opportunités d’entrepreneuriat.    

Le projet sera étendu aux villes de Lubumbashi, Mbuji-Mayi et Goma – dans le but de créer de nombreux emplois salariés et indépendants. Différents types de formation seront proposés, de la théorie à la pratique en passant par la programmation et les évaluations par les pairs.

L’initiative GenU complète la collaboration entre l’Union africaine et l’UNICEF pour mettre en œuvre la stratégie de développement de la jeunesse africaine et se conforme au programme du Président Felix Tshisekedi, actuellement président de l’Union africaine, pour promouvoir l’emploi et l’engagement des jeunes. 

Une 6ème édition de la Foire Internationale de Kaolack sous le signe des tic

Les startups du tic se sont invitées à la foire internationale de Kaolack. Pour une sixième édition des initiatives qui a officiellement pris fin ce dimanche 14, les exposants du tic n’ont pas chômé au niveau de leurs stands bondés d’élèves. Ils font découvrir leurs métiers innovants aux visiteurs et jeunes collégiens de Kaolack. 

Kaolack est au diapason du 21ème siècle pour le temps de la foire. En effet, à côté des stands habituels, cette année, douze exposants de solutions technologiques ou numériques au service de l’éducation, communication ou l’agriculture ont fait le déplacement dans la capitale du Saloum. 

Le patron d’Agrosotech, Christian Mendy, nous présente sa startup évoluant dans le secteur de l’agritech.

«Agritech, c’est l’agriculture adaptée à la technologie. Avec Agritech kids, nous initions les enfants à tout ce qui touche à la technologie agricole: l’utilisation de biopesticides, d’engrais biologiques…Dans le cadre d’Agro-road, nous assistons les agriculteurs également grâce a notre équipe composée de géomètres, de géologues, d’informaticiens, et même des pilotes de drones pour la cartographie, le diagnostic notamment.» Une solution complémentaire à celle de la startup Senagriculture plus axée sur la formation et le renforcement de capacités, à en croire Christian Mendy.

À quelques pas de ce stand, les congolais Steph et Sam de la startup « Neema » s’entretiennent avec de jeunes lycéens de Mboutou Sow et Eureka captivés. Ils présentent leur startup active dans le domaine de l’audiovisuel.

«Chez Neema, nous faisons dans le marketing sonore. Nous lions les sons à une marque. La musique étant liée au sensoriel, donc au souvenir. Les entreprises l’utilisent pour fidéliser leurs clients. Nous proposons des identités sonores: des logos et ambiances sonores propres aux entreprises.»

Plus loin, Yacine et Penda de Kanarimagik parlent de leur label et du programme Startup 4 Xaley.

«spécialisés dans la création de dessins animées ou bandes dessinées, notre présence ici c’est pour faire découvrir aux jeunes les innovations technologiques des métiers, les startups en l’occurrence à travers une bande dessinée produite par nos équipes.» Le co-fondateur et directeur des programmes de la startup, Jérôme Diouf d’ajouter: «Nous distribuerons notre bande dessinée sur l’écosystème des startups aux quatre établissements ciblés en espérant que l’exploitation se fera au niveau des dits établissements.» explique-t-il.

L’imprimé reste prépondérant dans le système éducatif africain

L'éducation dans une école du Burundi en Afrique centrale
L'éducation dans une école du Burundi en Afrique centrale

De nombreux étudiants ont eu du mal à s’adapter à la « nouvelle normalité », qui inclut la facilitation de l’apprentissage en ligne

Novus Holdings met l’accent sur l’importance de l’impression, en particulier celle des livres physiques, en tant que ressource d’apprentissage pour les enfants du continent africain. Dans le monde entier, la COVID-19 a changé les systèmes éducatifs à jamais. L’impact le plus significatif de la pandémie sur l’éducation a été la tendance à l’apprentissage en ligne comme solution pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études scolaires et universitaires.

De nombreux étudiants ont eu du mal à s’adapter à la « nouvelle normalité », qui inclut la facilitation de l’apprentissage en ligne. Dans toute l’Afrique, des millions de jeunes ont vu leur vie perturbée et leur apprentissage mis en attente pendant plus d’un an. Malheureusement, l’apprentissage à distance s’est révélé être un échec, car près de 90 % des étudiants d’Afrique subsaharienne n’ont pas accès à un ordinateur à la maison et 82 % n’ont pas accès à l’internet (UNESCO).

Selon Steve Thobela, Directeur du Groupe Novus Holdings : Africa Business Development [Développement Économique de l’Afrique], les livres imprimés restent une ressource fondamentale dans les écoles qui ont un accès limité, voire inexistant, aux solutions numériques. « L’éducation est un élément essentiel au développement de l’Afrique et un droit humain fondamental ; cependant, le plus grand obstacle à l’augmentation du niveau d’alphabétisation est le manque de livres, en particulier dans les zones rurales. »

M. Thobela ajoute : « L’accès à l’information, par le biais de supports écrits, notamment les manuels scolaires, les journaux, les livres de lecture, les affiches, les brochures et les dépliants, encourage l’alphabétisation et contribue à promouvoir une culture de la lecture. »

Le défi de la croissance de la population jeune en Afrique

La population infantile de l’Afrique atteindra le milliard d’ici 2055, ce qui en fera la population infantile la plus importante de tous les continents. Selon l’UNESCO, l’Afrique subsaharienne présente le taux d’exclusion scolaire le plus élevé au monde. Plus d’un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés, suivis par un tiers des jeunes âgés de 12 à 14 ans.

L’éducation est un élément essentiel au développement de l’Afrique et un droit humain fondamental

En outre, près de 60 % des jeunes âgés de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. La Banque mondiale a déclaré que 87 % des enfants d’Afrique subsaharienne sont « analphabètes » et ne possèdent pas les compétences fondamentales dont ils ont besoin pour le 21ème siècle et un marché du travail dynamique.

La différence entre la lecture de livres papier et de livres électroniques

Une étude publiée par la revue Pediatrics suggère que les tout-petits qui lisent sur un écran sont moins susceptibles d’interagir avec leurs parents que ceux qui font usage d’un livre traditionnel.

Des chercheurs de l’Université du Michigan ont demandé à des parents de lire des histoires similaires à leurs enfants de deux et trois ans dans différents formats qui comprenaient un livre imprimé traditionnel, un livre électronique sur une tablette et une version électronique plus améliorée avec des animations et des effets sonores. Les interactions ont été enregistrées afin de déterminer et d’étudier l’interaction verbale et émotionnelle. Il a été établi que les livres imprimés généraient plus d’interaction entre les parents et les enfants et créaient plus de dialogue lorsque les images et l’histoire étaient abordées.

L’imprimé reste d’actualité

En sa qualité de leader sud-africain de l’impression et de l’emballage, Novus Holdings cherche à dégager davantage de valeur et à étendre son empreinte en Afrique subsaharienne. Cela est prévu principalement par le biais de produits d’alphabétisation et d’éducation, d’impression de sécurité (tels que les bulletins de vote et les épreuves d’examen), ainsi que d’emballages de détail adéquats.

Spécialisé dans l’impression par le biais de sa division Novus Print, le Groupe s’est imposé comme une entreprise d’impression commerciale complète en Afrique. L’entreprise opère actuellement entièrement en Afrique du Sud, mais dessert divers clients dans toute l’Afrique.

« Compte tenu de la demande accrue d’alphabétisation, la fabrication d’imprimés joue un rôle important dans le développement de l’Afrique. Nous disposons d’une équipe africaine dévouée et avons une approche des affaires qui prend en compte nos divers partenariats dans les pays africains. Avec nos clients, nous souhaitons contribuer à l’accès aux livres, qui constituent le cadeau inestimable de l’apprentissage pour les enfants d’Afrique », conclut M. Thobela.

Train express régional TER de Dakar, le lancement annoncé

Train TER Sénégal
Train TER Sénégal

Depuis 2016 (année à laquelle les travaux ont débuté), l’opérationnalisation du Train express régional (TER) de Dakar est sur toutes les lèvres. Prévu pour décongestionner et faciliter les trajets dans toute l’agglomération d’une capitale comptant près de 4 millions d’habitants et en constante croissance. aujourd’hui, la mise en service du bijou mécanique est plus que jamais sur les bons rails. 

Considérant que la mobilité urbaine est une préoccupation majeure dans la métropole sénégalaise, le gouvernement Sénégalais à travers son Plan Sénégal Émergent avait lancé, depuis sept ans aujourd’hui, le projet du Train express régional qui s’annonçait comme une avancée majeure, voire une révolution des systèmes de transport de la capitale d’un pays tel que Sénégal. Selon, le directeur général de Sen Ter (Société nationale de gestion du patrimoine du train express régional), Abdou Ndéné Sall, le TER, tout en n’ayant pas coûté relativement cher, rapporterait de l’argent et polluerait « cinq moins » que tout autre véhicule.

Le projet de construction présenté, à l’époque, en grandes pompes et estimé à 656 milliards de Fcfa a pourtant fini par créer des frustrations. Ce malgré la promesse qu’il assurerait un traffic de voyageurs estimé à 115 000 personnes, par jour avec une tarification des trajets abordable (Dakar-Diamiadio:1200 Fcfa ; Dakar-Thiaroye: 600 Fcfa).

En effet, en raison de nombreux reports du démarrage du tout premier Train à grande vitesse de l’afrique de l’ouest, certains avaient commencé à perdre patience. D’autres se sont saisi de l’occasion pour égratigner un programme à leurs yeux, trop ambitieux, inopportun aux regards des priorités et à la limite mégalomane.

Le TER opérationnel dès décembre 2021

Toutefois, dans cette affaire, il fallait faire preuve de résilience, car une nouvelle date a été arretée pour le train tant attendu. Selon un communiqué du DG, M.Sall, le TER démarrera ses services, le 24 décembre 2021. À ce sujet, il a déclaré : « Tout est presque achevé et au point, le rendez-vous est donné aux Sénégalais le 24 décembre pour le cadeau de Noël, avec un début d’exploitation du TER, qui constitue un legs important pour les générations futures ».

L’infrastructure ferroviaire bimode (électricité et diesel) qui sera mise à disposition constitue uniquement le premier segment du projet composé d’un réseau de 36 km reliant Dakar à Diamniadio, puisqu’il est au programme un second tronçon de 19 km qui reliera Diamniadio à l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).

Les États membres de l’UNESCO s’unissent dans l’éducation

UNECSCO académie compétences
UNECSCO académie compétences

Les chefs d’Etat et de gouvernement et les ministres de l’éducation de plus de 40 pays ont adopté mercredi la Déclaration de Paris : un appel mondial initié par l’UNESCO et par la France pour accroître les investissements dans l’éducation au lendemain de la crise du COVID-19.

Paris, 10 novembre – Au cœur de la pandémie, 1,6 milliards d’enfants et d’adolescents se sont retrouvés privés d’école. Parmi eux, 500 millions d’élèves, principalement dans les pays du Sud, sont sans accès à l’enseignement à distance. L’UNESCO s’est rapidement mobilisée en fédérant les Etats, les organisations internationales et les entreprises au sein d’une Coalition mondiale pour l’éducation qui a permis d’assurer la continuité pédagogique dans 112 pays.

Malgré cette mobilisation sans précédent, la situation reste aujourd’hui préoccupante. Selon le dernier décompte de l’UNESCO, les établissements scolaires sont toujours fermés totalement ou partiellement dans 65 pays, affectant 750 millions d’élèves. 

Dans les pays où les écoles réouvrent, il existe aussi un motif d’inquiétude : celle qu’une partie des enfants ne retourne pas en classe. C’est en particulier le cas des filles, dont la scolarisation était déjà un acquis fragile dans certains pays à faible revenu. L’UNESCO évalue à 11 millions le nombre de filles à travers le monde qui risquent de ne pas retourner à l’école après la pandémie.

Ces risques sur la scolarisation des enfants s’inscrivent dans un contexte global de sous-investissement dans l’éducation. Les Etats membres de l’UNESCO se sont accordés depuis 2015 sur un financement de l’éducation à hauteur de 4 à 6% du PIB ou de 15 à 20% des dépenses publiques, mais la majorité des pays n’atteignent pas encore ce seuil. Il apparait par ailleurs que seul 1% du montant des plans de relance post COVID-19 est alloué à l’éducation dans les pays à faible revenu et seuls 2,9% dans les pays développés.

Un accord pour relancer les investissements

Mercredi, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, et Emmanuel Macron, Président de la République Française, ont co-présidé une réunion rassemblant les chefs d’Etat et les ministres de l’éducation de plus de 40 pays, avec l’objectif de renforcer l’engagement politique mondial et national en faveur de l’éducation.

« La pandémie de COVID-19 est venue marquer pour tous, dans le monde entier, l’importance cruciale de l’éducation comme bien public mondial. Au cœur de la crise, la coalition internationale initiée par l’UNESCO a permis de répondre aux besoins les plus urgents. Nous sommes venus en aide à plus de 400 millions d’élèves et 12 millions d’enseignants dans 112 pays », a expliqué Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO. « Aujourd’hui, alors que l’urgence immédiate de la crise peut sembler passée, notre mobilisation doit néanmoins se poursuivre. Il est impératif de donner la priorité à l’éducation en tant qu’investissement le plus puissant pour notre avenir commun. Si nous n’investissons pas dans l’éducation maintenant, le coût sera beaucoup plus élevé pour les générations à venir », a-t-elle appelé à l’attention des chefs d’Etat et de gouvernement.

« Avec la pandémie, nous avons aussi subi une crise éducative d’une ampleur inédite, qui est venue s’ajouter aux défis de l’accès universel à une éducation de qualité. Au plus fort de la crise, fin mars 2020, ce sont 90% des écoliers et étudiantes du monde qui ont vu leurs écoles fermer, soit plus de 1,6 milliards d’élèves. Ce choc a touché de plein fouet les enfants plus vulnérables, en particulier les filles. En France comme à travers le monde, nous sommes engagés pour faire de l’accès à l’éducation une priorité. Car l’école est le lieu privilégié de construction d’un projet commun et d’un destin partagé pour nos sociétés. L’école, c’est la victoire des Lumières et de la science contre toute forme d’obscurantisme. C’est cette vieille idée, si jeune, portée par celles et ceux qui croient que la raison est présente en chaque enfant et doit être accompagnée », a souligné Emmanuel Macron, Président de la République Française.

Ces échanges ont abouti à l’adoption de la Déclaration de Paris pour l’éducation. Dans ce texte, les Etats participants s’engagent à améliorer les investissements en s’appuyant sur les financements publics et la coopération public-privé. Ils appellent également à renforcer l’aide internationale à l’éducation, en en faisant une priorité en vue d’atteindre l’objectif de 0,7% du PNB des donateurs de l’aide publique au développement.

Un rapport UNESCO pour repenser les Futurs de l’éducation

Le même jour, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, et Sahle-Work Zewde, Présidente de l’Ethiopie, ont présenté le nouveau rapport de perspective sur l’éducation. Fruit de deux ans de travail d’une commission internationale indépendante, il est fondé sur les contributions de plus d’un million de citoyens et sur l’expertise des 400 Ecoles associées et des 200 Chaires UNESCO à travers le monde.

Intitulé « Repenser nos futurs ensemble : Un nouveau contrat social pour l’éducation », ce rapport appelle à réformer les programmes scolaires et les méthodes d’enseignement pour tenir compte des trois grandes évolutions récentes de nos sociétés : celles liées à la mondialisation, le défi climatique et la révolution numérique. Il propose notamment :

  • une éducation fondée sur les droits humains et le respect de la diversité culturelle, 
  • l’intégration de l’éducation à l’environnement dans tous les programmes scolaires,
  • des enseignements aux outils numériques qui permettent tant leur maitrise manuelle que d’insuffler chez les élèves l’esprit critique et le recul nécessaire à leur bon usage.

« Le choix qui nous attend est difficile. Soit nous continuons sur une voie insoutenable, soit nous changeons radicalement de cap. Je crois fermement que l’éducation est l’un de nos outils les plus précieux pour construire un avenir durable. Je salue ce rapport de l’UNESCO comme une contribution vitale aux discussions qui doivent avoir lieu à travers les Nations Unies et à travers le monde. C’est une référence fondatrice pour le Transforming Education Summit prévu au second semestre 2022 », a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en saluant l’initiative.

TRAFFIC MANAGER / GROWTH MARKETER

Travail en Remote chez Talenteum.com
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Nous recherchons une personne pour le poste de Digital Acquisition Manager / Traffic Manager en Remote.

L’objectif de ce poste est d’alimenter une équipe commerciale grâce à des campagnes digitales sur différents secteurs via des canaux variés.
Les Growth Marketer conçoivent et mènent des expériences pour optimiser et améliorer les résultats d’une campagne.
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Rédiger la stratégie SEO du site et la mettre en oeuvre ; la rédaction des articles vous-même est un plus.
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Tester, analyser et itérer de nouvelles stratégies d’acquisition CRO : faire des Landing Pages et du contenu qui converti Monitorer vos KPIs Profil recherché Vous avez 4 à 6 ans d’expérience dans le Marketing Digital ou le Growth Marketing Vous avez idéalement une expérience dans la tech B2B et plus précisément une entreprise SaaS Vous êtes familier(ère) avec : Growth experimentation, Analytics, SEO, SEA, Paid Social, Automation, Social Selling, CRM, Hubspot .
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Barthélémy Toguo artiste pour la paix de l’UNESCO

Barthelemy Toguo UNESCO
Barthelemy Toguo UNESCO

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a nommé l’artiste camerounais Barthélémy Toguo, Artiste de l’UNESCO pour la Paix. La cérémonie s’est déroulée dans le cadre de l’exposition “Désir d’humanité”, présenté dans la Galerie Marc Ladreit de Lacharrière au musée du Quai Branly – Jacques Chirac.

« Le parcours artistique de Barthélémy Toguo s’est joué des frontières et des influences. Que ce soit par l’aquarelle ou le dessin, par la vidéo ou la performance, il n’a laissé aucun sujet de côté et ses œuvres résonnent comme de puissants appels à nos consciences. Son engagement esthétique se double d’un engagement social pour les artistes et pour l’Afrique. On ne saurait mieux définir le rôle d’un artiste pour la paix. » a salué Audrey Azoulay.

En tant qu’Artiste pour la paix de l’UNESCO, Barthélémy Toguo rejoint la famille des artistes engagés pour le rapprochement des cultures et le soutien à la création artistique, comme Amine Kouider, Valery Gergiev ou Scott Momaday. Les artistes de l’UNESCO pour la paix mettent leur renommée et leurs talents au service des combats de l’UNESCO. Par leur créativité, leurs initiatives, leur influence, ils portent les valeurs et les idéaux de l’organisation auprès de publics aussi larges et divers que possible.

Artiste pluridisciplinaire, Barthélémy Toguo utilise le dessin, l’aquarelle, la peinture, la sculpture, la photographie, l’installation ou la performance pour interroger notre humanité. A travers ses créations à la croisée des cultures, il explore les dysfonctionnements du monde pour mieux les dénoncer et interroge notamment le statut de l’étranger, du migrant, de l’immigré et la difficulté à se constituer une identité.

Barthélémy Toguo est à l’origine du projet culturel Bandjoun Station, centre d’art situé au Cameroun. Conçu en 2008 pour encourager l’art contemporain et la création, il comprend aujourd’hui un espace d’exposition, une bibliothèque, une résidence d’artistes et une ferme biologique.

En 2015, il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres français. L’année suivante, il est présélectionné pour le prix Marcel Duchamp, le prix d’art le plus médiatisé de France et est fait Chevalier de l’ordre national de la valeur de la république camerounaise. En 2018, il présente sa première exposition seul, « The Beauty of Our Voice » au Parrish Art Museum de Water Mill, dans l’État de New York. Il a depuis exposé dans les plus grands musées du monde. 

Les pays en développement misent sur les services pour tirer leur économie

Les services numériques en levier de l'économie dans les pays en développement
Les services numériques en levier de l'économie dans les pays en développement

Un billet de Gill Indermit de la Banque Mondiale

Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, l’industrie manufacturière s’est révélée le moyen le plus sûr de réduire la pauvreté et de créer des emplois de qualité. Pourtant, les pays en développement se réorientent de plus en plus vers les services pour refaire leur retard sur les pays développés.

Cette mutation sera-t-elle effective ?

Nos travaux montrent que oui, à condition que ces pays libéralisent les services, accélèrent l’adoption de nouvelles technologies, améliorent les compétences de leur main-d’œuvre et attachent une attention toute particulière aux services susceptibles de stimuler aussi le secteur manufacturier.

Indépendamment du niveau d’industrialisation et de revenu, chaque pays peut tirer parti des possibilités de transformation qu’offrent les services.  Ces trente dernières années, ce secteur a connu une croissance plus rapide que le secteur manufacturier dans de nombreux pays en développement, où les services représentaient 55 % du PIB et 45 % de l’emploi en 2019. Dans les pays développés, la contribution des services à la croissance économique atteint même 75 % en moyenne (a). Sur la période 2005-2017, quelques pays à revenu faible et intermédiaire figuraient parmi les dix premiers exportateurs mondiaux de services. 

Les transformations économiques induites par le secteur des services offrent de nouvelles opportunités en termes d’échelle, d’innovation et de retombées, d’une ampleur similaire à celles qui rendaient l’industrie manufacturière plus productive par le passé. Grâce aux prestations à distance, aux succursales et au franchisage, les fournisseurs de services s’implantent sur des marchés plus vastes, tandis que les services numériques se sont affranchis des interactions in situ avec les clients. Les technologies digitales améliorent les processus opérationnels, enrichissent les produits de nouvelles fonctionnalités et créent de nouveaux marchés.  La part de la recherche et du développement dans les services est aujourd’hui beaucoup plus élevée que dans l’industrie : le big data optimise les systèmes de transport et incite les commerces de détail à affiner leur offre, par exemple.

Parallèlement, le dynamisme du secteur des services bénéficie toujours plus à la compétitivité de l’industrie de transformation : les fabricants regroupent biens et services (crédit financier, publicité, garanties…), pour offrir plus de valeur à leurs clients. À mesure que l’industrie manufacturière, l’agriculture ou d’autres secteurs tirent la demande en services, le partage des fruits de la croissance s’amplifie.

Les services informatiques, professionnels, scientifiques et techniques pèsent toujours plus. Au Ghana, en Inde, au Pakistan et aux Philippines, ils constituent plus de la moitié du total des exportations de services, ces quatre pays disposant chacun d’un vivier de travailleurs anglophones relativement bon marché. Sur l’ensemble des travailleurs indépendants connectés dans le monde, environ 68 % résident dans des pays à revenu faible et intermédiaire.

Dans de nombreux pays, cette plus grande intégration entre industrie manufacturière et services accroît la compétitivité des exportations. Ce phénomène, que l’on désigne par « servicification », s’incarne dans le succès remarquable d’Amazon Echo : doté d’une intelligence artificielle, ce lecteur de musique offre une multitude d’autres fonctions (gérer les listes de courses par commande vocale, servir d’assistant personnel selon l’emploi du temps de l’utilisateur, calculer la durée d’un trajet…). Associé à un service, un produit manufacturé présente une plus grande valeur ajoutée.

Sur le plan politique, la question n’est plus de savoir s’il faut soutenir l’industrie manufacturière ou les services, mais plutôt comment agir pour tirer parti du rôle croissant des services comme moteur de la productivité et de l’emploi. 

Alors, par quels moyens les pouvoirs publics peuvent-ils booster cette dynamique et stimuler la reprise économique ?

Notre étude recommande quatre axes d’intervention : développer le commerce des services, promouvoir l’adoption de nouvelles technologies, former les travailleurs pour mettre à niveau leurs compétences et cibler les services susceptibles de bénéficier plus largement à l’économie.

Premièrement, il convient de reproduire les progrès réalisés dans le commerce des biens pour favoriser les échanges dans les services, en développant notamment le commerce numérique. 

Deuxièmement, les politiques publiques pour les sciences, la technologie et l’innovation doivent mettre davantage l’accent sur les services.  Le numérique amplifie beaucoup plus le potentiel des services en comparaison de ce qu’il peut apporter à l’industrie manufacturière et à l’agriculture. Citons, par exemple, l’accélération du passage au télétravail et aux prestations en ligne de nombreux services sous l’effet de la pandémie.

Troisièmement, il est indispensable de renforcer les compétences des travailleurs pour leur permettre d’accéder à des emplois plus productifs et mieux rémunérés.  Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les emplois créés demandent souvent peu de qualifications, même si l’accroissement de la productivité est plus fort dans les professions hautement qualifiées.

Quatrième et dernier point : une démarche qui s’attache à résoudre les difficultés de l’ensemble des activités dans une chaîne de valeur manufacturière donnée produira plus de résultats que d’avantager un secteur industriel ou un autre. De fait, favoriser les services qui catalysent tout un éventail de secteurs peut produire des retombées à grande échelle.  

Enfin, les organismes publics, les institutions internationales et le secteur privé devraient se consacrer à la collecte de meilleures données sur les services, en vue d’analyses rigoureuses . Étant donné la contribution des services au développement, il n’est désormais plus possible de fermer les yeux sur ces enjeux.

Cryptomonnaies : l’Afrique considérée comme le prochain marché frontière

cryptomonnaies
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Un « Monthly Insight » par Concerto

L’#Afrique est considérée par beaucoup comme le prochain marché frontière pour les #cryptomonnaies mais quelle est la situation précisément ?


Le Kenya, le Nigéria, l’Afrique du Sud et la Tanzanie comptent parmi les pays où les taux d’adoption sont les plus élevés au monde selon le Global Crypto Adoption Index.
 
Dans la majorité des pays du continent, il y a une absence de réglementation sur les crypto-actifs et les activités connexes. Jusqu’ici, rares sont les gouvernements qui ont formulé une position politique, juridique et réglementaire officielle sur ces questions. En même temps, nombre d’entre eux ont commencé à introduire leurs propres monnaies numériques de banque centrale (CBDC). C’est le cas du #Nigéria avec le e-Naira et du #Ghana avec le e-Cedi, tandis que d’autres pays comme #Madagascar ou la #Tunisie ont lancé des études à ce sujet.
 
Alors que le marché africain des crypto-monnaies se développe rapidement, leur usage se politise également. Depuis quelques années, les organisation de la société civile, les partis d’opposition et les associations de jeunes ont de plus en plus recours aux crypto-monnaies pour financer leurs activités. Au Nigeria, #EndSARS, le mouvement de protestation contre les violences policières a été en partie financé par des bitcoins.

En mai 2021, les membres fondateurs du mouvement #FixTheCountry au Ghana – un mouvement de protestation mené par des jeunes et initié sur Twitter – ont mis en place un système de dons par crypto-monnaies pour financer leurs activités.
 
Dans un contexte de tensions sociales accrues en raison des difficultés économiques causées par la COVID-19 et de défiance croissante à l’égard des banques centrales, les discussions sur la place et la légitimité des crypto-monnaies vont occuper une place importante dans le débat public.

Ces discussions, souvent influencées par le calendrier électoral, pourraient conduire les gouvernements africains à adopter des réglementations plus strictes sur le sujet.                    
               
Si vous êtes intéressés par des #recherches et #analyses sur la #fintech en #Afrique, contactez Concerto !

Réglementations des cryptos et monnaies numériques en Afrique
Réglementations des cryptos et monnaies numériques en Afrique

12 millions d’emplois dans les énergies renouvelables

Le rapport de l’IRENA et de l’OIT souligne le potentiel d’une stratégie climatique ambitieuse en matière d’emplois et appelle à des politiques globales en faveur d’une transition juste

Selon la huitième édition du rapport Énergies renouvelables et emplois : Revue annuelle 2021, le nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde a atteint 12 millions l’année dernière, contre 11,5 millions en 2019. Le document a été publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT) à l’occasion d’une inauguration de haut niveau du Cadre de collaboration de l’IRENA sur les transitions justes et inclusives, coanimé par les États-Unis d’Amérique et l’Afrique du Sud.

Le rapport confirme que COVID-19 a causé des retards et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, dont les répercussions sur les emplois varient selon le pays et l’utilisation finale, dans les différents segments de la chaîne de valeur. Alors que le solaire et l’éolien ont continué de dominer la croissance mondiale de l’emploi dans le secteur des énergies renouvelables, à raison d’un total de 4 millions et 1,25 million d’emplois respectivement, le segment des biocarburants liquides a diminué à mesure que chutait la demande de carburants de transport. Les ventes d’éclairage solaire hors réseau ont souffert, mais les entreprises ont réussi à limiter les pertes d’emplois.

En 2020, la Chine représentait 39 % des emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde, suivie du Brésil, de l’Inde, des États-Unis d’Amérique et des membres de l’Union européenne. De nombreux autres pays créent également des emplois dans les énergies renouvelables. Tel est le cas du Viet Nam et de la Malaisie, qui sont des exportateurs solaires photovoltaïques essentiels ; de l’Indonésie et de la Colombie, qui possèdent de grandes chaînes d’approvisionnement agricoles pour les biocarburants ; et du Mexique et de la Fédération de Russie, où l’énergie éolienne est en pleine croissance. En Afrique subsaharienne, les emplois dans le domaine solaire s’accroissent dans plusieurs pays comme le Nigeria, le Togo et l’Afrique du Sud.

« La capacité des énergies renouvelables à créer des emplois et à atteindre les objectifs climatiques ne fait aucun doute. À l’approche de la COP26, les gouvernements doivent revoir à la hausse leur ambition d’atteindre le zéro émission nette », a déclaré Francesco la Camera, Directeur général de l’IRENA. « La seule voie possible consiste à augmenter les investissements dans une transition juste et inclusive, et en récolter tous les avantages socio-économiques tout au long du chemin. »

« Le potentiel des énergies renouvelables à générer des emplois décents montre clairement que nous n’avons pas à choisir entre la durabilité environnementale d’une part, et la création d’emplois d’autre part. Les deux peuvent aller de pair. », a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

Reconnaissant que les femmes ont davantage souffert de la pandémie parce qu’elles ont tendance à travailler dans des secteurs plus vulnérables aux chocs économiques, le rapport souligne l’importance d’établir une transition juste et de générer des emplois décents pour tous, en veillant à la garantie d’une rémunération adéquate, ainsi qu’à la sécurité et au respect des droits fondamentaux au travail. Une transition juste doit s’accompagner d’une main-d’œuvre diversifiée, garantissant l’égalité des chances pour les femmes et les hommes, avec des parcours de carrière ouverts aux jeunes, aux minorités et aux groupes marginalisés. Dans un tel contexte, les normes internationales du travail et les accords de négociation collective ont un rôle essentiel à jouer.

La réalisation du plein potentiel des énergies renouvelables en matière d’emplois dépendra des politiques ambitieuses des entreprises pour conduire la transition énergétique dans les décennies à venir. Outre le déploiement, l’habilitation et l’intégration de politiques au sein du secteur lui-même, il est nécessaire de lever les obstacles structurels existant dans l’économie tout entière et de minimiser les décalages potentiels entre les pertes et les gains d’emplois pendant la période de transition.

Les travaux de l’IRENA et de l’OIT montrent de toute évidence que la transition énergétique créera plus d’emplois qu’elle n’en fera perdre. Un scénario de durabilité à l’horizon 2030 élaboré par l’OIT juge que la création de 24 à 25 millions de nouveaux emplois viendra très largement compenser les pertes, qui sont estimées à six ou sept millions d’emplois. Environ cinq millions de travailleurs allant perdre leur emploi seront en mesure de continuer à exercer leur profession dans un autre secteur d’activité. Les Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales de l’IRENA prévoient que le secteur des énergies renouvelables pourrait employer 43 millions de personnes d’ici 2050.

La perturbation des approvisionnements transfrontaliers causée par les restrictions liées à la COVID-19 a mis en évidence le rôle important des chaînes de valeur nationales. Leur renforcement facilitera la création d’emplois et la génération de revenus à l’échelon local, en tirant parti des activités économiques existantes et nouvelles. Les travaux de l’IRENA sur l’exploitation des chaînes d’approvisionnement locales permettent d’identifier les types d’emplois qui seront nécessaires pour soutenir la transition par technologies, segments de la chaîne de valeur et compétences éducatives et professionnelles.

Pour cela, il sera nécessaire de mettre en œuvre des politiques industrielles en vue de constituer des chaînes d’approvisionnement viables ; des stratégies d’éducation et de formation visant à créer une main-d’œuvre qualifiée ; des mesures actives sur le marché du travail destinées à fournir des services pour l’emploi adéquats ; des mesures de recyclage et de reconversion, ainsi que de protection sociale, pour aider les travailleurs et les communautés qui dépendent des combustibles fossiles ; et des stratégies d’investissement public tendant à soutenir le développement économique régional et la diversification.

Lire le rapport de l’IRENA et de l’OIT complet ici

Histoire numérique ici

Orange, PCCW Global et PEACE Cable International annoncent l’atterrissement du câble sous-marin PEACE

Orange cable fibre peace
Orange cable fibre peace

Conformément à ce qui avait été annoncé en septembre 2019,le nouveau câble sous-marin PEACE (Pakistan and East Africa Connecting Europe) vient de relier les côtes marseillaises. Ce câble, connectant l’Europe à l’Asie en passant par l’Afrique de l’Est, sera mis en service courant 2022.

Orange, l’opérateur leader des télécommunications en France a réussi ce jour l’atterrissement du système à Marseille, et se chargera également de fournir et d’exploiter la station d’atterrissement du câble en qualité de landing party pour le câble PEACE sur le sol français.

Orange, seul opérateur français disposant d’une infrastructure et de l’expertise technique nécessaire, sera chargé d’étendre le système PEACE à l’un des principaux centres de données de Marseille, où se trouvent les équipements terminaux des lignes sous-marines.

Câble PEACE
Le parcours du câble Orange PEACE

Le câble PEACE deviendra la route haut-débit la plus directe entre l’Asie et l’Afrique de l’Est d’un côté, et l’Europe de l’autre côté.

Ces caractéristiques, associées à une latence exceptionnellement faible, sont d’une importance vitale pour une multitude d’applications commerciales et grand public. Grâce à une conception des plus modernes, PEACE permettra à ses différents utilisateurs d’avoir la flexibilité nécessaire pour gérer leur bande passante vers les différentes destinations proposées, comme s’il s’agissait de « plusieurs systèmes dans le même câble ».

Dans le cadre de son partenariat avec PCCW Global et PEACE Cable International Network, Orange a acquis de la capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya afin de soutenir la croissance du trafic en Afrique de l’Est, notamment en direction de La Réunion et de Mayotte.

L’objectif pour Orange est également de sécuriser  des routes alternatives et de réduire sa dépendance vis-à-vis des systèmes existants sur la côte orientale de l’Afrique.

 « Nous sommes fiers d’avoir réussi ce jour l’atterrissement de ce câble avec notre filiale Orange Marine qui a assuré sa pose sur la côte. Pour Orange, avoir de la capacité sur PEACE est synonyme d’une plus grande diversité de routes, d’une meilleure sécurité de la connexion et d’une augmentation de capacité garantie dans toutes les régions de la zone de l’océan Indien, en particulier à la Réunion et à Mayotte, en réduisant notamment la dépendance au câble EASSy qui relie Djibouti à l’Afrique du Sud », a déclaré Jean-Luc Vuillemin, Directeur général des réseaux internationaux d’Orange.

« Nous sommes ravis que l’atterrissement à Marseille ait été mené à bien avec de l’avance sur le calendrier. Une nouvelle étape importante vers l’achèvement de la construction du système de câble PEACE vient ainsi d’être franchie. Cette avancée n’aurait pas été possible sans le soutien d’Orange, des partenaires locaux, des autorités locales et des services gouvernementaux à Marseille. Nous sommes impatients de compléter les tests de bout en bout et la mise en service du système PEACE qui comprend des équipements terminaux Infinera et HMN Tech, et procéder au lancement de PEACE en 2022. », a déclaré Haitham Zahran, Directeur général EMEA des systèmes de câble sous-marin pour PCCW.

Orange est un acteur majeur sur les marchés mondiaux de la connectivité et des câbles sous-marins. Disposant de plus de 40 câbles sous-marins dans le monde entier, Orange continue d’investir massivement dans des projets de connectivité internationale afin de garantir et de continuer à améliorer la qualité de son service de réseau international.
Orange compte des clients partout dans le monde et l’empreinte de son réseau mondial relie plus de 300 points de présence grâce à 45 000 km de fibre à travers l’Europe, les États-Unis, l’Afrique et l’Asie.
Par l’intermédiaire de sa filiale, Orange Marine, la société a également accès à une flotte de navires et à une expertise mondialement reconnue, la plaçant au cœur du déploiement et de la maintenance de ces connexions indispensables à l’ensemble de ses communications.

Atterrissage du câble PEACE Orange
Atterrissage du câble PEACE Orange

Facebook et Reuters sur un programme de formation pour les journalistes

Facebook Journalism Project
Facebook Journalism Project

Le Projet Facebook Journalisme en partenariat avec le Cours de journalisme numérique de Reuters a aujourd’hui lancé un programme de e-learning gratuit destiné aux journalistes en Afrique francophone.

Le Projet Facebook Journalisme travaille avec des éditeurs du monde entier pour renforcer le lien entre les journalistes et les communautés qu’ils servent. Ses formations, programmes et partenariats promeuvent l’investissement dans des organisations qui financent un journalisme de qualité, la formation dans des salles de rédaction dans le monde entier et l’établissement des partenariats avec des éditeurs et des organisations à but non lucratif pour lutter contre la désinformation, promouvoir la connaissance médiatique et améliorer le journalisme.

Reuters a développé le programme de cours en ligne gratuit après que le rapport Digital News a révélé que de plus en plus de personnes utilisaient les médias sociaux pour accéder aux informations. Le cours est axé sur la collecte, la vérification et le traitement des informations numériques, ainsi que la publication sur les médias sociaux. Il couvre également la formation au bien-être et à la résilience pendant l’exercice du travail de journaliste.

Ce cours de journalisme numérique vise à aider les journalistes des pays francophones d’Afrique subsaharienne à acquérir des bases solides en matière de reportage et d’édition numériques. Également accessible aux journalistes d’autres régions du monde, la formation s’adresse aussi bien aux journalistes chevronnés qu’aux nouveaux venus dans le secteur.

Ce programme s’inscrit dans le cadre du partenariat de Facebook avec Reuters, et qui met en place une série de formations en e-learning pour aider les salles de rédaction du monde entier à identifier et lutter contre les contenus manipulés.

Facebook est fier de s’associer à Reuters pour lancer ce nouveau programme d’apprentissage en ligne et aider les journalistes de la région à acquérir un corpus de connaissances fondamentales, indispensable pour naviguer à travers le paysage changeant de l’information numérique.

Les journalistes peuvent s’inscrire gratuitement sur ce lien. Les participants recevront un certificat à la fin de leur formation.

> INSCRIPTION <

Didier Drogba désormais Ambassadeur de l’OMS sur le sport et la santé

Didier Drogba
Didier Drogba

M. Drogba, célèbre pour sa carrière de footballeur à Chelsea et pour avoir été élu deux fois « Joueur africain de l’année » (2006 et 2009), participe depuis longtemps à diverses campagnes en faveur de la santé

Didier Drogba, légende du football, a été nommé aujourd’hui Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation mondiale de la Santé pour le sport et la santé. Originaire de Côte d’Ivoire, M. Drogba aidera l’Organisation à promouvoir ses orientations sur les bienfaits de l’exercice physique et autres modes de vie sains, et à faire connaître la valeur du sport, en particulier auprès des jeunes.

M. Drogba, célèbre pour sa carrière de footballeur à Chelsea et pour avoir été élu deux fois « Joueur africain de l’année » (2006 et 2009), participe depuis longtemps à diverses campagnes en faveur de la santé, notamment sur les modes de vie sains, la lutte contre le paludisme et contre le VIH.

« Je suis honoré de faire équipe avec l’Organisation mondiale de la Santé et de la soutenir dans son action visant à aider les gens, et en particulier les jeunes de tous les pays, à atteindre le meilleur niveau de santé possible, a déclaré M. Drogba au Siège de l’OMS à Genève lors de l’annonce de sa nomination. J’ai directement bénéficié des bienfaits du sport pour mener une vie saine et je m’engage à travailler avec l’OMS pour partager ces bienfaits dans le monde entier. »

Je suis honoré de faire équipe avec l’Organisation mondiale de la Santé et de la soutenir dans son action visant à aider les gens, et en particulier les jeunes de tous les pays

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a salué en M. Drogba non seulement une légende du football mais aussi un défenseur engagé de la santé et du développement durable des populations. Il a en outre ajouté que le soutien que le footballeur apporte à l’OMS peut contribuer à faire baisser la charge croissante des maladies non transmissibles en encourageant des modes de vie sains et en insistant en particulier sur les bienfaits de l’exercice physique et du sport pour tous.

« Didier est un champion incontesté qui a changé la donne, aussi bien sur le terrain qu’en dehors, a déclaré le Dr Tedros. Nous sommes heureux qu’il rejoigne notre équipe et qu’il aide les communautés du monde entier à atteindre des objectifs et à marquer des points grâce au sport, pour leur santé et leur bien-être physique et mental. Il soutiendra également la mobilisation de la communauté internationale pour promouvoir le sport en tant qu’outil essentiel permettant d’améliorer la santé physique et mentale et le bien-être social de tous, notamment en contribuant aux efforts de relèvement après la COVID-19. »

Selon les estimations actuelles, quatre adolescents sur cinq et un adulte sur quatre dans le monde ne pratiquent pas suffisamment d’exercice physique. L’augmentation de l’inactivité physique a également des répercussions négatives sur les systèmes de santé, l’environnement, le développement économique, le bien-être des communautés et la qualité de vie. Une activité physique régulière, en particulier par le biais du sport, contribue à faire baisser la tension artérielle et à atténuer le risque d’hypertension, de maladie coronarienne, d’accident vasculaire cérébral, de diabète et de divers types de cancer (sein et côlon, par exemple).

La nomination de M. Drogba Ambassadeur de bonne volonté de l’OMS a été annoncée à l’occasion d’une cérémonie organisée pour le lancement du partenariat « Healthy 2022 World Cup – Creating Legacy for Sport and Health » entre le ministère de la Santé publique du Qatar et son Comité suprême pour la livraison et l’héritage, l’OMS et l’instance dirigeante du football mondial, la FIFA.

M. Drogba rejoint ainsi les autres ambassadeurs de l’OMS, dont le footballeur brésilien Alisson Becker ; Michael Bloomberg, fondateur de Bloomberg Philanthropies et élu trois fois maire de New York ; Cynthia Germanotta, présidente de la Born This Way Foundation et l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown.

Netflix et l’UNESCO lancent un concours pour les cinéastes africains

Concours NETFLIX et UNESCO en Afrique
Concours NETFLIX et UNESCO en Afrique

Les inscriptions au concours « Contes populaires africains réinventés » sont ouvertes jusqu’au 14 novembre

Les six gagnants réaliseront des courts métrages qui seront diffusés sur Netflix dans 190 pays.

Netflix et l’UNESCO se sont associés pour lancer un concours inédit de courts métrages sur le thème « Contes populaires africains réinventés » dans toute l’Afrique subsaharienne. Les gagnants du concours seront formés et guidés par des professionnels du cinéma et disposeront d’un budget de production de 75 000 dollars pour réaliser des courts métrages qui seront diffusés sur Netflix en 2022 sous la forme d’une « Anthologie des contes populaires africains ».

L’un des principaux objectifs de ce concours est de découvrir de nouveaux talents et de donner aux cinéastes émergents d’Afrique subsaharienne une visibilité à l’échelle mondiale. Nous voulons dénicher les adaptations les plus audacieuses, surprenantes et pleines d’esprit des contes populaires les plus affectionnés d’Afrique et les partager avec les cinéphiles du monde entier, dans 190 pays.

« Il est important que l’industrie du cinéma agisse pour que les voix de l’Afrique soient entendues, en soutenant l’émergence d’expressions culturelles diverses, en mettant en avant de nouvelles idées et émotions, et en permettant la contribution des créateurs au dialogue mondial pour la paix, la culture et le développement. » a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

Le concours, qui sera supervisé par Dalberg, sera ouvert aux inscriptions du 14 octobre 2021 au 14 novembre 2021. Chacun des 6 lauréats recevra une subvention de production de 75 000 dollars (par le biais d’une société de production locale) pour développer, tourner et assurer la post-production de son film. Ils seront accompagnés par Netflix et par des mentors afin de garantir que toutes les personnes participant à la production soient équitablement rémunérées. De surcroît, chaque lauréat recevra également 25 000 dollars.

« En grandissant, le cinéma était mon moyen de communiquer avec les gens. Je suis tombé amoureux des histoires et des personnages que je voyais à l’écran et j’ai constaté à quel point la narration pouvait nous inspirer, c’est pourquoi je suis enthousiasmé par ce partenariat avec l’UNESCO et ses opportunités futures. Ensemble, nous allons promouvoir les cultures locales et soutenir les industries créatives en racontant des histoires qui traversent les frontières, reflètent des vérités universelles et nous rassemblent. » a expliqué Ted Sarandos, co-PDG et Directeur des contenus de Netflix.

L’UNESCO et Netflix sont tous deux convaincus de l’importance de promouvoir des histoires locales différentes et de les faire connaître au monde entier. Ils reconnaissent que de nombreux cinéastes émergents ont du mal à trouver les ressources et la visibilité nécessaires pour leur permettre de révéler pleinement leurs talents et de poursuivre une carrière dans la création. Ce concours vise à briser ces barrières et à permettre aux conteurs africains de faire un premier pas vers la diffusion de leurs créations auprès d’un public international.

« Ce concours met un coup de projecteur mondial sur les talents locaux émergents d’Afrique, tout en honorant la tradition des contes du continent. En insufflant une nouvelle énergie aux contes populaires, ces jeunes cinéastes permettent aux histoires de transcender le temps, l’espace et la culture de leurs communautés dans le cœur des publics du monde entier grâce à une plateforme numérique. » a déclaré Ernesto Ottone R., Sous-Directeur général pour la culture de l’UNESCO.

Ce partenariat permettra également de créer des emplois durables et d’encourager la croissance économique. Il contribuera donc à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, un ensemble d’objectifs fixés par les Nations unies qui vise à mettre fin à la pauvreté dans le monde sous toutes ses formes d’ici la fin de la décennie. Ce concours cinématographique participera également à réduire les inégalités en facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en garantissant des conditions de travail dignes. Tous ces objectifs sont des priorités de l’Agenda 2030.

« L’Afrique possède un vaste patrimoine narratif et une multitude de contes populaires qui se transmettent depuis des générations. Lorsque vous associez ces histoires très locales aux talents émergents d’Afrique, il n’y a pas de limite aux nouvelles histoires qui connectent les personnes aux cultures africaines et qui rapprochent les peuples entre eux » a déclaré Ben Amadasun, Directeur des contenus de Netflix en Afrique.

Le concours est ouvert aux cinéastes émergents d’Afrique subsaharienne sur le thème « Contes populaires africains réinventés ». Les contes populaires ont toujours été un vecteur important de transmission de la culture, du patrimoine et des valeurs aux générations futures, tout en invitant constamment la population à reconsidérer leur utilité dans nos sociétés contemporaines. Ce thème reprend l’Aspiration 5 de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui célèbre l’identité culturelle africaine, l’héritage et les valeurs communes et l’éthique. Ce concours vise à tirer parti de cette longue tradition avec un regard moderne, en misant sur des nouveaux moyens de distribution de contenu artistique et créatif comme Netflix.

Pour la première étape du concours, les candidats devront soumettre un synopsis de leur concept (pas plus de 500 mots) ainsi que des liens vers un CV récent et un portfolio contenant des exemples de tout travail audiovisuel antérieur qu’ils ont produit. Les candidatures peuvent être déposées sur www.netflix-growcreative.com/unesco à partir du 14 octobre à 16h00 CET et seront clôturées le 14 novembre 2021 à 23h59 CET.

Pour plus d’informations sur le processus de candidature, veuillez consulter le site www.netflix-growcreative.com/unesco.

Contacts presse :

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Notes de l’éditeur :

Processus de candidatures :

Comment postuler :

Les candidats devront soumettre un synopsis de leur concept créatif (pas plus de 500 mots) ainsi que des liens vers un CV récent et un portfolio contenant des exemples de tout travail audiovisuel antérieur qu’ils ont produit sur www.netflix-growcreative.com/unesco.

Ouverture des candidatures

Les candidatures peuvent être déposées sur le site www.netflix-growcreative.com/unesco à partir du 14 octobre. Elles seront clôturées le 14 novembre 2021 à 23h59 (CET).

Critères d’éligibilité :

  • Le concours est ouvert aux personnes souhaitant se lancer dans le développement et la production de longs métrages. Les candidats doivent avoir un minimum de 2 ans et un maximum de 5 ans d’expérience professionnelle démontrable dans l’industrie audiovisuelle. Les candidats doivent avoir réalisé et produit 1 à 2 longs métrages pour le cinéma, fictions télévisées, documentaires, ou 2 à 3 courts métrages et/ou des publicités.
  • Les candidats doivent être citoyens d’un pays d’Afrique subsaharienne et résider actuellement en Afrique subsaharienne pour postuler. Les candidats doivent être âgés de 18 à 35 ans au moment de la présentation de leur candidature.

Candidats présélectionnés :

Nous dévoilerons le nom des 20 finalistes en janvier, qui seront ensuite invités à un atelier « Comment présenter un projet à Netflix ».

Ces ateliers donneront aux candidats l’occasion de préparer, de peaufiner et de présenter leurs projets de films avec l’aide de professionnels du cinéma. Le comité de sélection de Netflix et de l’UNESCO accompagnera ensuite six lauréats pour réaliser un court-métrage de 12 à 20 minutes.

Calendrier :

  • Octobre 2021 – Ouverture du portail de dépôt des candidatures le 14 octobre
  • Novembre 2021 – Clôture des candidatures le 14 novembre
  • Janvier 2022 – Annonce des 20 premiers finalistes
  • Janvier 2022 – Atelier sur « Comment présenter un projet à Netflix » pour les candidats présélectionnés.
  • Février 2022 – Les candidats présélectionnés sont invités à présenter leur projet final aux mentors.
  • Février 2022 – Sélection finale par un jury conjoint de Netflix et de l’UNESCO.  
  • Février 2022 – Annonce des 6 lauréats
  • Printemps/été 2022 – Développement, production et post-production des films
  • Septembre/octobre 2022 – Lancement des 6 films sur le service Netflix

Digital Africa avec Proparco en appui des startups africaines

Digital Africa
Digital Africa

Rapprochement entre Digital Africa et Proparco afin de renforcer l’initiative CHOOSE Africa en faveur des startups de l’innovation en Afrique

En se dotant de nouvelles capacités destinées à mieux accompagner les start-ups africaines dès la phase d’amorçage, Proparco poursuit son effort en faveur des TPE-PME déjà accéléré depuis 2018 grâce à l’initiative Choose Africa :

>2,5 milliards d’euros déjà engagés depuis 2018 au bénéfice de 26 000 entreprises

>130 millions d’euros supplémentaires pour un nouveau dispositif d’accompagnement des start-ups numériques africaines entre 2022 et 2025, soit un doublement par rapport aux 65 millions d’euros sur la période 2018-2022 qui avaient été annoncés par le Président de la République et qui ont déjà été engagés

Lancement d’une nouvelle communauté d’entrepreneurs pour mettre en réseau les TPE/PME africaines

Pour répondre aux besoins des entrepreneurs, en particulier au stade d’amorçage de leur entreprise, l’initiative Choose Africa proposera désormais aux start-ups africaines un financement et un accompagnement adaptés aux phases amont de leur développement. Au total, 130 millions d’euros seront déployés d’ici 2025 au bénéfice des start-ups numériques africaines grâce au rapprochement entre Digital Africa et Proparco.

L’accès au financement constitue un des principaux freins à la réussite entrepreneuriale en Afrique. A travers l’initiative Choose Africa, le Groupe AFD accélère depuis 2018 le financement et l’accompagnement des start-ups, TPE et PME du continent africain. Si l’initiative a déjà rencontré un grand succès, Proparco souhaite aller encore plus loin pour répondre aux besoins des entrepreneurs, en particulier aux tout premiers stades de développement de leur entreprise : de l’idéation à l’accélération de leur croissance. Avec ce nouveau volet, l’initiative Choose Africa proposera désormais aux start-ups, TPE et PME africaines un continuum d’offre de financement couvrant tous les stades de leur développement :

  • Sur la phase d’amorçage, Proparco créera des synergies avec Digital Africa, qui sera doté de capacités renforcées, notamment en matière de financement sur les petits tickets.
  • Sur les phases suivantes de leur développement, Proparco continuera d’investir dans les start-ups pour accompagner leur passage à l’échelle et leur croissance.

130 millions d’euros seront au total engagés entre 2022 et 2025 pour soutenir des start-ups numériques africaines, soit un doublement par rapport aux 65 millions d’euros qui avaient été annoncés par le Président de la République en 2018 et qui ont déjà été engagés.

« En se dotant de nouvelles capacités destinées à mieux accompagner les start-ups africaines dès la phase d’amorçage, Proparco poursuit son effort en faveur des TPE-PME africaines, conformément à la volonté exprimée par le Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou. Les synergies créées par le rapprochement entre Proparco et Digital Africa permettront de proposer des financements et un accompagnement adaptés aux différents stades de développement des start-ups. Ce rapprochement amplifiera le succès de l’initiative Choose Africa et son impact sur la création d’emplois et le développement » a déclaré Grégory Clemente, Directeur Général de Proparco.

« En 2020 a été lancé Bridge by Digital Africa, un fonds conçu par Digital Africa et opéré par Proparco pour permettre aux acteurs de l’économie numérique de poursuivre leur développement dans la phase de crise économique post-COVID. Ce projet est un succès et nous a amenés à considérer un rapprochement plus étroit pour accompagner les entreprises innovantes aux différentes phases de leur développement. En associant l’expertise financière de Proparco à la capacité de  Digital Africa à sourcer des solutions à vrai potentiel de marché et accompagner les talents, nous créons un outil puissant au service de l’innovation numérique ‘made in Africa’» a ajouté Stéphan-Eloïse Gras, Directrice exécutive de Digital Africa.

L’INITIATIVE CHOOSE AFRICA EN CHIFFRES CLES

Concrétisation du discours du Président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou en 2017, l’initiative française Choose Africa finance et accompagne les start-ups, TPE et PME du continent. Depuis 2018, le Groupe AFD renforce son engagement et met l’ensemble de ses outils au service de l’entrepreneuriat africain, qui joue un rôle prépondérant dans la création d’emplois et l’accès aux biens et services essentiels.

  • A ce jour, 2,5 milliards d’euros ont été engagés, dont plus de 600 millions d’euros dans le cadre du volet Résilience lancé en novembre 2020 en réponse à la crise du Covid-19.
  • Ces financements ont été accordés sous forme de prêts, d’investissements, de garanties et d’accompagnement technique à plus de 200 partenaires – banques, fonds d’investissements, institutions de microfinance, etc. – au bénéfice de plus de 26 000 start-ups, TPE, PME et de dizaines de milliers de micro-entrepreneurs.
  • Ce sont 1,5 million d’emplois, directs et indirects, qui seront créés ou maintenus d’ici 5 ans.

UNE COMMUNAUTE PAR ET POUR LES ENTREPRENEURS AFRICAINS

Proparco – qui a développé une expertise et un portefeuille de clients depuis 40 ans en Afrique – souhaite faire bénéficier plus largement et plus systématiquement ses clients de son réseau, sa production intellectuelle et ses outils d’accompagnement.

Dans ce contexte et pour enrichir encore l’offre de Choose Africa, Proparco souhaite lancer un réseau de communautés d’acteurs privés africains avec pour objectif :

  • L’organisation d’échanges et de partage entre les TPE/PME bénéficiaires ;
  • La mise en relation de ces acteurs avec les investisseurs internationaux ;
  • Le renforcement du lien entre les acteurs africains et l’écosystème français.

L’objectif est de permettre aux acteurs privés africains de dialoguer entre eux et de construire des communautés conçues par et pour les entrepreneurs africains.

Proparco a ainsi lancé une enquête auprès de plus de 150 entrepreneurs participant au Sommet pour identifier les besoins du terrain. Une trentaine d’entre eux se sont réunis afin de définir les principales caractéristiques de la communauté en fonction des attentes exprimées. Ils ont aussi prototypé des solutions visant à répondre aux attentes de mise en réseau des entrepreneurs, à améliorer le partage de connaissance et d’information ainsi que la coopération avec les partenaires français intervenant en Afrique.

PROPARCO
PROPARCO

Omar Blondin Diop au Fespaco

Dix-sept films seront en compétition pour le grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le plus grand rendez-vous du cinéma africain qui se tient jusqu’au 23 octobre dans la capitale burkinabè. Les prix seront décernés par un jury présidé par le réalisateur et producteur mauritanien, Abderrahmane Sissako, lauréat du César du meilleur film pour Timbuktu en 2015, et par l’Egyptienne Jihan El Thari pour le documentaire.

La sélection officielle comprend huit catégories dont la compétition officielle, ainsi que la section Panorama, riche d’œuvres singulières sélectionnées par le festival, à l’instar de « Omar Blondin Diop, un révolté », coproduit par Elever la Voix Films. Quarante huit ans après la mort violente d’Omar Blondin Diop dans la prison de l’île de Gorée à Dakar, le réalisateur sénégalais Djeydi Djigo enquête sur la vie et les circonstances tragiques de la mort de ce jeune révolutionnaire des années Senghor.

« Nous sommes de jeunes africains, qui racontent un drame africain, explique Djeydi Djigo. Beaucoup de documentaires sur l’histoire africaine et nos grandes figures révolutionnaires sont des productions européennes, comme si l’Afrique refusait de raconter sa propre histoire. C’est pourquoi j’ai décidé de réaliser un film sur Omar Blondin Diop, un personnage complexe et peu connu du grand public. J’ai l’ambition qu’à travers ce documentaire bon nombre de jeunes du continent, mais aussi à travers le monde, pourront découvrir une grande histoire du 20 ème siècle, celle du Sénégalais Omar Blondin Diop. » 

Une ombre qui eclaire

Le réalisateur poursuit, convoquant les grands anciens : « Ousmane Sembene disait que le cinéma n’a de sens que s’il est engagé, nous faisons de cette assertion un leitmotiv. Quant à Djibril Diop Mambety, il parlait d’un devoir d’agression pour les cinéastes d’Afrique. Ce devoir d’agression se doit d’être un alliage du fond et de la forme comme le témoigne son cinéma. Nous voulons, à travers cette enquête, raviver la mémoire d’Omar, débusquer la vérité et vivifier son spectre qui continue à hanter le gouvernement sénégalais. Nous le présentons au monde, afin qu’il devienne, comme le disait Birago Diop, une ombre qui éclaire. »

En signant ce documentaire engagé, cet essai filmique autour d’une comète politique, Djeydi Djigo entend bousculer l’histoire officielle. Il fait acte de courage. « Omar Blondin Diop était tout d’abord un jeune homme brillant, avec un parcours académique d’excellence. On en parlait comme d’un futur homme politique majeur dans son pays, rappelle-t-il. Il était ensuite un révolté, un contempteur de la société et des débris du colonialisme, qui selon lui, étranglaient l’Afrique. Omar était donc un dilemme : intellectuel passionné par la culture française et intégré aux milieux de la bourgeoisie parisienne d’une part, ami du bas peuple et révolutionnaire qui a ébranlé le pouvoir sénégalais d’autre part. Cela sonne donc comme une évidence que sa mort fut polémique. J’ai retrouvé sa famille, ses amis d’enfance, ses compagnons de lutte, ses camarades de classe, ses gardes pénitentiaires et le juge en charge du procès l’ayant mené en prison. Beaucoup d’entre eux parleront pour la première fois de cette affaire, après moult refus à de nombreuses sollicitations précédentes. Une homogénéité se dégage des premiers témoignages et une constante demeure : c’était un homme complexe et brillant. Un rêveur sombre pour certains, un génie fauché à la fleur de l’âge pour d’autres. »

Omar Blondin Diop

Et comme souvent dans les belles aventures artistiques et intellectuelles, un tandem s’est formé, qui donne au projet une ambition surmultipliée. Le partenaire s’appelle Eric Vernière, il est français, et sa société de production paraît bien nommée : « J’ai découvert l’histoire d’Omar Blondin Diop grâce à Djeydi Djigo, confie le patron d’Elever la voix Films. Une tragédie, et aussi une affaire d’Etat car les circonstances de la mort d’Omar Blondin en prison sont restées cachées pendant plus de 40 ans. C’est un épisode de l’histoire récente du Sénégal, qui s’inscrit dans la lente et difficile décolonisation du pays, que Djeydi tient à dévoiler, et qu’il nous semble passionnant de coproduire et de porter aussi à la connaissance du public français. ».

  • Long métrage documentaire, lauréat du Fonds des images francophones, coproduction Sol Invictus – Elever la Voix – DIFFA West Africa en Côte d’Ivoire, présenté en sélection Fespaco 2021 lundi 18 octobre 2021 au Canal Olympia Yennenga. Contact Médias au Fespaco : +33620933864

PROGRAMME-DE-PROJECTION-2021-Net.pdf (fespaco.org)

OLA Energy renforce sa stratégie numérique avec l’application OLA GO au Kenya

Ola energy numérique
Ola energy numérique

OLA Energy lance son programme de fidélisation OLA GO au Kenya. Sous forme d’application mobile, ce nouveau service permet à l’ensemble de nos clients dans le pays de cumuler des points échangeables « GO » chaque fois qu’ils achètent du carburant, des lubrifiants ou du gaz de pétrole liquéfié (GPL) dans l’une des 108 stations-service OLA Energy. Ce nouveau programme s’inscrit pleinement dans la stratégie numérique globale du Groupe OLA Energy, fondée sur la connaissance des besoins de ses consommateurs. Il témoigne également de l’engagement continu du groupe envers ses clients et de sa volonté de favoriser les dépenses intelligentes.

L’application OLA GO permettra également d’échanger des cadeaux auprès d’une multitude de partenaires tels que :

–  Des opérateurs téléphoniques, où les clients peuvent échanger des points contre du temps d’antenne téléphonique auprès d’entreprises comme Safaricom, Airtel, et Telcom.

–  Des restaurants, où les clients peuvent échanger des points contre des repas et des bons d’achat auprès d’entreprises comme Jumia, Glovo, et Text Book Centre.

Par ce nouveau programme novateur, le Groupe OLA Energy est un précurseur sur le terrain de la fidélisation de la clientèle au Kenya, tout secteur confondu, et cela positionne l’entreprise comme l’un des principaux acteurs de l’innovation en matière de technologie numérique dans le pays.

L’application OLA GO au Kenya est l’exemple parfait d’un programme dont le modèle a pour vocation d’être appliqué dans l’ensemble du réseau de pays africains où OLA Energy opère. Cette ambition de diffuser des offres toujours plus efficaces et utiles pour ses clients est un gage de la volonté forte d’OLA Energy de valoriser sa clientèle.

Maurizio Libutti, Directeur des Opérations d’OLA Energy : « Disponible dans les 108 stations du pays, la mise en œuvre du programme OLA GO au Kenya s’inscrit dans une stratégie d’expansion des services numériques à l’échelle du continent, reflétant la forte croissance de l’utilisation de la technologie mobile pour faire ses achats dans toute l’Afrique. Le groupe OLA Energy foule en premier le terrain de la fidélisation des clients en s’engageant à offrir une expérience mémorable à nos clients dans toutes nos stations-service en proposant des produits de haute qualité, avec notre carburant O’ptimium additivé, des lubrifiants et du GPL haut de gamme, associés à un service client exemplaire, tout en gagnant plus au fur et à mesure que vous avancez, et c’est exactement comme cela que « We Keep You Going ». »

À propos d’OLA Energy

OLA Energy est l’une des principales sociétés de retailing en Afrique. Ses quelques 1300 stations-service sont visitées par 500 000 clients par jour dans 17 pays. Elle exploite divers terminaux de carburant et opère dans plus de 50 aéroports à travers le continent africain. OLA Energy emploie plus de 1 500 personnes et ses activités génèrent 20 000 emplois indirects.

Le mois de la cybersécurité, les africains ne sont pas en reste !

8 conseils simples pour assurer sa cybersécurité et sa cyber protection en ligne par Clément Domingo Hacker Ethique, Coach et Expert de la communauté Talenteum.africa

Vous êtes africain, de la diaspora et vous détenez un smartphone et/ou un ordinateur, et bien ce n’est plus qu’une question de temps avant de vous faire pirater ou être victime de phishing.

Après l’urgence écologique voici venu le temps de l’urgence cyber. L’Afrique se révèle être comme le continent de jeu demain des cyber malfaiteurs. La mauvaise nouvelle est que nous sommes tous concernés et la bonne que nous pouvons tous nous protéger réellement.

Ce mois d’octobre n’est pas anodin. Depuis le 1er octobre et jusqu’au 31 octobre, se déroule le mois européen de la cybersécurité. La France et les pays européens sont fortement mobilisés. Différentes campagnes de publicités dans les médias et sur les rézo sont menées pour sensibiliser le grand public à tous les dangers qui nous guettent lorsque l’on a une mauvaise hygiène numérique.

Hélas, je trouve dommage que ces campagnes ne soient pas du tout légion dans nos pays en Afrique et que l’on sensibilise que très peu la mère de famille qui ne connaît que Facebook et WhatsApp, le jeune écolier des dangers du cyberharcèlement, du PDG qui ne sait pas que son entreprise est ou sera la cible de pirates informatiques.

Je suis hacker éthique. J’utilise les compétences que j’ai pu acquérir ces 10 dernières années pour alerter l’opinion publique et faire de la sensibilisation à grande échelle. Sans sensibilisation et d’éveil numérique comme j’aime à le dire point de rédemption numérique. Pendant 50 on a fait de la prévention routière, à l’arrivée le nombre de morts sur les routes à drastiquement baisser. Concernant le numérique et le cyberespace, c’est pareil ! C’est à force de sensibilisation que l’on réduira le nombre de piratages, le nombre de cyberharcelés et que l’on pourra avoir sécurises nos démocraties et avec elles les données personnelles citoyennes.

Je vous livre 8 astuces applicables par tout le monde pour assurer votre cybersécurité en ligne. Pas besoin d’être un expert. Juste du bon sens et un être cybercitoyen. Même si vous avez un super mot de passe mais que vous n’êtes pas vigilant, vous vous ferez pirater !

L’Afrique est une cible de choix aujourd’hui pour de nombreuses raisons. Vos données et votre vie personnelle se retrouvera en ligne si vous ne décidez pas de changer cela.

1.       A n’importe qui, cela arrive

L’un des principaux points qui vous rend vulnérable est le postulat selon lequel « être piraté » ça n’arrive qu’aux autres. La vérité est que n’importe qui peut être victime d’un piratage à tout moment. Vous n’avez pas besoin d’être une grande entreprise ou une célébrité pour être une cible.

Le conseil : Changez votre mentalité et votre paradigme sur la cybersécurité. Pensez à la fréquence à laquelle vous supprimez vos spams. Il y a de fortes chances qu’au moins un de ces mails contienne des liens qui pourraient compromettre votre smartphone ou votre ordinateur et donc voler vos précieuses données personnelles (comme vos informations bancaires).

2.       Au phishing et tous les liens bizarres, tu prendras garde

Bien que les escroqueries par mail de phishing et les publicités sur les sites Web contenant des virus deviennent de plus en plus sophistiquées, il existe des signes avant-coureurs pour vous empêcher d’être piégé par un rançongiciel ou un vol de données opportuniste.

Le conseil : Avant de cliquer sur un lien dans un mail, de télécharger une application ou d’aller sur un site Web, regardez d’abord de plus près l’url. Le phishing se base sur la peur et les émotions négatives comme positives :

–          Attention votre compte Facebook piraté, cliquez ici pour changer votre mot de passe

–          On vous fait gagner un Iphone 12s, cliquez ici pour renseigner vos coordonnées

–          …

Prenez le temps de bien regarder l’url. Utiliser des sites comme unshorten.it pour dé-raccourcir une url. Regarder de près l’url pour vous assurer qu’elle est bien légitime.

En cas de doute, ne cliquez pas !

3.       Les mises à jour sur tes appareils, tu feras

Les mises à jour sont essentielles pour rester en sécurité et se protéger lorsque l’on surfe sur Internet, et ce, quel que soit l’appareil que vous utilisez. Chaque fois que vous mettez à jour votre appareil, il contient souvent de nouveaux correctifs pour corriger des failles informatiques sur votre ordinateur ou votre smartphone.

On est d’accord que certaines mises à jour constantes peuvent devenir pénibles, surtout si elles interviennent chaque semaine.

Le conseil : Configurez les mises à jour la nuit pendant que vous dormez. Vous ne les verrez pas et cela permettra que vos appareils soient plus sécurisés.

4.       Téléchargez un VPN, tu devras

Pour ceux qui se connectent fréquemment aux réseaux publics parce que vous n’avez pas un forfait internet avantageux, se connecter via un VPN (Virtual Private Network), est une excellente chose à faire.

Un VPN crée un tunnel virtuel autour de la connexion de votre appareil. Ce tunnel agit comme une protection contre quiconque ou quoi que ce soit cherchant à accéder à vos données lors de leur passage depuis votre smartphone vers le site de votre banque ou Facebook par exemple. Sans ce tunnel, pratiquement toute personne possédant des compétences de base en hacking pourrait voir tout ce que vous faites et même accéder à vos données personnelles.

Le conseil : Privilégiez toujours la connexion en 4G ou 3G sur votre téléphone. Dans le second cas avant de vous connecter en WIFI, lancer votre VPN. Utiliser un VPN n’est pas parfait mais c’est mieux que rien.

5.       Vos appareils verrouillés, vous garderez

Pour pirater quelqu’un, il n’y a pas toujours besoin d’être à l’autre bout du monde avec de pouvoirs de super hacker. Combien de fois avez-vous déjà laissé votre ordinateur ou votre smartphone sans surveillance dans un endroit public ? Dès que vous partez avec votre écran non verrouillé, votre appareil est vulnérable à toute personne se trouvant autour.

On a toujours tendance à faire confiance aux personnes à côté… mais c’est une mauvaise chose.

Le conseil : Gardez vos appareils verrouillés tout le temps lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Les dernières versions de téléphones et d’ordinateurs portables sont dotées d’une reconnaissance faciale et d’empreintes digitales, ce qui vous permet de le verrouiller beaucoup plus facilement et d’y accéder dès votre retour. Ne mettez pas non plus des schémas de verrouillages simples ou des mots de passe à 4 caractères évidents comme 0000 ou 1234.

6.       Des sauvegardes de vos données impérativement, tu feras

La sauvegarde de vos données n’est pas seulement une astuce de cybersécurité utile, mais c’est aussi une bonne habitude à prendre en général. Peut-être que vous n’avez jamais été piraté ou que l’on ne vous a jamais volés votre ordinateur ou smartphone. Cependant, que se passera-t-il si c’était le cas et que vous perdez tout ce qui y est enregistré ? Cela peut arriver à n’importe qui.

La sauvegarde de vos données est le meilleur moyen de vous assurer que vous pouvez toujours accéder à vos informations. Certains virus peuvent paralyser tout votre système, vous faisant perdre tout ce que vous aviez sur votre ordinateur.

Le conseil : à défaut de sauvegarder toutes les semaines vos données importantes sur un disque dur externe, pensez à le faire une fois par mois.

A la longue vous pourriez appliquer la règle en matière de sauvegarde du 3-2-1.

7.       Des mots de passe forts, tu devras utiliser

Les mots de passe sont votre première défense pour protéger vos comptes sur les réseaux sociaux, vos mails et l’accès à vos appareils. Lorsque vous créez un compte pour quelque chose, votre mot de passe empêche quiconque de se connecter et d’accéder à vos informations. Sans cela, vous invitez tout le monde à utiliser votre compte.

Il existe de nombreuses astuces pour utiliser des mots de passe forts. Vous voulez utiliser un mot de passe suffisamment long pour qu’il soit difficile à deviner sans l’oublier. Utilisez des lettres majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles. Utilisez quelque chose dont vous vous souviendrez facilement, mais quelque chose que toute personne qui vous connaît ne devinerait toujours pas (par exemple, n’utilisez pas votre date de naissance ou l’année de votre mariage).

Utilisez de même de mots de passe différents pour différents comptes. Pour vous aider dans cette tâche, utilisez des logiciels en ligne comme lastpass ou keepass qui sont des gestionnaires de mots de passe.

Le conseil : privilégiez les passes de phrase c’est-à-dire des phrases longues comme une citation ou des extraits d’un poème ou encore les paroles de votre musique préférée.

Rappelez-vous qu’un mot de passe c’est comme un slip, ça ne se prête pas et ça se change régulièrement.

8.       L’authentification à deux facteurs ou à plusieurs facteurs en place, tu mettras

Le hacker éthique que je suis vous dira qu’utiliser un mot de passe fort c’est bien mais insuffisant. Vous devez utiliser plus qu’un mot de passe pour sécuriser vos comptes. L’authentification à deux facteurs (ou multifacteur) est un niveau de protection supplémentaire pour votre smartphone, votre ordinateur et tous vos comptes.

L’authentification multifacteur est un mécanisme de sécurité supplémentaire que vous utilisez pour vous connecter à quelque chose. Il peut s’agir de données biométriques (empreinte digitale), d’un code numérique ou même d’un appel téléphonique à un numéro sélectionné. L’utilisation de ce service augmente la sécurité de tout ce sur quoi vous l’utilisez. Vous recevez un code personnel à chaque nouvelle connexion sur un de vos comptes.

Conclusion 

La cybersécurité est l’affaire de tous. La pédagogie et la sensibilisation seront déterminantes pour faire adopter les bonnes pratiques. De nombreux métiers sont aujourd’hui disponibles en cybersécurité et le continent africain à son mot à dire !

Les conseils 6, 7 et 8 sont les plus importants !

Vous pouvez vous aussi sensibiliser votre famille, vos amis, vos collègues en utilisant le hashtag

#makeafricamoresecure

Un Webinar gratuit sur ce thème en novembre sera organisé avec la communauté Talenteum Africa. Stay Tuned !

Clément Domingo : « hacker éthique »

Orange lance deux nouveaux Orange Digital Centers

Orange Télécom
Orange Télécom

Orange lance deux nouveaux Orange Digital Centers en Afrique pour rendre le numérique plus accessible et accompagner le développement de l’écosystème digital du continent

Dans le cadre de son plan stratégique Engage 2025, Orange a pris l’engagement de déployer d’ici à 2025 un Orange Digital Center dans chacun des pays où il opère.
Cette semaine, deux nouveaux centres ont été inaugurés en Côte d’ivoire et au Cameroun, en partenariat avec la Coopération Allemande, et en présence de Stéphane Richard, Président-Directeur général d’Orange et Alioune Ndiaye, Directeur général d’Orange Afrique et Moyen Orient.

Véritable carrefour d’opportunités, le Orange Digital Center est un concept inédit, réunissant en un même lieu quatre de ses programmes destinés à favoriser le développement d’un véritable écosystème numérique en Afrique, notamment en le rendant plus accessible aux jeunes et aux femmes. Ce programme comprend : une école du code ; un atelier de fabrication numérique FabLab Solidaire soutenu par la Fondation Orange ; un accélérateur de start-up, Orange Fab ; et Orange Ventures Africa, le fonds d’investissement du Groupe Orange. Tous ces programmes sont gratuits et ouverts à tous. Ils vont de la formation des jeunes au numérique (90% de ces formations sont des formations pratiques), à l’accompagnement pour les porteurs de projets en passant par l’accélération de start-up et l’investissement dans ces dernières.

Orange collabore également avec Amazon Web Services (AWS) pour proposer un programme de formation gratuit et certifiant de 12 semaines à temps plein sur les compétences en matière de cloud computing pour les personnes à la recherche d’un emploi afin de lancer leur carrière dans le domaine du Cloud dans 18 pays via les Orange Digital Centers en Afrique et au Moyen-Orient.

Dans un contexte d’accélération de la connectivité en Afrique, atteignant 413 millions d’utilisateurs fin 2020 selon la GSMA, et avec une population jeune (un africain sur deux a moins de 20 ans), les enjeux de digitalisation sont colossaux.

Orange, qui porte l’ambition de contribuer au développement socioéconomique du continent depuis plus de 20 ans et dans 18 pays, accompagne cette révolution numérique, d’abord à travers la connectivité (un milliard d’euros d’investissements par an), mais également par la mise en place de ce programme afin d’aider les jeunes à développer leurs compétences numériques et renforcer leur employabilité.

A ce jour, huit Orange Digital Centers sont déjà ouverts dans la zone : Tunisie, Sénégal, Ethiopie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Jordanie, Maroc et Mali. D’autres centres seront ouverts dans les autres pays d’ici la fin de l’année 2021 et courant 2022.

Stéphane Richard, Président Directeur Général du Groupe Orange déclare :« Partout, Orange est une entreprise citoyenne. L’engagement est en effet une valeur centrale de l’entreprise, que nous avons placée au cœur de notre plan stratégique Engage 2025. Pour promouvoir un numérique vecteur d’inclusion et accessible au plus grand nombre, notre ambition est de déployer, d’ici 2025, un Orange Digital Center dans chaque pays où nous sommes présents. Cet objectif illustre notre détermination à nous mobiliser pour faire du numérique une innovation positive. »  

Alioune Ndiaye, Président Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient déclare : « Je suis très fier d’inaugurer ce jour au Cameroun le 6ème Orange Digital Center d’Afrique qui fait partie du réseau des 32 Orange Digital Centers qui seront déployés sur l’ensemble des pays dans lesquels nous sommes présents en Afrique et Moyen-Orient, mais également en Europe. L’objectif principal est de démocratiser l’accès au numérique pour les jeunes, diplômés ou non diplômés, leur donner accès aux dernières tendances technologiques pour renforcer leur employabilité et les préparer aux emplois de demain.»

Le projet Smart Diamniadio, la plus grande ville nouvelle d’Afrique subsaharienne, est lancé

Ville moderne durable et intelligente Smart Diamniadio
Ville moderne durable et intelligente Smart Diamniadio

Le cabinet Tactis, qui travaille sur de nombreux projets villes nouvelles en Afrique, a été retenu, dans le cadre d’un financement FASEP par l’Etat français, comme chef de file d’un projet gouvernemental d’envergure au Sénégal, dénommé « Smart Diamniadio ».

Quatre jours d’ateliers collaboratifs sont prévus cette semaine pour co-construire le volet numérique de cette ville vitrine sur le continent en un temps record.

Sous la direction de la DGPU (Délégation Générale des pôles urbains du Sénégal), il s’agit de construire la plus grande ville nouvelle d’Afrique subsaharienne pour décongestionner Dakar tout en stimulant la croissance économique sénégalaise. Ce modèle de ville intelligente et durable en Afrique s’appuie évidemment sur les TIC et doit être largement porté par le privé.

Située près de l’aéroport de Dakar, sur une superficie globale d’environ 1 600 Ha (3 fois celle de La Défense Seine Arche), la ville accueillera 350 000 habitants à terme et sera une véritable vitrine pour le pays. L’impulsion présidentielle a d’ailleurs déjà été donnée en y installant de nombreux ministères, les agences des nations unies. L’implantation d’établissements d’enseignement supérieur ainsi que de grands sites culturels et sportifs y est également prévue (stade olympique, centre de conférence, marché d’intérêt national, etc.). L’objectif est d’accueillir des événements régionaux et mondiaux déjà programmés (Congrès mondial de l’eau, JO de la jeunesse, etc.).

Pour ce projet, notifié à Tactis cet été, le Sénégal souhaite aller très vite. La phase d’études (technique – concernant les infrastructures et les services, faisabilité économique et étude d’impact social et environnemental) doit être bouclée d’ici novembre, permettant ainsi de définir la stratégie adoptée d’ici fin 2021. S’ensuivront l’élaboration des appels d’offres et la passation des PPP en début d’année prochaine, pour un lancement des premiers chantiers fin 2022-début 2023.

C’est pourquoi, quatre collaborateurs de Tactis viennent de s’envoler pour Dakar afin d’y animer quatre jours d’ateliers collaboratifs. Objectif : co-construire la stratégie avec ceux qui construiront la ville et ceux qui l’exploiteront. Plus de 200 participants – DGPU, Ministères, promoteurs, opérateurs, exploitants, … – plancheront sur les grands enjeux que sont la connectivité (les réseaux), le développement durable et le cadre de vie (sécurité, relation citoyen, mobilités). En termes de gestion de l’eau, d’assainissement, d’électricité, d’éclairage public et de déchets notamment, l’ambition est de faire mieux que partout dans le pays en s’appuyant sur le numérique. Les organisateurs espèrent commencer à ressortir des axes stratégiques forts de ces échanges.

Le développement dans une période de bouleversements

Centrale solaire de Ten Merina au Sénégal - Photo Thierry Barbaut
Centrale solaire de Ten Merina au Sénégal - Photo Thierry Barbaut

David Malpass expose les moyens de relancer la croissance, de lutter contre le recul de l’égalité entre les sexes et du développement humain, et de faire face à l’augmentation des inégalités et au changement climatique.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a qualifié aujourd’hui de « période de bouleversements » l’époque actuelle, tant elle est marquée par de fortes inégalités et des revirements dans les progrès jusque-là dans le développement mondial. Il a énoncé les mesures à prendre pour stimuler la croissance économique, raccourcir la crise, relancer le développement et poser des bases solides pour un avenir plus prospère et mieux préparé à faire face à des catastrophes mondiales telles que la COVID-19.

« La perte des acquis du développement menace la vie des populations, leurs emplois et leurs moyens de subsistance. Dans de nombreuses régions du monde, la pauvreté augmente, le niveau de vie et les taux d’alphabétisation baissent, et les acquis en matière d’égalité des sexes, de nutrition et de santé reculent. Pour certains pays, le poids de la dette était insoutenable avant la crise et il ne cesse de s’alourdir. Loin de voir leur situation s’améliorer, les pauvres sont laissés à la traîne dans une tragédie mondiale de l’inégalité. Ce rétrécissement radical du progrès économique et social crée une période de bouleversements dans l’économie, la politique et les relations géopolitiques. »

S’exprimant à Khartoum en tant que premier président du Groupe de la Banque à se rendre au Soudan depuis près de 40 ans, David Malpass a souligné les progrès récemment accomplis par le pays. « Au cours des dernières années, vous avez fourni des efforts considérables pour mettre les populations sur la voie du progrès, malgré des conditions très difficiles. Il y a deux ans, le gouvernement de transition du Soudan a hérité d’une économie et d’une société profondément endommagées, qui avaient subi des décennies de conflit et d’isolement. Alors même que les Soudanais se sont résolus à rompre avec le passé, le pays a dû faire face à d’extraordinaires vents contraires : la pandémie de COVID-19, une invasion de criquets, des inondations sans précédent et un afflux de réfugiés fuyant le conflit de l’autre côté de la frontière. »

« Pourtant, le pays est allé de l’avant en adoptant des réformes audacieuses, en renouant avec la communauté internationale, en réglant ses arriérés auprès de la Banque mondiale avec l’aide d’un prêt-relais des États-Unis et en atteignant en juin le point de décision pour l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Bien qu’il reste beaucoup à faire, je félicite les autorités soudanaises, civiles et militaires, pour les efforts et les réalisations accomplis ensemble en vue d’un avenir meilleur. Il est essentiel d’éviter les dérapages politiques, car il n’y a pas de développement sans paix ni stabilité. Je voudrais également saluer la remarquable résilience du peuple soudanais : votre volonté de construire un Soudan meilleur malgré les défis est une réelle source d’inspiration. »

David Malpass a indiqué que la pandémie mondiale a eu des effets considérables en matière de pauvreté. « La crise de la COVID-19 a entraîné une nouvelle augmentation des taux de pauvreté après des décennies de baisse constante. Elle a fait basculer près de 100 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, plusieurs centaines de millions d’autres dans la pauvreté, dont beaucoup dans les pays à revenu intermédiaire. »

Il a relevé que si un redressement est possible, des risques subsistent. Il a rappelé comment la terrible grippe espagnole de 1918 à 1920 a été suivie d’une croissance économique extrêmement rapide, mais aussi d’une augmentation des inégalités et de dangereuses vulnérabilités financières qui ont abouti à l’interminable Grande Dépression.

David Malpass a posé la question suivante à la communauté internationale : Que devons-nous faire pour stimuler une croissance qui soit inclusive, large et durable, et éviter une décennie perdue pour le développement ? « Tout d’abord, nous devons nous concentrer davantage sur les priorités clés, en clarifiant notre manière de les aborder et de les mesurer. Nous devons en outre œuvrer à une échelle beaucoup plus grande pour obtenir un impact. »

Le président du Groupe de la Banque mondiale a relevé quatre domaines dans lesquels une action déterminée devrait faire la différence : atteindre la stabilité économique, tirer parti de la révolution numérique, rendre le développement plus vert et plus durable et investir dans les personnes.

Assurer la stabilité économique

David Malpass a souligné que de nombreux pays en développement ont déployé des efforts extraordinaires pour soutenir leur population et maintenir l’activité économique pendant la pandémie. « Beaucoup sont allés au-delà de ce qu’ils pouvaient se permettre, d’autant plus que la dette dans les économies en développement atteignait des sommets lorsque la pandémie a frappé. »

Lorsque l’initiative de suspension du service de la dette expirera à la fin de cette année, les pays à faible revenu qui recommenceront à payer le service de la dette verront leur marge de manœuvre budgétaire se réduire pour acheter des vaccins et financer d’autres dépenses prioritaires, a soutenu David Malpass« Il est temps d’entreprendre un assainissement des finances publiques progressif et axé sur la population et de restructurer la dette insoutenable. Une mise en œuvre renforcée et accélérée du cadre commun du G20 sera essentielle à cet égard. »

David Malpass a appelé à une plus grande coopération mondiale, y compris la participation du secteur privé, pour alléger la dette des pays les plus pauvres du monde et financer des investissements favorisant la croissance. « Au Soudan, par exemple, une coopération mondiale incluant les États-Unis, la France et le Royaume-Uni a permis au pays d’apurer ses arriérés auprès de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et d’autres institutions financières internationales, rendant possible un allégement de la dette de plus de 50 milliards de dollars dans le cadre de ce qui sera la plus grande initiative PPTE jamais lancée. »

Outre une meilleure gestion de la dette, David Malpass a déclaré que les pays doivent éliminer les dépenses publiques inutiles, rendre la prestation de services plus efficace et réaffecter les ressources publiques à leurs usages les plus productifs. « C’est également le moment de gérer la dette de manière proactive afin de reprofiler les paiements tant que les taux d’intérêt internationaux restent bas. Des mesures concrètes doivent être prises pour améliorer la transparence des accords de prêt, accroître la responsabilité financière et garantir que les décisions s’appuient sur des informations complètes. Les pays à faible revenu doivent donner la priorité aux financements concessionnels et éviter les financements à taux d’intérêt élevés qui sont devenus de plus en plus problématiques. Il sera essentiel d’adapter cet ordre du jour à chaque pays et de mesurer les progrès réalisés. »

Tirer parti de la révolution numérique

L’adoption plus rapide de solutions numériques peut élargir radicalement l’accès au financement et créer de nouvelles opportunités économiques, a affirmé David Malpass, notant que les solutions numériques peuvent accroître la concurrence sur les marchés de produits et permettre aux individus de vendre des services en ligne, en leur donnant accès aux marchés national et mondial. « Le soutien à cette transformation nécessite de nombreuses mesures à grande échelle : investir dans l’infrastructure numérique, éliminer les monopoles dans le secteur des télécommunications, fournir des identifiants nationaux et créer un environnement réglementaire favorable. »

« La révolution numérique peut également transformer le secteur public. Par exemple, elle permet de repenser complètement les systèmes de protection sociale. Dans le monde entier, nous voyons des programmes passer de la fourniture de prestations en nature et en espèces à une distribution numérique, directement sur le compte bancaire des individus ou visible sur leur téléphone. De même, dans les secteurs formel et informel, de nouveaux systèmes de paiement permettent d’effectuer des achats quotidiens par téléphone, en utilisant des codes QR et d’autres technologies. Le Kenya et de nombreux autres pays africains possèdent une grande expérience en la matière », a relevé David Malpass.

Rendre le développement plus vert et plus durable

David Malpass a indiqué que la communauté internationale est fermement engagée à ralentir l’augmentation du carbone atmosphérique et à réduire les effets du changement climatique sur les plus vulnérables. « Une étape clé consiste à arrêter la création de nouvelles centrales à charbon, à déclasser les centrales existantes et à les remplacer par des sources d’énergie plus propres. Nous devrions encourager les pays sur la voie d’une transition « juste », qui inclut la prise en charge des travailleurs affectés. »

« C’est également le moment de relancer les réformes du secteur de l’électricité, souvent bloquées. Les subventions à l’énergie sont coûteuses et faussent la concurrence, et leur suppression doit se faire de manière à résoudre les défaillances sous-jacentes et à améliorer l’accès. Pour parvenir à une énergie propre et à un prix abordable, il faut une concurrence dans la production et la distribution d’électricité, ainsi qu’un régulateur véritablement indépendant. Le transport est une autre source importante d’émissions. L’urbanisation devant s’intensifier dans les pays en développement, les infrastructures et la conception des villes peuvent faire une énorme différence. Au lieu de métropoles tentaculaires où les navetteurs passent des heures sur la route, les gouvernements peuvent viser des villes plus compactes avec des systèmes de transport public efficaces et propres.

Dans le cadre des efforts de lutte contre le changement climatique, qu’il s’agisse d’atténuation ou d’adaptation, et des initiatives de développement au sens large, nous devons établir des priorités et concentrer nos efforts sur l’obtention du plus grand impact par dollar investi et rechercher des solutions rapidement extensibles. »

Investir dans les personnes

David Malpass a souligné l’importance d’investir dans la santé et l’éducation à long terme des personnes — le programme de développement du capital humain. « Pour renforcer les systèmes d’éducation et de santé, il ne suffit pas de fournir des ressources budgétaires de manière efficace et suivant un ordre de priorité. Par exemple, il est important d’aligner les mesures d’incitation pour les enseignants et les prestataires de soins de santé — publics ou privés — sur les besoins des personnes qu’ils servent. Il est également essentiel de trouver des solutions modulables pour améliorer les soins de santé et la qualité de l’enseignement, notamment par le biais de l’apprentissage à distance.

« L’accumulation de capital humain n’est nulle part aussi importante que dans les pays touchés par des conflits, où vivent aujourd’hui la plupart des personnes pauvres. L’aide aux réfugiés et aux communautés d’accueil est une priorité absolue. La sécurité est essentielle, mais les soldats ne peuvent pas gagner la bataille du développement. Le changement a plus de chances de venir de petites victoires remportées par des millions de ménages au fil du temps. »

David Malpass a insisté sur le rôle que peut jouer le Groupe de la Banque mondiale. « Le Groupe de la Banque mondiale dispose d’une capacité et d’une position uniques pour aider les pays à réaliser les quatre priorités que j’ai énoncées — en fournissant des financements et un savoir-faire aux gouvernements, tout en mobilisant le secteur privé. Nous possédons une expérience inégalée de collaboration avec les pays, en faisant appel à des experts techniques dans tous les secteurs clés. »

Préserver les acquis du développement

« Cette crise sans précédent a déclenché une période de bouleversements. Les nombreux choix qui seront opérés dans les années à venir détermineront si les pays en développement subiront une décennie perdue ou s’ils verront l’avènement d’une croissance et d’une transformation économique rapides », a affirmé David Malpass.

Pour réussir, il faudra la participation active des secteurs public et privé de tous les pays, des sociétés civiles et des fondations, voire de l’ensemble de la communauté internationale. Ces efforts exigent des dirigeants qu’ils soient ambitieux pour la prospérité des personnes. Et ils exigent que l’on se concentre sur eux et qu’on leur donne de l’ampleur tout au long de notre travail de développement. »

Le potentiel de l’industrie du film en Afrique

Du 5 au 7 octobrel’UNESCO mettra à l’honneur le cinéma africain à l’occasion du lancement de la publication intitulée « L’industrie du film en Afrique : Tendances, défis et opportunités de croissance ».

Le 5 octobre (de 15h00 à 15h50), la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, ainsi que des réalisateurs de renom tels qu’Abderrahmane Sissako et Mati Diop, présenteront cette publication, qui pour la première fois cartographie les industries du cinéma et de l’audiovisuel à l’échelle du continent africain. Ce secteur emploie actuellement environ 5 millions de personnes et représente 5 milliards de dollars de PIB à travers l’Afrique. « L’industrie du film en Afrique : Tendances, défis et opportunités de croissance » contient des recommandations stratégiques pour aider ce secteur à atteindre son plein potentiel, qui lui permettrait de créer plus de 20 millions d’emplois et de contribuer à hauteur de 20 milliards de dollars au PIB combiné du continent. 

Selon le rapport, ce potentiel reste largement inexploité en dépit de l’augmentation significative de la production à travers le continent, ainsi au Nigéria la production s’élève à près de 2 500 films par an. L’équipement cinématographique numérique bon marché et les plateformes en ligne, qui permettent une distribution directe aux consommateurs, ont donné naissance à une nouvelle économie pour les créateurs de contenus. Cependant, ce rapport révèle que l’Afrique ne détient qu’un écran de cinéma pour 787 402 habitants, ce qui en fait le continent dont le nombre de salles de cinéma est le plus faible.

Le piratage est un autre problème majeur pour cette industrie et malgré l’absence de données précises, le rapport estime qu’il fait perdre de 50% à plus de 75 % des revenus des industries du film et de l’audiovisuel. Le rapport souligne également que seulement 19 pays africains sur 54 (soit 34 %) offrent un soutien financier aux réalisateurs. 

L’étude identifie également des difficultés qui affectent cette industrie de façon récurrente, notamment la liberté d’expression : dans 47 pays, les professionnels de ce secteur font état de restrictions sur les questions qu’ils peuvent traiter dans leurs créations. L’enseignement, la formation et l’accès à internet ont également une incidence sur les industries cinématographique et audiovisuelle africaines. 

Ce rapport vise à aider l’industrie du film et les décideurs à prendre la mesure de la situation actuelle et à organiser de façon stratégique la croissance à venir.

« Cette publication phare reflète l’importance de renforcer la coopération internationale pour permettre à tous les pays, en particulier les pays en voie de développement, de disposer d’industries culturelles et créatives, viables et compétitives à la fois sur le plan national et international », a déclaré la Directrice générale.« Alors que nous célébrons le 20e anniversaire de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, nous devons faire entendre notre voix pour réaffirmer que le cinéma est un bien public qui nécessite un soutien et un investissement public pour garantir un accès égal à la création, la production, la distribution et la consommation. »

Le 5 octobre :

  • De 16h à 18h, trois tables rondes examineront la production cinématographique en Afrique ainsi que l’investissement et le soutien institutionnel. Les débats rassembleront des représentants de gouvernement et de l’industrie du cinéma de premier plan. 
  • À partir de 18h30, l’UNESCO accueillera un cycle de projection de films africains qui s’étendra jusqu’au 7 octobre (accès restreint en raison des mesures sanitaires). 

La publication « L’industrie du film en Afrique : Tendances, défis et opportunités de croissance » fait partie de la contribution de l’UNESCO à l’Année des arts, de la culture et du patrimoine de l’Union africaine (2021) et de la célébration de l’année 2021 en tant qu’Année internationale de l’économie créative au service du développement durable,décrétée par les Nations unies. L’action de l’UNESCO en faveur d’une économie créative dynamique, y compris le cinéma, s’inscrit dans la lignée du cadre politique de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005 et de la Recommandation de 1980 relative à la condition de l’artiste.

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Pour plus d’informations :

Afrique et innovation, l’agenda d’octobre

évènements et programme Afrique
évènements et programme Afrique

Le mois d’octobre s’annonce passionnant avec plusieurs évènements en présentiel ou à suivre en ligne.

Découvrez notre sélection Info Afrique avec les liens, programmes et intervenants :

  1. Paris Infra Week organisé par Euro Place le 4 octobre à Paris Bercy : InfaWeek
  2. Ambition Africa 2021 organisé par Business France du 5 au 6 octobre : Ambition Africa 2021
  3. BIG (BPIFrance Inno Génération) de BPI France le 7 octobre : BIG
  4. Le Sommet Afrique France de Montpellier le 8 octobre : Sommet Afrique France
  5. Sommet Africarena en Tunisie du 12 au 14 octobre : Africarena
  6. Sommet de la Diaspora Africaine à Strasbourg le 29 et 30 octobre : Sommet Diaspora Africaine

Et bientôt le programme de novembre, abonnez-vous pour recevoir la newsletter ci-dessous >

Les lauréat du prix Right Livelihood

Prix Right Livelihood 2021
Prix Right Livelihood 2021

Les Lauréats du Prix Right Livelihood 2021 sont des leaders de la lutte en faveur des droits des femmes et des filles, de la protection de l’environnement et de la défense des droits des peuples autochtones. Tous les quatre œuvrent à travers la mobilisation des communautés et le renforcement des initiatives locales.

Du Cameroun à la Russie, en passant par le Canada et l’Inde, les activistes de cette année nous montrent que le changement durable se construit grâce à des communautés solidaires. Même confrontés à l’aggravation de la crise climatique, aux puissants intérêts de gouvernements et d’entreprises ou encore à une menace terroriste, les Lauréats 2021 nous prouvent que la solidarité est essentielle pour garantir un meilleur avenir pour tous.

Les Lauréats du Prix 2021 sont :

Marthe Wandou (https://bit.ly/3ut0IcX) (Cameroun) « pour la construction d’un modèle de protection des enfants fondé sur la communauté face à l’insurrection terroriste et à la violence de genre dans la région du lac Tchad au Cameroun ».

Vladimir Slivyak (https://bit.ly/2Y79qSt) (Russie) « pour sa lutte en faveur de l’environnement et sa contribution au mouvement populaire d’opposition aux industries houillère et nucléaire en Russie ».

Freda Huson (https://bit.ly/2XRxIPT) (du peuple Wet’suwet’en, Canada) « pour son dévouement intrépide en faveur de la réappropriation de la culture de son peuple et la défense de ses terres contre des projets néfastes de pipelines ».

et

Legal Initiative for Forest and Environment (https://bit.ly/3F1WXQz) (Inde) « pour leurs travaux juridiques innovants visant à renforcer les capacités des communautés à protéger leurs ressources, pour plus de démocratie environnementale en Inde ».

Face à l’aggravation des crises climatiques et environnementales, à une violence aveugle et à des violations flagrantes de droits humains, ils contribuent à un meilleur avenir

« Les Lauréats du Prix Right Livelihood 2021 sont des personnes dont le courage et la capacité de mobilisation ont permis de montrer ce dont étaient capables les mouvements populaires », a déclaré Ole von Uexkull, directeur exécutif de Right Livelihood.

« Face à l’aggravation des crises climatiques et environnementales, à une violence aveugle et à des violations flagrantes de droits humains, ils contribuent à un meilleur avenir grâce à l’engagement et à la solidarité. Ces activistes de terrain ne font pas uniquement de la résistance. Ils mobilisent activement des communautés entières afin qu’elles revendiquent leurs droits et deviennent des agents de changement là où le gouvernement échoue », a ajouté M. Von Uexkull.

Mme. Wandou est la première personne du Cameroun à recevoir le Prix Right Livelihood.

Créé en 1980, le Prix Right Livelihood met à l’honneur et soutient des individus courageux qui travaillent pour résoudre des problèmes d’envergure mondiale. Chacun des quatre Lauréats recevra la somme d’un million de couronnes suédoises (l’équivalent de 100.000 euros ou 115.000 dollars américains). Au-delà de la récompense financière, le Prix offre également un soutien à long terme qui permet de faire connaitre et de renforcer le travail des Lauréats.

En 2021, nous avons examinés un nombre record de 206 candidats originaires de 89 pays. Parmi les Lauréats précédents se trouvent Edward Snowden (États-Unis), le Dr. Denis Mukwege (RDC), Greta Thunberg (Suède) et Ales Bialiatski, avec le Centre des droits humains Viasna (Bélarus).

Les Lauréats de 2021 seront récompensés au cours d’une Cérémonie de remise des prix qui se tiendra à Stockholm, le mercredi 1er décembre.

Courtes biographies des Lauréats 2021 :

Marthe Wandou (Cameroun) :
La juriste Marthe Wandou est une militante des questions de genre et de paix. Depuis les années 1990, son travail a pour objectif de prévenir et de lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants, en particulier aux filles, et d’assurer la prise en charge d’enfants ayant survécu à ces violences. Par le biais de son organisation, Action locale pour un développement participatif et autogéré (ALDEPA), qu’elle a fondée en 1998, Marthe Wandou œuvre pour le bien-être des filles à travers une approche holistique basée sur l’éducation, les soins psychosociaux et l’assistance juridique.

A ce jour, plus de 50.000 jeunes filles ont bénéficié des travaux de l’ADELPA, qui prend racine dans la mobilisation de l’ensemble des communautés, notamment à travers les parents, les enfants et les leaders communautaires. L’organisation a contribué à l’éradication progressive de la pratique des mariages précoces. Elle a aussi contribué au renforcement de diverses compétences scolaires et d’ordre général, ainsi qu’au renforcement des capacités des enfants et des acteurs en charge de la protection de l’enfance.  L’ALDEPA a aussi aidé plusieurs familles à engager des poursuites pour des affaires de viol, d’enlèvement et de violence physique.

Mme. Wandou met l’accent sur le soutien psychosocial dans le but de guérir les traumatismes et d’aider les victimes de violence sexuelle et d’enlèvement à se réintégrer. Cet aspect s’est avéré particulièrement important dans le travail de Mme. Wandou avec les réfugiés et les personnes déplacées affectées par le groupe extrémiste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Dans un contexte marqué par les pratiques culturelles préjudiciables et l’insécurité, Mme. Wandou s’est démarquée en tant que militante courageuse qui lutte contre la violence sexuelle et pour le bien-être des filles et des femmes au Cameroun et dans le bassin du lac Tchad.

Renseignements biographiques :
Lieu de naissance: Kaélé, Cameroun
Date de naissance: 15 octobre 1963
Éducation: Université de Yaoundé (Licence en droit privé), Université Catholique d’Afrique Centrale (Master en gestion de projets), Université d’Anvers, Belgique (Études de genre).
Site internet: aldepa-cameroun.org

Réaction de Marthe Wandou :
« Le Prix Right Livelihood nous donnera le courage de continuer à faire ce que nous faisons.  Il nous permettra de gagner en visibilité et encouragera plus de personnes à nous rejoindre pour soutenir les victimes et promouvoir les droits des femmes et des enfants ».

Vladimir Slivyak (Russie) :
Vladimir Slivyak est l’un des défenseurs de l’environnement les plus engagés et les mieux informés de Russie. Il a mené d’importantes campagnes contre les pratiques néfastes pour l’environnement mises en place depuis plusieurs décennies. Il a notamment réussi à interrompre des projets en lien avec l’exploitation de carburants fossiles, l’utilisation de l’énergie nucléaire et du charbon et le transfert de déchets radioactifs depuis l’étranger.

En tant que co-président et co-fondateur d’Ecodefense, l’une des principales organisations de défense de l’environnement russes depuis plusieurs décennies, M. Slivyak a beaucoup œuvré pour réduire les risques environnementaux, atténuer la crise climatique et promouvoir l’énergie renouvelable en Russie.

Portée par M. Slivyak, l’organisation Ecodefense fut le premier groupe environnemental de Russie à lancer des campagnes anti-charbon en 2013. Ces campagnes ont permis de renforcer les capacités des communautés locales qui subissaient les conséquences de l’extraction et du transport du charbon. Grâce aux liens bâtis entre les communautés locales de tout le pays et au partage d’informations, les manifestations contre l’industrie du charbon ont rapidement pris de l’ampleur dans plusieurs régions du pays.

M. Slivyak s’est aussi opposé à la promotion de l’énergie nucléaire menée par la Russie, aussi bien au niveau national qu’à l’étranger. Ces énormes succès ont démontré que même dans un pays autoritaire comme la Russie, les activités locales pouvaient réellement contrer des projets soutenus par le gouvernement.

Au cours de ces dernières années, Vladimir Slivyak et Ecodefense ont été la cible d’attaques perpétrées par les autorités russes à cause de leurs travaux. Mais M. Slivyak a tenu bon, motivé par l’influence grandissante des jeunes militants qui luttent pour le climat. En luttant avec eux, il s’engage à construire un avenir plus propre et plus durable pour la Russie et pour le monde entier.

Renseignements biographiques :
Lieu de naissance: Kaliningrad, Russie (URSS à l’époque)
Date de naissance: 30 juillet 1973
Site internet: www.ecodefense.ru

Réaction de Vladimir Slivyak :
« J’ai passé ma vie au sein du mouvement de défense de l’environnement, et c’est un immense honneur pour moi de recevoir un prix comme celui-ci. Le Prix Right Livelihood apportera des ressources supplémentaires à la lutte que mène mon organisation pour la défense de l’environnement et des droits humains ».

Freda Huson (Peuple Wet’suwet’en, Canada) :
Freda Huson est une leader (Dzeke ze’) du peuple Wet’suwet’en, au Canada. Freda est l’une des principales défenseuses des communautés autochtones qui veulent renouer avec leurs terres et reprendre le contrôle, en participant notamment aux processus de négociations de projets de construction comme les pipelines qui traversent leur territoire.

En 2010, Freda Huson réalise à quel point il est important de vivre sur ses terres ancestrales. Elle déménage alors dans un chalet en bois sur le territoire de son peuple à Talbeetskwa, au bord de la rivière Morice, en Colombie-Britannique. Depuis, elle gère le camp Unist’ot’en qui dispose maintenant d’un centre destiné aux personnes souhaitant se reconnecter avec leurs terres et guérir des traumatismes de l’ère coloniale.

Le camp Unist’ot’en constitue le plus grand lieu de rassemblement des personnes opposées à la construction du gazoduc Coastal Gas Link, qui transporterait du gaz de schiste à travers la Colombie-Britannique. En 2020, les autorités canadiennes ont mené un raid à l’un des postes de contrôle établi dans le camp, provoquant une vague de contestation dans tout le pays. Bien que les actions de Freda aient permis de retarder le projet de gazoduc de plusieurs années, il n’a pas été arrêté.

L’approche holistique de Freda visant à se réapproprier la culture, la terre et les droits autochtones se démarque tout particulièrement dans un contexte d’horribles crimes commis contre des membres des peuples autochtones de plus en plus médiatisés au cours de ces dernières années au Canada. Mme. Huson a entrainé un renouveau culturel en encouragent les peuples autochtones à revenir sur leurs terres.

Renseignements biographiques :
Lieu de naissance: Smithers, Colombie-Britannique, Canada
Date de naissance: 24 mai 1964
Éducation: Certificat en gestion d’entreprises
Site internet: unistoten.camp

Réaction de Freda Huson :
« Le travail pour lequel je suis récompensée ici a pour but d’enseigner notre cultures et nos traditions à notre peuple, que nous apprenons dès le plus jeune âge: prendre soin de la terre qui nous nourrit. Pour mon peuple, ce prix est synonyme d’une plus grande force. Il nous permettra de nous rassembler et de lutter avec de nombreux autres peuples à travers le monde qui partagent le même but : protéger la terre, protéger l’environnement et garantir un traitement équitable pour tous. »

Legal Initiative for Forest and Environment (Inde) :
Legal Initiative for Forest and Environment (LIFE) est une organisation indienne qui travaille dans le but de protéger l’environnement en ayant recours de façon créative au droit et à diverses démarches juridiques. LIFE travaille auprès des communautés grâce à une approche locale : elle soutient et renforce les capacités de populations souvent vulnérables face aux intérêts des puissants et s’efforce de faire entendre leur voix dans les processus de prise de décisions politiques, tout en plaidant pour le renforcement des insitutions et pour des réformes législatives.

En 2005, alors qu’ils prennent conscience du manque de reconnaissance des problématiques environnementales au niveau juridique, les avocats Ritwick Dutta et Rahul Choudhary créent LIFE. Aujourd’hui, les avocats de l’organisation comptent parmi les défenseurs des causes d’intérêt public les plus renommés du pays. LIFE a aidé les communautés à lutter contre certaines des principales menaces environnementales en Inde: la construction de projets dévastateurs pour l’environnement et non respectueux du droit en vigueur, la lutte contre la déforestation et le principe du pollueur-payeur, qui vise à contraindre les pollueurs à payer pour les dommages causés à l’environnement et à la santé publique.

L’affaire contre la compagnie minière britannique Vedanta, dans l’État d’Odisha, fut l’un des premiers succès de LIFE et permit de créer un précédent. La Cour Suprême indienne avait alors reconnu que l’accord de la communauté locale était nécessaire pour qu’un tel projet puisse voir le jour.

Depuis, LIFE continue à se battre contre les intérêts de puissants qui menacent le bien-être des êtres humains et de la nature, tout en garantissant une meilleure protection de l’environnement pour les communautés à travers toute l’Inde.

Informations :
Siège: New Delhi, Inde
Fondée en: 2005
Site internet: thelifeindia.org.in

Réaction du fondateur de LIFE, Ritwick Dutta :
« Nous sommes très heureux de recevoir le Prix Right Livelihood. Il s’agit de notre premier prix international, ce qui signifie beaucoup pour nous et pour tous les groupes locaux que nous soutenons à travers l’Inde. Le Prix nous permettra de décupler l’impact de notre travail et d’aider un plus grand nombre de personnes à protéger la nature et leurs moyens de subsistance.

A propos de Right Livelihood :
Créée en 1980, Right Livelihood met à l’honneur et soutient des individus courageux qui tentent de résoudre des problèmes d’envergure mondiale. Sous l’égide d’une Fondation, Right Livelihood est une communauté fondée sur le courage qui se bat pour un changement social en faveur de la paix, de la justice et de la durabilité pour tous.

Chaque année, Right Livelihood met à l’honneur des acteurs dechangement en leur remettant un Prix. A ce jour, 186 Lauréats originaires de 73 pays ont reçu cette distinction. En reconnaissant le travail de ces courageux visionnaires et en bâtissant des liens significatifs à travers le monde, Right Livelihood favorise un changement social immédiat et à long terme.

Toutefois, le travail de Right Livelihood va bien au-delà de la remise du Prix: la fondation soutient ces acteurs de changement tout au long de l’année. Right Livelihood fait office de porte-parole et de bouclier pour les Lauréats: le Prix permet de mettre leur profil en avant, tout en leur apportant protection lorsque leur vie et leur liberté sont en danger et en sensibilisant un plus grand nombre de personnes à leurs solutions innovantes.

Le siège de Right Livelihood se trouve à Stockholm, mais l’organisation possède également des bureaux à Genève et à Zurich. La Fondation bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.

Les Nations Unies et Human Right félicitent le Rwanda pour l’intégration des migrants et l’effort de la diaspora

Les Nations Unies - United Nations
Les Nations Unies - United Nations

Le Comité pour la protection des droits des travailleurs migrants a examiné hier après-midi et ce matin le rapport périodique du Rwanda sur la mise en œuvre de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

La délégation a rendu compte des importantes réformes menées dans le pays au cours de la période à l’examen, notamment la révision de la Constitution en 2015 et les efforts menés pour renforcer les capacités dans les domaines qui relèvent de la Convention. Le Rwanda a choisi d’adopter une politique d’ouverture des frontières qui lui a permis d’améliorer la libre circulation des personnes, des biens et des services, et qui crée un environnement favorable pour les travailleurs migrants, la délégation ajoutant que le nouveau régime de visas était favorable à la croissance du pays. Par ailleurs, le Rwanda travaille sur la question de la pleine réintégration des Rwandais en exil.

Le Rwanda a choisi d’adopter une politique d’ouverture des frontières qui lui a permis d’améliorer la libre circulation des personnes, des biens et des services

Les experts du Comité ont salué le Rwanda pour ses grands accomplissements en matière de droits de l’homme, pour ses réformes visant à mettre en œuvre la Convention et pour l’accueil de dizaines de milliers de réfugiés. Ils se sont toutefois inquiétés de la primauté de la Constitution et des lois organiques sur les traités internationaux et d’un possible conflit entre les textes. L’importante diaspora rwandaise a attiré l’attention du Comité, qui a voulu des précisions sur son organisation, son rôle et sa contribution au développement du pays.

La délégation du Rwanda, composée de huit membres, répondant aux observations et questions des experts, a notamment souligné que la diaspora rwandaise était considérée comme « la cinquième province » du pays. Elle a aussi souligné que, le Rwanda étant situé dans la région des Grands Lacs, caractérisée par de nombreux conflits, le pays reçoit de nombreux réfugiés et fait face à une pénurie d’emplois pour intégrer tous les travailleurs migrants. La délégation a aussi fait valoir sa politique de tolérance zéro à l’égard du travail des enfants et la mise en place d’un projet en partenariat avec l’UNICEF et ONU-Femmes dans le cadre de la lutte contre la traite des personnes.

Le Comité adoptera, en séance privée, ses observations finales sur le rapport du Rwanda et les rendra publiques à l’issue de la session, qui se termine le 8 octobre.

La prochaine séance publique du Comité se tiendra le lundi 4 octobre, à 10 heures, à l’occasion d’une réunion informelle avec des organisations non gouvernementales et institutions nationales des droits de l’homme. Il entamera l’examen du rapport périodique de l’Azerbaïdjan&nbsp le même jour, à 15 heures.

Saison Africa2020 le bilan

AFRICA2020
AFRICA2020

Une saison Africa2020 qui se termine en ce mois de septembre 2021

Après dix mois d’une programmation riche et variée sur l’ensemble du territoire français, métropolitain et ultramarin, des centaines de collaborations entre structures partenaires françaises et africaines, des milliers d’événements dans les arts, les sciences et l’entreprenariat…

la Saison Africa2020 touche à sa fin ce jeudi 30 septembre 2021. Ce projet annoncé depuis sa conception comme panafricain et pluridisciplinaire a pu développer toute son envergure et être au rendez-vous des ambitions qu’il s’était fixé, malgré les contraintes imposées par le Covid.

UNE SAISON HORS NORME, DANS L’AMBITION ET DANS LES CHIFFRES

Comme le résume bien N’Goné Fall, commissaire générale de la Saison Africa2020, depuis les prémices en 2018 ce fut « quarante mois en mode sprint et marathon, une période intense et pleine de surprises… ». Cette Saison hors normes inévitablement marquée par la Covid a tout de même eu lieu. Ce fut possible grâce au travail des équipes de la Saison Africa2020, de l’Institut français, au soutien indéfectible des mécènes et partenaires institutionnels, et à la créativité des organisations partenaires en France et sur le continent africain.

Cette période a pu rendre tangible l’invitation de la commissaire générale à l’adresse des Français à « regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain ». Nous avons en effet tous appris ce que signifiait de travailler dans l’incertitude, de résister, de s’adapter, de faire preuve de pragmatisme… à l’instar des populations africaines. Mieux, ce sont elles qui ont donné l’exemple sur la manière de fonctionner dans un tel contexte, grâce à leur capacité d’adaptation face à l’adversité.

« La Saison Africa2020 est la caisse de résonance d’agents du changement dont les visions sont le socle d’un idéal collectif d’émancipation politique, sociale, économique et culturelle porté par des peuples confrontés aux mêmes défis en terre africaine. » explique N’Goné Fall. « Elle est centrée sur l’innovation dans les arts, les sciences, les technologies, l’entrepreneuriat et l’économie. Elle met l’humain au centre, place l’éducation au cœur de sa programmation, rend hommage aux femmes, tout en ciblant en priorité la jeunesse. »

La Saison est bâtie sur treize enjeux majeurs du 21e siècle. Elle repose sur 3 piliers : les « quartiers généraux Africa2020 » conçus comme des centres panafricains temporaires, un « Focus Femmes » qui donne de la visibilité aux femmes dans les arts, les sciences et l’entrepreneuriat, ainsi qu’un volet « Éducation » avec des centaines de projets pédagogiques dans les établissements scolaires de France, l’accueil de jeunes africains en France pour une mission de service civique auprès de structures partenaires et la mise à la disposition de la France des outils pédagogiques des huit volumes de l’Histoire générale de l’Afrique réalisés par l’Unesco.

La Saison Africa2020 se termine, mais quelques projets continuent !
 
• Rhizomes, Base Base Sous-Marine de Bordeaux (jusqu’au 03 oct 2021)• Hotel Sahara, Magasins généraux (jusqu’au 03 oct 2021)
• Brise du rouge soleil – Carte blanche à Joël Andrianomearisoa, Aigues-Mortes (jusqu’au 17 oct 2021)• FIFIB – Festival international du Film indépendant de Bordeaux, (jusqu’au 18 oct 2021)• Stirring the pot, La Friche la Belle de Mai (jusqu’au 24 oct 2021)• Les esprits de l’eau, Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse (jusqu’au 30 oct 2021)• Année Zéro, Haute école des arts du Rhin (jusqu’au 31 oct 2021)• Ce que l’Afrique a à nous dire, Nova Villa Reims (jusqu’au 05 nov 2021)• Un.e Air.e de famille, Musée d’art et d’histoire Paul Eluard (jusqu’au 08 nov 2021)• En quête de liberté – El Anatsui, La Conciergerie (jusqu’au 14 nov 2021)• Memoria : récits d’une autre Histoire, Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA (jusqu’au 20 nov 2021)• Les Rencontres de Bamako – The Dark Side Of The Moon Brought To Light On textuality and performativity of photography, La Cité des arts, Saint-Denis de La Réunion (jusqu’au 27 nov 2021)• Désir d’humanité, les univers de Barthélémy Toguo, Musée du Quai Branly (jusqu’au 05 déc 2021)• How to make a country, FRAC Poitou-Charentes (jusqu’au 18 déc 2021)• Alger, archipel des libertés, Frac Centre-Val de Loire (jusqu’au 02 jan 2022)

ET APRÈS ?

Si l’on met de côté le bilan comptable, cette Saison unique en son genrea planté de nombreuses graines, sous la forme de collaborations entre des partenaires africains et français qui ont vocation à perdurer pour certaines. Elle a joué son rôle de plateforme collaborative de production et de diffusion de connaissances et de savoirs.« Si la Saison Africa2020 tire sa révérence ce 30 septembre 2021 cette aventure humaine n’est pas terminée. Une nouvelle page s’ouvrira demain, car cette Saison n’est qu’un chapitre de la longue histoire d’un mouvement global dont nous sommes les héritiers et les artisans » conclut la commissaire générale.

Le mot de N’Gonné Fall, Commissaire générale de la Saison Africa2020

Bâtie autour d’enjeux majeurs du 21ème siècle, la Saison Africa2020 est un laboratoire de production et de diffusion d’idées et de savoirs. Elle a été la caisse de résonance d’agents du changement dont les visions sont le socle d’un idéal collectif d’émancipation politique, sociale, économique et culturelle porté par des peuples confrontés aux mêmes défis en terre africaine.

Cette Saison, que j’ai pilotée pendant 40 mois, a été un parcours d’obstacles. Et lorsque la Covid-19 a frappé à la porte, le sous-titre de ce projet a pris tout son sens. Cette invitation à regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain a obligé nos partenaires français à ne rien prendre pour acquis, à se réinventer en permanence pour affronter l’incertitude et le découragement. Je les ai invités à faire preuve de pragmatisme, d’innovation et à résister à la tentation de jeter l’éponge. Et cette capacité de résistance caractéristique à l’Afrique, je l’ai insufflée à cette Saison Africa2020 afin que nous puissions surmonter collectivement toutes les épreuves.

Si la Saison Africa2020 tire officiellement sa révérence ce 30 septembre 2021, cette aventure humaine n’est pas terminée. Une nouvelle page s’ouvrira demain, car cette Saison n’est qu’un chapitre de la longue histoire d’un mouvement global dont nous sommes les héritiers et les artisans. Nous sommes des passeurs et des émetteurs de courants de pensées qui, depuis des siècles, inspirent et impactent les esprits créatifs sur tous les continents.

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